Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Tanis

Tanis
تانيس
Une capitale du Delta au Ier millénaire av. J.-C.
tanis
VariantesTell Sân el-Hagar تل صان الحجر
lien DOI doi10.34816/ifao.2299-54fb
lien IdRef IdRef027785866
Missions Ifao depuis1929
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Tanis : archéologie urbaine, géo-archéologie, histoireOpération de terrain 17114

Responsables(s)

• François Leclère (EA4519 / EPHE, PSL)
• Frédéric Payraudeau (Sorbonne Université UMR 8167)

Partenaires

École Pratique des Hautes Études
Bureau d’études archéologiques Évéha International.
Université Paris-Sorbonne / UMR 8167 Orient & Méditerranée – Composante Mondes pharaoniques.
Université de Lille / UMR 8164 HALMA
Institut d'archéologie et d'ethnologie de l'Académie Polonaise des Sciences (IAEPAN).
Musée du Louvre, département des antiquités égyptiennes.

Cofinancements

MEAE.
École pratique des Hautes Études, Section des sciences religieuses (EA 4519 - Égypte ancienne : archéologie, langue, religion.
Université Paris-Sorbonne / UMR 8167 Orient & Méditerranée – Composante Mondes pharaoniques.
Université de Lille / UMR 8164 HALMA.
Bureau d’études archéologiques Évéha International.
Nouvelle Société des Amis de Tanis.
Fonds Khéops pour l’archéologie.

Dates des travaux

mars - mai

➣ Site de la mission

https://www.ephe.fr/recherche/unites-de-recherche/ea-4519-mission-francaise-des-fouilles-de-tanis-mfft

Participants
François Leclèredirecteur de la MFFTEA 4519
Frédéric PayraudeauégyptologueSorbonne Université UMR 8167
Catherine Defernezcéramologueuniversité Paris Sorbonne CNRS UMR 8167 Equipe « Mondes Pharaoniques »
Franck Burgostailleur de pierreuniversité Paris Sorbonne UMR 8167 Orient et Méditerranée (Ivry-sur-Seine) Equipe Mondes pharaoniques
Jean-Guillaume Olette-Pelletierépigrapheuniversité Paris Sorbonne
Aline Banaszakcéramologueuniversité Charles-De-Gaulle Lille 3
Perrine Poironépigrapheuniversité Québec Montréal
Raphaële Meffreégyptologue épigrapheSorbonne Université/UMR 5607 « Ausonius » ERC GESHAEM/musée du Louvre
Sophie Dubersonrestauratricemusée du Louvre
Joëlle Le Rouxconservatrice restauratricemusée du Louvre
Philippe Brombletgéologie conservationCICRP
Séverin Pistrehydrogéologieuniversité de Montpellier
Anne Liegeyconservatrice restauratricemusée du Louvre
Nicholas Warnerarchitecture mise en valeurindépendant
Simone Nannucciarchéologueuniversité de Strasbourg Archimède UMR 7044
Patrice Le Guillouxégyptologie archéologieindépendant
Marie-Chantal Plantinetarchitecte du patrimoineindépendante (retraitée)
Thierry Gononcarottages archéologiquesEveha International
Sébastien Poudrouxtopographie photogrammétrieEveha International
Stéphanie Bouletcéramologuemusée Keramis (La Louvière)
Simon Connorégyptologue archéologueMetropolitan Museum of Art New-York
Sébastien Charrierarchéologie photographieArchéovolant
Tomasz HerbichgéophysicienIAEPAN
Robert RyndziewiczgéophysicienIAEPAN Varsovie
Krysztof KiesrnoswskigéophysicienIAEPAN Varsovie
Sylvie MarchandcéramologueIfao
Marine Yoyottegéo-archéologue épigraphe égyptologue
Marie-Lys Arnetteégyptologueuniversité de Fribourg
Ragab YounesconservationIfao
Ebeid Hamed Mahmoudconservateur restaurateurIfao
Hassan El-AmirrestaurateurIfao
Hassan MohamedconservationIfao
Ayman HusseindessinateurIfao
Olivier OnézimetopographeIfao
Gael Pollinphotographie photogrammétrieIfao
Plan-schéma du site (2018). © MFFT/F. Leclère/S. Poudroux.
Vue aérienne des temples d’Amon et de Mout, depuis l’est (2016). © MFFT/S. Charrier/F. Leclère.
Carte du delta oriental figurant la position de Tanis. © F. Leclère.
Krzystof Kiersnowski, géophysicien, maniant le magnétomètre sur le site de Tanis (2014). © MFFT/T. Herbich.
Résultats de la prospection magnétique dans la plaine centrale (2018). © MFFT/T. Herbich/S. Poudroux.
Extrait des résultats de la prospection magnétique dans la plaine centrale (2017). © MFFT/T. Herbich.
 
 

Situé à environ 120 km à vol d’oiseau au nord-est du Caire, le site archéologique de Tell Sân el-Hagar/Tanis est l’un des mieux conservés du delta du Nil. L’établissement fut fondé au tournant du Nouvel Empire et de la Troisième Période intermédiaire (xie s. av. J.-C.). L’Égypte entrait alors, pour un temps, dans une période de division. Au sud, la puissance des grands prêtres d’Amon leur conférait le contrôle de tout le sud du pays depuis Thèbes. Au nord, le pouvoir des nouveaux souverains à partir de la XXIe dynastie ne s’étendait pas au-delà de la Basse Égypte. Les modifications du régime fluvial du bras le plus oriental du Nil, la branche pélusiaque, avaient entraîné l’abandon de l’ancienne résidence et base navale des Ramsès, Pi-Ramsès (aujourd’hui Qantir), bâtie dans le prolongement de l’antique capitale des rois Hyksôs, Avaris. Les nouveaux dynastes choisirent alors d’établir leur foyer à une vingtaine de kilomètres plus au nord. Au bord de la branche voisine du fleuve, dite tanitique, et de lagunes côtières, une large butte sableuse, vierge ou presque de toute construction, hors d’eau au moment de l’inondation annuelle, constituait un terrain idéal pour créer de toutes pièces un vaste établissement urbain et un nouveau port d’importance en Méditerranée orientale. Les rois des XXIe, XXIIe et XXIIIe dynasties, Psousennès Ier en tête, y firent bâtir des temples, ceux des XXIe et XXIIe dynasties également leur dernière demeure. Après l’avènement de la dynastie saïte dans l’ouest du Delta (viie s. av. J.-C.), Tanis resta une importante métropole religieuse, de taille toutefois plus modeste qu’auparavant, mais aux temples reconstruits et embellis à plusieurs reprises jusqu’à l’époque ptolémaïque (ive-ier s. av. J.-C.). La localité survécut jusqu’à la fin de l’époque byzantine avant d’être abandonnée.

La cité paraît avoir été pensée comme une sorte de doublon de Thèbes de Haute Égypte, ce qui lui valut parfois le surnom de « Thèbes du Nord » : consacrés aux divinités de la triade thébaine, Amon, Mout et Khonsou, ses temples furent bâtis, comme à Karnak, au sein de deux grandes aires sacrées situées dans la partie nord de la ville, tandis qu’un sanctuaire d’Amon d’Opé, miroir du temple de Louqsor, en occupa l’extrémité sud. Plus tardivement, Tanis vit également se développer le culte d’Horus, principale divinité du delta oriental. Les enclos religieux étaient entourés d’une agglomération très étendue (plus de 200 ha), dont les hautes collines actuelles forment les vestiges majeurs érodés par de millénaires intempéries.

Bâtis en pierre, les sanctuaires furent sévèrement détruits à partir de l’Antiquité tardive. Ce qu’il en reste aujourd’hui tient davantage des ruines d’une carrière. Le calcaire qui formait l’essentiel de leurs maçonneries disparut presque entièrement dans les fours à chaux. Les éléments de pierre dure (granit, quartzite) – obélisques, statues, colosses, colonnes, stèles, blocs, etc. – sont les vestiges les plus spectaculaires aujourd’hui, pouvant donner au visiteur non averti la fausse impression que les édifices avaient autrefois été intégralement construits avec ces matériaux. Leur amoncellement plus ou moins chaotique donna au site, ainsi qu’à la localité moderne qui le jouxte, son nom moderne : Sân el-Hagar, « Tanis-les-Pierres ». Sur ces monuments, la présence massive d’inscriptions antérieures à la fondation de la ville, pour l’essentiel de l’époque ramesside (XIXe-XXe dynasties), déroutèrent un temps les premiers égyptologues, qui crurent que Pi-Ramsès et Avaris devaient également se trouver là. Les vestiges de ces dernières furent finalement découverts ailleurs. À leur abandon, leurs somptueux édifices de pierre avaient eux-mêmes constitué une source de matériaux avantageusement proche pour édifier les sanctuaires de la nouvelle capitale.

Identifiée dès le premier quart du xviiie s. comme les ruines de la Tanis de la Bible, Sân el-Hagar fut visitée en 1798 par les savants de l’Expédition Bonaparte, qui la décrivirent pour la première fois en détail. Dans la première moitié du xixe s., quelques fouilles opérées par des aventuriers à la solde de diplomates épris d’antiquités donnèrent quelques belles statues. Des savants vinrent ensuite sur le site copier des inscriptions, mais c’est à Auguste Mariette, fondateur du service des Antiquités de l’Égypte, que l’on doit le premier dégagement majeur du temple d’Amon (1860-1864). Il y mit au jour quantités de statues et de reliefs, qui furent transportés au Musée égyptien du Caire au début du xxe s.

L’archéologue britannique William M. Flinders Petrie y fit également ses premières armes en 1884. Mais c’est à partir de 1929 qu’une mission française, dirigée par le professeur Pierre Montet, put se consacrer dans la durée à l’exploration systématique des aires sacrées d’Amon et de Mout. S’il en dégagea les traits majeurs, l’histoire retiendra surtout son extraordinaire découverte, à partir de 1939, au moment où l’Europe s’apprêtait à sombrer dans un conflit dévastateur, des tombeaux royaux et princiers des XXIe et XXIIe dynasties. Les vestiges de plus d’une quinzaine de sépultures, réparties en plusieurs ensembles, furent ainsi mis au jour. Quelques-unes d’entre elles, intactes, livrèrent de riches trésors (sarcophages de pierre et d’argent, masques d’or, parures et vaisselle précieuse, etc.) conservés au Musée égyptien du Caire, où ils sont sur le point de faire l’objet d’une nouvelle présentation.

Interrompus en 1956, les travaux de la Mission Montet se poursuivent depuis 1965 sous l’égide de la Mission française des fouilles de Tanis (MFFT), qui consacre ses activités au réexamen méthodique des zones autrefois explorées, à la fouille de nouveaux secteurs, à l’étude globale du tell par le biais de prospections à grande échelle, et à la valorisation scientifique et patrimoniale des vestiges découverts (épigraphie, architecture, topographie, protection, conservation, mise en valeur). Créée avec l’appui de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, elle bénéficie du soutien de l’École pratique des hautes études (Paris-Sciences-Lettres), son institution de rattachement, et du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, mais aussi du fonds Khéops pour l’archéologie et de la Nouvelle société des amis de Tanis. Les travaux sont menés en collaboration avec le ministère égyptien des Antiquités et en partenariat avec plusieurs organismes scientifiques français et européens (Institut français d’archéologie orientale, Sorbonne Université, département égyptien du musée du Louvre, CNRS, Académie polonaise des sciences, Eveha international, etc.).

François Leclère (EPHE-PSL, UMR 8546)

على امتداد أڨاريس، العاصمة القديمة لملوك الهكسوس. فاختار الحكام الجدد في ذلك الوقت إقامة عاصمتهم على بُعد 20 كيلومترًا شمالًا. وعلى ضفاف فرع النهر المجاور، أى الفرع التانيسيّ، وبحيرات ساحلية، وتل رملي واسع يكاد يكون خاليًّا من أي بناء، ولا تغمره المياه في وقت الفيضان السنوى، كان الموقع مثاليًّا لتأسيس مُنشأة حضريَّة متكاملة وشاسعة، وميناء مهمًّا على شرق البحر المتوسط. شُيدت المعابد بالمدينة على يد ملوك الأسر الحادية والعشرين، والثانية والعشرين، والثالثة العشرين، وعلى رأسهم بسوسنس الأول. أما ملوك الأسرتين الحادية والعشرين، والثانية والعشرين، فقد أمروا بإنشاء مثواهم الأخير بها. وبعد ظهور الحكم الصاوي غرب الدلتا (القرن السابع ق. م.)، ظلت مدينة تانيس مركزًا دينيًّا مهمًّا؛ ولكن مساحتها أصبحت أكثر تواضعًا، بينما أُعيد بناء معابدها وتجميلها عدة مرات حتى عصر البطالمة (من القرن الرابع إلى الأول ق. م.)، وظلت متواجدة حتى العصر البيزنطيّ قبل أن تُهجر. 

وتبدو المدينة وكأنها صُمِمت كي تكون نسخةً من مدينة طِيبَة في مصر العليا، وهو ما جعلهم يطلقون عليها أحيانًا اسم (طيبة الشمال) المخصصة لثالوث طيبة المقدس: أمون، ومُوتْ، وخُنْسُو. كما بُنيت معابدها على غرار الكرنك، داخل منطقتين مقدستين في الجزء الشماليّ من المدينة، بينما مقصورة آمون أوپت، وهي صورة طبق الأصل من معبد الأقصر، تشغل الطرف الجنوبي. لاحقًا، شهدت تانيس تطور عبادة حورس، وهو المعبود الرئيس لمنطقة الدلتا الشرقية، وكانت المعابد يحيطها تجمُّعات شاسعة تمتدُّ على مساحة أكثر من 200 هكتار، تمثل تلالها العالية الحالية البقايا الرئيسة التي تآكلت بفعل عوامل التعرية على مَرِّ آلاف السنين. 

بدءًا من العصور القديمة المتأخرة، تعرَّضت هذه المقاصير المبنية من الحجر للهدم العنيف، وما تبقَّى منها اليوم يقترب أكثر من كونه حطام أحد المناجم. أما الحجر الجيري الذي يمثل الجزء الأهم من البناء، فقد اختفى بشكل شبه كامل في قمائن الجير. والعناصر المبنية من الحجر الصلب، مثل الجرانيت والكوارتزيت، كالمَسلَّات، والتماثيل، والأعمدة، والتماثيل الضخمة، واللوحات التذكارية، والكُتَل، وما إلى غير ذلك... هي البقايا الأثريّة المذهلة والتي يمكن أن تعطي الزائرَ انطباعًا أن الصروح كانت تُبنى قديمًا من تلك المواد فقط. وتراكُم الحجارة بشكل شبه فوضوي هو ما منح الموقعَ والبلدة المجاورة اسمهما الحالي «صان الحجر» (تانيس الحجارة). والنقوش الموجودة بكثافة على هذه الآثار التي تعود لفترة سابقة لتأسيس المدينة، وتعود بشكلٍ أساسٍ إلى عصر الرعامسة (الأسرتان التاسعة عشرة، والعشرين)، أربكت لفترة علماء المصريَّات الأوائل، الذين اعتقدوا كذلك أن مدينتَيّْ بر-رمسيس، وأڨاريس، موجودتان في هذا المكان. ولكن انتهى الأمر باكتشاف بقايا تلك المدينتين في مكان آخر. وعند هَجْر المدينتين، استُخدمت مبانيهما الفخمة كمصدر قريب لمواد بناء مقاصير العاصمة الجديدة.

صان الحجر، التي عُرِفَت في الرُّبع الأول من القرن الثامن عشر على أنها تانيس المذكورة في الكتاب المقَدَّس، زارها علماءُ حملة بونابرت الذين قاموا بوصفها وصفًا تفصيليًّا للمرة الأولى. وفي النصف الأول من القرن التاسع عشر، أسفرت بعض أعمال التنقيب التي قام بها عددٌ من المغامرين استخدمهم بعض الدبلوماسيين العاشقين للآثار، عن اكتشاف عدة تماثيل جميلة. ثم قدِم بعض العلماء لاحقًا إلى الموقع لنسخ الكتابات والنقوش، ولكن يعود الفضل إلى أوجوست مارييت مؤسِّس هيئة الآثار المصريَّة في إظهار الجزء الأكبر من معبد آمون (1860-1864). كما كشف عن عدد كبير من التماثيل والمنحوتات التي نُقلت إلى المتحف المصريّ بالقاهرة، في بداية القرن العشرين. 

وسجل عالم الآثار البريطاني وليام ماثيو فلندرز پتري أول اكتشافاته في موقع صان الحجر عام 1884. ولكن كان علينا الانتظار حتى عام 1929 لتتمكَّن البَعثة الفرنسيَّة، تحت إدارة الپروفسير پيير مونتيه، من تكريس جهودها لبعض الوقت للاستكشاف المنهجى لمعابد آمون ومُوتْ. وإذا كان مونتيه استطاع استخلاص الملامح الرئيسة للموقع، فإن التاريخ سوف يذكر بشكلِ خاص اكتشافًا غير عادي، توصل إليه في 1939: ففي الوقت الذي كانت فيه أوروبا على أعتاب صراع مدمر، اكتشف مونتيه مقابر ملوك وأمراء من الأسرتين الواحدة والعشرين، والثانية والعشرين. كما اكتشف بقايا تخصُّ أكثر من 15 مقبرة موزعةً على عدة مجموعات، البعض منها سليم تمامًا، وأمدنا بكنوز ثريَّة (توابيت حجريَّة، وأخرى مصنوعة من الفضة، وأقنعة ذهبية، وحُليّ، وأوانٍ ثمينة، إلخ)، وهي محفوظة في المتحف المصريّ بالقاهرة. ومن المقرر تنظيم معرض لها قريبًا.

توقفت أعمال بعثة مونتيه في عام 1956، ثم استُؤنفت مُجدَّدًا اعتبارًا من 1965 تحت مظلة البعثة الفرنسيَّة للتنقيب في تانيس، التي كرست نشاطها لإعادة الفحص المنهجي للمناطق التي استُكشفت سابقًا، والتنقيب في قطاعات جديدة، والدراسة الشاملة للتَّلّ بواسطة عمليات استقصاء واسعة النطاق، وإبراز القيمة العلمية والتراثية للبقايا الأثريّة المكتشفة (كتابات - عمارة - طُبُوغرافيا - حماية – صيانة - إبراز). تأسَّست البَعثة بدعمٍ من أكاديميَّة النقوش والآداب، وتتبع المدرسة التطبيقيَّة للدراسات العليا والتي تحظى بدعمها؛ وكذا دعم كلٍّ من الوزارة الفرنسية لأوروبا والشئون الخارجية، وصندوق خوفو للآثار، وجمعية أصدقاء تانيس الجديدة. أعمال البعثة تتم بالتعاون مع وزارة الآثار المصريَّة، وبالشراكة مع عدة هيئات علمية فرنسية وأوروبية ( المعهد الفرنسي للآثار الشرقيَّة - جامعة السوربون - القسم المصري بمُتْحَف اللوڤر - المركز الوطنيّ للبحث العلميّ - الأكاديميَّة الپولنديَّة للعلوم - Eveha International وغيرها). 

فرانسوا لوكلير (المدرسة التطبيقيَّة للدراسات العليا - شبكة الجامعات الباريسية للعلوم والآداب، UMR 8546)

Bibliographie