Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Tell el-Iswid

Tell el-Iswid
تلّ الأسود
Site prédynastique du Delta oriental
tell-el-iswid
lien DOI doi10.34816/ifao.3fdf-2fe5
lien IdRef IdRef17731351X
Missions Ifao depuis2007
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Tell el-Iswid : un établissement du IVe millénaire dans le DeltaOpération de terrain 17115

Responsables(s)

• Nathalie Buchez (INRAP)
Béatrix Midant-Reynes (CNRS, UMR 5608 TRACES)

Partenaires

INRAP
UMR 5608-TRACES du CNRS, Toulouse

Cofinancements

MAE Commission des fouilles des Affaires étrangères

Dates des travaux

novembre - décembre

Participants
Nathalie BuchezINRAP
Béatrix Midant-ReynesémériteUMR TRACES 5608
Jade Bajotuniversité de la Sapienza de Rome
François Brioismaître de conférencesEHESS UMR 5608 TRACES
Deborah Casiniuniversité de la Sapienza de Rome
Rachid El Hajaoui
Abdekkatif Elshafaeyuniversité du Caire
Attia Elshafaeyuniversité du Caire
Aline Emery-BarbierpalynologueMaison de la Recherche (Nanterre)
Samuel GuerinInrap
Joséphine Lesurarchéozoologue maître de conférencesMNHN
Sidonie Preissuniversité de Leuven
Mathilde MinottiUMR Traces
Jérôme Robitailletracéologue doctorantEHESS
Camille Vanhove
Julie Villaeysuniversité Paris 4 Sorbonne
Vue générale de la fouille sur la partie sud-ouest du tell. © Mission Tell el-Iswid/R. El-Hajaoui.
L’architecture de brique crue de la période nagadienne. © Mission Tell el-Iswid/R. El-Hajaoui.
Tesson de jarre portant le nom d’Iryhor, découvert dans la plus grande pièce du bâtiment nord. © Mission Tell el-Iswid/B. Midant-Reynes.
Pot de la période nagadienne (Nagada IIIB), production locale utilisant une technique non locale. © Mission Tell el-Iswid/R. El-Hajaoui.
L’architecture légère des Cultures de Basse Égypte : tranchée de construction avec vestiges calcifiés de bois. © Mission Tell el-Iswid/R. El-Hajaoui.
Les architectures de brique crue découvertes en contexte des Cultures de Basse Égypte : à Tell el-Iswid et sur le site proche de Tell el-Farkha (fouille polonaise), les plans présentent une pièce établie à l’angle d’épais murs d’enceinte. © Mission Tell el-Iswid/R. El-Hajaoui.
Petits pots (tradition technique des Cultures de Basse Égypte) découverts contre un mur avec leur bouchon. © Mission Tell el-Iswid/R. El-Hajaoui.
 
 

Le Delta : un environnement particulier, une approche géo-archéologique nécessaire (2006-2010)

On a longtemps considéré qu’en raison de son caractère hostile par nature (inondations, marécages, moustiques), le Delta n’avait pas connu d’occupation humaine avant qu’un minimum technologique le rende habitable, à l’époque pharaonique. On sait désormais que les sites prédynastiques sont surtout peu aisés à détecter. Dans le Delta, les hommes se sont nécessairement installés sur les gezira – ces buttes sableuses constituées par les dépôts du Nil du Pléistocène –, qui seules émergeaient lors des crues annuelles. Au fil du temps, les limons des crues ont recouvert une partie des sites, puis finalement ce paysage a été profondément remodelé à partir du xixe s. lorsque les travaux hydrauliques (barrages) ont rendu possible la mise en culture pérenne des terres et qu’un processus de nivellement des gezira et des tells s’est engagé.

Ainsi, le site prédynastique de Tell el-Iswid, plus précisément localisé dans le Delta oriental, à 40 km au nord-est de la ville actuelle de Zagazig, dans la province de la Sharqiyah, n’a-t-il été découvert qu’en 1987 à l’occasion de prospections par carottages profonds et sondages menés par une équipe de l’université d’Amsterdam. À partir de 2006, l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao) a entrepris une démarche intégrée à un programme d’étude des interactions entre hommes et environnement (ANR Gezira) visant à préciser le potentiel archéologique du site et à reconnaître la topographie ancienne des lieux (toujours au moyen de carottages et de sondages archéologiques, mais aussi à partir d’une prospection magnétique). Les données acquises montrent que le tell d’aujourd’hui, de 12 ha, n’est qu’une partie d’un site ou d’un ensemble de sites se développant en bordure d’une vaste étendue sableuse désormais recouverte par les cultures. Autre information plus inattendue issue du croisement des observations à différentes échelles : la topographie actuelle est inversée. Les reconstructions successives des secteurs de l’habitat touchés par les crues ont généré d’importants exhaussements sur les points bas et ce qui était à l’origine le sommet de la butte sableuse se trouve aujourd’hui en contrebas. En effet, si l’habitat prédynastique est longtemps resté centré sur les versants nord, ouest et sud-ouest de l’éminence, il semble avoir gagné sur les zones inondables à la fin de la période et a alors été affecté par les épisodes de crue. Les données concordent aussi pour situer à la Basse Époque une dernière phase d’occupation extensive du tell, des indices plus ponctuels témoignant néanmoins d’une présence intermédiaire (IVe dynastie, XIe dynastie, fin de la Deuxième Période intermédiaire et début du Nouvel Empire).

Une documentation inédite sur l’évolution de l’espace domestique à la période nagadienne : les premiers résultats de la fouille extensive entreprise dans le secteur sud-ouest du tell (2011-2015)

Au terme des opérations de reconnaissance, une fouille a été engagée sur un secteur recelant des murs en brique crue de l’époque nagadienne qui se sont avérés appartenir à une architecture domestique. Ce type de contexte est peu documenté pour la période à l’échelle de l’Égypte, bien qu’il soit source de réflexions sur les modes de vie et sur l’organisation sociale.

Dans le cas de Tell el-Iswid, il a été possible de suivre les transformations d’un bâti à long terme et, ainsi, d’analyser les modalités d’évolution de l’espace domestique au moment où les premiers rois affirment leur pouvoir sur l’ensemble de l’Égypte (Nagada IIIB, dernier quart du IVe millénaire, d’après les mobiliers et un tesson gravé au nom d’Iryhor découvert dans une pièce). D’un côté, certaines élévations perdurent ou certaines limites demeurent en dépit des multiples remaniements, peut-être par ce que ces réaménagements se font dans le cadre contraint de la trame globale de l’habitat. De l’autre, dans une dernière étape, l’organisation spatiale n’a plus grand chose à voir avec celle des débuts. Deux corps de bâtiment identiques, au plan plus ramassé qu’avant, et chacun constitué de pièces de même module, prennent place de part et d’autre d’une cour, plus restreinte qu’avant. On n’y accédait que depuis l’un des bâtiments et, dans un dernier temps, le dispositif d’accès devient plus compliqué. Au travers des réorganisations, on décèle une plus grande emprise des surfaces construites et un processus de privatisation des espaces sans doute révélateur d’une évolution des rapports sociaux.

Les constituantes, la structuration et les transformations de l’habitat des Cultures de Basse Égypte : l’exploitation en cours d’une séquence stratigraphique complexe (2016-2019)

Les niveaux antérieurs aux bâtiments nagadiens correspondent à une impressionnante succession d’étroites tranchées et de petites fosses relevant des Cultures de Basse Égypte. Les vestiges de bois calcifiés mis au jour dans ces tranchées évoquent des architectures légères avec des éléments verticaux – de type canisse – enduits de terre et expliquent les incessantes reconstructions dont elles ont fait l’objet. Ces parois ou palissades, qui matérialisent de vastes ensembles pluricellulaires (espaces domestiques au sens strict ou zones d’activités ?), sont attestées tout au long d’une séquence stratigraphique de 1,50 m d’épaisseur pouvant représenter 200 à 300 ans d’occupation. Des évolutions se font néanmoins jour. L’apparition, vers le milieu de la séquence, de silos en grand nombre peut dénoter un accroissement des capacités de stockage et un passage vers une agriculture céréalière plus intensive. Peu après, alors que les échanges entre le Delta et la vallée du Nil s’intensifient, comme l’indique l’augmentation des mobiliers importés, on enregistre l’émergence d’une nouvelle tradition architecturale mettant en œuvre la brique crue.

On est là (vers la fin du second quart du IVe millénaire), à un moment où tout s’enchaîne rapidement. L’enjeu, qui repose sur une analyse stratigraphique maîtrisée, est de saisir la dynamique de l’évolution de la société et donc quels en sont réellement les moteurs, entre mutations internes et stimuli externes.

Nathalie Buchez (Inrap)

الدِّلَتا: بيئةٌ خاصَّةٌ، نَهْجٌ أثَرِيّ- جُغرافيّ ضروريّ (٢٠٠٦-2010)

منذ فترة طويلة، اعتبرنا أن الدلتا، نظرًا لطبيعتها العدائية (فيضانات، ومستنقعات، وبعوض)، لم تشهد أي إشغال بشري قبل وجود الحد الأدنى من التقنية التي جعلتها صالحة للسكنى في العصر الفرعونيّ. فمن المعروف حاليًّا أن مواقعَ ما قبل الأُسْرَاتِ يصعُب اكتشافُها بشكلٍ خاص. ففي الدلتا، استقرَّ البشرُ بالضرورةِ على الجزيرة - تلك التلال الرَّمْليَّة التي تشكَّلتْ من رواسبِ النيلِ خلالَ العصرِ البليستوسينيّ - وهو الجزءُ الوحيدُ الذي كان يطفو ويظهرُ خلالَ الفيضاناتِ السنويَّة. ومع مرورِ الوقت، غطَّى طميُ الفيضاناتِ جزءًا من المواقع. ثم أخيرًا أُعيد تشكيلُ هذه المنطقةِ بشكلٍ عميق بِدْءًا من القرنِ التاسعَ عشرَ، عندما أسهمت المشاريعُ الهيدروليكيَّةُ (مثل السُّدُود) في تحقيقِ زراعةٍ مُستدامةٍ للأراضي، وبدأت عمليةُ تسويةٍ للجُزُر والتِّلال.

وهكذا، لم يتمَّ اكتشافُ موقعِ ما قبل الأُسْرَات لتَلِّ الأسود، الذي يقعُ على وجه التحديدِ في الجُزءِ الشَّرقيّ من الدِّلتَا، على بعد ٤٠ كيلومترًا شمالَ شرقِ مدينةِ الزقازيق الحاليَّة، بمحافظةِ الشرقيَّة، إلَّا في عام ١٩٨٧ من خلالِ مَسْحِ عيِّناتِ التُّربَةِ الجَوْفيَّة العميقةِ، وإجراءِ المجَسَّات بمعرفةِ فريقٍ من جامعة أمستردام.

 بِدْءًا من عام ٢٠٠٦، بادرَ المعهدُ الفرنسيُّ للآثارِ الشرقيَّةِ إلى نَهْجٍ متكاملٍ، من خلالِ بَرْنَامَجِ دراسةِ التفاعُلاتِ بين البشريَّةِ والبيئةِ (ANR جزيرة)، بهدفِ توضيحِ الإمكاناتِ الأثريَّةِ للموقعِ والتعرُّف إلى الطُّبُوغرافيَا القديمةِ للأماكنِ (دائمًا من خلالِ مسحِ العيِّناتِ الجَوْفيَّة وعمل المجَسَّات، ولكن أيضًا من خلالِ المسحِ المِغْناطِيسيّ).

تشيرُ البياناتُ التي تم الحصولُ عليها إلى أن التلَّ اليومَ، الذي تبلغُ مساحتُه ١٢ هكتارًا، ليس إلا جزءًا واحدًا من موقعٍ أو مجموعةٍ من المواقعِ المنتشرةِ على طُولِ منطقةٍ رمليَّةٍ شاسعة تُغطِّيها الآن الزراعة. أمَّا المعلوماتُ الأكثرُ مفاجأةً والتي وردتْ نتيجةً لتبادلٍ للملاحظاتِ على مختلفِ المستويات، هي أن الطُّبُوغرافيَا الحاليَّة معكوسة. وقد أدَّتْ عملياتُ إعادةِ البناءِ المتتاليةِ للقطاعاتِ السَّكنِيَّةِ التي تضرَّرتْ من الفيضاناتِ، إلى ارتفاعاتٍ كبيرةٍ في النِّقاطِ المنخفضةِ وما كان في الأصلِ أعلى التلِّ الرَّملىّ، أصبحَ اليومَ في سَفْحِ التَّل. وبالفعلِ إذا كانت مساكنُ ما قبلَ الأُسْرَاتِ قد تمركزت لفترةٍ طويلةٍ على المُنْحَدرَاتِ الشماليَّة، والغربيَّة، والجنوبيَّة الغربيَّة من الرَّبْوَة، إلَّا أنه يبدو أنَّها نجحتْ في الانتشارِ في مناطقِ الفيضاناتِ في نهايةِ تلك الفترة، ثم تأثرت بالفيضاناتِ المُتتاليَة.

تتوافقُ البياناتُ أيضًا مع تحديدِ المرحلةِ الأخيرةِ من الإشغالِ البَشَريّ الواسعِ للتلِّ في العصرِ المتأخر، ومع ذلك فهناك دلائلُ أكثرُ دقَّةً شاهدةٌ على وجودٍ بَشَريٍّ وسيط (الأسرة الرابعة، الأسرة الحاديةَ عشرةَ، نهاية عصر الانتقال الثالث، وبداية الدولة الحديثة).

وثائقُ غيرُ معروفةٍ عن تطوُّر المساحاتِ الدَّاخليَّة في فترةِ النَّقَادَة: النتائجُ الأولى للتنقيبِ التوسُّعيّ الذي أُجريَ في القطاعِ الجنوبيّ الغربيّ من التَّلّ (٢٠١١- ٢٠١٥)

في نهايةِ عمليَّاتِ الاستطلاع، بدأت أعمال التنقيب في قطاعٍ يُخفِي جُدرانًا من الطُّوبِ اللَّبِن تعودُ إلى فترةِ النقادة. وقد تبيَّن أن هذه الجُدرانَ تتبعُ فنًّا معماريًّا محليًّا. هذا النـوعُ من السـياق لا يُوثَّق بالشكلِ الكافي على نطاقِ مصرَ بأكملها، على الرَّغْم من أنه مصدرٌ لفهمِ أنماطِ الحياةِ والتنظيمِ الاجتماعيّ.

فيما يخصُّ تلَّ الأسود، كان من الممكن تتبُّعُ تغيُّراتِ البنيَةِ على المدى الطويل؛ وبالتالى تحليلُ أنماطِ تطوُّرِ المساحاتِ الدَّاخليَّة في الوقت الذي كان فيه الملوكُ الأوائلُ يؤكِّدون سيطرتَهم على كاملِ مصر (فترة النقادة الثالثة ب، الرُّبْع الأخير من الألفيَّة الرابعة، وذلك وفقًا للمنقولاتِ، وشَقْفَةٍ محفورةٍ باسم اري-حور المُكتشفَة في إحدى الغرف). فمن ناحيةٍ، استمرَّ وجودُ بعضِ الارتفاعاتِ أو الحدود المُعيَّنة على الرغمِ من الكثيرِ من عمليَّات التغيير التي طرأت، ربما لأن إعادةَ تنظيم الأماكن كانت تتمُّ في إطارٍ محدودٍ من مجمل النسيج السَّكنيّ. ومن ناحيةٍ أخرى، في مرحلةٍ نهائيَّة، فإن التنظيمَ المكانىَّ اختلف تمامًا عمَّا كان عليه في البداية. وهناك مبنيان متطابقان، بتصميمٍ أكثرَ إحكامًا من ذي قبل، وكُلٌّ منهما يضمُّ غُرفًا بالقياسات نفسها، ينتظمان على جانبَيْ فناءٍ أكثرَ ضِيقًا من ذي قبل. ويمكن الوصول إليه من خلال أحدِ المَبْنَييْن، ومؤخَّرًا، أصبحَ طريقُ الدخول أكثر تعقيدًا. ومن خلالِ عمليَّاتِ إعادةِ التنظيم، اكتشفنا سيطرةً أكبرَ على المساحاتِ المبنيَّةِ وتقدُّمًا في خصخصة المساحات؛ مما يكشفُ عن حدوثِ تغييرٍ في العلاقاتِ الاجتماعيَّة.

العناصرُ المُكوِّنة، البناءُ الهيكليّ وتحوُّلات المساكنِ وفقًا لثقافاتِ مصر السُّفلَى: الاستغلالُ المستمرُّ لمَقْطعٍ طَبَقيّ مُعقَّد ( ٢٠١٦- ٢٠١٩)

تتناسب المستوياتُ السابقة للمباني من عصر النقادة مع تتابُعٍ مُذهلٍ من الخنادقِ الضيقةِ والحُفَرِ الصغيرة، كاشفةً عن ثقافاتِ مصر السفلى. تشيرُ بقايا الأخشاب المُتكلِّسة التي اُكتُشفت في هذه الحُفَر إلى تصميماتٍ معماريَّةٍ بسيطةٍ مع وجود عناصر عموديَّة - من نوعيَّة البوص - مُغطَّاة بالتربة، وتفسر عملياتُ إعادةِ البناءِ المستمرة التي تعرَّضت لها. هذه الجدران أو الأسوار، التي تجسِّدُ مجموعاتٍ شاسعةً متعددةَ الخلايا (المساحات الدَّاخليَّة بالمعنى المحدود للكلمة أو مناطق الأنشطة؟)، تشهدُ على امتدادِ مقطعٍ طَبَقيّ، سُمْكه ١,٥ متر ويمكن أن يُمثل فيما بين ٢٠٠ إلى ٣٠٠ عام من الإشغال. ولا زالت التطوراتُ مستمرةً مع ذلك في الظهور. قد يشيرُ ظهورُ الصوامعِ بأعدادٍ كبيرة، في منتصفِ المَقْطعِ الطبقيّ تقريبًا، إلى ازديادِ سَعَةِ التخزينِ والتحوُّل نحو زراعةِ الحبوبِ بكثافةٍ أكبر. وبعد فترةٍ وجيزةِ، ومع ازديادِ نشاطِ التجارةِ بين الدلتا ووادي النيل، كما يتضحُ من الزيادةِ في المنقولاتِ الواردة، نسجلُ ميلادَ تقاليدَ معماريَّةٍ جديدةٍ تستخدم الطوب اللَّبِن. نحن هنا (قُرابَة نهاية الرُّبْعِ الثاني من الألفيَّةِ الرابعة)، في وقت يترابطُ فيه كلُّ شىءٍ سريعًا. ويكمنُ التحدِّى، الذي يستندُ على التحليلِ الطبقيّ المُتحكَّم فيه، في إدراكِ ديناميكيَّة تطور المجتمع وبالتالي ماهيَّة دوافعهِ الحقيقيَّة، بين التغيُّراتِ الدَّاخليَّةِ والمُحفِّزاتِ الخارجيَّة.

ناتالى بوشيه (المعهدُ القوميّ للبحوثِ الأثريَّةِ الوقائيَّة)

Bibliographie