Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Assassif

Assassif
العساسيف
Aménagement et transformations de la vallée funéraire thébaine
assassif
lien DOI doi10.34816/ifao.7778-6d24
lien IdRef IdRef027523640
Missions Ifao depuis2016
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Archéologie contextuelle du temple funéraire de Padiaménopé dans l’environnement de l’AssassifOpération de terrain 17147

Responsables(s)

• Frédéric Colin (Université de Strasbourg, UMR 7044 Archimède)

Partenaires

Université de Strasbourg, UMR 7044 Archimède, et les UMR 7516 « Institut de Physique du Globe » et 7362 « Laboratoire Image, Ville, Environnement »
University of Strasbourg Institute for Advanced Studies (USIAS)
Inrap en région Alsace
Université de Mons
Université du Caire

Cofinancements

University of Strasbourg Institute for Advanced Studies (USIAS)
UMR 7044 ARCHIMEDE (Strasbourg)
UMR 7516 IPGS (Strasbourg)
UMR 7362 LIVE (Strasbourg)
projet « 4D-Pétamenopé »
PEPS Inter-Instituts du CNRS et AAP Idex

Dates des travaux

octobre - décembre

Participants
Frédéric Colinarchéologue/égyptologueuniversité de Strasbourg UMR 7044 Archimède
Hassan Al-AmirrestaurateurIfao
Younis AhmedrestaurateurIfao
Rozan Al-Khatib al-Kontargéophysicienneuniversité de Strasbourg UMR 7516
Maksim Banogéophysicien (géoradar)UMR 7516
Nerea Bernabeuarchéologueuniversité de Strasbourg
Eric BoësarchéoanthropologueInrap UMR 7044
Sonia Brahimigéophysicienne doctoranteuniversité de Strasbourg
Laure Cadotrestauratrice
Fanny ChenalarchéoanthropologueInrap UMR 7044
Jean-Philippe Drouxgéographe géomaticienIE2 CNRS UMR 7044
Christian Dupuisgéologueuniversité de Mons (Belgique)
Catherine Duvettearchitecte archéologueIR CNRS UMR 7044
Khalid S. Essagéophysicien (pr. à l’université du Caire invité à l’IPGS)université du Caire
Marie Ferrantarchéomètre (chimiste)
Bruno Gavazzigéophysicien (magnétisme) et archéologueuniversité de Strasbourg UMR 7044 et 7516
Laure De Guiranrestauratrice
Cassandre Hartensteinégyptologue papyrologueuniversité de Strasbourg UMR 7044
Ayman HusseindessinateurIfao
Anne Liegeyconservatrice restauratricemusée du Louvre
Sylvie MarchandcéramologueIfao
Filippo Midoctorant en archéologie égyptienneuniversité de Strasbourg UMR 7044
Marc Munschygéophysicien (magnétisme)université de Strasbourg (UMR 7516)
Simone Nannucciarchéologueuniversité de Strasbourg Archimède UMR 7044
Olivier OnézimetopographeIfao
Mohamed GabertopographeIfao
Gaël PollinphotographeIfao
Anita Quilesresponsable du pôle ArchéométrieIfao
Mathieu SchustersédimentologueCR CNRS UMR 7516
Dominique SchwartzpédologuePR1 université de Strasbourg UMR 7362
Prospection géophysique menée sur le site en 2017 par Bruno Gavazzi, avec les temples de Montouhotep II, Thoutmosis III et Hatchepsout en arrière-plan. © Ifao/université de Strasbourg/F. Colin.
Apparition du sarcophage à fond blanc de la dame Pouyou in situ dans un remblai de construction de la chaussée de Thoutmosis III, en 2018. © Ifao/université de Strasbourg/F. Colin.
Sarcophage de type « rishi » in situ pendant la fouille en 2018. © Ifao/université de Strasbourg/F. Colin.
Stèle de Tétiânkh in situ dans un muret, en 2018. En arrière-plan, La Cime dominant le paysage thébain. © Ifao/université de Strasbourg/F. Colin.
Consolidation in situ de la face érodée de la stèle, par Younis Ahmed Mohamadeyn. © Ifao/université de Strasbourg/F. Colin.
 
 

Située en face de la ville antique qui s’étalait sur la rive droite autour des temples de Karnak et de Louqsor, cette vallée abrita du Moyen au Nouvel Empire des édifices de culte funéraire royal et divin, dont les rituels se focalisaient sur les temples de Montouhotep II, d’Hatchepsout et de Thoutmosis III. De prestigieuses tombes monumentales privées furent construites de part et d’autre des chaussées qui y menaient, pour accueillir les inhumations et le culte mortuaire de hauts fonctionnaires proches du pouvoir. À la fin de la Troisième Période intermédiaire et au début de la Basse Époque, les autorités thébaines réinvestirent l’espace central et oriental du thalweg, déjà très peuplé de structures funéraires et cultuelles, pour y installer les tombes de dignitaires au service, notamment, de l’institution de la divine adoratrice, dont l’importance religieuse et politique connut un sommet à la transition des XXVe et XXVIe dynasties. À l’aune de l’architecture funéraire privée, les dimensions de certains de ces mausolées sont véritablement exceptionnelles, en particulier celles de la TT 34 de Montouemhat ou celles de la TT 33 de Padiamenopé, dont l’emprise en surface du site définit les limites de la concession de fouille. L’Assassif conserve ainsi un véritable condensé archéologique de l’histoire des élites thébaines sur plus de deux millénaires, si l’on suit le fil diachronique jusqu’à l’époque romaine.

L’Assassif constitue non seulement un hypercentre politique et religieux au sein de la nécropole thébaine – pour adopter un vocabulaire de géographie urbaine –, mais encore, du point de vue de l’histoire des sciences, un des centres d’attraction archéologique d’une capitale de l’égyptologie de terrain depuis le xviiie s. Après avoir connu un développement majeur dans le dernier tiers du xxe s., notamment sous l’impulsion d’équipes italiennes, françaises, allemandes, autrichiennes (1969-1977, Manfred Bietak et alii, ensuite Julia Budka) et belges (1970-1992, Herman De Meulenaere, Erhart Graefe et alii), l’étude des tombes monumentales de l’Assassif s’est imposée comme un domaine de recherche incontournable pour l’histoire de la région thébaine (voir par exemple les conférences Thebes in the First Millennium BC, en 2012 et en 2016). Plusieurs équipes étudient ces monuments selon des points de vue divers, épigraphique, archéologique et de restauration, notamment dans les tombes de Haroua et d’Akhimenrou (TT 37 et TT 404, Francesco Tiradritti depuis 1996), de Padiamenopé (TT 33, Isabelle Régen et Claude Traunecker depuis 2004), de Montouemhat (TT 34, Farouk Gomaà et alii depuis 2006, Louise Gestermann, Christian Leitz), d’Amenhotep-Houy (AT 28, Francisco J. Martin Valentin depuis 2009), d’Henenou et de Ipi (TT 313 et TT 315, Antonio J. Morales depuis 2015). Enfin, les fouilles du ministère des Antiquités de l’Égypte ont récemment mis au jour d’importantes découvertes dans le secteur des TT 25, TT 28, TT 408 et TT 409, à quelques dizaines de mètres au sud de la TT 33, parmi lesquelles un bel assemblage d’une trentaine de sarcophages de la Troisième Période intermédiaire.

Le monument le plus vaste de l’Assassif, la tombe de Padiamenopé, est aussi connu du monde scientifique depuis le plus longtemps, car des relevés en furent réalisés déjà au xviiie s. par Richard Pococke et dans la Description de l’Égypte. Une première édition de textes funéraires du monument est parue dès 1884-1894 sous la plume de Johannes Dümichen, premier titulaire de la chaire d’égyptologie de l’université de Strasbourg, et un vaste programme d’édition de la « bibliothèque » pariétale de Padiamenopé est en cours sous la direction de C. Traunecker et d’I. Régen. Mais, au-delà de l’épigraphie et de l’architecture des salles souterraines, la TT 33 est sans doute le temple funéraire de l’Assassif dont le contexte archéologique est pour l’instant le moins bien connu.

En effet, aucune fouille stratigraphique susceptible de retracer l’histoire matérielle de ce secteur n’a jamais été menée. Pour combler cette lacune, un nouveau projet de fouille a été conçu en 2016 sous l’égide de l’Ifao et de l’université de Strasbourg, avec pour ligne directrice la volonté d’exploiter la position et la configuration très favorables du site pour étudier l’histoire de l’aménagement et des transformations de la vallée funéraire dans une perspective globale. En effet, la masse formée par l’enceinte de Padiamenopé et les énormes amoncellements de déblais qu’ont accumulés les bâtisseurs des tombes de la Basse Époque ont protégé une véritable « réserve » stratigraphique contre les grands dégagements d’une archéologie à échelle industrielle dans les années 1920 et 1930. En outre, l’emprise de la vaste enceinte occupe une place véritablement stratégique pour étudier les grands travaux d’aménagement de la ville funéraire au fil des siècles, car elle est traversée par le tracé putatif des chaussées de Montouhotep II et de Thoutmosis III, tandis que l’allée cérémonielle d’Hatchepsout en est mitoyenne. En outre, des fouilles menées au xxe s. au sud et à l’est de la TT 33 ont montré que l’environnement proche de la concession a archivé les vestiges des grandes phases d’extension du bâti creusé et maçonné ainsi que les décombres-témoins des périodes d’arasement et de nivellement des quartiers monumentaux préexistants. Le terrain enclos par l’enceinte de Padiamenopé offre donc l’opportunité d’ouvrir une fenêtre d’étude sur les développements et les contractions de la panoplie monumentale depuis la XIe dynastie jusqu’à la Basse Époque et au-delà.

Frédéric Colin (université de Strasbourg, UMR 7044)

يقع وادي العساسيف في الجهة المقابلة للمدينة القديمة التي كانت تمتدُّ على الضفَّة الشرقيَّة حول معابد الأقصر والكرنك؛ حيث كان الوادي في عصرَيّْ الدولة الوسطى والحديثة يضمُّ مباني إقامة الطقوس الجنائزيَّة المَلَكيَّة والإلهيَّة وكانت الشعائر تتركَّز على معابد منتوحتب الثاني، وحتشبسوت وتحتمس الثالث. وقد أُقيمت على جانبَيّ الطرق المؤدية إلى تلك المعابد، مقابر مَهِيبة خاصة لاستقبال الطُّقُوس الجنائزيَّة وجثامين كبار مُوظَّفي الدولة المُقرَّبين من السلطة. ففي نهاية عصر الانتقال الثالث وبداية العصر المتأخر، أعادت سلطاتُ طِيبَة استغلالَ المساحاتِ الواقعةِ بالمنطقتين الوُسْطَى والشرقيَّة من قعر الوادي والتي كانت بالفعل مُكتظَّة بالمباني الجنائزيَّة والشعائريَّة، فأقامت بها مقابرَ لكبارِ الشخصيَّات العاملة بالدولة؛ وخاصةً في مؤسسة المعبودة الإلهيَّة، والتي بلغت أهميَّتُها السياسيَّة والدينيَّة ذُرْوتَها خلال الفترة من نهاية الأسرة الخامسة والعشرين وبداية الأسرة السادسة والعشرين. وتُعدُّ أبعادُ بعض تلك المقابر الضخمة استثنائيَّةً حقًا إذا ما قُورِنَت بالعمارة الجنائزيّة غير الرسميّة؛ وخاصةً أبعاد المقبرة 34 (مقبرة منتومحات)، أو أبعاد المقبرة 33 (مقبرة پادي آمون أوپت)؛ حتى إن أبعادها الظاهرة ترسمُ حدودَ المساحةِ الممنوحة كامتياز للبَعْثَة. وبذلك يمكنُنا القولُ أن موقع العساسيف حافظ على «مُرَكَّز» أثريّ يلخِّصُ تاريخَ نبلاء مدينةِ طِيبَةَ على مدارِ ما يرْبُو على ألفَيّْ عام، وذلك إذا اتَّبعنا تسلسل الخط الزمني حتى حلول العصر الروماني.

إن موقع العساسيف لا يُمثِّل فقط مركزًا سياسيًّا ودينيًّا مهمًّا في قلب جَبَّانَة طِيبَة (وهي التسمية المستخدمة في الجغرافيا العمرانية)؛ ولكنه بالنسبة إلى مجال تاريخ العلوم، يُعدُّ أيضاً أحد مراكز الجذب الأثريّ بعاصمة علم المصريَّات الميدانيّ منذ القرن الثامن عشر. بعد أن شهدت دراسةُ المقابر الضخمة بالموقع تطوُّرًا هائلًا في الثلث الأخير من القرن العشرين؛ وخاصةً في ظل الدَّفعة التي قامت بها الفرَقُ الأثريَّة الإيطاليَّة، والفرنسيَّة، والألمانيَّة، والنمساويَّة (1969-1977، بقيادة مانفريد بيتك وآخرين، وأيضًا ﭼـوليا بودكا)؛ وكذلك الفرَق البلـﭼيكيَّة (1970-1992، تحت قيادة هيرمان دو مولينير، إيرهارت جراف وآخرين)، فرضت دراسةُ مقابر العساسيف نفسَها كمجالِ بحثٍ حتميٍّ لمعرفة تاريخ منطقة طيبة (انظر على سبيل المثال مؤتمريّ Thebes in the First Millennium BC في عامَيّْ 2012 و2016). وتدرسُ الكثيرُ من الفرَقِ تلك المعالم الأثريَّة وفقًا لوجهات نظر متنوعة تتعلق بعلم الكتابات، وعلم الآثار، والترميم؛ وخاصةً في مقبرة حاروا، وأخ آمون رو (المقبرة الطِّيبِيَّة 37، والمقبرة الطِّيبِيَّة 404، تحت قيادة فرانشيسكو تيرادريتِّي، منذ عام 1997)، ومقبرة پادي آمون أوپت (المقبرة الطِّيبِيَّة 33، تحت قيادة إيزابيل ريچان وكلود ترونيكر، منذ عام 2004)، ومقبرة منتومحات (المقبرة الطِّيبِيَّة 34، تحت قيادة فاروق جمعة وآخرين، ومنذ عام 2006، لويز جيسترمان وكريستيان لايتز)، ومقبرة أمنحوتب حوي (المقبرة 28، تحت قيادة فرانسيسكو مارتان ڨالنتان، منذ عام 2009)، ومقبرة حننو، والوزير إبي (المقابر الطِّيبِيَّة 313 و315، تحت قيادة أنطونيو مورالس، منذ عام 2015). وأخيرًا أسفرت عمليات التنقيب التي أجرتها مؤخرًا وزارةُ الآثار المصريَّة عن اكتشافاتٍ مهمَّة في قطاع المقابر الطِّيبِيَّة 25، 28، 408، 409، والتي تقع على بُعد عشراتِ الأمتارِ من جنوبِ المقبرةِ الطيبية 33. من بين تلك الاكتشافات، مجموعةٌ أثريَّةٌ رائعةٌ تضمُّ ثلاثين تابوتًا يرجع تاريخُها إلى عصر الانتقال الثالث.

إن أضخم المعالم الأثريَّة في موقع العساسيف، مقبرة پادي آمون أوپت، كانت معروفةً في الأوساط العلميَّة منذ زمن بعيد؛ حيث أُجريت عمليَّات الرفع بها في القرن الثامن عشر على يد ريتشارد پوكوك، كما ذُكر في كتاب وصف مصر. ونُشر أول إصدار للنصوص الجنائزيَّة بالمقبرة في الفترة ما بين عامَيّْ 1884-1894، بقلم يوهانس دوميشان، وهو أول من شغل كرسيَّ علم المصريَّات في جامعة ستراسبورج. ويتمُّ حاليًّا تنفيذُ برنامج موسَّع لإصدار «المكتبة» الجِدَاريَّة للمقبرة تحت قيادة كلود ترونيكر وإيزابيل ريچان. ولكن بالإضافةِ لكتاباتِ وعمارة القاعاتِ الموجودة تحت الأرض، فإن المقبرة الطيبية 33 تُعدُّ بلا شك المعبد الجنائزيّ للعساسيف، والذي لا زال سياقُه الأثريّ غير معروفٍ بالقدر الكافي حتى يومنا هذا؛ إذ لم تُنفَّذ حتى الآن أية عمليات تنقيب لطبقات الأرض من شأنها إعادةُ رسمِ التاريخ الماديّ لهذا القطاع. ولسَدِّ تلك الثغرة، وُضِعَ برنامجٌ تنقيبيٌّ في عام 2016، تحت رعاية المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة وجامعة ستراسبورج، مُحرِّكُه الرئيسُ هو الرغبةُ في استغلال مكان وبنية الموقع شديدي الملاءَمة لدراسةِ تاريخِ الوادي الجنائزي والتنظيم المكاني له وتحولاته من منظورٍ شامل.

في الواقع، فإن الكتلةُ التي يُشكِّلُها سورُ مقبرة پادي آمون أوپت، وأيضًا أكوام الرَّدِيم الضخمة التي تراكمت بفعل بُناة المقابر في العصر المتأخر، قد عملت على حماية الطبقات الأرضية التي حُفِظت من العمليات الأثرية الكبرى التي أُجريت خلال عشرينيَّات وثلاثينيَّات القرن الماضي على مستوى «صناعي». ومن ناحيةٍ أخرى، تحتلُّ مساحةُ السور الضخم مكانةً استراتيـﭼيَّةً لدراسةِ أعمالِ التهيئة الكبرى التي شهدتها هذه المدينةُ الجنائزيَّة على مَرِّ العصور؛ حيث يمرُّ به المسارُ المفترضُ لطرق معابد منتحوتب الثاني وتحتمس الثالث، بينما يقع بجواره ممرُّ المراسم الخاص بمعبدِ المَلَكةِ حتشبسوت. وبالإضافة إلى ذلك، كشفت عمليات التنقيب التي أُجريَت في القرن العشرين، جنوب وشرق المقبرة الطيبية 33، أن البيئة القريبة من المنطقة المسموح بالعمل بها احتفظت بالبقايا الأثريَّة الخاصَّة بمراحل التَّوْسِعة الكبرى للهياكل المحفورة والمَبنيَّة بالموقع؛ وكذلك الحُطام الشاهد على فترات التَّعْريَة والتَّسْويَة للأحياءِ الأثريَّة التي كانت موجودةً من قبل. وبذلك فإن المساحة التي يحيط بها سور المقبرة تعطي المجالَ لفتحِ نافذةٍ لدراسة تطوُّر وأيضاً تقلص المجموعة الأثريَّة منذ الأسرة الحاديةَ عشرةَ وحتى العصر الفِرْعَوْنيّ المتأخر وما بعده.

فريديريك كولان (جامعة ستراسبورج، UMR 7044)

Bibliographie