Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Catalogue des publications

Fichiers à télécharger

Les articles des volumes suivants sont vendus sous forme de PDF à télécharger:

Bifao et AnIsl : numéros après la barrière mobile; BiEtud: numéros 110, 120, 138, 140, 165 (gratuit), EtudUrb: 9.


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MIFAO133.pdf (347 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Mémoires publiés par les membres de l’Institut français d’archéologie orientale 133
ISBN 9782724708257
2016 IFAO
88 p.
39 (709 EGP)

La Chapelle d’Hathor. Temple d’Hatchepsout à Deir el-Bahari. II – Facade et salles hypostyles. Planches

La chapelle d’Hathor constitue l’un des trois sanctuaires divins érigés par Hatchepsout au sein de son temple funéraire de Deir el-Bahari. Au sein de ce monument, la nature féminine de la reine permet à Hatchepsout de nouer des liens uniques avec la déesse et de réaliser son destin funéraire de façon exceptionnelle : si Hatchepsout se place sous la protection divine d’Hathor, dans une perspective pharaonique traditionnelle, comme son fils Horus, le détenteur du pouvoir royal légitime, elle apparaît aussi comme la fille d’Hathor. Nourrie du lait vivifiant de la déesse qui est elle-même fille de Rê et son uraeus, la reine se dresse à son tour en uraeus solaire. Hatchepsout, en même temps roi et reine, tisse ainsi un complexe réseau théologique qui lui permet de devenir à la fois Horus, fils de Rê et disque solaire, et Hathor-Maât, uraeus au front de ce même disque. Le volume II présente la façade et les deux salles hypostyles en avant des sanctuaires. Ce fascicule de planches offre les photographies et dessins des scènes pariétales et des inscriptions sur les piliers, colonnes et architraves. Un livret de figures présente une sélection de photographies de détails. Un lien vers un PDF interactif est fourni afin de permettre au lecteur d’agrandir à volonté les planches. The Hathor shrine is one of the three divine shrines erected by Hatsheput in her mortuary temple of Deir-el-Bahari. In this monument, the queen’s feminine nature allows Hatshepsut to establish a unique relationship with the goddess and to complete her funerary destiny in an exceptional manner: if Hatshepsut places herself under Hathor’s divine protection in a traditional pharaonic perspective, as her son Horus, holder of the legitimate royal power, she also appears as the daughter of Hathor. Nourished by the invigorating milk of the goddess who is herself daughter of Re and his uraeus, the queen, in turn, raises as the solar uraeus. Hatshepsut, as both king and queen, weaves a complex theological network that allows her to become both Horus, son of Rê and sun disk, and Hathor-Maât, uraeus of this same disc. Volume II concerns the facade and the two hypostyle halls leading to the sanctuaries. It offers plates of photographs and drawings of all the preserved scenes and inscriptions. A booklet presents selected detailed photographs. A link enables the reader to download an interactive PDF and enlarge at will the plates.


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MIFAO129.pdf (0 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Mémoires publiés par les membres de l’Institut français d’archéologie orientale 129
ISBN 9782724708240
2016 IFAO
444 p.
66 (1200 EGP)

La chapelle d'Hathor - Temple d'Hatchepsout à Deir el-Bahari I.
Fasc 1 : Textes ; Fasc. 2 : Figures ; Fasc. 3 : Planches

La chapelle d'Hathor constitue l'un des trois sanctuaires divins érigés par Hatchepsout au sein de son temple funéraire de Deir el-Bahari. Au sein de ce monument, la nature féminine de la reine permet à Hatchepsout de nouer des liens uniques avec la déesse et de réaliser son destin funéraire de façon exceptionnelle : si Hatchepsout se place sous la protection divine d'Hathor, dans une perspective pharaonique traditionnelle, comme son fils Horus, le détenteur du pouvoir royal légitime, elle apparaît aussi comme la fille d'Hathor. Nourrie du lait vivifiant de la déesse qui est elle-même fille de Rê et son uræus, la reine se dresse à son tour en uræus solaire. Hatchepsout, en même temps roi et reine, tisse ainsi un complexe réseau théologique qui lui permet de devenir à la fois Horus, fils de Rê et disque solaire, et Hathor-Maât, uræus au front de ce même disque. Le volume I présente le vestibule, le sanctuaire de la barque et le sanctuaire. Il se divise en trois parties : un premier fascicule de Texte élabore une analyse permettant l'interprétation du monument, un second fascicule de Figures présente une sélection de photographies de détails et un troisième fascicule donne 67 Planches de photographies et dessins des scènes. Des études thématiques sur les représentations et mentions de rois, de dieux, de mobilier et d'offrandes, sans oublier les évocations de Senmout, complètent cette synthèse. Un DVD permet au lecteur d'agrandir à volonté les planches de photographies et de dessins des scènes. The Hathor shrine is one of the three divine shrines erected by Hatshepsut in her mortuary temple of Deir el-Bahari. In this monument, the queen's feminine nature allows Hatshepsut to establish a unique relationship with the goddess and to complete her funerary destiny in an exceptional manner: if Hatshepsut places herself under Hathor's divine protection in a traditional pharaonic perspective, as her son Horus, holder of the legitimate royal power, she also appears as the daughter of Hathor. Nourished by the invigorating milk of the goddess who is herself daughter of Re and his uræus, the queen, in turn, raises as the solar uræus. Hatshepsut, as both king and queen, weaves a complex theological network that allows her to become both Horus, son of Re and sun disc, and Hathor-Maât, uræus of this same disc. Volume I concerns the vestibule, the bark shrine and the sanctuary. It is divided into three parts : a first part, Text, provides an analysis and interpretation of the monument, while a second part, Figures, presents selected detailed photographs, and a third part offers 67 Plates of the scenes photographs and drawings. Thematic studies on representations of kings, gods, furniture and offerings, not to mention evocations of Senmout, complete this synthesis. A DVD enables the reader to enlarge at will the plates of the photographs and drawings of the scenes.


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FIFAO088.pdf (16 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 88
ISBN 9782724708547
2021 IFAO

33 (600 EGP)

Adaïma IV
La parure en contexte funéraire : technique, esthétique et fonction

Ce quatrième volume de la série dédiée aux fouilles d’Adaïma est consacré aux parures découvertes dans les sépultures du site. L’étude concerne plus de trois cents parures réparties dans cent quatre-vingt-sept sépultures. Leur description, ainsi que celle des tombes, est accessible sur le catalogue téléchargeable en ligne sur le site de l’Ifao (https://www.ifao.egnet.net/uploads/publications/annexes/FIFAO088-annexes.pdf). 
Sont abordés trois domaines liés à l’ornementation : la technique, l’esthétique et la fonction des parures dans le domaine funéraire. Ces trois sphères de la culture matérielle ont été traitées séparément, mais elles sont fortement imbriquées dans les réalités sociales. Leur désolidarisation permet de traiter de manière méthodique différents aspects de l’ornementation. Réimbriquer ces sphères et examiner les spécificités de chacune à la lumière des autres ouvre les champs d’une étude holistique de la parure archéologique.
Dans la perspective d’une approche des systèmes techniques, l’analyse des chaînes opératoires a été privilégiée. Des analyses statistiques multifactorielles ont été mobilisées pour décrire les traditions ornementales. L’analyse des pratiques funéraires couplée à une étude tracéologique a permis de mettre en lumière les usages et les significations des parures dans les cérémonies funéraires. L’analyse fonctionnelle distingue deux niveaux d’utilisation avant dépôt : avec traces d’usure, elles sont alors issues du monde des vivants ; sans traces d’usure, elles ont été conçues pour les funérailles. On peut alors avancer plusieurs hypothèses sur leurs fonctions, les unes et les autres pouvant se combiner : signes de prestige, valeur apotropaïque ou viatique, lien ou marqueur d’identité.

This fourth volume of the series dedicated to the excavations of Adaïma is devoted to the ornaments discovered in the tombs of the site. The study concerns more than three hundred ornaments found in the graves of one hundred and eighty-seven burials. Their description, as well as that of the graves, is available on the downloadable online catalogue at https://www.ifao.egnet.net/uploads/publications/annexes/FIFAO088-annexes.pdf.
Three fields relating to ornamentation are discussed: technique, aesthetics and the function of ornaments in the funeral ritual. These three spheres of material culture have been treated separately, but they are strongly embedded in social realities. Their separation makes it possible to methodically deal with various aspects of ornamentation. Nesting these spheres and examining the specificities of each in the light of the others opens up the fields for a holistic study of archaeological adornment.
From the perspective of a technical systems approach, the analysis of the “chaînes opératoires“ was favoured. Multifactorial statistical analyses were used to describe the ornamental traditions. The analysis of funerary practices coupled with a use-wear analysis has highlighted the uses and meanings of ornaments in funeral ceremonies. The functional study distinguishes two levels of use before depositing: showing traces of wear, they come from the world of the living; unused, they were specifically designed for funerals. We can therefore offer several hypotheses regarding their functions, each of which can be combined with the others: signs of prestige, apotropaic or viatic value, link or marker of identity.


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FIFAO087.pdf (191 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 87
ISBN 9782724708332
2021 IFAO

66 (1200 EGP)

Kôm el-Khilgan
La nécropole prédynastique

La nécropole prédynastique de Kôm el-Khilgan (Delta oriental) a fait l’objet de quatre campagnes de fouille, de 2002 à 2005, dans le cadre des chantiers de l’Ifao. Plusieurs sondages ont été réalisés qui ont permis de mettre au jour un ensemble funéraire du plus grand intérêt pour mieux comprendre les grands changements culturels qui se sont produits au IVe millénaire en Égypte. Deux cent trente-neuf tombes ont été fouillées, qui présentent clairement deux ensembles différents par leur mode d’inhumation et leur matériel funéraire. L’un relève des cultures de Basse Égypte et peut être daté de la première moitié du IVe millénaire, l’autre des cultures de Naqada (Haute Égypte),  qui occupe la seconde moitié du IVe millénaire jusqu’à l’émergence de l’État, vers 3000 avant notre ère.
Cet ouvrage comprend deux parties : le catalogue complet des tombes, décrites par les anthropologues qui les ont fouillées, et une synthèse qui se propose, en conclusion, de reconsidérer, à la lumière des observations faites à Kôm el-Khilgan, le phénomène aujourd’hui très discuté de « l’expansion naqadienne ». 

The predynastic necropolis of Kom el-Khilgan (Eastern Delta) was the subject of four excavation campaigns from 2002 to 2004 carried out within the framework of the IFAO. Several test-pits were conducted which uncovered a funeral complex of great interest for a better understanding  of major cultural changes that occurred in Egypt during the fourth millennium. Two hundred and thirty nine tombs were excavated, which can clearly be allocated to two distinct groups differentiating by their burial practice and funeral equipment. The first belongs to the Lower Egyptian Culture and can be dated to the first half of the 4th millennium, the second to the Naqada Culture (Upper Egypt), which occupied the second half of the 4th millennium to the emergence of the State about 3000 BC.
This book is divided into two parts: the complete catalogue of the tombs, described by the anthropologists who excavated them, and a synthesis that proposes in conclusion to reconsider in the light of the observations made at Kom el-Khilgan, the question of the “Naqadian expansion”, which is nowadays much discussed. 


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FIFAO086.pdf (26 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 86
ISBN 9782724708264
2021 IFAO

34 (618 EGP)

Balat XII
The Sheikh Muftah site

Au nord des enceintes pharaoniques d’Ayn Asil à Balat, sur le bord oriental de l’oasis de Dakhla, la mission archéologique de l’Institut français d’archéologie orientale a mis au jour un site étendu, datant de la IVe dynastie (ca. 2600 BC), composé de différents campements individuels. Ces campements n’étaient pas des campements de longue durée, mais ils furent occupés de manière régulière et soutenue. Il semble qu’ils aient servi de camps de résidence temporaire pour une partie de la population indigène (pas encore totalement sédentarisée) de l’oasis, le groupe dit « Sheikh Moftah tardif ». On sait peu de choses sur ce groupe, mais les travaux à Balat ont révélé pour la première fois une séquence stratigraphique bien préservée et des structures d’habitation, jusque-là inconnues pour ce groupe. Les études rassemblées dans ce livre consistent en l’analyse des structures, la présentation de la culture matérielle et l’exposé des résultats des analyses archéométriques. Les données recueillies fournissent des informations sur les travaux artisanaux, la production de nourriture et les conditions de vie à Balat. Elles apportent une contribution précieuse aux discussions scientifiques sur les moyens de subsistance et la mobilité des communautés non permanentes dans le désert occidental. Les archéologues peuvent ainsi se faire une idée de la vie du groupe Sheikh Moftah et, de manière plus générale, de la vie quotidienne dans un campement au sein de l’oasis. La datation de cette occupation du site au début de l’Ancien Empire correspond à une période pour laquelle les données archéologiques rendent de plus en plus évidente la présence égyptienne pharaonique dans l’oasis. Les contacts sont certains entre la communauté Sheikh Moftah à Balat et la population égyptienne pharaonique, à la fois dans Vallée du Nil et dans l’oasis, et permettent de nourrir la discussion sur les échanges transculturels et les processus d’assimilation dans l’oasis.

In the area of Balat in the eastern Dakhla Oasis the archaeological mission of the Institut français d’archéologie orientale has uncovered a large area consisting of various camps dating from the early 4th Dynasty (ca. 2600 BC), which were briefly but intensively occupied. These are understood to have served as residential base camps for some of the indigenous (and not yet fully sedentary) population of the oasis, the so-called Late Sheikh Muftah group. Little is known about this rather enigmatic group, but the excavations at Balat have revealed for the first time a well-preserved intra-site stratigraphy with hitherto unknown dwelling features for Sheikh Muftah contexts. The data gathered here is based on analysis of the features, the material culture and in-depth scientific studies. The new evidence offers not only hints about local crafts, food production and environmental conditions in Balat, but also represents a new contribution to ongoing discussions on subsistence and patterns of mobility of non-sedentary groups in the Western Desert. This has given archaeologists a glimpse of the lifestyle of the Sheikh Muftah group, and also, for the first time, shone a spotlight on daily life in a camp site in the oasis depression. The date of this occupation in the Early Old Kingdom falls into a period when Egyptian Pharaonic presence was just beginning to be evident in archaeological data. Cross-cultural contacts between the Balat Sheikh Muftah community and the Egyptian Pharaonic population, both within the oasis and into the Nile Valley are also in evidence and contribute to the discussions on transcultural exchange and assimilation processes in the oasis.


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FIFAO085.pdf (20 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 85
ISBN 9782724708226
2020 IFAO
254 p.
31 (564 EGP)

Ports and Fortifications in the Muslim World
Coastal Military Architecture from the Arab Conquest to the Ottoman Period

Le port occupe une place importante dans l’imaginaire musulman. D’un point de vue économique, les ports sont des maillons essentiels des circuits commerciaux et constituent des sources de profits conséquents. Socialement, les ports sont des lieux de voyage, de pèlerinages et d’échanges entre civilisations. Politiquement, les ports sont des lieux stratégiques, frontières et points de conquête entre la mer et la terre. Les fortifications portuaires sont un symbole de prestige pour une cité, la muraille affirmant la richesse des habitants et la citadelle la puissance des dirigeants. La compréhension de la militarisation d’un port implique de distinguer ce qui relève de la volonté d’assurer la défense d’un territoire et ce qui tient à l’ambition d’exercer un contrôle sur les biens et les hommes. Les fortifications jouent un rôle actif dans la régulation et le contrôle de l’économie avec des murailles et des portes permettant aux douanes de taxer les produits échangés. L’étude de l’architecture militaire en milieu littoral permet de mieux comprendre la relation entre les Musulmans et la mer sur la longue durée depuis la Conquête arabe jusqu’à l’Empire ottoman, et de la mer Méditerranée jusqu’à l’océan Indien.

This work, stem from a doctoral dissertation, aims at demonstrating that referring to birth and its practical modalities is an essential aspect of Ancient Egypt’s funerary beliefs. From the Pyramid Texts to the books of the afterlife in the New Kingdom, funerary writings of Egypt are full of allusions to post mortem fate viewed as a second birth, which imitates more or less precisely the biological process of the first. Be he king or an ordinary man, the dead is carried in gestation by one or several divine mothers and is born again in the afterworld;  there,  his umbilical cord is cut, he is washed, fed and cared for like a newborn child. Numerous mythical elements join the purely practical ones, thus reinventing the biological model and showing the intermingling of both the worldly and the cosmic levels. Thanks to this cyclic process, not only does the deceased access the hereafter, but he is also eternally alive there.


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FIFAO084.pdf (49 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 84
ISBN 9782724708158
2020 IFAO
1 p.
48 (873 EGP)

The Island City of Tinnis
A Postmortem

Sur une île du lac Manzala, au nord-est du delta du Nil, se trouvent les ruines de Tell Tinnis, port et centre industriel autrefois prospère de la fin de l’époque romaine au Moyen Âge. Bien que très peu de traces en soient encore visibles en surface, des vestiges matériels sont préservés sous terre, accessibles grâce aux études géophysiques et géoarchéologiques, ainsi qu’à la télédétection. Quelques fouilles ont été entreprises, qui ont témoigné de l’existence de structures, telles que des citernes, tandis que les céramiques et les artefacts prélevés en surface ont fourni des indications sur les modes de vie des habitants de la ville et sur leurs relations régionales. Cet ouvrage présente les résultats des opérations archéologiques réalisées sur le site entre 2004 et 2012, qui ont permis de préciser l’apparence et la nature de la ville depuis ses origines, vers le IIIe siècle, jusqu’à son abandon, au XIIIe siècle, suite aux assauts des Croisés. Ces nouvelles données sont analysées à la lumière des liens entre la ville et ses environs, mais aussi par rapport à d’autres agglomérations de la même époque sur la côte méditerranéenne de l’Égypte.

On an island in Lake Manzala in the north-east corner of the Nile Delta lie the ruins of the once-prosperous late Roman and medieval port and manufacturing centre of Tell Tinnīs. Although little can be seen above ground, beneath the surface lie archaeological deposits that can be accessed by geophysical and geoarchaeological survey, and remote sensing. In addition, some excavation has taken place, providing evidence for the existence of structures such as cisterns, while ceramics and artefacts from the site’s surface provide indications of the lifestyles of the town’s occupants and their regional connections. This volume presents the results of archaeological work undertaken at the site between 2004 and 2012, which has produced a relatively detailed impression of the form and nature of the town from its inception around the 3rd century AD to its abandonment in the 13th century in the face of Crusader raids. This new information is discussed in light of the town’s relationship to and connectedness with its surrounding landscape, and likewise considers Tinnīs in comparison to contemporary settlements of Egypt’s Mediterranean coast.


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FIFAO083.pdf (56 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 83
ISBN 9782724708202
2020 IFAO

52 (945 EGP)

Samut Nord
L'exploitation de l'or du désert Oriental à l'époque ptolémaïque

Situé dans le désert Oriental égyptien, Samut Nord est un site entièrement voué à l’exploitation de l’or. Constitué de zones d’extraction et de transformation du quartz aurifère et de deux édifices dédiés au logement, il est occupé brièvement vers 310 av. J.-C. Avant leur destruction en 2017, les vestiges de Samut Nord étaient exceptionnellement bien préservés et leur exploration représentait l’opportunité d’étudier, pour la première fois et dans son intégralité, une installation minière à l’apogée de l’exploitation de l’or en Égypte. C’était aussi l’occasion de comparer le témoignage des vestiges archéologiques aux descriptions des mines antiques laissées par Agatharchide de Cnide, qui vécut au iie siècle av. J.-C. La confrontation des données permet de dresser un panorama inédit de la chaîne opératoire qui a produit une partie de l’or dont Ptolémée, fils de Lagos, avait besoin pour conduire sa politique en Méditerranée. L’étude attentive de tous les vestiges, y compris les plus modestes, permet aussi de reconstituer les conditions de vie des habitants (soldats, intendants, mineurs, dont peut-être des femmes) qui ont, durant quelques saisons, vécu au milieu du désert pour en exploiter les richesses. Elles étaient manifestement effroyables. Est adjointe à ces chapitres l’étude de trois villages de mineurs localisés dans le district de Samut, occupés au Nouvel Empire et à l’époque médiévale.

Located in the Eastern desert of Egypt, Samut North is a site entirely devoted to gold mining. Consisting of areas for the extraction and transformation of gold quartz and two vast buildings dedicated to housing, it was briefly occupied around 310 BC. Before they were destroyed in 2017, the remains of Samut North were exceptionally well preserved and their exploration represented a unique opportunity to fully study a mining facility at the height of gold mining in Egypt. It was also a chance to compare the evidence of the archaeological remains with the descriptions of the ancient mines left by Agatharchides of Cnidus, who lived in the 2nd century BC. The comparison of the data makes it possible to draw up an unprecedented panorama of the operating chain that produced part of the gold that Ptolemy, son of Lagos, needed to conduct his policy in the Mediterranean. The careful study of all the remains, including the most modest ones, also makes it possible to reconstruct the living conditions of the inhabitants (soldiers, logisticians, miners, including perhaps women) who, for some seasons, lived in the middle of the desert to exploit its riches. They were obviously appalling. Added to these chapters is a study of three mining villages in Samut district dating back to the New Kingdom and the Middle Ages.


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FIFAO082.pdf (90 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale 82
ISBN 9782724707854
2020 IFAO

53 (964 EGP)

Ayn Soukhna IV
Le matériel des galeries-magasins

Ce volume regroupe plusieurs études concernant le matériel le plus caractéristique découvert dans le secteur des galeries-magasins du site d’Ayn Soukhna (publié en 2016 dans le précédent ouvrage de cette série). Nous présentons successivement la totalité des inscriptions qui ont été relevées au cours de la fouille de cette zone en apportant des compléments à celles qui ont, en raison de leur importance historique, déjà été signalées, et en étudiant l’ensemble des petits objets inscrits de différentes périodes mis au jour. Une étude spécifique a également été consacrée à l’exceptionnel dépôt de couteaux de silex de l’Ancien Empire recueillis dans l’entrée de la galerie G1. L’analyse de près d’une centaine d’objets utilitaires en pierre (meules, polissoirs, aiguisoirs, enclumes) est ensuite proposée ici, avec la détermination de l’utilisation précise de l’ensemble de ce matériel. Un chapitre est par ailleurs consacré aux poulies sèches et tenons découverts à proximité des galeries, qui pourraient être des éléments de gréement des embarcations ayant été utilisées sur le site. Enfin, deux études sont consacrées l’une aux restes fauniques – qui donnent un aperçu de la consommation alimentaire au temps des expéditions pharaoniques – l’autre à des centaines de fragments de creusets découverts dans cette zone, qui correspondent à une activité métallurgique datée du début du Moyen Empire.

This volume gathers several studies concerning the most characteristic material discovered in the system of storage caves of the site of Ayn Soukhna (following the archeological report published in 2016 in a previous book). We present successively all the inscriptions which were found during the excavation of this sector, by adding complements to those which, because of their historical importance, have already been at least partially published, and by studying all the inscribed objects of various periods brought to light. A specific study was also devoted to the exceptional batch of Old Kingdom flint knives collected in the entrance to the G1 gallery. The analysis of nearly one hundred utilitary stone objects is then proposed here, with the determination of the precise use of all this material.

A chapter is also devoted to dry pulleys and tenons discovered near the galleries, which could be rigging elements of the boats that were used on the site. Finally, two studies are devoted one to faunal remains – which give an insight into food consumption by pharaonic teams during expeditions – the other to hundreds of fragments of crucibles found in this area, which correspond to a metallurgical activity dated to the early Middle Kingdom.


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EtudUrb011.pdf (19 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Études urbaines 11
ISBN 9782724708301
2021 IFAO

52 (945 EGP)

Cairo in Chicago
Cairo Street at the World's Columbian Exposition of 1893

Construite en tant que structure temporaire et fabriquée à partir de matériaux éphémères, la « Rue du Caire » avait une double fonction. C’était d’une part une installation purement scientifique, une œuvre anthropologique. D’autre part, elle est devenue le lieu de divertissement le plus fréquenté de l’Exposition universelle de Chicago en 1893 (officiellement Worlds Columbian Exposition) : un endroit où « les gens sont devenus fous d’excitation ». Loin d’être une copie d’une rue actuellement existante, il s’agissait plutôt d’un assemblage d’éléments architecturaux authentiques, assemblés de manière à évoquer l’atmosphère de la métropole arabo-islamique, de la ville des Mille et Une Nuits. La présence des habitants locaux du Caire, qui y exerçaient leur métier, certains avec leurs chameaux, leurs ânes, leurs singes et même leurs serpents, a fait un effet encore plus important. Dans la rue du Caire, la danse du ventre a provoqué un esclandre : un grand nombre de personnes prétendaient que c'était immoral et elles ont réclamé sa suspension immédiate ; d’autres la considéraient comme une performance d'une valeur scientifique et ethnologique importante. Elle n’a jamais été interdite et les gens sont venus pour la voir. Les expositions universelles ont fait l’objet de nombreuses publications. Cette monographie constitue une approche innovante dans la mesure où elle propose un seul sujet, la rue du Caire, pour une analyse détaillée, en mettent un accent particulier sur son interprétation dans le contexte de l’Exposition dans son ensemble. Quel était ce grand tumulte autour de la danse du ventre ? Qu'est-ce qui l’a motivé ? Afin de répondre à ces questions, la présente monographie tente de donner une interprétation complexe et multiforme dans le contexte de la société de l’époque. Cette monographie est complétée d’un plan de base et de 168 illustrations.

Built as a temporary structure and made of ephemeral materials, “Cairo Street” had a dual nature. On the one hand it was a purely scientific installation, a piece of anthropology. On the other, it became the most popular entertainment venue at the World’s Columbian Exposition of Chicago (1893), a place where “people went wild with excitement”. Far from being a copy of any actual street, it was an assemblage of authentic architectural elements put together in such a way as to conjure up the atmosphere of the Arab-Islamic metropolis, the city of the Thousand and One Nights. Its impact was greatly enhanced by the presence of local Cairo inhabitants, who plied their trade, some of them with their camels, donkeys, monkeys, and even snakes. The belly dancing on Cairo Street caused an enormous stir: many claimed that it was immoral and called for its immediate suspension; others regarded it as a performance of important scientific and ethnological value. It was never suspended—and people flocked to see it.
An immense amount has been written about world’s fairs. This monograph represents a novel approach in that it subjects a single project, the Cairo Street, to detailed analysis, placing particular emphasis on interpreting it within the context of the Fair as a whole. What was the great uproar about the belly dancing? What motivated it? In order to answer these questions, this monograph attempts to offer a complex, multi-faceted, interpretation within the context of the society of the time.
Cairo Street was the sensation of the World’s Columbian Exposition, a fair which many sold their stoves, mortgaged their houses, spent their life savings or their funeral money to see. This monograph is enhanced with a ground plan and 168 illustrations.