Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Tebtynis

Tebtynis
تبتينيس
Une ville gréco-romaine au sud du Fayoum
tebtynis
Variantesأم البُريجات
Noms anciensTp-dbn, Τεβτûνις (Τεπτûνις)
lien DOI doi10.34816/ifao.aad6-693d
lien IdRef IdRef031310591
Missions Ifao depuis1988
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Fouilles à Umm-el-Breigât (Tebtynis)Opération de terrain 17125

Responsable(s)

lien IdRef Claudio Gallazzi (Università degli Studi di Milano)
lien IdRef Gisèle Hadji-Minaglou (IFAO)

Partenaires

lien IdRef 🔗 Institut français d’archéologie orientale (IFAO)
lien IdRef 🔗 Università degli studi

Cofinancements

Dates des travaux

septembre - novembre

Rapports de fouilles dans le BAEFE

2020 : 10.4000/baefe.2879
2019 : 10.4000/baefe.1075

Participants en 2021

lien IdRef Claudio Gallazzipapyrologue, professeur des universitésUniversità degli Studi di Milano
lien IdRef Gisèle Hadji-MinaglouarchéologueIFAO
lien IdRef Gert Baetenségyptologueuniversité de Louvain
lien IdRef Marie-Françoise Boussachistorienne helléniste, professeur des universités émériteUniversité Paris Ouest Nanterre, ArScAn
Thomas Christiansenarchéomètre, chercheurMusée de Turin
lien IdRef Roberta Cortopassispécialiste des tissus, conservateur en chef
lien IdRef Jean-Yves Empereurarchéologue, directeur de recherche émériteCEAlex
lien IdRef Estelle Galboishistoire de l'art, maître de conférencesUniversité Toulouse 2 Jean Jaurès
Margot Legalloisarchitecte
lien IdRef Nikos Litinashistorien helléniste, professeur assistantuniversité de Crète
Sayed Awad MohamedarchéologueMoA/Inspectorat du Fayoum/SCA
Ihab Mohamed IbrahimphotographeIFAO
lien IdRef Marie-Dominique Nennaarchéologue historienne, directriceCentre d'études alexandrines
lien IdRef Olivier Onézimetopographe
lien IdRef Olivier Picardnumismate, professeur des universitésAcadémie des inscriptions et belles lettres
lien IdRef Gaël PollinphotographeIFAO
lien IdRef Anna PołudnikiewiczarchéologueUniversité de Varsovie
Quartier ptolémaïque et romain à l’est du temple de Soknebtynis.
Ptolemaic and Roman district to the east of the Soknebtynis temple.
لحى البطلمي والرومانيّ شرق معبد سوكنيبتينيس.
© Ifao/G. Pollin.
Quartier ptolémaïque et romain au nord-ouest du temple de Soknebtynis.
Ptolemaic and Roman district north-west of the Soknebtynis temple.
الحى البطلمي والرومانيّ شمال غرب معبد سوكنيبتينيس.
© Ifao/G. Pollin.
Bains publics des IIe-Ier s. av. J.-C.
Public baths of the 2nd and 1st centuries BC.
الحمامات العامة خلال القرنين الثاني-الأول ق.م.
© Ifao/G. Pollin.
Quartier ptolémaïque avec entrepôts, magasins et boulangeries.
Ptolemaic district with warehouses, shops, and bakeries.
الحي البطلمي مع المستودعات، والمخازن والمخابز.
© Ifao/G. Pollin.
Quartier remontant à l’époque byzantine.
District dating to the Byzantine period.
حي يعود تاريخه إلى العصر البيزنطي.
© Ifao/G. Pollin.
Papyrus dans une couche de détritus.

© Ifao/N. Litinas.
 
 

Le village, aujourd’hui connu sous le nom grec de Tebtynis, fut fondé vers 1800 av. J.-C., lorsque les pharaons de la XIIe dynastie entreprirent de bonifier la dépression du Fayoum actuel. Pendant des siècles, il demeura le centre le plus important de la partie sud de l’oasis et il ne fut abandonné qu’au XIIe s. apr. J.-C., quand ses derniers habitants, poussés par l’avancée du désert, furent obligés de se déplacer dans la zone encore cultivée de l’oasis. Ils fondèrent un autre village, quelque 6 km plus au nord, et ils lui donnèrent le nom de l’agglomération délaissée, devenu ΤoΥΤωΝ (Touton) en copte et تطون (Ṭuṭūn) en arabe. La nouvelle bourgade existe toujours et est encore dénommée Ṭuṭūn. De l’ancien village subsistent d’imposants vestiges formant un monticule appelé kôm Umm-el-Breigât, qui est situé en bordure sud du Fayoum, à environ 170 km au sud-ouest du Caire.

Demeuré intact jusqu’à la fin du XIXe s., le monticule des ruines fut entamé pour la première fois en 1899-1900 par deux papyrologues anglais, Bernard Pyne Grenfell et Arthur Surridge Hunt, qui y recueillirent un important lot de papyrus. Deux ans plus tard, Otto Rubensohn y fit une brève campagne pour le musée de Berlin, lui aussi à la recherche de papyrus. Les scientifiques furent immédiatement suivis par les chercheurs d’antiquités et les fouilleurs de sebâkh, la terre azotée qui était utilisée comme engrais. Avant et après la Première Guerre mondiale, des centaines de papyrus extraits des ruines de Tebtynis allèrent enrichir les collections européennes et américaines et des milliers de tonnes de sebâkh partirent dans les champs de l’oasis. Le prix payé pour les papyrus et l’engrais fut le bouleversement, voire la destruction, de très vastes secteurs du village. Les pilleurs et les paysans ne s’arrêtèrent même pas lorsque les archéologues retournèrent sur les lieux. En 1929, Evaristo Breccia travailla quatre semaines dans les ruines pour l’université de Florence. Après lui, Carlo Anti et son assistant Gilberto Bagnani, à la tête de la Regia Missione Archeologica Italiana, fouillèrent le site de 1930 à 1936 avec des résultats spectaculaires, qui amenèrent le roi d’Égypte Fouad Ier et le roi d’Italie Victor Emanuel III à visiter ensemble le chantier. Le grand sanctuaire du dieu Soknebtynis et son allée sacrée furent mis au jour (1931-1934), un couvent et une église couverte de fresques furent repérés (1933), deux îlots de constructions romaines furent dégagés (1934-1935) et deux caves comblées de papyrus furent découvertes en 1931. Une troisième cave, contenant environ 750 papyrus grecs, fut retrouvée en 1934 par Achille Vogliano, qui travaillait avec la mission de C. Anti pour le compte de l’université de Milan. Malgré ces succès, en 1936 les archéologues italiens quittèrent le chantier et les ruines de Tebtynis restèrent à la merci des fouilleurs de sebâkh, qui arasèrent tous les bâtiments de la partie nord de l’agglomération et creusèrent des gouffres dans le secteur central.

Pendant 50 ans, aucun archéologue ne revint travailler dans les vestiges du village. Les fouilles n’ont repris à Tebtynis qu’en octobre 1988, lorsque la mission franco-italienne de l’Ifao et de l’université de Milan y a installé son campement. Le site, en effet, après les fouilles, les pillages et les déblaiements de la première moitié du siècle dernier, donnait l’impression d’être épuisé. En réalité, quelques zones étaient encore intactes, d’autres n’étaient entamées qu’en surface et même les secteurs les plus bouleversés gardaient des endroits vierges. Après avoir évalué l’état du site, la mission a rouvert le chantier avec la conviction de mettre au jour de nouveaux bâtiments, récupérer une certaine quantité de matériel et combler quelques trous dans l’histoire du village. Les résultats acquis ont été si satisfaisants que l’équipe a déjà travaillé plus de trente ans sur les lieux et prévoit d’y continuer des recherches de même ampleur. Les quartiers ptolémaïques de l’agglomération, auparavant inconnus, ont été repérés et mis au jour sur une vaste étendue ; le secteur byzantin, enseveli sous le sable jusqu’en 2004, a été identifié et des bâtiments remarquables ont été dégagés par-ci par-là : une chapelle consacrée à Thermouthis, le poste de la police du désert, un grand entrepôt de céréales du IIe s. av. J.-C., les bains publics du IIIe et ceux du IIe s. av. J.-C., une vaste boulangerie du IVe s. apr. J.-C. et une autre, plus étendue, remontant au siècle suivant. En outre, le sanctuaire de Soknebtynis érigé sous Ptolémée Ier a été découvert sous les vestiges de celui fouillé dans les années 1930, qui date en réalité du Ier s. av. J.-C. et non du début de l’époque ptolémaïque, ainsi que tout le monde le pensait. En même temps, environ 10 000 textes écrits sur papyrus et tessons de poterie en égyptien, grec, araméen, copte et arabe ont été récoltés et une quantité encore plus grande d’objets a été recueillie. Nous pouvons ainsi dresser un tableau détaillé de la vie dans le village du IIIe s. av. J.-C. au IXe s. apr. J.-C. Les ruines de Tebtynis n’étaient d’évidence pas encore épuisées et nous réservent sûrement d’autres surprises dans les années à venir.

Claudio Gallazzi (Università degli Studi di Milano)

Today known by its Greek name of Tebtynis, the village was founded about 1800 BC when pharaohs of the 12th Dynasty decided to take advantage of today’s Fayum depression. Over the centuries it remained the most important centre of the southern part of the oasis. It was only abandoned in the 12th century AD, when the last inhabitants, driven back by the advancing desert, were forced to move to another area of the oasis which was still under cultivation. Some 6 km further to the north, they founded another village and gave it the same name as their abandoned settlement, which became ΤoΥΤωΝ (Touton) in Coptic and تطون (Ṭuṭūn) in Arabic. Of the first village, impressive ruins remain which form a mound known as Kom Umm-el-Breigât. It is located on the southern edge of the Fayum, about 170 km south-west of Cairo.

Having remained intact until the end of the 19th century, the mound of ruins was excavated for the first time in 1899-1900 by two English papyrologists, Bernard Pyne Grenfell and Arthur Surridge Hunt, who recovered from there a large collection of papyri. Two years later, Otto Rubensohn conducted a brief season for the Berlin Museum, again in search of papyri. The scholars were immediately followed by those looking for antiquities and diggers of sebakh, the nitrogenous soil used for fertilizer. Before and after the First World War, hundreds of papyri removed from the ruins of Tebtynis went to enhance European and American collections and thousands of tonnes of sebakh were spread over the fields of the oasis. The price paid for the papyri and the fertilizer was the disturbance, destruction even, of huge areas of the village. The looters and farmers did not even cease their activities when archaeologists returned to the spot. In 1929, Evaristo Breccia worked for four weeks among the ruins on behalf of the University of Florence. After him, Carlo Anti and his assistant Gilberto Bagnani, at the head of the Regia Missione Archeologica Italiana, excavated the site from 1930 to 1936. The spectacular results brought the king of Egypt, Fouad I, and the king of Italy, Victor Emanuel III, to visit Tebtynis together. The great temple of the god Soknebtynis and its sacred way were exposed between 1931-1934; a monastery and church covered with frescos were located in 1933; two districts of Roman buildings were cleared between 1934-1935; and two cellars filled with papyri were discovered in 1931. A third cellar, containing about 750 Greek papyri, was found in 1934 by Achille Vogliano, who was working with the mission of Anti on behalf of the University of Milan. Despite such successes, in 1936 the Italian archaeologists left the site, and the ruins of Tebtynis remained at the mercy of diggers of sebakh, who razed all the buildings on the north side of the settlement and dug great chasms in the central area. 

For fifty years, no archaeologist returned to work in the remains of the village. Excavations were only resumed at Tebtynis in October 1988 when the Franco-Italian mission of the IFAO and the University of Milan established camp there. Indeed, the site, after the excavations, the plunders and the sebakhin clearances of the first half of the last century, gave the impression that it was exhausted. In fact, some areas were still intact, others had only been dug on the surface, and even the most disturbed locations retained some untouched areas. After having evaluated the state of the site, the mission reopened it persuaded that it would be possible to bring to light new buildings, recover a substantial amount of material and fill in some gaps in the history of the village. The results obtained have been so satisfactory that the team has already worked at Tebtynis for more than thirty years and expects to continue its research there. The Ptolemaic quarters of the settlement, previously unknown, have been cleared and exposed over a large area. The Byzantine district, buried under sand up to 2004, has been identified. Here and there, remarkable buildings have been cleared: a chapel dedicated to Thermouthis; a desert police post; a large granary dating to the 2nd century BC; public baths of the 3rd century and those of the 2nd century BC; a vast bakery of the 4th century AD, and another, even larger one, dating to the following century. In addition, the temple of Soknebtynis erected under Ptolemy I has been discovered under the remains of the one which was excavated in the 1930s. This dates in fact to the 1st century BC and not to the beginning of the Ptolemaic era, as previously thought. At the same time, about 10 000 texts written on papyrus and pottery sherds, in Egyptian, Greek, Aramean, Coptic and Arabic, have been collected; and an even greater quantity of objects has been gathered. Thus, we can draw up a detailed picture of life in the village from the 3rd century BC to the 9th century AD. The ruins of Tebtynis were not yet exhausted and we look forward to further surprises in the years to come.

Claudio Gallazzi (University of Milan)

أُنشِئَت القريةُ، التي تُعرف اليوم بالاسم اليونانيّ تبتينيس، قُرَابَة عام ١٨٠٠ ق. م. عندما اهتمَّ فراعنةُ الأسرةِ الثانيةَ عشرةَ باستصلاحِ مُنخفَض الفيوم الحالىّ. وقد ظلت على مدى قرونٍ المركزَ الأكثرَ أهميَّةً في الجزءِ الجنوبيِّ من الواحةِ ولم تُهجَر إلَّا في القرنِ الثاني عشر الميلاديّ، عندما أجُبر آخر سُكَّانها، مدفوعين بزحفِ الصحراء، على الانتقالِ إلى المنطقةِ المزروعةِ في الواحة. وقد قاموا بتأسيسِ قريةٍ أخرى، على بُعد قُرَابَة ٦ كيلومترات شمالًا، وأطلقوا عليها اسمَ المنطقةِ السكنيَّةِ التي غادروها، والتي أصبحت «توتن» بالقِبْطيَّة و«تطون» بالعربيَّة. هذه القريةُ الجديدةُ الصغيرةُ لا تزالُ موجودةً وتحملُ الاسمَ نفسه، تطون. من القريةِ القديمةِ لا تزالُ هناك أطلالٌ مَهِيبةٌ تُشكِّلُ تلًّا يُدعى كَوْم أُمِّ البريجات الذي يقعُ على الحافَّةِ الجنوبيَّةِ للفيوم على بُعد قُرَابَة ١٧٠ كيلومترًا جنوبَ غربِ القاهرة.

وقد بقىَ التلُّ سليمًا حتى نهايةِ القرنِ التاسعَ عشرَ؛ حتى قام اثنان من علماء البَرْديَّات البريطانيِّين، برنارد پ. جرنڨل وآرثر س. هانت، بالعمل به للمرَّةِ الأولى في ١٨٩٩-١٩٠٠؛ حيث جمعا منه مجموعةً كبيرةً من البَرْديَّات. وبعد مرور عامين، قام أوتو روبنسون ببعثة قصيرةٍ به لصالح مُتْحَف برلين، باحثًا هو الآخر عن البَرْديَّات. وأعقب العلماءُ على الفور المُنقِّبين عن الآثار وحفَّارِي السباخ، وهي التربةُ النيتروﭼينيَّة التي كانت مستخدمةً كسماد. قبل الحرب العالميَّة الأولى وبعدها، يمكن إحصاءُ المئاتِ من البَرْديَّات المُستخرَجة من أطلال أم البريجات التي خرجت من البلاد لِتُثْرِى المجموعات الأوروبيَّة والأمريكيَّة، بينما ذهبت الآلافُ من أطنانِ السِّبَاخِ إلى الحقولِ الزراعيَّةِ بواحةِ الفيوم. وفي المقابل، كان ثمنُ هذه البَرْديَّاتِ والأسمدةِ هو تخريب، بل وتدمير قطاعاتٍ شاسعةٍ من القرية. ولم يتوقف الناهبون والفلَّاحون حتى عندما عاد علماءُ الآثار إلى المواقع. وفي عام ١٩٢٩، عمل إيڤاريستو بريشيا، القادم من جامعة فلورنسا، لمدةَ أربعةِ أسابيع بموقع أطلال القرية. ثم تبعه، كارلو أنتي ومساعدُه جيلبرتو بانياني، على رأسِ البَعْثَةِ الأثريَّةِ الإيطاليَّة، حيث قاما بالتنقيب في الموقع، في السنوات من ١٩٣٠ حتى ١٩٣٦ وتوصَّلا لنتائج مذهلة؛ مما دعا ملك مصر فؤاد الأول وملك إيطاليا ﭬﭘﮑﺘﻮر عمَّانويل الثالث للقيامِ بزيارةٍ مشتركةٍ للموقع. تم الكشفُ عن مكان قُدْس أقداسِ الإله سوكنيبتينيس ومَمرَّه المقدس في الفترة من (١٩٣١-١٩٣٤)، كما تمَّ تحديدُ دَيْرٍ وكنيسةٍ مُغطَّاةٍ بلوحاتٍ جداريَّة (١٩٣٣). علاوة على ذلك، قامت هذه البَعْثَةُ بإظهار كتلتين من المبانى الرومانيَّة (١٩٣٤-١٩٣٥) واكتشافِ قبوين ممتلئين بالبَرْديَّات في عام ١٩٣١. وفي عام ١٩٣٤، عثر أكيللِّي ﭬﻮليانو، الذي عمل مع بعثةِ كارلو أنتي لحسابِ جامعةِ ميلانو، على قبوٍ ثالثٍ يضمُّ قُرَابَة ٧٥٠ برديَّة يونانيَّة. على الرغم من هذه النجاحات، فقد غادر علماءُ الآثار الإيطاليون الموقعَ في عام ١٩٣٦، وظلَّت أطلال تبتينيس تحت رحمةِ حفَّارِي السِّباخ، الذين أزالوا نهائياً جميعِ مباني الجزءِ الشماليّ من المنطقةِ السكنيَّة، ونقبوا حُفَرًا عميقةً في الجزء الأوسط.

طوال مدة خمسين عامًا، لم يعُدْ أىٌّ من علماءِ الآثار للعملِ في أنقاضِ القرية. ولم تُستأنف الحفائِر في تبتينيس إلا في أكتوبر ١٩٨٨، عندما أقامت البَعْثَةُ الفرنسيَّةُ-الإيطاليَّةُ التابعةُ للمعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة وجامعة ميلانو مُخيَّمها هناك. وفي الواقع، فإن الموقع، بعد التنقيب والنَّهْب ورفع الأنقاضِ التي حدثت في النصف الأول من القرن الماضي، كان يبدو منهوباً تمامًا. ولكن، في حقيقة الأمر، كانت هناك بعضُ المناطق التي لم يتمَّ المساسُ بها، بينما كانت مناطقُ أخرى قد تعرَّضت للنهب، ولكن من على السطحِ الخارجيّ فقط. وحتى المناطقُ الأكثر تضرراً، كانت تحتفظُ بأماكن لم تُمَس نهائياً. وبعد تقييمِ حالةِ الموقع، أعادت البَعْثَةُ فتحَ مكانِ العملِ عن قناعة بأنها ستكشفُ عن مبانٍ جديدة، وسوف يكونُ في إمكانها استعادةُ بعض المواد تساعدها على سدِّ بعض الثغراتِ في تاريخِ القرية. كانت النتائجُ التي تحققت مُرْضيةً حتى إنَّ فريقَ العملِ واصلَ التنقيب بالفعل لأكثر من ثلاثين عامًا في الموقع، ويعتزمُ مواصلةَ أبحاثهِ بالتوسُّع نفسه. تم تحديدُ الأحياءِ البطلميَّة للمنطقة السكنيَّة، التي لم تكن معروفةً من قبل وكُشِف عنها على مساحةٍ شاسعة؛ كما تم تحديدُ المنطقةِ البيزنطيَّةِ التي كانت مدفونةً تحتَ الرمالِ حتى عام ٢٠٠٤، وإظهار مبانٍ مُهمَّة هنا وهناك: مقصورة مُخصَّصة لثرموثيس، ومركز شرطة الصحراء، ومستودع كبير للغِلَال من القرن الثاني ق. م.، وحمَّامات عامة من القرن الثالث، وأخرى من القرن الثاني ق. م.، وفرن شاسع من القرن الرابع الميلاديّ وآخر أكثر سَعَةً يعودُ تاريخُه إلى القرن التالي. بالإضافةِ إلى ذلك، اكتُشِفَت مقصورة سوكنيبتينيس التي شيدها بطليموس الأوَّل وذلك تحت أنقاضِ المقصورة التي تمَّ التنقيبُ بها عام ١٩٣٠، والتي تعود بالفعل للقرن الأول ق. م.، وليس بدايةِ عصرِ البطالمة، كما كان يظنُّ الجميع. وفي الوقت نفسه، جُمِع قُرَابَة ١٠,٠٠٠ نصٍّ منقوشٍ على بَرْديَّات وشقفات الفَخَّار باللغاتِ المصريَّة، واليونانيَّة، والآراميَّة، والقِبْطيَّة، والعربيَّة. وجُمِعت كميَّةٌ كبيرةٌ من القطَع. وبالتالى، فإنه يمكنُنا رسمُ لوحةٍ مُفصَّلةٍ للحياةِ في القريةِ في الفترةِ من القرن الثالث ق. م. إلى القرن التاسع الميلاديّ. ومن المُؤكَّد أن أطلال تبتينيس لم تنفدْ بعد، ولا زالت تحتفظُ بمفاجآتٍ أخرى في السنواتِ القادمة.

كلاوديو جالاتزي (جامعة ميلانو)

Bibliographie