Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Médamoud

Médamoud
مدامود
Un temple thébain de Montou et ses quartiers artisanaux
medamoud
Noms anciensMadou
lien DOI doi10.34816/ifao.5368-9e41
lien IdRef IdRef077509714
Missions Ifao depuis1924
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Religion, urbanisme et production artisanale autour du temple de Montou de MédamoudOpération de terrain 17144

Responsable(s)

lien IdRef Félix Relats Montserrat

Partenaires

lien IdRef 🔗 Institut français d’archéologie orientale (IFAO)
🔗 Fonds Khéops pour l’archéologie
🔗 Laboratoire d’excellence Religions et Sociétés dans le monde méditerranéen (LabEx RESMED)
lien IdRef 🔗 Centre de recherches égyptologiques de la Sorbonne (CRES, UMR 8167)

Cofinancements

🔗 Fonds Khéops pour l’archéologie
🔗 Laboratoire d’excellence Religions et Sociétés dans le monde méditerranéen (LabEx RESMED)
🔗 Archéologie et patrimoine en Méditerranée (ARPAMED)
lien IdRef 🔗 Centre de recherches égyptologiques de la Sorbonne (CRES, UMR 8167)

Dates des travaux

février - mars

Rapports de fouilles dans le BAEFE

2020 : 10.4000/baefe.2699
2019 : 10.4000/baefe.1044

Participants en 2021

lien IdRef Félix Relats Montserratégyptologue
lien IdRef Zulema Barahona Mendietacéramologue, chercheur associéUMR 8167 (Orient et Méditerranée)
lien IdRef Ann Bourgesminéralogie
lien IdRef Thierry De Puttergéologuemusée royal de l’Afrique centrale
lien IdRef Yves Egelsgéographie, retraité
Mohamed GabertopographeIFAO
lien IdRef Christina KarlshausenégyptologueUniversité de Louvain
lien IdRef Emmanuel LarozearchitecteUMR 8167 – Orient et Méditerranée Equipe « Mondes Pharaoniques »
lien IdRef Nadia LicitraarchéologueMusée de Louvre
lien IdRef Lorenzo MediniégyptologueIFAO
Hassân Mohammed AhmadrestaurateurIFAO
lien IdRef Gaël PollinphotographeIFAO
lien IdRef Romain Séguierarchéologueuniversité de Montpellier
lien IdRef Julien Thiessongéophysicienuniversité Pierre et Marie Curie UMR METIS 7619
lien IdRef Dominique Valbelleégyptologue, professeur des universités émériteSorbonne/AUC
Vue générale du temple de Médamoud.
General view of the temple of Medamud.
منظر عام لمعبد مدامود.
© Ifao/E. Laroze.
La porte de Tibère vue depuis le dromos.
The Gateway of Tiberius seen from the dromos.
بوابة تيبريوس، منظر من الدروموس.
© Ifao/F. Relats Montserrat.
Le portique ptolémaïque du temple de Médamoud vu depuis la salle hypostyle.
The Ptolemaic portico of the temple of Medamud seen from the Hypostyle Hall.
الرواق البطلميّ لمعبد مدامود، منظر من قاعة الأعمدة.
© Ifao/G. Pollin.
Restauration du mur péribole est.
Restoration of the east peribolos wall.
ترميم جدار السور الشرقي.
© Ifao/G. Pollin.
Vue aérienne des secteurs de production céramique sur le kôm au sud du temple.

© Ifao/G. Pollin.
Tête féminine à coiffure.
Female head with hairstyle.
رأس أنثى بغطاء الرأس.
© Ifao/Z. Barahona Mendieta.
 
 

Un chantier historique de l’Ifao : la fouille du temple dans les années 1920 et 1930

Le village moderne de Médamoud est en partie implanté sur le kôm de l’antique Mȝdw, la plus septentrionale des villes du dieu Montou. De nos jours, sont encore visibles les ruines d’un temple ptolémaïque et romain dédié au patron de la Thébaïde. Il fut édifié par les Lagides, en modifiant un édifice remontant aux Moyen et Nouvel Empires, et fut par la suite embelli sous les empereurs romains. Dans les années 1920 et 1930, deux équipes de l’Ifao, dirigées respectivement par Fernand Bisson de la Roque et Clément Robichon, furent les premiers à explorer le site de manière systématique. Leurs travaux portèrent essentiellement sur le téménos et les structures qui lui étaient directement associées (lac, dromos et enceintes). Le premier dégagea le temple et étudia ses fondations d’où furent extraits des centaines de blocs, remontant essentiellement aux XIIe et XIIIe dynasties, remployés dans un radier bâti par Thoutmosis III. Ils sont aujourd’hui conservés aux musées du Caire et du Louvre. À l’arrière du temple, il mit au jour une autre plateforme faite de blocs en calcaire non-épigraphiés, témoin du sanctuaire bâti à la XIIe dynastie par Sésostris III. En 1933, C. Robichon reprit la direction du chantier pour compléter l’étude des fondations du sanctuaire et découvrit des niveaux de briques qui doivent être associés à la plateforme de Sésostris III et qui dessinent le tracé du temple de ce souverain. L’ensemble avait été fondé sur un téménos antérieur, entièrement en briques, que les fouilleurs dénommèrent le « temple primitif ». Cette construction a concentré de nombreux débats tant en raison de sa forme que de l’interprétation qu’en offrit Alexandre Varille. La mission actuelle est l’héritière des travaux du début du XXe s. dont la documentation doit être préservée, mise en valeur et réétudiée. Plusieurs postulats des anciens fouilleurs doivent aujourd’hui être réévalués, d’autant qu’une grande partie de leur documentation demeure inédite. Par ailleurs, ils avaient concentré leurs recherches sur une petite surface du kôm antique alors que la zone archéologique couvre une surface totale de 15 ha, dont une grande partie n’a jamais été étudiée.

Valorisation et étude du patrimoine de Médamoud

La mission – sous le patronat de l’Ifao et de Sorbonne Université, et avec l’aide financière du fonds Khéops pour l’archéologie – s’attache à relever ces défis. En premier lieu, les fouilles ont livré une riche documentation épigraphique qu’il convient de réétudier. En particulier, les inscriptions du temple – notamment les soubassements publiés par Étienne Drioton en 1925 et 1926 – méritent une nouvelle édition, accompagnée d’une traduction actualisée et d’un commentaire de la théologie du lieu. Cette dernière s’appuiera également sur l’édition du dernier monument inédit du site, à savoir la porte de Tibère. Il s’agit du propylône, érigé par Auguste et décoré par son successeur, qui constituait l’entrée monumentale du secteur cultuel et était décoré d’un résumé de la théologie de Médamoud. Son effondrement, probablement au xviiie s., a produit un éboulement des blocs de grès qui ont été dégagés dans les années 1920. Ils sont aujourd’hui photographiés, en partie restaurés, et désormais protégés sur des banquettes construites ad hoc. L’étude du décor, amorcée par Étienne Drioton, a fait l’objet d’un premier puzzle photographique réalisé par C. Robichon, d’abord confié à Serge Sauneron puis, en 1973, à Dominique Valbelle. Le projet entre désormais dans sa phase finale et donnera accès à un des derniers propylônes thébains inédits.

Outre l’épigraphie, la documentation archéologique doit également être relue à la lumière des données actuelles, particulièrement pour les structures en briques crues, pas toujours documentées au début du XXe s. De ce fait, un programme de sondages a été mis en place pour retrouver les vestiges du Moyen Empire et pour réétudier les différentes enceintes du site afin de les dater et d’en établir le plan.

Cependant, l’élévation du niveau de la nappe phréatique dans la région thébaine, en raison de l’intensification des cultures, a fragilisé le temple et les blocs de la porte de Tibère, touchés par les remontées salines. En outre, les fouilleurs du début du siècle avaient restauré le temple avec du ciment qui est encore incrusté sur de nombreux blocs et qui participe à leur dégradation. C’est pourquoi un plan de restauration global du site a débuté dès 2011 avec la participation du service de restauration de l’Institut. Il permettra d’enlever les anciennes restaurations au ciment et de consolider les maçonneries préservées.

Urbanisme et artisanat aux portes d’un temple égyptien

Mais le principal objectif de la mission dans les années à venir est d’étendre nos recherches dans les secteurs encore inexplorés, situés à l’extérieur du téménos et qui couvrent les trois quarts de la surface du site. Depuis 2015, un programme de dégagement extensif, appuyé sur un survey géomagnétique réalisé en partenariat avec l’UMR 7696 METIS, a été mis en place. À ce jour, deux ateliers de production céramique remontant à la XXVe dynastie ont été découverts, de part et d’autre d’un nouveau mur de clôture qui semble structurer le tissu urbain sur plusieurs dizaines de mètres. Plus au sud, un troisième secteur de fours, daté de la XVIIIe dynastie, a été reconnu. L’extension de ces fenêtres permettra, dans les années à venir, d’étudier l’agglomération qui accompagnait le temple pour mettre en lumière les interactions entre un temple thébain et son contexte urbain.

Félix Relats Montserrat (Ifao)

The long history of the IFAO in Medamoud: excavations at the temple in the 1920s and 1930s

Part of the modern village of Medamud is located on the kom of ancient Mȝdw, the most northerly of the cities of the god Montu. Today, the ruins of a Ptolemaic and Roman temple dedicated to the Thebaïd’s protector are still visible. Erected by the Lagides, who modified a structure built during the Middle and New Kingdoms, it was subsequently embellished under Roman emperors.

In the 1920s and 1930s two of the IFAO teams, directed respectively by Fernand Bisson de la Roque and Clément Robichon, were the first to explore the site in a systematic manner. Their work focussed essentially on the temenos and the structures directly associated with it (the lake, dromos and enclosures). The first cleared around the temple and studied its foundations from where hundreds of blocks dating to the 12th and 13th Dynasties (reused by Thutmose III) were extracted. These are today preserved in Cairo and Louvre Museum. At the rear of the temple, another platform was exposed comprising unengraved blocks of stone, testifying to a temple built by Sesostris III during the 12th Dynasty. In 1933, C. Robichon resumed the site’s directorship in order to complete the study of the temple’s foundations and to discover brick levels which must have been associated with Sesostris III’s platform which would demonstrate the outline of this ruler’s temple. These had been founded on a previous temenos, built entirely of brick, which the excavators called the “primitive temple”. This structure has been the subject of much debate as much for its shape as for Alexandre Varille’s interpretation of it.

The current mission is continuing the work carried out at the beginning of the 20th century, whose documentation has to be preserved, improved and re-studied. Several assumptions of the former excavators must today be re-evaluated, especially since much of the documentation remains unpublished. In addition, they concentrated their research on a small area of the ancient kom, whilst the archaeological zone covers a total surface area of 15 ha, with a large part of it never studied.

Improvement and study of Medamud’s heritage

The mission, with the support of the IFAO and Sorbonne University, and with the financial aid of Kheops Fund for Archaeology, aims to take on these challenges. Firstly, past excavations have provided rich epigraphic documentation which needs to be re-studied. In particular, the temple inscriptions (especially the soubassements published by Étienne Drioton in 1925 and 1926) merit a new edition, accompanied by an updated translation and a commentary about the theology relating to Medamoud. This last will equally involve publication of the last unpublished monument of the site known as the “porte de Tibère”. This gateway is the propylon erected by Augustus and decorated by his successor, which forms the monumental entrance of the cultic area and was decorated with a summary of the theology of Medamud. Its collapse, probably in the 18th century, produced a landslide of sandstone blocks which were removed in the 1920s. Today they are photographed, partly restored and protected by resting on top of specially constructed benches. The study of the decoration, initiated by É. Drioton, has been the subject of a first-class photographic puzzle conducted by C. Robichon; then entrusted to Serge Sauneron; then, in 1973 to Dominique Valbelle. Nevertheless, the project is entering its final phase and will make accessible one of the last unpublished propylons of the Theban area.

In addition to the epigraphy, archaeological documentation must equally be reconsidered in the light of modern data, particularly concerning mud-brick structures, which were not always recorded at the beginning of the 20th century. To this end, a programme of sondages has been arranged to rediscover the Middle Kingdom remains and to re-analyse the different enclosures at the site in order to date them and to establish their plan.

However, the rise in the water table in the Theban region, due to the intensification of farming, has weakened the temple and the blocks belonging to the gateway of Tiberius, which is affected by rising salinity. In addition, excavations at the start of the century restored using cement which is still encrusted on a number of blocks and which contributes to their degradation. This is why an overall plan of the site’s restoration was begun from 2011 with the involvement of the Institute’s restoration services. It will enable former restoration work in cement to be removed and surviving masonry to be consolidated.

Urbanism and workshops at the gateways of an Egyptian temple

The principal aim of the mission in the years to come is to extend research into those areas, yet unexplored, which are located outside the temenos and which cover three quarters of the surface of the site. Since 2015, based on the findings of a geo-magnetic survey conducted in partnership with the UMR 7696 METIS, a programme of extensive clearing has been established. To the present, two pottery production workshops dating to the 25th Dynasty have been discovered on either side of a fenced wall which seems to frame the urban context over several dozens of metres. More to the south, a third area of kilns, dating to the 18th Dynasty, has been located. The extension of excavation over these areas will enable us, in the years to come, to study the settlement associated with the temple and to cast light on interactions between a Theban temple and its urban setting.

Félix Relats Montserrat (IFAO)

موقعٌ تاريخيٌّ بالنسبة إلى المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة: عملية تنقيب المعبد في عامَيّ 1920 و1930 

بُنيت قرية مدامود الحالية جُزئيَّا على كَومِ مدينةِ مادو القديمة، وهي المدينةُ الشماليَّةُ للإله مونتو، ولا تزالُ أطلال المعبد البطلميّ الرومانيّ المُخصَّص لإلهِ طيبةَ ظاهرة، وقد بنى المعبد البطالمةُ بإدخالِ بعضِ التعديلاتِ على أحدِ الصُّروحِ التي تعودُ إلى الدولتين الوسطى والحديثة، ثم زُخْرِف لاحقًا إبَّانَ حكمِ الأباطرةِ الرُّومان.

في عام 1920، ثم عام 1930، حضرت بعثتان إلى الموقع: الأولى برئاسةِ فرناند بيسون دى لا روك، والثانيةُ تحت قيادة كليمون روبيشون، وكانا أوَّلَ من استكشفَ الموقعَ بشكلٍ ممنهج، وتناولت أعمالُهما بشكلٍ أساسٍ التيمينوس والهياكلَ المُلحقَة به (البحيرة، والدُّرُوموس، والأسوار). قام دى لا روك بإكتشاف المعبدِ ودراسةِ أساساته حيث تمَّ استخراجُ المئاتِ من الكُتَلِ التي تعودُ بشكلٍ أساسٍ للأسرتين الثانية عشرة والثالثة عشرة، والتي أُعيد استخدامُها في بناءِ منصَّةٍ شيَّدها تحتمس الثالث، وهي محفوظةٌ اليوم في مُتْحَف القاهرة، ومُتْحَف اللوڨر. وفي الجزءِ الخلفيّ من المعبد، كُشِفَ عن منصةٍ أخرى من الحجرِ الجيريّ لا تحملُ أيَّ نقوش، وهي شاهدٌ على المعبد الذي شيَّده سنوسرت الثالثُ في عصر الأُسْرةِ الثانيةَ عشرةَ. وفي عام 1933، آلت إدارةُ الموقعِ لروبيشون كي يستكملَ دراسةِ أساسات المعبد؛ فاكتشف مستوياتٍ من الطوبِ التي يُفترضُ ارتباطُها بمنصَّةِ سنوسرت الثالث، والتي ترْسُمُ مسارَ معبدِ الملك. هذه المجموعةُ بُنيت أعلى تيمينوس سابق، مَبنيّ بالكاملِ من الطُّوب، أطلق عليه المُنقِّبون اسم «المعبد البدائي»، وأثارَ هذا البناءُ الكثيرَ من الجدلِ بسببِ شكله، وبسببِ التفسيراتِ التي قدَّمها ألكسندر ڤاريل بخصوصه.

والبَعْثَةُ الحاليَّةُ هي «الوريث» لأعمالِ بدايةِ القرن العشرين التي من المُقرَّر حفظُ وثائقها، وإبرازُ قيمتها، وإعادةُ دراستها. كما أن هناك عدةَ فرضيَّات طرحها المُنقِّبون الأوائلُ يجبُ إعادة تقييمها اليوم؛ خاصةً أن جزءًا كبيرًا من وثائقهم لم يُنشر بعد. هذا بالإضافةِ إلى أنهم ركَّزوا أبحاثهم على جزءٍ صغيرٍ من الكوم القديم، في حين أن المنطقةَ الأثريَّة تغطي مساحةً كليَّةً تبلغُ 15 هكتارًا، جزءٌ كبيرٌ منها لم تتمَّ دراستُه أبدًا. 

إبراز تراث المدامود ودراسته

تحرصُ البَعْثَةُ - تحت إشرافِ المعهدِ الفرنسيّ للآثار، وجامعة السُّوربون، والدعم الماديّ من صُندوق خوفو للآثار- على مواجهةِ هذه التحديات. أولًا قدمت لنا أعمالُ التنقيبِ كَمًّا شديدَ الثراءِ من الوثائقِ الإبيجرافية المنقوشة، من المُفضَّل إعادة دراستها؛ وخاصةً نقوش المعبد، وبشكلٍ أساسٍ تلك الموجودة بالأقْبِيَة، والتي نشرها إتيان دريوتون عامَىْ 1925 و1926، فهي تستحقُّ أن يُعاد نشرُها مصحوبةً بترجمةٍ مُحَدَّثةٍ وتعليقٍ على الفلسفة العقائديَّة الخاصة بالمكان. هذا المطبوعُ الجديدُ سوف يستندُ على نشرِ آخرِ أثرٍ مُكتشَفٍ بالموقع، ألا وهو بابُ تيبريوس، وهي البوَّابةُ التي شيَّدها أغسطس، وزخرفها خلَفُه، والتي كانت تُمثلُ المدخلَ الكبيرَ إلى القطاعِ المخصص لطقوس العبادة، وكان يزيِّنُها عرضٌ مختصرٌ للفلسفةِ الدينيَّة للمدامود. وقد أدَّى انهيارُ هذه البوابةِ الذي يُرجَّح حدوثُه في القرن الثامن عشر إلى انهيارِ كُتلِ الحجرِ الجيريّ التي اُخِرجت عام 1920. وفي الوقت الحاليّ، انتهت البَعْثَةُ من تصويرِ هذه الكُتلِ وترميمها جزئيًّا، ووُضِعت على مصاطب بُنيت خِصِّيصًا لحمايتها، أمَّا دراسةُ الزخارفِ التي بدأها إتيان دريوتون، فقام كليمان روبيشون بتجميعها تجميعًا أوَّليًّا مُصورًا، وأُوكلت مسئوليتُها في البداية إلى سيرﭺ سونرون، ثم في عام 1973 إلى دومينيك ڨالبيل. وهكذا دخلَ المشروعُ طَوْرَه الأخيرَ والذي سيقودُنا إلى واحد من بوَّاباتِ طِيبةَ التي لا تزالُ مجهولةً حتى الآن.

وبالإضافةِ للكتاباتِ المنقوشة، فإنه يَجدُر كذلك إعادةُ قراءةِ الوثائق الأثريَّة على ضوءِ المُعطياتِ الحاليَّة؛ خاصةً فيما يتعلقُ بالهياكل المبنيَّة من الطوب اللَّبِن، والتي لم تُوثَّق جميعُها منذ بدايةِ القرن العشرين. بالتالي؛ تمَّ إطلاقُ برنامجِ مجسَّاتٍ للعثور على البقايا الأثريَّةِ الخاصَّةِ بالدولةِ الوسطى، ودراسةُ الأسوار المختلفة للموقعِ بهدفِ تأريخها ورسمِ خريطتها.

غير أن ارتفاعَ مستوى المياهِ الجوفيَّةِ في منطقةِ طِيبةَ بسببِ كثافةِ الزراعةِ، أضعف المعبدَ وكُتلَ البوَّابةِ الطِّيبِيَّة التي تأثرتْ بارتفاعِ نسبةِ الملوحة، بالإضافةِ إلى أن مُنقِّبي بدايةِ القرنِ كانوا قد رمَّمُوا المعبدَ، مستخدمين الجص الذي لا يزالُ ملتصقًا بالكثير من الكُتَل وأسهم في تدهور حالتها. لذا؛ بدأت في عام 2011 خطةُ ترميمٍ شاملةٌ للموقعِ بالاشتراكِ مع إدارةِ الترميمِ بالمعهدِ الفرنسيّ، وسوف تسمحُ الخطةُ بإزالةِ هذه الطبقاتِ القديمة وتقويةِ الكُتَلِ المحفوظة.

التخطيطُ العِمْرانيّ والحِرَف على أبوابِ معبدٍ مصريّ

لكن الهدفَ الأساسَ للبَعْثَةِ في السنواتِ القادمة هو توسيعُ نطاقِ أبحاثنا لتمتدَّ إلى القطاعاتِ التي لم تُكتشف بعد والواقعةِ خارجَ المنطقة المُقدَّسة، والذي يغطى ثلاثةَ أرباعِ مساحةِ الموقع. في عام 2015، بدأت أعمالُ برنامجِ كشف مُكثَّف، يدعمُه مسحٌ مغناطيسىٌّ أرضىّ، تمَّ بالشَّرَاكةِ مع الوحدةِ البَحْثيَّةِ المشتركة  UMR 7696 METIS. حتى تاريخه، اكتشفنا ورشتيْن لإنتاجِ الخَزَفْ من الأُسرةِ الخامسةَ عشرةَ، وذلك على جانبَيّ سورٍ يبدو أنه يحيطُ النسيجَ العمرانىّ على امتدادِ عشراتِ الأمتار. وفي الجنوب منهما تمَّ تحديدُ قطاعٍ ثالثٍ للأفرانِ من عصرِ الأُسرة الثامنةَ عشرةَ. وزيادةُ عددِ هذه «النَّقاط المضيئة» ستسمحُ في الأعوامِ القادمةِ بدراسةِ التجمُّعاتِ السكنيَّةِ التي كانت تصاحبُ المعبدَ لإلقاءِ الضوءِ على التفاعلاتِ بين معبدٍ طِيبيٍّ وسياقهِ الحَضَريّ.

فيليكس رولا مونسيرا (المعهدُ الفرنسيُّ للآثار الشرقيَّة)

Bibliographie