Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Deir el-Médina

Deir el-Médina
دير المدينة
Village et nécropole des artisans des tombes royales thébaines
deir-el-medina
Noms anciensst-aAt «La Grande Place», puis st-maAt (Hr jmnty WAst) «La Place de Vérité (à l’occident de Thèbes)»
lien DOI doi10.34816/ifao.dbee-75cd
lien IdRef IdRef027231771
Missions Ifao depuis1917
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Deir el-Médina, mission d'étude et de restauration du mobilier et des monumentsOpération de terrain 17148

Responsables(s)

Cédric Larcher (IFAO)

Partenaires

The Egypt Exploration Society
The Griffith Institute – University of Oxford
Université de Genève
NINO, Leiden University
Académie des Beaux-Arts de Dresden

Cofinancements

Fondation Khéops (France)
American Research Center in Egypt / US AID (États-Unis)
The Egypt Exploration Society (Royaume-Uni)
The Griffith Institute – University of Oxford
NINO, Leiden University (Hollande)
University of Manchester (Royaume-Uni)
University of Missouri (États-Unis)
Museo Egizio Torino (Italie)
Université de Liège (Belgique)
Uppsala Universitet (Suède)
MUST University (Égypte)

Dates des travaux

janvier - mars

Participants
Cédric Larcherégyptologue responsable du service Archives et collectionsIfao
Guillemette Andreu-Lanoëmusée du Louvre
Dominique Lefevreuniversité de Genève
Olivier OnézimetopographeIfao
Julian Poschuniversité de Vienne
Cédric GobeilEES
Anne-Claire Salmasresponsable OEB – TopBibThe Griffith Institute University of Oxford
Omaïma El-ShalMisr University
Alexandra WinkelsAcadémie des Beaux-Arts de Dresde
Christoph HermAcadémie des Beaux-Arts de Dresde
Marine YoyotteégyptologueUMR 8167 équipe "Mondes pharaoniques"
Marie-Lys Arnetteégyptologue anthropologie historique et histoire culturelleuniversité de Fribourg
Gersande Eschenbrenner-Diemerégyptologue anatomie des bois - chercheuse associéeHiSoMA UMR 5189 UCL
Anna-Giulia De Marcodoctoranteuniversité de Pise
Sartini Lisauniversité de Pise
Ute Rummel
Isabelle VranckxEcole nationale supérieure des Arts visuels (La Cambre)
Anne Austinuniversité du Missouri (St Louis)
Elizabeth Bettlesdocumentation and digital epigrapherNINO université de Leyde
Rosalie Daviduniversité de Manchester
Keith Whiteuniversité de Manchester
Christian Dupuisgéologueuniversité de Mons (Belgique)
Annie GasseCNRS université de Montpellier 3
Clara JeutheDAIK-Ifao
Claire Newtonarchéo-botanistechercheur indépendant université du Québec
Mohamed Youssef SedekMUST University (Le Caire)
Huzaifa Magdy Ahmad MohamedMUST University (Le Caire)
Elisa Fiore MarochettiSoprintendenza Archeologia BAP Torino
Ben Haringpalaeography advisorLeiden University
Martin SählhofDAI German University in Cairo
Mélie LouysMuséum National d’Histoire Naturelle

Les ostraca littéraires de Deir el-Medina. Étude et publicationAction spécifique 17431

Responsables(s)

• Annie Gasse (CNRS - UMR 5140, équipe ENiM, université Montpellier 3)
Florence Albert (IFAO)

Partenaires

CNRS - UMR 5140, équipe ENiM, université Montpellier 3

Cofinancements

CNRS - UMR 5140, équipe ENiM, université Montpellier 3 : LabEx Archimede
Projet Ramses, université de Liège

Participants
Andreas Dornuniversité d'Uppsala
Stéphane PolisFNRS université de Liège
Nathalie Sojicuniversité de Liège

Étude des ostraca hiératiques non littéraires de Deir el-MedinaAction spécifique 17432

Responsables(s)

• Pierre Grandet (Fonds Khéops pour l’archéologie, Paris / Musée du Louvre, Paris)

Partenaires

Fonds Khéops pour l'archéologie

Dates des travaux

février - mars

Participants
Pierre Grandet
Renaud Pietri

Recomposition virtuelle du Livre des Morts de BakiAction spécifique 17437

Responsables(s)

• Elisa Fiore Marochetti (Soprintendenza Archeologia Belle Arti e Paesaggio per la Città M)
• Sara Demichelis (Soprintendenza Archeologia Belle Arti e Paesaggio per la Città M)

Partenaires

MiBAC (Ministero per i Beni e le Attività Culturali)

Documentation démotique de Deir el-MedinaAction spécifique 17438

Responsables(s)

• Didier Devauchelle (Université de Lille)
• Ghislaine Widmer (Université de Lille)

Figurines féminines et matériel associé en provenance de Deir el-MedinaAction spécifique 18457

Digitally distinguishing hieroglyphic hands in the tomb of Inherkhâouy (TT 359)Action spécifique 19465

Responsables(s)

• Elizabeth Bettles (Leiden University)
• Ben Haring (Leiden University)

Partenaires

Université de Leyde
NINO, Leyde
Kings Digital Lab at Kings College London

Cofinancements

Self-financing

Dates des travaux

janvier - mars

Participants
Elizabeth Bettlesdocumentation and digital epigrapherNINO université de Leyde
Ben Haringpalaeography advisorLeiden University
Vue générale du site. à gauche le cimetière, au centre le village et en arrière-plan sur la droite les espaces de cultes. © Ifao.
Vue d’ensemble du site depuis le nord. © Ifao/J. Posch.
Modèle 3D des TT 6 et TT 216. © Ifao.
Tatouage sur le cou d’une momie de femme. © Ifao.
Ensemble de pinceaux de différentes tailles. © Ifao.
Cercueil de Setaou. 
© Ifao.
Cercueil de Bakiset. © Ifao.
 
 

Le site historique de Deir el-Médina

Le site a été choisi au début du Nouvel Empire, probablement sous le règne de Thoutmosis Ier, lorsqu’il a été décidé que les tombes royales seraient creusées non loin de là, dans la Vallée des Reines et la Vallée des Rois. L’emplacement des chantiers royaux était alors directement accessible par les artisans chargés des travaux. Le village a connu plusieurs phases d’agrandissement avant d’être abandonné à la fin de la XXe dynastie, durant le règne de Ramsès XI. Les habitants qui vivaient là étaient placés sous la tutelle du vizir et entièrement pris en charge par l’administration royale qui leur fournissait à la fois leur moyen de subsistance, comme les denrées alimentaires, les combustibles, les vêtements, ainsi que les outils et matériaux utilisés pour leur travail. Chaque foyer bénéficiait d’une maison et d’une concession funéraire dans le cimetière occupant le flanc de la colline à l’ouest du village. Le travail de chantier était très organisé, réparti entre deux équipes : l’équipe de gauche et celle de droite. Chacune était composée d’un chef des travaux assisté de surveillants, de scribes comptables, de tailleurs de pierre, de sculpteurs, de peintres, de maçons, de charpentiers. Des habitations plus rudimentaires aménagées sur une crête de la montagne et près des tombes royales permettaient aux équipes de ne pas avoir à retourner chaque jour jusqu’au village dans le vallon de Deir el-Médina.

La mission de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire (Ifao)

Après les premières fouilles italiennes puis allemandes au début du xxe s., l’Institut français d’archéologie orientale du Caire obtient la concession de Deir el-Médina en 1917. Entre 1921 et 1951, l’égyptologue Bernard Bruyère est chargé de dégager et d’étudier l’ensemble du site. La documentation archéologique et épigraphique qu’il met au jour est si abondante que son étude et sa publication sont encore poursuivies aujourd’hui sur le terrain par une équipe de chercheurs venus de plusieurs pays. Cette ouverture aux collaborations internationales, qui a été encouragée ces dernières années, trouve aussi un écho au niveau local. Des étudiants en égyptologie ou des restaurateurs égyptiens en formation sont associés à ces projets afin qu’ils acquièrent expérience et compétences techniques. La mission assure également des opérations d’entretien et les travaux d’accessibilité du site pour le public, ce qui nécessite de trouver un équilibre entre conservation, mise en valeur et poursuite des recherches archéologiques. Les approches adoptées sont variées. À côté des opérations importantes de restauration, d’autres actions garantissent la pérennité du site. Un travail de consolidation des maçonneries est réalisé chaque année dès qu’une brèche apparaît dans les monuments ouverts au public, ou qu’un effondrement provoque des risques structurels pour l’ensemble ou une partie des édifices. Des enduits sacrificiels sont régulièrement posés sur le sommet des murs du village afin que l’érosion naturelle dégrade cet enduit plutôt que la surface originale. Enfin, les vestiges les plus fragiles sont protégés par un système de couverture. Ces opérations vont de pair avec la mise en valeur du site. Une série de dispositifs significatifs a été installée afin de rendre les monuments plus compréhensibles auprès des visiteurs qui en arrivant sur le site passent par un espace d’accueil et d’information où des documents pédagogiques, plans et maquettes, leur indiquent les particularités de l’endroit où ils se trouvent. La mission prend également en charge les aménagements nécessaires pour permettre l’accès des monuments aux visiteurs, à la demande du ministère des Antiquités égyptiennes (MoA).

Les fouilles sont désormais arrêtées afin de rediriger les moyens vers la restauration des monuments du site et de recentrer le projet scientifique sur le travail de documentation. Les activités des dernières missions se sont concentrées sur la restauration et la publication des tombes inédites, la restauration des espaces de cultes du Nouvel Empire situés au nord du site et sur l’étude des objets découverts par B. Bruyère, actuellement conservés dans les magasins du MoA.

L’étude des monuments funéraires

Le cimetière comprend une soixantaine de tombes décorées de scènes peintes ou gravées, pour la majorité d’époque ramesside. La méthodologie pour l’étude et la publication des tombes a beaucoup évolué ces dernières années. Elle privilégie une démarche holistique qui prend en compte, outre le monument lui-même, également le contexte et l’environnement dans lesquels il a été creusé. Topographe, photographe, céramologue, architecte, géologue, anthropologue, paléographe et restaurateur contribuent à une approche interdisciplinaire qui génère de nouvelles perspectives de recherche. Ainsi la photogrammétrie est utilisée pour chaque tombe étudiée. Le modèle 3D qu’elle permet de générer offre la possibilité de reconstituer des espaces en réalité virtuelle et de réaliser des vidéos immersives à 360°. Couplée à une analyse géoarchéologique, qui enrichit la reconstitution de données physiques réelles et inscrit le monument reconstitué dans son environnement géologique, cela produit des données nouvelles sur la manière dont les Égyptiens anciens ont interagi avec leur milieu, ainsi que sur les phases de creusement des monuments, sur les raisons de leur détérioration et sur les phénomènes naturels qui les menacent. Par exemple, cette technique a permis de comprendre l’architectonique de la tombe du responsable d’équipe Neferhotep (TT 216), inhumé dans le plus grand monument privé de Deir el-Médina. Le modèle 3D en a relevé la singularité. Les données récoltées portaient sur la position de la tombe, placée sur l’une des terrasses les plus hautes du site, qui a été choisie afin d’établir une connexion au moins visuelle avec le temple funéraire de Ramsès II, dont Neferhotep a réalisé la tombe ; ensuite sur sa structure, avec son accès par un escalier monumental à deux pans, afin de relier le monument à des voies processionnelles utilisées pour transporter les statues des divinités ; enfin, sur son plan, notamment des parties souterraines, qui montrent que le propriétaire a cherché, autant que possible et sans mettre en danger la structure du monument, à se rapprocher du caveau de la tombe voisine (TT 6) qui appartenait à son père Nebnefer.

La participation des restaurateurs au projet de publication d’une tombe est aussi un élément important du processus de la recherche. Leur intervention ne se limite pas au nettoyage : le diagnostic posé sur l’état des peintures nécessite un examen détaillé, sous différents types d’éclairage et très près de la paroi, qui offre souvent des observations précieuses sur les techniques des artisans, les repentirs, les ajustements, et qui contribue à reconstituer l’histoire du décor.

L’étude du matériel archéologique

En parallèle de la publication des tombes, la mission a repris l’étude des objets encore inédits conservés dans les magasins du site. Un nombre très important de petites figurines en céramique représentants des animaux, le dieu Bès ou des femmes nues sont en cours de documentation. Une équipe d’anthropologues a découvert la momie d’une femme recouverte de plus de trente tatouages figuratifs représentant des vaches sacrées, des serpents et des hiéroglyphes. Cette découverte exceptionnelle apporte des informations inédites sur la place éminente que pouvait avoir les femmes dans la sphère religieuse à Deir el-Médina. D’autres corpus d’objets sont en cours d’étude comme un lot d’appuis-tête, des stèles inscrites, des tables d’offrandes, un ensemble d’ostraca figurés, un lot d’outils utilisés par les peintres, autant d’objets qui permettront d’apporter de nouvelles informations sur la vie privée des habitants de Deir el-Médina, sur leur tradition, mais aussi sur l’organisation et la hiérarchie des équipes de travail dans la Vallée des Rois. La plupart de ces objets datent de l’époque ramesside, si bien que nous connaissons peu de choses des ouvriers chargés de fabriquer et décorer les tombes des pharaons de la XVIIIe dynastie. Mais des travaux récents ont permis d’établir que des signes inscrits sur divers types d’objets de cette période correspondaient à des marques personnelles qui identifiaient la propriété ou le destinataire du bien marqué. Plusieurs objets portant ces marques sont conservés dans les magasins du site. Leur étude permettra de reconstituer tout un pan de l’organisation administrative du site à la XVIIIe dynastie.

Cédric Larcher (Ifao)

الموقعُ التاريخيُّ لدَيْرُ المَدِينَة

تم اختيارُ الموقع في بداية الدولة الحديثة، ربما خلال عهد تحتمس الأول، عندما تقرَّر أن يتم حفر المقابر المَلَكيَّة في مكانٍ قريبٍ من وادي الملكات والملوك؛ حيث كان يمكن للحرفيين المسئولين عن تلك الأعمال الوصول مباشرةً إلى مواقع الأعمال المَلَكيَّة. وقد شهدت القريةُ عدَّةَ مراحل من التَّوْسعَة قبل أن تُهجر في نهاية الأسرة العشرين، إبَّان عهد رمسيس الحادي عشر. وكان السكان الذين عاشوا في هذا الموقع تحت وصاية الوزير، تتكفل الإدارة المَلَكيَّة بهم بالكامل، وتزودهم في الوقت نفسه بوسائل المعيشة، مثل المواد الغذائيَّة والوقود والملابس؛ وكذلك الأدوات والمواد التي تُستخدم في عملهم. كان لكُلِّ أسرةٍ بيتٌ ومكانٌ مخصَّصٌ للدَّفْن في المقابر التي تشغل جانبَ التَّلِّ غرب القرية. تميَّز العملُ في الموقع بالنظام التام حيث كان مقسمًا بين فريقين: فريق اليسار وفريق اليمين. كل فريقٍ يتألَّف من رئيس الأعمال بمساعدة المشرفين، والكَتبَة المحاسبين، وقاطعي الحجارة، والنحَّاتين، والرسَّامين، والبنَّائين، والنجَّارين. هذه المساكن البسيطة للغاية والمبنية على قمَّة الجبل بالقرب من المقابر المَلَكيَّة للفِرَق سهَّلت للعاملين عدم العودة يوميًّا إلى القرية، في الوادي الضيِّق لدَيْرُ المَدِينَة.

بعثة المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة

حصل المعهدُ الفرنسيُّ للآثار الشرقيَّة في القاهرة على حق امتياز موقع دَيْرُ المَدِينَة عام ١٩١٧، وذلك بعد الحفائِرِ الإيطاليَّة الأولى ثم الألمانيَّة في بداية القرن العشرين. وفيما بين الأعوام ١٩٢١ و١٩٥١، قام عالِمُ المصريَّات، برنار برويير بالكشف عن الموقع بأكمله ودراسته. ويُعدُّ التوثيقُ الأثريُّ والإبيجرافيُّ الذي قدمه وفيرًا؛ لدرجة أن دراساته وإصداراته لا تزالُ متواصلةً حتى اليوم في هذا المجال بمعرفةِ فريقٍ من الباحثين يأتون من الكثير من البلدان. هذا الانفتاحُ على التعاون الدوليّ الذي تم تشجيعه في السنوات الأخيرة له أيضًا صدَاهُ على المستوى المحليّ؛ حيث يشارك طلابُ علم المصريَّات أو المُرمِّمُون المصريون تحت التدريب في هذه المشروعات لاكتساب الخبرة والمهارات التِّقْنيَّة. توفرُ البعثة أيضًا عمليَّات الصيانة وإمكانيَّة الوصول إلى الموقع بالنسبة إلى الجمهور؛ مما يتطلب تحقيقَ التوازنِ بين حفظِ الموقعِ وإبرازهِ من ناحية، والبحث الأثريّ المستمر من ناحيةٍ أخرى مع تنوُّع المناهج المُتَّبعة. وإلى جانب عمليات الترميم الرئيسة، هناك إنشاءاتٌ أخرى تضمن استمراريَّة الموقع. يتم تنفيذ أعمال تقوية البناء كُلَّ عامٍ بمجرد ظهور صدع في الآثار المفتوحة للجمهور، أوعندما يتسبَّب انهيارٌ ما في مخاطر هيكليَّة لجميع الأبنية أو جزء منها. ويتم وضع الدهانات بشكل منتظم على قمَّة جدران أبنية القرية؛ بحيث يؤدى التآكل الطبيعيّ إلى إتلاف هذا الطلاء عوضًا عن السطح الأصليّ. وأخيرًا، تتمُّ حماية البقايا الأكثر هشاشةً بواسطة نظام تغطية. وتسير هذه العمليات جنبًا إلى جنب مع تطوير الموقع. وقد تمَّ إعداد مجموعة من الترتيبات اللازمة لتسهيل عملية فهم المعالم الأثريَّة بالنسبة للزائرين الذين - عندما يَصلُون إلى الموقع - يمرُّون من خلالِ منطقةِ استقبالِ وتزويد معلومات؛ حيث تتوافر وثائق إرشاديَّة وخرائط ومُجسَّمات للمكان المتواجدين فيه. تدعم البعثةُ أيضًا الترتيبات اللازمة للسماح للزائرين بالوصول إلى المعالم الأثريَّة، وذلك بناء على طلبٍ من وزارة الآثار المصريَّة.

غير أن أعمال التنقيب قد توقفت الآن من أجل إعادة توجيه الإمكانات المتاحة نحو ترميم الآثار في الموقع وإعادة تركيز المشروع العلميّ على أعمال التوثيق. ركَّزت أنشطةُ البعثاتِ الأخيرة على ترميم ونشر المقابر غير المعروفة، وترميم أماكن العبادات من عصر الدولة الحديثة، الواقعة شمال الموقع، وعلى دراسة القِطَع التي اكتشفها ب. برويير، والمحفوظة حاليًّا في مخازن وزارة الآثار.

دراسة الآثار الجنائزيَّة

تضم الجبانة قُرَابَة ستين مقبرةً مُزيَّنةً بمشاهد مرسومة أو محفورة، ترجعُ في معظمها لفترة الرَّعامِسَة. تطورت منهجيَّة دراسة ونشر المقابر بشكلٍ كبيرٍ في السنوات الأخيرة، فهي تركِّز على اتِّباع منهج كُلِّيٍّ يأخذ في الاعتبار، بالإضافة إلى الأثر نفسه، السياق والبيئة اللتين حُفر فيهما الأثر. كُلٌّ من الطُّبُوغرافي، والمصور، والمتخصص في دراسة الخَزَفْ، والمعماريّ، واﻟﭼﯿوﻟوچيّ، والأنثروبولوچيّ، والمتخصص في الكتابات القديمة، والمُرمِّم؛ الجميع يساهمون في اتِّباعِ نَهْجٍ مُتعدِّد التخصُّصات يستطيع أن يولِّد آفاقًا بحثيَّةً جديدة. هكذا يتم استخدام المسح التصويريّ لكل مقبرة تمَّت دراستها، ويوفر النموذجُ ثلاثىُّ الأبعاد الناتج عن هذا المسح إمكانيةَ إعادة بناء المساحات في الواقع الافتراضي، وإعداد مقاطع ﭬيديو جيدة للغاية بزاوية ٣٦٠ᵒ. وإلى جانب التحليل الأثريّ-الجغرافيّ، الذي يُثرى إعادة بناء البيانات الماديَّة الحقيقيَّة ويُدرج الأثر الذي أُعيد بناؤه في بيئته اﻟﭼﯿوﻟوﭼﯿَّﺔ، فإن تلك التِّقْنية تُنتج بياناتٍ جديدةً عن الطريقة التي تعامل بها المصريون القدماء مع بيئتهم؛ وكذلك مراحل حفر الآثار وأسباب تدهورها والظواهر الطبيعيَّة التي تهددها. على سبيل المثال، ساعدت هذه التِّقْنية على فهم الفلسفة المعماريَّة لمقبرة قائد الفريق نفرحتب (المقبرة ٢١٦)، الذي دُفن في الأثر الخاص الأكبر في دَيْرُ المَدِينَة، وقد كشف النموذجُ ثلاثيُّ الأبعاد عن هذا التفرُّد. وركَّزت البياناتُ التي تم جمعها على موقع المقبرة، المقامة على واحدة من أعلى المدرجات في الموقع، والتي تم اختيارها لإقامة اتصال مرئيّ على الأقل مع المعبد الجنائزيّ لرمسيس الثاني، والذي قام نفرحتب بتنفيذ مقبرته؛ كما ركَّزت البيانات على هيكل المقبرة، ومدخلها المزوَّد بدَرَجٍ ضخم، لربط الأثر بالمسارات التي تمرُّ من خلالها المواكب لنقل تماثيل الآلهة؛ وأخيرًا ركزت البيانات على تصميم المقبرة، ولا سيَّما في الجزء الواقع أسفل الأرض، والتي تبين أن صاحب المقبرة سعى، قدر الإمكان، ودون تعريض بنية الأثر للخطر، إلى الاقتراب من قبو المقبرة المجاورة (المقبرة ٦) التي تخصُّ أباه نب نفر.

إن مشاركة المُرمِّمين في مشروع نشر مقبرة، هو عنصر مهم في عملية البحث، حيث لا يقتصر تدخلهم على التنظيف فقط: هذا الأمر يتطلب تشخيص حالة الألوان فحصًا مُفصَّلًا، تحت أنواع مختلفة من الإضاءة وقريبة جدًّا من الجدار. هذه المشاركة تسفر غالبًا عن ملاحظات قيِّمة حول تقنيَّات الحِرَفيِّين، ما تمَّ التراجع عنه، والتعديلات تُسهم في إعادة صياغة تاريخ الزخرفة.

دراسة المواد الأثريَّة

استأنفت البَعْثةُ دراسة القطَع غير المنشورة والمحفوظة في مخازن الموقع، بالتوازي مع نشر المقابر. ويتم توثيق عدد كبير جدًّا من التماثيل الصغيرة من الخَزَفْ التي يمثل البعضُ منها أشكالَ حيواناتٍ أو الإله بِس أو سيِّدات عاريات. اكتشف فريق من علماء الأنثروبولوﭼيا مومياء امرأة مُغطَّاة بأكثر من ثلاثين من الوشوم التصويريَّة التي تمثل أبقارًا مقدسة وثعابين وحروفًا هيروغليفيَّة. ويوفر هذا الاكتشافُ الاستثنائيُّ معلوماتٍ غيرَ مسبوقةٍ عن المكانة البارزة التي يمكن أن تتمتع بها النساء في المجال الدينيّ في دَيْرُ المَدِينَة. كما تتم حاليًّا دراسة مجموعة أخرى من القِطَع مثل الكثير من مساند الرأس، واللوحات المنقوشة، وموائد القرابين، ومجموعة من الشقفات المُصوَّرة، والكثير من أدوات الرسَّامين، حيث ستوفر معلومات جديدة عن الحياة الخاصة لسكان دَيْرُ المَدِينَة، عن تقاليدهم؛ وكذلك عن تنظيم وتدرُّج الرُّتَب لفرَق العمل في وادي الملوك. ويعود تاريخ معظم هذه القطع إلى فترة الرعامسة؛ لهذا السبب فإننا نعرف القليل عن العمَّال المسئولين عن صنع وزخرفة مقابر الفراعنة في الأسرة الثامنة عشرة؛ غير أن الأعمال الأخيرة قد سمحت بإظهار أن العلامات المُسجَّلة على أنواعٍ مختلفةٍ من القطع في هذه الفترة، كانت متوافقةً مع العلامات الشخصيَّة التي حددت المِلكيَّة أو صاحب المتاع المشار إليه. ويتم حفظ الكثير من القطع التي تحملُ العلاماتِ في مخازنِ الموقع. وسوف تُسْهم دراسة هذه المواد في اقتفاء أثر جانبٍ هام من شكل التنظيمَ الإداريَّ للموقع في عصر الأسرة الثامنة عشرة.

سيدريك لارشيه (المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقية)

Bibliographie