Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Coptos

Coptos
قُفط
Pôle urbain et religieux et port fluvial de Haute-Égypte
coptos
VariantesQuft
Noms anciensGbtyw, Koptos
lien DOI doi10.34816/ifao.a5ae-33b4
lien IdRef IdRef196983835
Missions Ifao depuis2006
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Coptos, la ville et ses monuments. Fouilles et valorisation du siteOpération de terrain 17143

Responsable(s)

lien IdRef Laure Pantalacci (Université Lumière - Lyon 2, UMR 5189 HiSoMA)

Partenaires

lien IdRef 🔗 Institut français d’archéologie orientale (IFAO)
lien IdRef 🔗 Ministère du Tourisme et des Antiquités (MoTA)
lien IdRef 🔗 Histoire et sources des mondes antiques (HiSoMA, CNRS, UMR 5189)
lien IdRef 🔗 Musée des Antiquités égyptiennes de Turin
lien IdRef 🔗 Aix-Marseille Université (AMU)

Cofinancements

lien IdRef 🔗 Histoire et sources des mondes antiques (HiSoMA, CNRS, UMR 5189)
lien IdRef 🔗 Musée des Antiquités égyptiennes de Turin

Dates des travaux

février - mars

Rapports de fouilles dans le BAEFE

2020 : 10.4000/baefe.2780
2019 : 10.4000/baefe.771

➣ Site(s) de la mission

https://www.hisoma.mom.fr/recherche-et-activites/coptos

Participants en 2021

lien IdRef Laure Pantalacciégyptologue, professeur des universités émériteUniversité Lumière - Lyon 2, UMR 5189 HiSoMA
lien IdRef Vincent ChollierégyptologueHiSoMA
lien IdRef Vanessa DesclauxégyptologueUniversité Lumiere Lyon 2 / HiSoMA et BNF
lien IdRef Delphine Dixneufcéramologue, chargé de rechercheCNRS LA3M Aix
lien IdRef Cédric GobeilégyptologueMuseo Egizio (Turin)
Ebeid Mahmoud HamedrestaurateurIFAO
Ayman HusseindessinateurIFAO
Samuel LouvionarchitecteDPLG (Nantes)
Ihab Mohamed IbrahimphotographeIFAO
lien IdRef Georges Soukiassianarchéologue, ingénieur de recherche émériteCEAlex
Clémens Thienponttailleur de pierreindépendant
lien IdRef Anne-Charlotte Ybardarchéologue infographisteSAVL
Panorama de la partie nord du site, vue sud-nord.
Panorama of the northern part of the site, south-north view.
بانوراما للجزء الشمالي من الموقع، منظر من الجنوب إلى الشمال.
© Mission Coptos/C. Gobeil.
Anastylose d’une porte monumentale romaine, au sud-est du temple de Min et Isis (2016).
Reconstruction of a Roman monumental gateway, southeast of the temple of Min and Isis (2016).
تجميع بوابة رومانية ضخمة، جنوب شرق معبد مين وإيزيس (2016).
© Mission Coptos/Ifao.
Les deux portes monumentales restaurées.
The two restored monumental gateways.
اثنتان من البوابات الضخمة المرممة.
© Mission Coptos/Ifao.
La colonnade romaine fondée sur le mur nord du téménos ptolémaïque.
The Roman colonnade founded on the northern wall of the Ptolemaic Temenos.
الأعمدة الرومانية التي تأسست على الجدار الشمالي للجناح المقدس البطلميّ.
© Mission Coptos/C. Gobeil.
Mammisi de Ptolémée IV en cours de fouilles : à gauche, le dallage du naos ; au fond, architraves et linteau.

© Mission Coptos/Ifao.
Secteur ouest : baptistère et structures tardo-antiques ruinés, construits en remplois ptolémaïques et romains.
West sector: baptistery and ruined Late Antique structures, built from reuse of Ptolemaic and Roman blocks.
القطاع الغربي: المعمودية والهياكل الرومانية المتأخرة المتهدمة، والتي بُنيت بإعادة استخدام الكتل البطلمية والرومانية.
© Mission Coptos/C. Gobeil.
 
 

Riche en monuments de toutes les époques, le site était déjà largement pillé et ravagé par les fouilleurs clandestins, puis par les sebakhin, quand y sont arrivés les premiers archéologues. Malgré son énorme potentiel archéologique, et la préservation de l’agglomération antique sur une surface de 1,5 ha, les recherches scientifiques ont été rares à Coptos. En 1893-1894, William M. Flinders Petrie y a mené une longue campagne centrée sur le temple de Min et Isis. Fondé à la fin de la période Nagada, développé continuellement de l’Ancien au Nouvel Empire, ce monument, le noyau de la ville pharaonique, a été encore agrandi sous les Ptolémées, puis de nouveau remanié aux premiers temps de la conquête romaine. En 1910-1911, Adolphe Reinach, associé d’abord à Raymond Weill, puis à l’architecte Adrien Martinaud, explora d’autres sanctuaires du Ier millénaire au sud du temple principal, dans le secteur appelé Netjery-chemâ. Dans la partie ouest de la ville, des édifices tardo-antiques construits en pierres de réemploi furent signalés. Ainsi une meilleure connaissance de la topographie urbaine se mit en place. Des centaines d’objets furent rapportés par A. Reinach à Lyon, pour le musée créé par Émile Guimet. Ensuite l’exploration du site a été poursuivie ponctuellement (entre autres par Dows Dunham en 1923 et George Andrew Reisner, en 1924). Au sud de la ville a été découverte la tombe du vizir Chémaï (VIIIe dynastie ; Labib Habachi en 1956, Rabi’ Hamdan en 1979-1981 et Gregory Gilbert, en 2000-2002). En pratiquant plusieurs sondages en périphérie du grand temple, une équipe égypto-américaine (Sharon C. Herbert, Andrea M. Berlin et l’université d’Assiout, en 1987-1992) a construit un corpus céramologique de la ville sur la longue durée.

En complément des fouilles, les travaux épigraphiques et architecturaux de Claude Traunecker au Netjery-chemâ ont permis de mieux comprendre le déroulement de rituels coptites d’époque hellénistique et romaine. L’étude du temple d’el-Qal’a (L. Pantalacci et C. Traunecker, en 1982-2000), petit monument périphérique construit vers la fin du Ier s. av. J.-C. à 1,5 km au nord de Coptos, a aussi enrichi la connaissance des pratiques cultuelles de cette époque.

En 2000, le musée des Beaux-Arts de Lyon, qui abrite aujourd’hui la collection d’objets rapportés de Coptos par A. Reinach, organisait une grande exposition et un colloque international qui ont permis de faire la somme des connaissances sur le site.

Dès 2002, avec l’appui de l’Ifao, la mission archéologique française de Coptos, sous l’égide de l’université Lumière Lyon 2 et de l’équipe HiSoMA (UMR 5189), a repris l’exploration du site. Le musée des Beaux-Arts de Lyon, l’université Marc-Bloch Strasbourg 2, ainsi que l’ENSAIS de Strasbourg ont apporté leur concours aux premières campagnes.

Après deux saisons de survey et l’établissement d’un plan topographique du site, des sondages profonds ont été pratiqués à l’emplacement supposé de l’angle sud-est du téménos du grand temple. Ils ont livré une vingtaine de blocs de calcaire coquillier appartenant aux encadrements de trois portes monumentales. La corniche de linteau de la plus imposante de ces portes était inscrite au nom du célèbre Parthénios fils de Pamin, prostatès d’Isis, et datée du règne de Néron, an 9 (soit 63 apr. J.-C.) ; elle est dédiée à Isis, « la Grande Déesse ». Une inscription secondaire, sur l’un des montants, nomme l’empereur Antonin, confirmant ainsi que cette porte orientale était encore en usage au milieu du IIe s. apr. J.-C. Cette fouille a permis de comprendre l’évolution de l’enceinte du téménos hellénistique de Min et Isis, rasée par les Romains au Ier s. apr. J.-C pour y établir des colonnades. Celles-ci sont partiellement conservées sur les murs nord et est du téménos.

En 2011 a débuté la fouille d’un dallage de grès conservé au nord-ouest du grand temple. Ce dallage s’est avéré être celui du sanctuaire d’un mammisi, connu jusqu’ici seulement par une mention textuelle. Construit par Ptolémée IV, le mammisi a été détruit à la fin du IVe-début du Ve s. apr. J.-C. Les murs de l’édifice étaient gravés de scènes originales en lien avec la naissance du dieu enfant royal, Harpocrate, fils d’Isis. Leur décor a été réduit en fragments de très petite taille, dont environ 2 000 ont été jusqu’ici mis au jour. Une minutieuse fouille stratigraphique, et l’étude des architraves relativement bien conservées, a permis de comprendre en partie la disposition architecturale du petit édifice, dont la fouille se poursuit.

Au fil des siècles, la ville de Coptos s’est développée vers l’ouest du centre ancien, pour suivre le déplacement du cours du Nil et garder sa proximité avec le fleuve. À l’époque byzantine, le secteur monumental – dont il reste les ruines d’un imposant baptistère – s’est implanté à l’ouest de la ville enclose, en réutilisant les matériaux de temples païens. Le catalogage systématique des blocs hellénistiques et romains isolés ou intégrés dans les constructions tardo-antiques de ce secteur donne une idée de plus en plus précise de monuments entièrement démantelés. On a ainsi pu identifier un temple d’Isis et Harpocrate construit (?) et décoré sous Ptolémée IX Sôter II. Une grande porte presque entière de ce monument a déjà pu être reconstituée virtuellement. Le plan de l’édifice se complète progressivement, par l’étude des blocs épars ou intégrés à des constructions d’époque chrétienne. Au fil des saisons, le démontage de ces bâtiments tardifs ruinés permet d’avancer l’étude du temple ptolémaïque.

Laure Pantalacci (université Lyon 2, UMR 5189)

Rich in monuments from virtually all historical periods, the site had already been extensively ravaged by clandestine looters as well as diggers for sebakh by the time the first archaeologists arrived. Despite its enormous archaeological potential, and the preservation of the ancient settlement over an area of 1.5 ha, scholarly research has rarely been undertaken at Coptos. In 1893-1894, William M. Flinders Petrie conducted a long season there, focusing on the temple of Min and Isis. Founded at the end of the Naqada period, this monument, the nucleus of the pharaonic city, was continuously developed from the Old to the New Kingdom, then once again enlarged under the Ptolemies, then altered early in the Roman period. In 1910-1911, Adolphe Reinach, first of all with Raymond Weill, then with the architect Adrien Martinaud, investigated other temples to the south of the main temple, in the area called Netjery-shema, which date to the late 1st millennium BC. In the western part of the city buildings constructed with reused stones and dating to the Late Antique period were identified. Thus, a better understanding of the urban topography was achieved. Hundreds of objects were transported by A. Reinach to the museum created by Émile Guimet in Lyon. 

Subsequently, exploration of the site took place periodically (among others by Dows Dunham in 1923 and George Andrew Reisner in 1924). To the south of the city the tomb of vizier Shemai (8th Dynasty) was discovered and excavated by Labib Habachi in 1956, Rabi’ Hamdan in 1979-1981 and Gregory Gilbert in 2000-2002. In 1987-1992, an Egyptian-American team comprising Sharon C. Herbert, Andrea M Berlin and the University of Assiut undertook several sondages on the periphery of the great temple and produced a ceramic corpus of the city covering an extensive period of time.

In addition to the excavations, epigraphic and architectural work conducted by Claude Traunecker at the Netjery-Shema provided a better understanding of how Coptite rituals during the Hellenistic and Roman periods were performed. The study by L. Pantalacci and C. Traunecker from 1982-2000 of the temple of El-Qal’a, a small outlying monument constructed towards the end of the 1st century BC and 1.5 km north of Coptos, has also enriched our understanding of the cult practices of this period.

In 2000, the Musée des Beaux-Arts de Lyon, which today houses the collection of objects brought back from Coptos by A. Reinach, organised a large exhibition and an international colloquium, which brought together what we know about the site.

From 2002, with the support of the IFAO, the Mission archéologique de Coptos resumed investigation at the site under the aegis of the université Lumière Lyon 2 and the HiSoMA team (UMR 5189). The Musée des Beaux-Arts de Lyon, the université Marc Bloch Strasbourg 2, as well as the ENSAIS of Strasbourg gave their support to the first seasons.

After two seasons of surveying and the production of a topographic plan for the site, deep sondages were carried out at the presumed location of the south-east corner of the temenos of the great temple. About twenty fossiliferous limestone blocks belonging to the framework of three monumental gateways were uncovered. The lintel cornice of the most imposing of these gateways was inscribed with the name of the famed Parthenios, son of Pamin, prostates of Isis, and dated to year 9 of the reign of Nero (AD 63). It was dedicated to Isis “the Great Goddess”. A secondary inscription on one of the jambs mentioned the Emperor Antoninus, confirming that this eastern gateway had still been in use in the middle of the 2nd century AD. This excavation provided an understanding of the evolution of the enclosure of the temenos of Min and Isis during the Hellenistic period. Its mud-brick girdle wall was levelled in the 1st century AD to allow the erection of colonnades on top. These are partially preserved at the temenos’ northern and eastern walls.

In 2011 excavations started on the sandstone paved area which is preserved at the north-west of the great temple. This pavement proved to belong to the sanctuary of a mammisi which, up to that point, was known only through a textual mention. Constructed by Ptolemy IV, the mammisi had been destroyed at the end of the 4th century or at the beginning of the 5th century AD. The walls of this structure had been engraved with unusual scenes relating to the birth of the royal child-god, Harpocrates, son of Isis. The reliefs have been reduced to very tiny fragments, of which about 2 000 have so far been brought to light. A thorough stratigraphic excavation, and a study of the relatively well-preserved ceiling slabs, have provided a partial understanding of the architectural layout of this small structure, which continues to be excavated.

Over the centuries, the city of Coptos extended westwards of the ancient centre, following the alteration in the course of the Nile, so as to retain proximity to the river. In the Byzantine period, the monumental area, of which ruins of an imposing baptistery remain, was established to the west of the enclosed city, re-using material from the pagan temples. The systematic cataloguing of Hellenistic and Roman blocks , scattered or integrated within Late Antique buildings in this area offers us an increasingly precise notion about the monuments which were completely dismantled. Thus, it has been possible to identify a temple of Isis and Harpocrates constructed(?) and decorated under Ptolemy IX Soter II. A great gateway of this monument, practically intact, has already been the focus of a virtual reconstruction. The building’s plan continues to be increasingly understood through the study of scattered blocks and those integrated within structures of Christian date. The ongoing dismantling of these ruined Late Antique buildings progressively enhances our grasp of the Ptolemaic temple. 

Laure Pantalacci (University of Lyon 2, UMR 5189)

كان الموقعُ غنيًّا بالآثار من جميع العصور، ولكن عندما وصل أول علماء الآثار كان قد تم نهبُه وتخريبُه بالفعل على يدِ المُنقبين غير الشرعيِّين، ثم من قِبل السبَّاخين. وقد ظلت البحوث العلميَّة نادرةً في قِفْط على الرغم من إمكاناتها الأثريَّة الهائلة، والاحتفاظ بالتكتُّل السُّكانيّ القديم على مساحة ١,٥ هكتار. في الفترة ما بين ١٨٩٣-١٨٩٤، قام وليام م. فليندرز پتري ببعثةٍ طويلةٍ تركَّزت على معبد مين وإيزيس. تأسَّس هذا الأثر، وهو نواةُ المدينةِ الفِرْعَونيَّة، في نهاية فترة النَّقَادة. وقد تم تطويره باستمرار من عهد الدولة القديمة حتى الدولة الحديثة؛ وكذلك في عهد البطالمة، ثم أُعيد تجهيزه في المراحل الأولى للغزو الرومانيّ. في عام ١٩١٠-١٩١١، اكتشف أدولف ريناخ، الذي شارَك أولًا ريمون ويل، ثم المعماريّ أدريان مارتينو، مقاصير أخرى من الألفيَّة الأولى جنوب المعبد الرئيس، في القطاع المُسمَّى نتچيري-شيما. تمَّت الإشارةُ في الجزء الغربيّ من المدينة لبنايات من العصر القديم المتأخر، مَبنيَّةٍ من الحجارة المُعاد استخدامُها. هكذا تم التعرُّف بشكلٍ أفضلَ على الطبوغرافيا الحضرية للمكان. وقد نقل أ. ريناخ المئاتِ من القطع إلى ليون، لصالح المُتْحَف الذي أنشأه إميل جيميه. ثم استمر استكشاف الموقع بالبحث والتحقيق (على يَدِ داوس دونهام في عام ١٩٢٣ وﭼورچ أ. رايزنر في عام ١٩٢٤ من بين آخرين). جنوب المدينة، تم اكتشافُ مقبرةِ الوزير شماي (من الأسرة الثامنة؛ لبيب حبشي في ١٩٥٦، ربيع حمدان في ١٩٧٩-١٩٨١ وجريجوري جيلبرت في ٢٠٠٠-٢٠٠٢). وقام فريقٌ مصريٌّ-أمريكىٌّ بوضعِ مُدوَّنَةٍ خاصَّةٍ لتاريخ الخَزَفْ بالمدينة، على الأمَدِ الطويل، من خلال إجراء الكثير من المجسَّات في محيط المعبد الكبير (شارون هربرت، أندريا م. برلين وجامعة أسيوط ما بين ١٩٨٧-٢٠٠٢).

بالإضافة إلى الحفائِر، أتاحت دراسةُ الكتاباتِ والعمارة التي قام بها كلود ترونيكر في نتچيري-شيما، فهمَ مسارِ الطقوسِ القِبْطيَّة بشكلٍ أفضلَ في الفترةِ الهِلِّينستيَّة والرومانيَّة. أما دراسةُ معبدِ القلعةِ (لور پنتالاتشي وكلود ترونيكر، فيما بين الأعوام 1982-2000)، هذا الأثر الصغير الذي تم بناؤه في أطرافِ المدينةِ قُرْبِ نهايةِ القرنِ الأوَّلِ ق. م. على مسافة ١,5 كم شمال قِفْط، فقد أَثْرَت أيضًا معرفتَنا بالممارساتِ الشعائريةِ في ذلك الوقت.

في عام ٢٠٠٠، نظم مُتْحَف الفنون الجميلة في ليون، الذي يضمُّ الآنَ مجموعةً من القِطَع التي أحضرها أ. ريناخ من قِفْط، معرضًا كبيرًا وندوةً دوليَّةً أتاحا تجميع المعلومات عن الموقع.

بدءًا من عام ٢٠٠٢، وبدعمٍ من المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة، استأنفت البَعْثَةُ الأثريَّةُ الفرنسيَّةُ في قِفْط استكشافَ الموقع، تحت رعاية جامعة لوميير ليون ٢ وفريق HiSoMA-تاريخ ومصادر العوالم القديمة (5189 UMR). وقد قدَّم مُتْحَفُ الفنونِ الجميلةِ في ليون وجامعةُ مارك بلوخ ستراسبورج ٢، بالإضافةِ إلى المعهدِ الوطنيِّ للعلومِ التطبيقيَّةِ بستراسبورج دعمَهم للبعثات الأولى.

بعد موسمَيْن من المسح ورسم خريطة طبوغرافيَّة للموقع، تم فتح مجسَّاتٍ عميقةٍ في الموقع المُفترَض عند الركن الجنوبيّ الشرقيّ من الجناح المُقدَّس للمعبد الكبير. وهو ما أسفر عن قَرَابَة عشرين كتلةً من الحَجَر الجيريّ الكِلْسِيّ تنتمي إلى إطاراتِ ثلاثةِ أبوابٍ ضخمة. كان مُدوَّنًا على إفريزِ عتبةِ أكثرِ هذه البوَّاباتِ ضخامةً اسمُ الشهيرِ پارتينيوس، ابن پامين، «پروستاتس» أو حامي إيزيس، والعتبة مُؤرَّخةٌ من عهد نيرون، السنة التاسعة (أي ٦٣ ق. م.)؛ وكانت مُخصَّصةً «للإلهة العظيمة» إيزيس. كما يوجد نقشٌ ثانويٌّ على إحدى الدعامات يذكر الإمبراطور أنطونيوس، مُؤكِّدًا بالتالي أن هذا البابَ الشرقيَّ كان لا يزال قيدَ الاستخدام في منتصف القرن الثاني الميلاديّ. أسهمت هذه الحفائِرُ في فهم تطوُّر سور الجَنَاح المُقدَّس الهلِّينِسْتي لـ «مين وإيزيس»، والذي دمَّره الرومان في القرن الأوَّل الميلاديّ لتشييد الأعمدة، وهذه الأخيرة محفوظة جزئيًّا في الجدران الشماليَّة والشرقيَّة ﻟلجناح المُقدَّس.

في عام ٢٠١١، بدأ التنقيب في أرضيَّة محفوظة من الحجر الرمليّ شمال غرب المعبد الكبير. وقد اتَّضح أن هذه الأرضيَّة تخصُّ مقصورةَ بيتِ الولادة، ولم تكن معروفةً إلَّا فقط من خلال ذِكْر نصيِّ. وقد تهدَّم بيت الولادة الذي بناه بطليموس الرابع فيما بين أواخر القرن الرابع وأوائل القرن الخامس الميلاديّ. كانت جدرانُ المبنى منقوشةً بمشاهد أصليَّةٍ تخصُّ ميلادَ الإله الطفل الملكيّ، حربوقراط، ابن إيزيس. وقد تقلَّصت زخرفتُها إلى أجزاء صغيرة جدًّا، تم اكتشاف قُرَابَة ٢٠٠٠ قطعةٍ منها حتى الآن. أتاحَ التنقيبُ الدقيقُ للطبقةِ الأرضيَّة، ودراسةُ عوارضِ الأعمدةِ المحفوظةِ بشكلٍ جيِّدٍ نسبيًّا، إمكانيَّة فهمِ جزءٍ من التصميم المعماريّ للمبنى الصغير، ولا تزالُ أعمال التنقيب مُستمرَّة.

وعلى مَرِّ القرون، تطوَّرت مدينة قِفْط جهة غرب المركز القديم، لتتبع تغيُّر مجرَى النيل والحفاظ على قربها من النهر. خلال الحقبة البيزنطيَّة، تمركزت المِنْطقَةُ الأثريَّةُ والتي لا تزالُ تحتفظ ببقايا مَعْمُوديَّة ضخمة، غرب المدينة المُحاطَة بسور، وذلك بإعادة استخدام مواد المعابد الوَثَنيَّة. أما عمليةُ التصنيف المنهجيّ للكُتَل الهلِّينستيَّة والرومانيَّة المنفردة أو المُدمجَة في إنشاءاتٍ من العصر القديم المُتأخِّر لهذا القطاع، فمن شأنها تقديمُ فكرةٍ أكثرَ دقةً عن الآثار المُفكَّكة بالكامل. وهكذا استطعنا تحديدَ معبدٍ لإيزيس وحربوقراط الذي تم بناؤه (؟) والمزخرف إبَّان حكم بطليموس التاسع سوتر الثاني. وقد تمَّ بالفعل إعادةُ بناءِ بابٍ كبيرٍ بالكامل تقريبًا لهذا الأثر. ويكتملُ تصميمُ البناء تدريجيًّا من خلال دراسة الكُتَل المتناثرة أو التي تم دمجُها مع إنشاءاتٍ من العصرِ المسيحيّ. ومع مرور المواسم، فإن تفكيك هذه المباني المُتأخِّرة المُتهدِّمة يجعلُ من الممكن المُضِىّ قُدُمًا في دراسة المعبد البطلميّ.

لور پانتالاتشي (جامعة لوميير ليون ٢، UMR 5189)

Bibliographie