Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Catalogue

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Nouveautés 2013 et 2014

Catalogue des parutions 2012-2013 :
domaine égyptologique (PDF, 2.3 Mb), domaine copte et arabisant (PDF, 1.5 Mb)

Vignette
IF1099, ISBN 978-2-7247-0654-3
2014
Collection: RAPH 36
1 vol., 248 p., 26 €
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Essam Salah el-Banna
Le voyage à Héliopolis
Descriptions des vestiges pharaoniques et des traditions associées depuis Hérodote jusqu’à l’expédition d’Egypte

La ville d’Héliopolis d’Égypte a, de tout temps, exercé une fascination sur ses visiteurs. D’aucuns y reconnurent les lieux de résidence des fameux prêtres-magiciens des pharaons, ceux-là même qui avaient prodigué leur enseignement à quelques grands hommes de la Grèce antique ; d’autres, les lieux d’épisodes fameux des Saintes Écritures ; d’autres encore, des vestiges étranges aux vertus miraculeuses.

Cet ouvrage réunit les descriptions d’Héliopolis puis de ses ruines par des pèlerins, voyageurs, géographes et autres historiens d’horizons culturels différents : Grecs, Romains, Musulmans, Juifs, Chrétiens d’Orient et d’Occident. Ces témoignages, compris entre le ve siècle av. J.-C. et la toute fin du xviiie siècle, nous renseignent sur l’aspect du site et de ses monuments au fil des siècles, sur son histoire et, par-dessus tout, sur les légendes bâties autour de ce haut lieu universel.

The city of Heliopolis in Egypt has always fascinated its visitors. Some recognized the residence of the famous magician-priests of the Pharaohs, those who gave their teachings to some great men of ancient Greece; others, the places of famous episodes of the Holy Scriptures; even others, some strange remains with miraculous virtues.

This book gathers the descriptions of Heliopolis and its ruins by pilgrims, travelers, geographers and historians from different cultural backgrounds: Greeks, Romans, Muslims, Jews, Christians of Orient and Occident. These testimonies, from the 5th century BC to the end of the 18th century AD, tell us about the appearance of the site and its monuments over the centuries, its history and above all, the legends developed around this universal symbolic place.

Essam Salah el-Banna est professeur d’archéologie à l’université d’Hélouan (Égypte) ; Stéphane Pasquali est maître de conférences en égyptologie à l’université Paul-Valéry Montpellier (France).

Essam Salah el-Banna is Professor of Archaeology at the Helouan University (Egypt); Stéphane Pasquali is Lecturer in Egyptology at the University Paul-Valéry Montpellier (France).


Vignette
IF1087, ISBN 978-2-7247-0642-0
2014
Collection: EtudUrb 9
4 vol., 1260 p., 138 €
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M.-Fr. Boussac, S. Denoix, Th. Fournet, B. Redon (éd.)
25 siècles de bains collectifs en Orient
Actes du colloque de Damas, 2009

Depuis 2006, Balnéorient mène une enquête sur le bain collectif en Méditerranée orientale, de l’Antiquité (haute époque hellénistique) à l’époque contemporaine. Ce programme fédératif s’était donné pour but d’étudier les divers aspects d’une pratique sociale dans une région qui n’avait jamais encore été prise comme épicentre d’une réflexion menée à la fois sur le temps long et dans un cadre géographique large.

L’ouvrage présent réunit 63 articles, études de cas et synthèses, accompagnés d’une bibliographie commune. Ils examinent le phénomène balnéaire à l’échelle du Proche-Orient et permettent d’en proposer une vision d’ensemble, ne serait-ce que pour en souligner la complexité et mettre en lumière l’extrême richesse du patrimoine thermal de cette région. L’approche diachronique adoptée permet, en particulier, de proposer une autre lecture de l’histoire du bain collectif, ailleurs présentée comme ponctuée de temps forts, que seraient les époques romaine et ottomane, et jalonnée de moments atones ou de périodes de reculs comme la fin de l’Antiquité ou l’époque contemporaine. Au contraire, le présent ouvrage démontre l’extrême richesse et la diversité du patrimoine balnéaire du Proche-Orient, à toutes les époques et dans toutes les contrées sur lesquelles a porté notre étude.

يعرض هذا الكتاب نتائج أبحاث بدأت منذ عام 2006، وهى تتعلق بدراسة الحمّامات العامة فى الجانب الشرقى من البحر الأبيض المتوسط بين الفترة الهلينيستية والفترة المعاصرة. وكان الهدف من هذا البحث، الذى تم تأييده من قبل الوكالة الوطنية للبحوث، هو دراسة مختلف جوانب الممارسات الاجتماعيّة فى منطقة لم يُجر فيها حتى الآن أى نوع من الدراسات سواء فى إطار زمنى طويل المدى أو على نطاق جغرافى واسع، ويحتوى الكتاب على 63 مقال وقائمة مراجع مشتركة.

يتفحّص هذا المؤلَّف مسألة الحمامات العامة على مقياس الشرق الأدنى، ويسمح باقتراح نظرة شمولية تُظْهر التعقيدات المرتبطة بتلك المسألة، كما أنه يُلقى الضوء على الأهمية التراثية للحمامات العامة فى هذه المنطقة. إنّ هذه الدراسات تعتمد على التسلسل الزمنى، بحيث تُتيح لنا الفرصة لاقتراح قراءة أخرى لتاريخ الحمامات العامّة. وتلك القراءة تختلف عن سابقاتها طبقاً لفترات مزدهرة كالعصرين الرومانى والعثمانى، وعصور تراجُع مثل نهاية الفترتين الكلاسيكية والمعاصرة. وعلى العكس من ذلك، فيثبت هذا البحث أقصى درجات الثراء والتنوع فيما يتعلق بالتراث الحمّامى فى الشرق الأدنى فى كل العصور وفى جميع البلدان التى تناولتها الدراسة.

Since 2006 the Balnéorient team has been studying ancient (from the Early Hellenistic period on) to contemporary collective baths in the Eastern Mediterranean. This federative program aimed at examining the various aspects of this hugely attested social practice in an area that had never been, so far, taken as the focal point of a survey on both the longue durée and this wide geographical context.

The present book includes 63 articles, case studies and syntheses, together with a common bibliography. These articles examine the bathing phenomenon within the broader Middle Eastern context and allow for a panoramic view of the phenomenon that underlines its complexity and highlights the striking wealth of bath-related heritage in this region. The diachronic approach, in particular, suggests a history of the bathing phenomenon across times that differs from the one which was presented elsewhere as being made of peaks, such as the Roman and Ottoman periods, and stagnant phases or declines, such as the end of Antiquity or the modern era. On the contrary, this book demonstrates the extreme richness and diversity of the Middle East bath-related heritage, in all periods and in all countries in which we conducted our study.


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Vignette
IF1097, ISBN 978-2-7247-0652-9
2014
Collection: AnIsl 47
1 vol., 572 p., 79 €
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Collectif
Annales islamologiques 47

Le volume 47 des Annales islamologiques comprend, comme les précédents, un dossier et des varia. Le dossier, intitulé « Histoires de famille », a été dirigé par Julien Loiseau. Son introduction et ses treize articles dressent un large panorama des représentations et des pratiques de la famille dans toutes les acceptions du terme, en al-Andalus, au Proche-Orient, et dans le monde iranien entre le IXe et le XVIe siècles.

Revisitant un champ d’études récemment remis en faveur, le dossier propose de renouveler l’approche du sujet en multipliant les études de cas, de manière à offrir autant d’angles de vue originaux : le lecteur sera ainsi à même d’appréhender à la fois les dimensions normative ou transgressive, politique, économique, affective, des réalités multiformes que recouvre le terme de « famille ». Car l’idée et la pratique de la famille touchaient à des questions complexes : l’autorité spirituelle, intellectuelle ou politique, et sa transmission, le patrimoine, les réseaux d’alliance, les rapports de genre, le statut des personnes, leur (in)visibilité, enfin l’expression de soi, conventionnelle ou singulière.

En s’appuyant sur des documents de nature variée — chroniques, dictionnaires biographiques, hagiographies, poésie, textes juridiques, actes de fondations pieuses, — ce dossier dessine une histoire sensible des sociétés du Proche et Moyen-Orient musulman médiéval.

Sept articles de varia en français, anglais et arabe témoignent de la multiplicité des disciplines qui traitent du monde musulman : grammaire, linguistique, histoire du droit, histoire religieuse, histoire politique, architecture et étude de corpus matériels.

The 47th issue of the Annales islamologiques includes a folder and varia, as was the case of the preceding issues. The folder called “Family Stories” is edited by Julien Loiseau. An introduction and thirteen articles draw a wide overview of the representations and practices of family in all the meanings of the word, in Muslim Spain and the Middle East, from the 9th to the 16th centuries.

Scrutinizing a field of studies that regained much favour of late among scholars, the folder aims at renewing the approach to the topic by multiplying case studies, in order to offer original viewpoints: it allows the reader to consider the wide range of meanings conveyed by the word “family”, from rules and their breaking, to political, economical, and emotional aspects. For family aroused complex issues: authority, and the transmission of authority, in its spiritual, intellectual and political dimensions; heritage; networks of alliance; gender relations; status of the individuals, their visibility of invisibility; and the expression of the self in conventional as well as singular ways.

By relying on documents of various nature, i. e. chronicles, biographical dictionaries, hagiographies, poetry, juristic literature, pious foundations deeds, the original contributions to this folder concur in drawing a sensitive history of Near and Middle Eastern medieval societies.

The varia part of the issue includes seven articles in French, English and Arabic, testifying to the variety of disciplines dealing with the Muslim world: grammar, linguistics, history of law, history of religion, political history, architecture, study of material documentation.

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IF1092, ISBN 978-2-7247-0647-5
2014
Collection: PalHiero 6
1 vol., 280 p., 45 €
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Äke Engsheden
Le naos de Sopdou à Saft el-Henneh (CG 70021)

La forme et la fonction des hiéroglyphes inscrits sur le naos du dieu Sopdou, retrouvé à Saft el-Henneh et conservé aujourd’hui au Musée égyptien du Caire, sont étudiées dans cet ouvrage. Inscrit sur ses quatre faces, ce monument de la xxxe dynastie présente un grand intérêt pour l’épigraphie, d’autant que cette période de l’histoire égyptienne est assez pauvre en inscriptions monumentales. Les planches présentent les fac-similés de près de 1500 signes répartis en 443 catégories et décrits selon la forme établie pour la collection Paléographie hiéroglyphique : identification du signe, description paléographique avec une attention particulière portée sur les attestations des monuments contemporains, et fonction. Cette étude du naos de Sopdou intéressera aussi plus largement les spécialistes de l’art et de la religion de la Basse Époque.

The present work examines the form and function of hieroglyphic signs on the naos of Sopdu from Saft el-Henneh, now in the Egyptian Museum in Cairo. This monument, dating to the 30th Dynasty and inscribed on all four sides, is of considerable epigraphic interest, as there are few similarly long inscriptions from that period. The plates show almost 1,500 signs that have been drawn specially to accompany this publication. These are grouped into 443 categories which are described in the usual format of the collection Paléographie hiéroglyphique: identification of the sign, palaeographical description with particular reference to parallels on contemporary monuments, and function. This volume on the naos of Sopdu is likewise of interest for anyone involved in the study of Egyptian art and religion in the Late Period.
Vignette
IF1089, ISBN 978-2-7247-0644-4
2014
Collection: BiEtud 160
2 vol., 752 p., 89 €
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Frédéric Payraudeau
Administration, société et pouvoir à Thèbes sous la XXIIᵉ dynastie bubastite

Les études sur l’Égypte de la Troisième Période intermédiaire (c. 1069-664 av. J.-C.) se sont multipliées depuis une quarantaine d’années, s’intéressant tour à tour à l’histoire, la culture matérielle ou la religion, beaucoup plus rarement à l’administration et à la société. Bien que l’apport de la prosopographie à ces recherches ait été important, les liens qu’elle entretient avec l’histoire institutionnelle et l’anthropologie politique et sociale n’ont que rarement été exploités. Cet ouvrage propose donc une histoire sociopolitique de l’Égypte de l’époque libyenne (XXIIe dynastie, c. 943-730 av. J.-C.) à travers le cas de la ville de Thèbes. Il rassemble une analyse chronologique de cette période complexe et une recherche prosopographique des familles de notables régionaux, qui débouche sur une synthèse d’histoire administrative à partir des titulatures des fonctionnaires. Enfin, l’étude des rapports complexes entretenus par le pouvoir royal, moins « libyen » qu’on ne l’a dit, avec la société thébaine, tout comme l’examen des structures de cette société à la lumière de l’anthropologie, permettent de mettre en évidence, à la fois, l’originalité de cette période et la continuité des traditions royale et étatique dans l’histoire égyptienne du premier millénaire avant notre ère.

The studies on Egypt of the Third Intermediate Period (c. 1069-664 BC) multiplied since around forty years, being interested in the History, the material culture or the religion, much more rarely to the administration and to the society. Although the contribution of the prosopography in these researches is important, the links which it maintains with the institutional history and with the political and social anthropology had only rarely exploited. This work thus proposes a socio-political history of Egypt during the Libyan Period (XXIIth Dynasty, c. 943-730 BC) through the case of the city of Thebes. It gathers a chronological analysis of this often disturbed period and a prosopographical research on local families, which results in a synthesis of administrative history from the titles of the state officials. Finally, the study of the complex relationships maintained by the royal power, less “Libyan” than previously said, with the Theban society, and the analyse of the structures of this society in the light of the anthropology, allow to highlight the originality of this period and the continuity of the royal and state tradition in the Egyptian History of the First Millennium BC.
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IF1090, ISBN 978-2-7247-0646-8
2014
Collection: BEC 22
1 vol., 200 p., 34 €
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Sarah J. Clackson et Alain Delattre
Papyrus grecs et coptes de Baouît conservés au Musée du Louvre

Le monastère de Baouît en Moyenne-Égypte est l’un des plus grands monastères égyptiens et l’un des mieux connus. Jean Clédat y mena quatre campagnes de fouilles entre 1901 et 1905. L’archéologue fit, à cette occasion, une large moisson de papyrus et d’ostraca, plusieurs centaines en tout. Un corpus d’ostraca fut publié en 1999 (MIFAO 111) ; les papyrus sont restés inédits, à quelques exceptions près. La présente publication propose l’édition d’un lot de papyrus découverts par Clédat, et maintenant conservés au musée du Louvre. Les 73 fragments portent des textes grecs et coptes, essentiellement des documents administratifs ou privés, des comptes et de nombreuses lettres. Ce sont souvent des pièces modestes, mais elles participent à la reconstruction des archives de Baouît ; plus généralement, elles enrichissent notre connaissance de la vie au sein du monastère aux viie et viiie siècles. En annexe, un tableau reprend l’ensemble des papyrus et ostraca de Baouît publiés à ce jour, soit plus de 700 documents.

The monastery of Bawit in Middle Egypt is one of the biggest and best-known Egyptian monasteries. Between 1901 and 1905, Jean Clédat led four archaeological campaigns on the site. The archaeologist found a large amount of papyri and ostraca (up to several hundreds). A corpus of ostraca was published in 1999 (MIFAO 111). The papyri, with a few exceptions, have remained unpublished. The present book offers the edition of a batch of papyri discovered by Clédat and now kept in the Louvre Museum. The 73 fragments contain Greek and Coptic texts, mainly administrative or private ones, including accounts and many letters. Most of the documents are small, but they help reconstructing the archives of Bawit and, more generally, give us information on the life in the monastery in the 7th and 8th centuries. A table is given in appendix, which lists all the published papyri and ostraca from Bawit (more than 700 documents).


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IF1095, ISBN 978-2-7247-0650-5
2014
Collection: BCE 24
1 vol., 352 p., 39 €
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Collectif
Bulletin de liaison de la céramique égyptienne 24

Ce nouveau volume du Bulletin de liaison de la céramique égyptienne 24 (BCE) est un hommage à Helen JACQUET-GORDON, chercheur accompli et éditrice zélée du BCE entre 1977 et 2004, qui nous a quitté en avril 2013.

Cette dernière livraison du BCE présente l’actualité de la recherche céramique de l’Ancien Empire à l’époque islamique, en suivant un « Parcours régional » qui comprend 12 sites archéologiques des régions du Littoral méditerranéen, du Delta, de la région memphite, de la région thébaine, de la Haute-Égypte, des oasis de el-Hayz et de Dakhla, et enfin du Nord-Sinaï.

Le BCE 24 innove en proposant une seconde partie intitulée « Inventaire des sites de production céramique en Égypte et en Basse-Nubie, du Prédynastique à l’époque moderne ». Elle regroupe quatre articles dont le premier est un inventaire archéologique des sites de production céramique publiés pour l’ensemble du territoire égyptien, de l’époque prédynastique (Nagada II) à l’époque moderne (XVIIIe siècle). Il est accompagné de tables et de cartes spécialement conçues pour illustrer et synthétiser les données archéologiques, bibliographiques et chronologiques. Les autres articles offrent les premiers résultats des fouilles d’ateliers de potiers datés du Nouvel Empire à l’époque romaine, mis au jour dans la Maréotide, le Delta, et la Haute-Égypte.

This new volume of the Bulletin de liaison de la céramique égyptienne 24 (BCE) is a tribute to Helen JACQUET-GORDON, accomplished researcher and zealous editor of BCE between 1977 and 2004, who passed away in April 2013.

BCE presents the latest Ceramics Researchs from Old Kingdom to Islamic Period, following a « Regional order » which includes 12 archaeological sites in the regions of the Mediterranean Coastline, Delta, Memphis area, Theban region, Upper Egypt, oasis of el- Hayz and Dakhla, and North Sinai .

The BCE 24 innovates by offering a second part entitled « Inventory of pottery production sites in Egypt and Lower Nubia from Predynastic to Modern periods ». It consists of four contributions, the first is an archaeological inventory of pottery workshops published for the whole Egyptian territory, from Predynastic Period (Naqada II) to Modern Period (18th century). He goes along with tables and maps specially designed to illustrate and summarize the archaeological, bibliographic and historical data. Other contributions provide the first results of the excavations of pottery workshops dating from the New Kingdom to Roman Times from sites in the Mareotid area, Delta and Upper Egypt.


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IF1096, ISBN 978-2-7247-0651-2
2014
Collection: BIFAO 113
1 vol., 462 p., 50 €
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Collectif
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 113

Le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO) couvre l’ensemble des champs de l’égyptologie depuis sa première publication en 1901. Le présent volume regroupe dix-sept contributions dont l’aire chronologique s’étend de l’Ancien Empire jusqu’à l’époque byzantine et qui illustrent l’état des recherches actuelles dans les domaines de l’archéologie, l’épigraphie, la lexicographie, l’iconographie, la religion et la philologie.

The Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO) has covered the entire field of egyptology since its first appearance in 1901. The most recent volume holds 17 contributions with a chronological spread from the Old Kingdom up to the Byzantine period, and it illustrates the present state of research in the areas of archaeology, epigraphy, lexicography, iconography, religion and philology.

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IF1094, ISBN 978-2-7247-0649-9
2014
Collection: BiGen 46
1 vol., 450 p., 29 €
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Ruey-Lin Chang
Un dossier fiscal hermopolitain d’époque romaine

Dans cet ouvrage, une enquête est menée sur un dossier fiscal constitué de trois rouleaux de papyrus grecs entièrement inédits, datés de l’an 3 de Trajan (99/100 apr. J.-C.) et provenant d’Hermopolis, métropole du nome hermopolitain (al-Ashmûnayn, Moyenne-Égypte). Ce dossier, conservé à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, se présente sous la forme d’un grand nombre de fragments de papyrus fort mutilés. L’auteur a procédé à un travail de remontage d’envergure, nécessaire avant une lecture méthodique de ces manuscrits.

L’édition des textes, en partie sélective, est précédée d’une introduction comportant une méthodologie de reconstitution des papyrus, une analyse de la structure des textes, une étude paléographique et une remise en contexte de la documentation dans son cadre historique. La recherche effectuée sur ce dossier complexe, mais essentiel pour combler des lacunes de nos connaissances sur la fiscalité d’époque romaine, livre une vue kaléidoscopique sur la situation agricole et fiscale de la région sud du nome hermopolitain, peu connue au tournant des ier-iie siècles apr. J.-C. Elle permet également de pénétrer dans l’administration centrale du nome et de retracer plusieurs aspects de la technique fiscale employée en Égypte romaine.

Un DVD permet au lecteur d’agrandir à volonté les photographies du papyrus.

Three unedited tax rolls of Greek papyri which constitute a coherent dossier of the Roman taxation are investigated in this book. They come from Hermopolis (al-Ashmûnayn, Middle Egypt), capital of the Hermopolite nome, and are datable to the year 3 of Trajan (99/100 AD). These rolls, broken into a great number of seriously battered fragments and housed in the Bibliothèque nationale et universitaire of Strasbourg, have been methodically reconstructed; this reconstruction has allowed for a critical reading of the texts.

The edition of the selected texts is preceded by an introduction on the methodology of how the papyrus fragments were reconsrtucted, an analysis of the structure of the texts, a palaeographical study, as well as an exploration into the historical context. The research project on this dossier, complex yet essential to a better understanding of the Roman taxation system in Egypt, offers an unforeseen prospective on the agricultural and fiscal situation of the southern region of the Hermopolite nome at the turn of the 2nd century ad; this is an area that has reamined under-researched. This study also takes a closer look at the central administration of the nome and several technical aspects of taxation system in Roman Egypt.

The attached DVD allows readers to enlarge at will the photographs of the papyri.


Vignette
IF1101, ISBN 978-2-7247-0656-7
2013
Collection: BCAI 28
1 vol., 148 p., gratuit - free of charge
Collectif
Bulletin critique des Annales islamologiques 28

Le Bulletin critique des Annales islamologiques (BCAI) vise à rendre compte de toute publication intéressant les études arabes et islamiques dans les divers domaines : langue et littérature arabes ; islamologie ; philosophie ; histoire ; histoire des sciences et des techniques ; anthropologie et sciences sociales ; arts et archéologie. Il est publié en ligne avec le concours de l’UMR 80 84 « Islam médiéval. Espaces, réseaux et pratiques culturelles ».

Le BCAI est intégralement en ligne et rassemble plus de 2000 recensions : http://www.ifao.egnet.net/bcai/28/

The Bulletin critique des Annales islamologiques takes into account all publications of interest to Arab and Islamic studies in a variety of domains: Arabic language and literature; Islamic studies; philosophy; history; history of science and technology; anthropology and social sciences; arts and archaeology. It is published with the support of UMR 80 84. « Islam médiéval. Espaces, réseaux et pratiques culturelles ».

The BCAI is fully online and gathers more than de 2000 reviews : http://www.ifao.egnet.net/bcai/28/
Vignette
IF1085, ISBN 978-2-7247-0638-3
2014
Collection: BiEtud 158
1 vol., 546 p., 69 €
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Cédric Meurice
Jean Clédat en Égypte et en Nubie (1900-1914)

La découverte de l’Égypte a eu ses périodes heureuses ; le début du XXe siècle, malgré de profonds bouleversements, en est une. De Cheikh Zouède à l’ouadi Halfa, Jean Clédat, qui a croisé les principaux acteurs de la protection et de la promotion du patrimoine égyptien, fut l’un de ses représentants les plus enthousiastes. L’auteur a consulté l’ensemble des archives du savant pour dresser le tableau de ses multiples activités, qui oscillaient entre archéologie, ethnologie, muséologie et cartographie. Le lecteur découvrira une œuvre riche, originale, souvent dépassée par elle-même, où la part d’inachevé est grande, tant furent ouvertes les pistes de recherches.

Docteur en histoire de l’art et archéologie de l’antiquité tardive, Cédric Meurice est collaborateur scientifique au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

The discovery of Egypt had its fortunate times; the beginning of the 20th century, in spite of profound overthrows, is one of them. From Sheikh Zouede to ouadi Halfa, Jean Clédat, who met the main actors of the protection and the promotion of the Egyptian heritage, was one of its most enthusiastic representatives. The author referred to all the scholar’s archives to depict his multiple activities, which oscillated between archaeology, ethnology, museology and cartography. The reader will discover a rich and original work, often overtaken by itself, where the part of unfinished is important, considering how opened were the trails of research.

PhD in art history and archeology of late antiquity, Cédric Meurice is research associate in the Department of Egyptian Antiquities from the Louvre Museum.
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IF1093, ISBN 978-2-7247-0648-2
2014
Collection: FIFAO 73
1 vol., 320 p., 49 €
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Béatrix Midant-Reynes, Nathalie Buchez (éds)
Tell-El-Iswid
2006-2009

Découvert lors de prospections effectuées en 1987 par l’université d’Amsterdam, Tell el-Iswid s’est d’emblée présenté comme un site de première importance pour la connaissance du IVe millénaire dans le delta oriental du Nil. Tell el-Iswid fait partie d’un ensemble d’occupations humaines installées hors inondation, sur des gezira, qui témoignent des changements culturels majeurs ayant affecté cette partie septentrionale de l’Égypte à cette époque. L’un des principaux intérêts de Tell el-Iswid est de présenter une stratigraphie qui couvre la totalité du IVe millénaire. C’est vers cet objectif que se sont concentrés, de 2006 à 2009, les efforts de la mission française, dans le cadre de l’Institut français d’archéologie orientale, avec le soutien financier de la Commission des fouilles du ministère des Affaires étrangères. L’ouvrage présente l’ensemble des résultats obtenus de la réalisation d’une coupe transversale de 22 m de longueur sur 2 m de hauteur, qui a permis de préciser, de compléter et d’élargir la stratigraphie observée et décrite par l’équipe hollandaise quelque vingt ans auparavant. Les travaux effectués ont également permis d’appréhender les modes d’occupation de la gezira dans cette partie du tell, les traditions culturelles, qui connaissent des changements notoires, observables dans les structures domestiques – avec notamment l’apparition de l’architecture de briques crues –, dans les évolutions de la céramique et de l’industrie lithique. Les études conduites sur l’économie de subsistance, végétale et animale, montrent que de tels changements y sont également perceptibles.

_______

Tell el-Iswid was discovered during the surveys made in 1987 by the University of Amsterdam, and was immediately recognised as an important site that provided information about the eastern Nile Delta in the 4th Millenium BCE Tell el-Iswid forms part of a set of human settlements located away from floods, on geziras, which bear witness to the major cultural changes that have affected the northern part of Egypt at the time. A significant component of Tell el-Iswid is the stratigraphy of the site, which spans the entire 4th millenium. It was this aspect that was the focus of the French mission between 2006 and 2009, which was undertaken within the Framework of the Institut français d’archéologie orientale and with the financial support of the Commision on Archaeological Excavations of the Foreign Affairs Ministry. This publication presents the results that were achieved by implementing a cross section 22 m in length and 2 m in height at the site. Using this technique the mission was able to clarify and expand the stratigraphy that was described by the Dutch team some twenty years ago. The cross section, as well as additional work at the site, has assisted in understanding the natural development and the land use of the gezira in this part of the tell. Development of cultural traditions can also be observed, such as notable changes in domestic features, including the appearance of mud-brick architecture, as well as changes in the ceramic and stone industries. Further studies conducted on the subsistence economy, including plants and animals, reveal additional changes.
Vignette
IF1091, ISBN 978-2-7247-0645-1
2013
Collection: BiGen 45
1 vol., 226 p., 40 €
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Nathalie Beaux, Nicolas Grimal (éds.)
Soleb VI
Hommages à Michela Schiff Giorgini

Ce volume, destiné à rendre hommage à Michela Schiff Giorgini, a pour but de conclure la publication des cinq opus précédemment consacrés au temple de Soleb. Pour ce faire, les contributions des spécialistes les plus à même d’illustrer les avancées que permet l’étude de ce temple ont été réunis. L’ouvrage donne ainsi l’occasion de revenir à la fois sur l’histoire des fouilles de Soleb et les travaux de Michela Schiff Giorgini sur le temple, tout comme il permet de mettre désormais en exergue les données et les perpectives nouvelles offertes par l’étude du monument d’Amenhotep III.

This volume, dedicated to Michela Schiff Giorgini, aims at concluding the previous publication of the five opus about the temple of Soleb. We gathered articles from specialists to relay the last progress of this temple. This is the occasion to look back on Soleb excavations and Michela Schiff Giorgini’s works. Moreover, this publication enlightens new datas and perspectives dued to the study of Amenhotep III monument.


Vignette
IF1075, ISBN 978-2-7247-0615-4
2013
Collection: BEC 21
2 vol., 808 p., 90 €
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Anne Boud’hors
Le Canon 8 de Chénouté
D’après le manuscrit Ifao Copte 2 et les fragments complémentaires

Chénouté (IVe-Ve siècle), abbé du grand monastère de Haute-Égypte connu sous le nom de « monastère Blanc » et écrivain copte par excellence, a composé neuf tomes de sermons de discipline monastique, appelés Canons. Comme tous les manuscrits de la bibliothèque du monastère, dispersés après leur découverte à la fin des années 1880, ces volumes ne nous sont parvenus qu’à l’état très fragmentaire.

Le Canon 8 constitue une heureuse exception, puisqu’un exemplaire datable du VIIIe siècle, et présent dans les collections de l’Ifao depuis plus de cent ans, se trouve presque intégralement conservé. C’est la description de ce manuscrit, son édition et la traduction des différents sermons qu’il contient, ainsi que la reproduction en couleurs de toutes les pages conservées au Caire, qui font l’objet de cette publication. L’accès à ce témoin précieux devrait intéresser tout autant les historiens du livre et les spécialistes de langue copte, que les historiens de ce monachisme égyptien dont Chénouté fut l’un des représentants les plus passionnés, mettant à le servir toutes les ressources d’une rhétorique enflammée et subtile.

Shenoute (4th-5th Cent.), the abbot of the great monastery in Upper Egypt known as “White Monastery”, and considered as the Coptic writer par excellence, is the author of nine books of so-called Canons, or sermons on monastic discipline. Scattered after their discovery in the late 1880’s, like all manuscripts from the Monastery’s library, these volumes have reached us only in a very fragmentary state.

Canon 8 is a welcome exception, as a copy, dated 8th Century and preserved up to 80%, has been kept in the collection of Ifao for over a hundred years. Presented here are the description, edition and translation of the various sermons contained in the manuscript, with colour reproductions of all the pages stored in Cairo. Such a valuable testimony should be of great interest to scholars in book history and Coptic language, as well as in Egyptian monasticism—which Shenoute, one of its most passionate representatives, served with a fiery and subtle rhetoric.


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IF1076, ISBN 978-2-7247-0640-6
2013
Collection: RAPH 35
1 vol., 484 p., 34 €
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Giuseppe Cecere, Mireille Loubet, Samuela Pagani (éds.)
Les mystiques juives, chrétiennes et musulmanes dans l’Égypte médiévale (VIIᵉ-XVIᵉ siècles)
Interculturalités et contextes historiques

Ce volume collectif rassemble dix-sept études de spécialistes des mystiques juives, chrétiennes et musulmanes, portant sur les développements et les interactions de ces traditions dans l’Égypte médiévale, par le recours à des corpus en grec, syriaque, copte, arabe, hébreu, et judéo-arabe. Loin d’un simple comparatisme phénoménologique, c’est l’exploration des modèles, des sources et des conditions historiques communes aux trois traditions mystiques dans des cadres spatio-temporels précis qui a été visée. Une telle posture, novatrice, offre des perspectives fécondes pour l’analyse des relations entre spiritualités et contextes historiques. Appréhender la porosité des frontières interconfessionnelles dans le contexte multiculturel et plurilinguistique de l’Égypte médiévale revient en fait à admettre que les différentes communautés religieuses ont pu interagir et s’influencer même dans les aspects les plus intimes de l’identité de chacune. La présence de l’Autre s’avère ainsi être un facteur puissant de créativité et de renouveau pour chaque tradition religieuse et pas uniquement une source de conflits.

This collective volume brings together seventeen essays written by specialists of Jewish, Christian and Muslim mysticisms, dealing with their developments and interactions in Medieval Egypt and relying on corpuses in Greek, Syriac, Coptic, Arabic, Hebrew, and Judeo-Arabic. Far from simple phenomenological comparison, these studies aim at exploring models, sources and historical conditions common to the three mystical traditions in specific spatial and temporal frames. This innovative approach provides fresh and fruitful insights into the complex relationships between spiritualities and historical contexts. Considering the porousness of interfaith borders in the multicultural and multilingual context of Medieval Egypt means in fact to admit that different religious communities could interact and influence one another, even in the innermost aspects of their own identities. Thus, the presence of the Other proves to be a powerful factor of creativity and renewal in any religious tradition, not only a simple source of conflict.

Giuseppe Cecere (IFAO) est spécialiste de la présence des soufis dans la société égyptienne médiévale ; Mireille Loubet (CNRS) est spécialiste du piétisme soufi juif qui se développa dans l’Égypte du xiie-xiiie siècle ; Samuela Pagani (université du Salento, Italie) est spécialiste d’islamologie et de mystique musulmane médiévale.

Giuseppe Cecere (IFAO) works on the presence of Sufis in Medieval Egyptian society; Mireille Loubet (CNRS) on the Jewish Sufi movement which developed in twelfth-thirteenth century Egypt; Samuela Pagani (University of Salento, Italy) on Medieval Islamic culture and mystics.
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IF1077, ISBN 978-2-7247-0641-3
2013
Collection: BiEtud 159
1 vol., 342 p., 52 €
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Sibylle Emerit (éd.)
Le statut du musicien dans la Méditerranée ancienne : Égypte, Mésopotamie, Grèce, Rome.

La question du statut du musicien transcende les cadres chronologiques et culturels et relève d’une double démarche, anthropologique et historique. Ce thème, qui n’a jamais fait l’objet d’une véritable étude pour l’Antiquité, est ici appréhendé à travers une approche transversale et comparative. La table ronde internationale qui s’est tenue à Lyon, en 2008, a ainsi permis d’interroger la figure du musicien dans les sociétés égyptienne, mésopotamienne, grecque et romaine, du IVe millénaire av. J.-C. jusqu’au tout début du christianisme.

Tantôt adulé, tantôt méprisé, le musicien de métier n’a pas un rôle univoque dans les sociétés anciennes. Cet ouvrage collectif vise à en cerner les contours en abordant la rémunération, les honneurs, l’apparat, la formation et le savoir-faire, mais aussi les limites juridiques et sociales qui frappent parfois le musicien professionnel.

Établie en fonction de l’instrument de musique, de la proximité avec le pouvoir, du contexte de la prestation musicale, la hiérarchie entre les musiciens varie de manière significative selon les sociétés. L’ouvrage souligne ainsi les différences marquées entre les protagonistes, selon qu’ils sont hommes ou femmes, libres ou esclaves, inscrits dans une corporation ou non.

The question of the status of musicians transcends chronological and cultural boundaries and demands a twofold approach, combining anthropology and history. This topic, which has never before been the subject of a thorough study in the case of the Ancient World, is approached here from an interdisciplinary and comparative angle. The International Round Table held at Lyon in 2008 addressed the figure of the musician in Egypt, Mesopotamia, Greece and Rome from the 4th millennium BC up to the beginnings of Christianity.

Sometimes adored, sometimes despised, professional musicians did not have a simple role in ancient societies. The aim of this volume is to define the contours of their status by addressing payment, honours equipment, training and skills, as well as the legal and social limitations which were sometimes placed on the status of the professional musician.

Each society had its own hierarchy in which musicians occupied very different places according to the relative prestige of their musical instruments, their proximity to power, the context of the performance, or the gender of the performer. The contributions to this volume explore the marked differences in status between performers, according to whether they were male or female, free or slave, members of a guild or not.


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IF1062, ISBN 978-2-7247-0628-4
2013
Collection: BiEtud 157
1 vol., 354 p., 53 €
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Pascale Ballet (éd.)
Grecs et Romains en Égypte
Territoires, espaces de la vie et de la mort, objets de prestige et du quotidien

Avec l’arrivée des pouvoirs macédonien puis romain, la société de la vallée du Nil et sa culture matérielle connaissent de profondes mutations, bien que les traditions pharaoniques perdurent et continuent même de s’enrichir. L’Égypte est alors l’un des leviers essentiels de l’hellénisation et de la romanisation en Méditerranée orientale et ses confins, notamment grâce au verrou alexandrin.

Depuis une vingtaine d’années, l’archéologie de l’Égypte gréco-romaine connaît un net redéploiement, qui permet une réflexion élargie à l’échelle de la Méditerranée.

Le colloque organisé par la Société française d’archéologie classique en mars 2008 a souhaité rendre hommage à ce développement récent et fécond. Centrant le propos sur les « formes » spécifiques de la présence grecque et romaine dans la vallée du Nil, il a voulu diffuser ces nouvelles perspectives auprès des spécialistes du monde gréco-romain.

La trame de cette rencontre s’organise en trois sections : de nouveaux modes d’appropriation des territoires, en particulier ceux des fronts de mer et des marges ; le cadre spatial, des espaces de la vie à ceux de la mort ; les objets, au sens large, de la statuaire au mobilier. On suivra tout particulièrement la manière dont les « modèles » des mondes grec et romain ont été adoptés et adaptés, livrant souvent des formules spécifiques au terrain égyptien.

With the arrival of Macedonian and Roman powers, the society of the Nile Valley and its material culture are going under deep changes even though the pharaonic traditions are surviving and at the same time improving with new expressions. Egypt represents one of the essential keys of the hellenization and romanization in Eastern Mediterranea and its borders, especially through Alexandria.

For about twenty years, the archaeology of the Graeco-Roman Egypt knows a deep renewal, enlightened by the Mediterranean environment. The colloquium organized by the French Society of Classical Archaeology in March 2008 wished to pay tribute to this rich and recent development. Focusing on the specific « shapes » of the Greek and Roman presence in the Nile Valley, it is providing to the scholars of the Graeco-Roman sphere the opportunity to have access to these new perspectives.

This colloquium is organized in three sections: the new ways of appropriation of the territories, especially on the sea sides and at the borders of Egypt; the spatial frame, in the daily life spaces and the funerary places; the objects, in a large scale, from the statuary to the different items of the daily life. We will particularly follow how the Greek and Roman « models » have been adopted and adapted in the Nile Valley, often revealing original and specific expressions of the Egyptian field.


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IF1061, ISBN 978-2-7247-0627-7
2013
Collection: BiEtud 156
1 vol., 322 p., 49 €
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Mercedes Volait (éd.)
Émile Prisse d’Avennes (1807-1879)
Un artiste-antiquaire en Égypte au XIXᵉ siècle

Les travaux d’Émile Prisse d’Avennes (1807-1879), figure savante qui a accompagné la naissance de l’égyptologie, constituent une entreprise scientifique de très large envergure, qui embrasse aussi bien les vestiges de l’Égypte ancienne et les monuments de l’Égypte islamique que la culture matérielle de l’Égypte contemporaine. Le présent ouvrage s’attache à cerner les contours d’une oeuvre dessinée et imprimée foisonnante, mais méconnue, à partir d’études fondées sur les papiers conservés à la Bibliothèque nationale de France et les sources complémentaires identifiées dans d’autres fonds français, mais aussi néerlandais, italiens ou britanniques. Les essais rassemblés font le point sur les multiples curiosités de celui qui aimait à se définir comme « artiste et antiquaire », sur ses méthodes de travail, sur ses lectures et sur le réseau d’interlocuteurs et de collaborateurs qui ont enrichi sa documentation, en Égypte comme en France. Des inédits et extraits de correspondance, ainsi qu’une bibliographie générale des écrits d’Émile Prisse d’Avennes, sont présentés pour

la première fois. L’ensemble renouvelle, au travers d’une personnalité scientifique sans doute moins atypique qu’il n’y paraît, la connaissance des relations entre art du dessin, sensibilité ethnographique et science antiquaire au XIXᵉ siècle.

The works of Émile Prisse d’Avennes (1807-1879), a scholar whose career is associated with the beginnings of Egyptology, represent an impressive scientific endeavour encompassing the study of ruins of Ancient Egypt, of monuments of Islamic Egypt as well as studies of material culture in contemporary Egypt. This book explores his abundant but unknown graphic and literary production, through a close examination of the papers held in the Bibliothèque nationale de France as well as additional sources discovered in other collections in France, the Netherlands, Italy and Great Britain. The essays consider the wide range of interests of Émile Prisse d’Avennes, who used to introduce himself as an “artist and antiquarian”, his working methods, his readings and the group of contacts and collaborators who contributed, in Egypt and France, to assembling his documentation. Unpublished writings, such as drafts and personal correspondence, as well as a comprehensive bibliography of Prisse d’Avennes, are presented here for the first time. Through studying the scholar, who is probably less atypical than usually thought, the book sheds new light on the relationship between the art of drawing,

an ethnographic sensitivity and the science of antiquarianism during the 19th century.
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IF1038, ISBN 978-2-7247-0572-0
2013
Collection: BEC 20
1 vol., 148 p., 28 €
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Catherine Thirard
Survivance des sites monastiques paléochrétiens dans le Proche-Orient

Un grand nombre d’établissements monastiques se sont implantés dans le Proche-Orient paléochrétien dès le IVᵉ siècle. Si certains ont disparu, mais sont documentés par les textes littéraires, d’autres, parfois moins connus de cette tradition, ont laissé des traces archéologiques qui ont permis de les étudier.

Cet ouvrage rend compte de ces implantations paléochrétiennes en utilisant les textes littéraires et documentaires mais également les études archéologiques. Ainsi, sont abordés les laures et monastères du désert de Judée, les implantations ascétiques des Kellia et de la région thébaine, les fondations pachômiennes et le monastère de saint Jérémie à Saqqara.

A wide range of monastic settlements have been founded in the early Christian Middle East from the 4th century. If some disappeared, nevertheless, they are informed by the literary texts. And some others, sometimes less known from this documentation, left archaeological testimony which make it possible to study them.

This book presents these early Christian settlements by using at the same time the literary and documentary texts but also the archaeological evidence.

Lauras and monasteries of the Judean Desert, the ascetic establishments of Kellia and Theban region, Pachomian foundations and Saint Jeremy’s monastery to Saqqara are considered.


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IF1060, ISBN 978-2-7247-0600-0
2013
Collection: TAEI 50
1 vol., 228 p., 33 €

Adam Sabra (Edited and Introduced by)
The Guidebook for Gullible Jurists and Mendicants to the Conditions for Befriending Emirs and, The Abbreviated Guidebook for Gullible Jurists and Mendicants to the Conditions for Befriendig Emirs by ‘Abd al-Wahhāb ibn Aḥmad ‘Alī al-Sha‘rānī

Histoire de deux textes médiévaux égyptiens de l’auteur soufi bien connu, Sha‘arani : le Guidebook for Gullible Jurist and Mendicants to the conditions to Befriending Emirs

et son abrégé, le Abreviated Guidebook for Gullible Jurist and Mendicants to the conditions to Befriending Emirs


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IF1064, ISBN 978-2-7247-0632-1
2013
Collection: BIFAO 112
1 vol., 492 p., 68 €
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Collectif
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 112

Le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO) se veut couvrir l’ensemble des champs de l’égyptologie. Le présent volume regroupe vingt contributions dont l’aire chronologique s’étend de l’Ancien Empire jusqu’à l’époque copte et qui s’intéressent aussi bien à l’archéologie, aux rites funéraires, à l’onomastique, la numismatique, la pratique des bains à l’époque lagide qu’à l’étude de textes religieux, magiques et médicaux.

Y est joint le rapport annuel des activités de l’Institut

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The Bulletin of the French Institute of Oriental (BIFAO) deals with the field of Egyptology in its entirety. The current volume includes twenty papers covering material from the Old Kingdom to the Coptic era. The topics are as different as archaeology, funerary rites, onomastic and numismatic studies, and the mechanics of bathing in Ptolemaic Egypt. New texts, religious, magical, and medical, are published.

The BIFAO includes the annual report of the activities and excavations of the Institute, which you can also read on the website: rapport annuel des activités de l’Institut


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IF1063, ISBN 978-2-7247-0629-1
2013
Collection: MIFAO 130
2 vol., 366+180 p., 75 €
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Pierre Tallet
La zone minière pharaonique du Sud-Sinaï-I
Catalogue complémentaire des inscriptions du Sinaï

Près d’une soixantaine d’années se sont écoulées depuis la parution de l’ouvrage de référence d’A.H. Gardiner, T.E. Peet et J. Černy, Inscriptions of Sinai, dont les deux volumes, publiés respectivement en 1952 et 1955, présentaient un ensemble de 471 documents permettant d’étudier la présence des Égyptiens au sud de la péninsule du Sinaï entre la IIIᵉ dynastie et la fin du Nouvel Empire. Le présent ouvrage, premier résultat d’un survey de la zone minière engagé en 2006, a pour objectif d’apporter un complément à cette étude, en établissant le catalogue des inscriptions qui ont été découvertes depuis cette date par les différentes équipes qui ont travaillé dans cette région. Un certain nombre de textes connus ont également été repris, lorsqu’il était possible d’apporter des éléments nouveaux à leur compréhension. Les sites où des inscriptions d’époque pharaonique ont été relevées font l’objet d’une rapide présentation, accompagnée d’un plan topographique qui permet de localiser précisément les documents épigraphiques étudiés. Aux inscriptions rupestres du Sinaï proprement dit, nous avons jugé bon d’ajouter le matériel provenant de sites comme Ayn Soukhna, Timna et Tayma, qui jalonnent le parcours des mêmes expéditions minières égyptiennes, et permettent d’en avoir une vision d’ensemble. Les 272 documents réunis ici sont de nature variée : on y trouve de simples dessins et des marques de carriers aussi bien que des comptes rendus officiels relativement complexes. L’ensemble couvre la plus grande partie de la période chronologique concernée par les expéditions minières, de la Iʳᵉ dynastie au règne de Ramsès III.

It has been about sixty years since the major work of A.H. Gardiner, T.E. Peet and J. Černy, Inscriptions of Sinai, was printed. The first volume coming in 1952 and the second three years after in 1955. This study presented 471 documents giving major clues to the knowledge of Egyptian mining expeditions to Sinai between the 3rd and the 20th Dynasty. What we intended to do here is to follow that work, summing up all pharaonic inscriptions discovered since 1955. The material gathered here is the first result of a survey led in the mining zone from 2006. We added some already known texts whenever we were able to add something to their understanding. For each inscription here recorded will be found a short description of the context and a topographical map giving the precise location of the written material. We also registered in this catalog rock inscriptions that were found outside Sinai (in Ayn Soukhna, Timna and Tayma) since they are most probably linked to the same mining expeditions. At the end, 272 documents are presented ; from simple sketches and team marks to more complex official documents recording mining expeditions led toward Sinai between the 1st and the 20th Dynasty.


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IF1084, ISBN 978-2-7247-0637-6
2013
Collection: FIFAO 72
1 vol., 176 p., 39 €
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Georges Soukiassian (édité par)
Monuments funéraires du palais et de la nécropole. Balat XI

Balat XI n’est pas une monographie comme les dix précédents volumes de la série, mais réunit des études de monuments inédits qui illustrent la pratique du culte funéraire et l’histoire de la famille des gouverneurs de l’oasis de Dakhla de 2350 à 2050 environ.

Dans l’enceinte nord d’Ayn Asil, première résidence des gouverneurs, un linteau inscrit et deux fragments statuaires sont les indices de l’existence de sanctuaires de ka de gouverneurs dès le règne de Pépy Iᵉʳ. Au sud, après l’incendie du palais à l’extrême fin de l’Ancien Empire, la construction par un gouverneur inconnu d’un sanctuaire funéraire double, dont une chapelle est consacrée à Médou-néfer à titre d’ancêtre, marque une nouvelle fondation. Sur les sols de ces sanctuaires de ka, des dépôts de plats d’offrande, caractéristiques du site de Balat, représentent un indice concret de la pratique du culte.

Dans la nécropole de Qila al-Dabba, les petits monuments est du complexe du Mastaba I (M I/B et M I/C) sont les plus anciens tombeaux de gouverneurs et datent du début de la VIᵉ dynastie. Le vaste monument d’Ima-Pépy / Ima-Méryrê (M I/A) s’appuie contre eux. Puis le mastaba de Khentikaou-Pépy (M IV) inaugure un nouvel emplacement. Autour de ce monument, le plus grand et le plus haut de la nécropole, se groupent ceux de Khentika (M III, règne de Pépy II), puis de Médou-néfer (M V) et d’Ima-Pépy (M II).

Balat XI is not a monograph like the ten preceding volumes in the series, but gathers together studies of various monuments which illustrate the funerary practices within the family of the governors ruling the oasis of Dakhla from 2350 to approximately 2050 BC.

In the northern enclosure of Ayn Asil, the first residence of the governors, an inscribed lintel and two fragments of sculpture are the indices of the existence of ka-sanctuaries of governors from the reign of Pepy I. In the south, after the fire in the palace at the extreme end of the Old Kingdom, an unknown governor constructed a twin funerary sanctuary in which one of the two chapels was consecrated to Medu-nefer by his right of being an ancestor; it marks a new foundation.

On the floors of these ka-sanctuaries, deposits of offering dishes characteristic of the site of Balat, reveal hard evidence for the practice of the cult. In the Qila al-Dabba necropolis, the small eastern monuments of the Mastaba I (M I/B and M I/C) are the oldest tombs of governors, which date from the beginning of the 6th Dynasty. The large monument of Ima-Pepy / Ima-Meryre (M I/A) rests against them. The new element is a northern court, a feature again taken up by M IV, belonging to Khentikau-Pepy, who inaugurated a new site. Thus, the mastaba of Khentikaw-Pepy (M IV) inaugurated a new site. Around this mastaba, the largest and the highest within the necropolis, are grouped the monuments of Khentika (M III, reign of Pepy II), then of Medu-nefer (M V) and Ima-Pepy (M II).


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IF1073, ISBN 978-2-7247-0604-8
2013
Collection: FIFAO 69
2 vol., 500+194 p., 113 €
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Anne Minault-Gout, Florence Thill
Saï II.
Le cimetière des tombes hypogées du Nouvel Empire (SAC5). 2 vol.

Cette seconde monographie consacrée à l’île de Saï, entre les 2ᵉ et 3ᵉ cataractes, présente les résultats de la fouille d’un cimetière élitaire égyptien du Nouvel Empire, dont l’exploration a débuté dans les années 1970 sous les auspices de la Mission archéologique française au Soudan, dirigée par Jean Vercoutter.

Ce cimetière comprenait une vingtaine de tombes collectives hypogées surmontées de superstructures – pour beaucoup d’entre elles de type pyramidal –, comparables à celles trouvées dans les deux nécropoles nubiennes de Soleb et d’Aniba, mais aussi à celles de la nécropole thébaine et dont la période d’utilisation s’est étendue du début de la XVIIIᵉ dynastie à l’époque pré-napatéenne. En dépit des pillages, ce cimetière recélait encore, dans certaines tombes, un riche matériel funéraire s’apparentant à celui des tombes thébaines de la même période. Parmi ce matériel très varié, comportant tous les éléments du trousseau funéraire classique d’un notable égyptien du Nouvel Empire, sont particulièrement remarquables le nombre et la variété des chaouabtis et scarabées de cœur en pierre inscrits.

Après une première partie qui présente la nécropole dans son ensemble et chacune des vingt-quatre tombes fouillées en particulier, suivies du catalogue de leur contenu, la publication propose une étude détaillée de chaque type d’objets composant le matériel funéraire.

De cette étude et de celle des titres et noms figurant sur un grand nombre d’objets inscrits, émerge l’image d’une communauté d’administrateurs civils et religieux –Égyptiens ou Nubiens égyptianisés –, en poste dans ce centre administratif de Haute Nubie qu’était Saï au début du Nouvel Empire. Cette publication contribue ainsi à éclairer l’histoire des rapports de l’Égypte avec cette région aurifère de Haute Nubie et, plus particulièrement, à mettre en lumière le rôle de la ville fortifiée de Saï et de ses habitants dans le dispositif égyptien d’occupation de la Nubie au Nouvel Empire.

This second monograph about the island of Sai, located between the second and third cataracts, presents the results of the excavation of the New Kingdom Egyptian cemetery for officials of the elite. The exploration of the cemetery began in the 1970’s under the direction of the French Archaeological Mission in the Sudan led by Jean Vercoutter.

The cemetery contained about twenty collective rock-cut tombs, with superstructures, many of them pyramidal, similar to those found in Soleb and Aniba in Nubia, for example, as well as those of the Theban necropolis. The graves were in use from the beginning of the 18th dynasty until the pre-Napatan period. Despite looting, some graves still contained rich funerary equipment similar to those found in Theban graves of the same period. Among these widely varied objects, which include all the elements of the classic funerary equipment of Egyptian high officials of the New Kingdom, there are inscribed stone shabtis and heart-scarabs, remarkable in their number and variety.

The first section presents an overview of the necropolis and a description of each of the 24 graves that were excavated, including a catalogue of their contents. The monograph then offers a detailed study of each type of object found among the funerary goods.

The latter study, along with an examination of the titles and names inscribed on a number of objects, depicts a community of civil and religious administrators – both Egyptians and assimilated Nubians – working in Sai, which was an administrative center of Upper Nubia at the beginning of the New Kingdom. Finally, this publication tries to shed light on the history of the relationships between Egypt and this gold-rich region of Upper Nubia and, more particularly, on the role of the fortified city of Sai and its inhabitants in the planned occupation of Nubia by the Egyptians in the New Kingdom.


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IF1059, ISBN 978-2-7247-0599-7
2013
Collection: TAEI 51
1 vol., 188 p., 32 €
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Josef Dreher
Matâli‘ al-nûr al-sunnî al-munbî’ ‘an tahârat nasab al-nabî al-‘arabî
Le traité de ‘Abdī Effendī al-Busnawī.

Le sort des parents du prophète Muhammad dans l’éternité occupa de nombreuses générations de savants musulmans et de simples croyants. Āmina et ‘Abdallāh étaient morts avant le commencement du message de leur fils, c’est-à-dire qu’ils moururent pendant la Ǧāhiliyya, le temps de l’ignorance, en païens. L’intérêt des premiers convertis à l’islam pour leur destin dans l’au-delà relevait certainement moins d’une curiosité intellectuelle que du souci de savoir quel serait le sort leurs propres parents, eux-mêmes morts avant de connaître la seule doctrine garantissant l’accès au Paradis. Un ḥadīṯ sans pitié condamne à l’enfer tous ceux qui meurent sans être musulmans, y compris les parents du Prophète. Il relève de la collection de traditions de Muslim (202-6 – 261/817-21 - 875), le Ṣaḥīḥ, reconnue comme une autorité orthodoxe et incontestable. « Ton père et mon père sont en enfer » aurait dit le Prophète à un bédouin. Avec le temps cette position trop rigoureuse a été ressentie comme insupportable par l’umma. Des traditions moins sévères ou évitant une réponse univoque apparurent, et des savants disposant d’une érudition étendue comme al-Suyūṭī ont cherché partout des traditions faisant valoir des circonstances atténuantes à ces païens malgré eux. Reste la question de savoir comment le plus pur des êtres créés, le prophète Muḥammad, pouvait provenir de la « saleté des polythéistes » (S. 9, 28). Ce problème suscita de grandes discussions à Istanbul pendant la première moitié du xviiᵉ siècle. Le célèbre bibliographe Ḥāǧǧī Ḫalīfa (Kâtip Çelebi, 1609-1657), rend compte de ce débat dans son autobiographie « La balance de la vérité ». Un autre contemporain, ‘Abdī Efendi (1584-1644), cheikh de la Bayramiyye et écrivain de l’école spirituelle de Ibn al-‘Arabī, a introduit un nouvel élément dans la discussion, le Nūr Muḥammad, une substance lumineuse, l’essence prophétique que Dieu a déposée dans le corps d’Adam, le premier prophète, et qui se transmit de génération en génération pour arriver finalement chez ‘Abdallāh, le père du dernier prophète. Ainsi, il y avait toujours quelqu’un au monde qui gardait le tawḥīd contre toute tentation de polythéisme.

شغل مصير والدي النبي محمّد في الأبدية العديد من أجيال العلماء المسلمين وكذلك أجيال من المؤمنين. لقد توفيا أمينة وعبد الله قبل بداية رسالة ابنهما، أي توفيا وهما وثنيان في فترة الجاهلية، زمن الجهل. لم يكن اهتمام المعتنقين الأوائل للإسلام بمصيرهم بعد الموت يتعلق بالفضول العلمي بل بالرغبة في معرفة مصير آبائهم الذين توفوا قبل أن يتعرفوا على العقيدة الوحيدة التي تضمن الوصول إلى الفردوس.

وهناك حديث يحكم بالجحيم على جميع الذين يموتون وهم غير مسلمين، بما في ذلك والدي النبي محمّد. وينتمي هذا الحديث إلى مجموعة أحاديث مسلم (202-6 – 261/817-21 - 875)، الصحيح، المعروفة كمصدر موثوق به لاجدال عليه. يقال أنّ النبيّ قال لبدويِّ «أبي وأباك في الجحيم». مع مرور الزمن أصبح هذا الموقف الصارم جدا غير محتمل بالنسبة للأمّة. ظهرت أحاديث أقل قسوة أو تتجنب إعطاء أجوبة أحادية المعنى، كما حاول علماء ذوي معرفة واسعة مثال السيوطي، إيجاد أحاديث تبرز وجود ظروف مخففة لهؤلاء الوثنيين بغير إرادتهم.

تبقى مسألة معرفة كيف يمكن لأنقى الكائنات المخلوقة، النبي محمّد، أن تأتي من «نجس المشركين» (سورة 9، 28).

أثارت هذه المشكلة مناقشات كبيرة في اسطنبول خلال النصف الأول من القرن السابع عشر. كتب الببليوغرافي الشهير حاجي خليفة (كاتب شلبي 1609-1657)، تقريراً عن هذا النقاش في سيرته الذاتية «ميزان الحق».

أدخل عبدي أفندي(1584-1644) شيخ البيرمية وكاتب مدرسة ابن عربي الروحية، معاصر آخر للأحداث، أدخل عنصراً جديداً في النقاش، نور محمّد، وهو مادة مضيئة، الجوهر النبوي الذي أودعه الله في جسد آدم، أول الأنبياء، والذي انتقل من جيل إلى جيل ليصل أخيراً إلى عبد الله، والد آخر الأنبياء. هكذا ظل دائماً في هذا العالم شخص يحمي التوحيد ضد أي إغراء للشِرْك.

« La naissance du Prophète ». Composition originale de Khaled Zaza.


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IF1081, ISBN 978-2-7247-0625-3
2013
Collection: BiGen 42
1 vol., 224 p., 25 €
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Céline Boutantin
Les terres cuites gréco-romaines du musée égyptien de l’Agriculture

Les collections du musée égyptien de l’Agriculture (Le Caire) comportent 107 terres cuites datées de l’époque gréco-romaine. Lors de leur entrée au musée entre 1932 et 1935, les statuettes ont été sélectionnées autour de quatre grands thèmes, afin d’illustrer une partie des collections constituée de restes d’animaux et de végétaux : les divinités protectrices, les représentations animales, les représentations végétales et les paniers.

Ces figurines, moulées pour la plupart, sont généralement qualifiées de « terres cuites du Fayoum » en raison du grand nombre de pièces qui y furent découvertes. Principalement attestées en contexte d’habitat, elles ont pourtant été mises au jour dans bien d’autres régions, sur des sites du Delta – en particulier à Alexandrie – , de la Moyenne et de la Haute Égypte, ainsi que dans les oasis et les praesidia du désert Oriental ; nullement circonscrites au Fayoum, ces terres cuites témoignent au contraire d’une production à grande échelle.

En s’appuyant sur les données fournies par les fouilles archéologiques récentes et les collections muséographiques publiées ou encore inédites, cet ouvrage aide à revoir la datation de cette documentation et permet de s’interroger largement sur la ou les fonctions de ces terres cuites.

The collections of the Egyptian Museum of Agriculture (Cairo) contain 107 terracotta potteries dating from the Graeco-Roman Period. When they entered the museum between 1932 and 1935, the statuettes were selected regarding four main themes in order to illustrate some of the collections consisting of animal and plants remains: protective deities, animal representations, plant representations and baskets.

These figurines, most of which are molded, are usually described as the "Fayoum terracotta potteries" because of the large number of objects discovered there. Mainly attested in settlement context, they have nonetheless been found in many other areas : the sites of the Delta -especially in Alexandria-, in Middle and Upper Egypt, as well as in the oases and praesidia of the Eastern Desert. Actually not at all limited to the Fayoum area, these terracotta potteries are on the contrary the products of a widespread production.

Based on data provided by the recent archaeological excavations and museum collections –whether published or unpublished- this book helps going over the dating of these documents while raising questions about the function or functions of these terracotta potteries.


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IF1053, ISBN 978-2-7247-0593-5
2013
Collection: TAEI 48
1 vol., 352 p., 60 €
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Dr Mohammad Ahmad ‘Abd al-Latîf
Al-mudun wa-l-qurâ al-misriyya fi-l-bardiyyât al-‘arabiyya.
Dirâsa athariyya wa hadâriyya

This book presents information on a number of towns and villages in Egypt, documented from Arabic papyri dating back to the first Muslim settlement in Egypt. It relates a list of Egyptian localities - towns and villages - quoted in these papyri, both at the archæological and cultural levels. It is a good addition to the Arab documentation.

The author is publishing here for the first time seven texts from the papyri collection of the Papyrus Institute at the University of Heidelberg, in Germany. A map and numerous pictures, illustrative of these papyri are printed in this book, with explanation and comments, making this publication useful for students and researchers specialized in archæological and papyrological studies and also interesting for the usual reader.

يتضمن هذا الكتاب ، دراسة أثرية وحضارية مع معلومات وثائقية عن بعض المدن والقرى

المصرية كما سجلتها البرديات العربية الخاصة بالعصور الأولى لتواجد المسلمين في مصر.

وهذا يعد إضافة جيدة للمكتبة الوثائقية العربية.

وقد قام المؤلف بنشر سبعة نصوص جديدة من مجموعة معهد البرديات الموجودة في جامعة

هايدلبرج بألمانيا ، كما أنه ألحق بكتابه خريطة وصور فوتوغرافية توضيحية للبرديات مع

شرحها والتعليق عليها ، مما جعل هذه الدراسة المتخصصة مفيدة بالنسبة للطلبة

والباحثين المتخصصين في الدراسات الآثرية والأبحاث الخاصة بالبرديات ، وتجدر الإشارة إلى أن المادة العلمية

معروضة بشكل يخلو من التعقيد مما يجعل قراءة هذا الكتاب شائقة أيضاً لغير المتخصصين
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IF1058, ISBN 978-2-7247-0598-0
2013
Collection: BiEtud 155
1 vol., 198 p., 36 €
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Pierre Tallet and El-Sayed Mahfouz (Edited by)
The Red Sea in Pharaonic Times. Recent Discoveries along the Red Sea Coast.
(Proceedings of the Colloquium held in) Cairo/Ayn Soukhna 11th-12th January 2009

Longtemps ignoré des égyptologues, le rivage de la mer Rouge a livré depuis une dizaine d’années une quantité appréciable d’informations qui permettent maintenant de se faire une idée des modalités de son utilisation à l’époque pharaonique. Le site portuaire de Mersa Gawasis, découvert en 1977 par l’archéologue égyptien Abd el-Moneim Sayed, a ainsi fait l’objet d’une reprise d’étude à partir de 2001. De nouvelles fouilles, effectuées par une équipe italo-américaine, ont permis de démontrer sans appel – notamment grâce à la mise au jour d’un abondant matériel archéologique et épigraphique — l’utilisation de cette station comme point de départ pour des expéditions lancées en direction du pays de Pount, aux confins méridionaux de la mer Rouge, pendant l’ensemble de la XIIe dynastie. Dans le même temps, la fouille du site d’Ayn Soukhna, découvert en 1999 par Mahmoud Abd el-Raziq au nord du golfe de Suez, a livré progressivement les vestiges d’un point d’embarquement aménagé dès le début de l’Ancien Empire pour se rendre par voie maritime aux mines de cuivre et de turquoise du Sinaï. Les vestiges d’embarcations complètes du Moyen Empire y ont été découverts, entreposés dans des galeries-magasins aménagées sur le site. L’objectif de ce colloque, qui s’est tenu au Caire et à Ayn Soukhna en janvier 2009, a été de réunir la plupart des spécialistes engagés dans des travaux de recherche sur la côte de la mer Rouge, et sur les pistes mettant cette zone en relation avec la vallée du Nil. Les Actes réunis ici permettent de faire un point d’étape sur les connaissances récemment acquises dans ce domaine nouveau de l’archéologie égyptienne.

The long-neglected Red Sea shore area has, over the past ten years, yielded a considerable amount of data that has enabled us to understand its specific role in pharaonic times. In 2001, fieldwork resumed in the former harbour of Mersa Gawasis, which was first identified by Abd el-Moneim Sayed in 1977. The rich archaeological and epigraphical findings by a joint American-Italian team demonstrated that the site was used throughout the 12th dynasty as a launching harbour for expeditions to the land of Punt, which lay to the south of the Red Sea. North of the Gulf of Suez, vestiges of a harbour built early on in the Old Kingdom were progressively unearthed at the site of Ayn Soukhna, which was discovered by Mahmoud Abd el-Raziq in 1999: the full remains of Middle Kingdom vessels were found there, stored in onsite galleries between expeditions to the copper and turquoise mining sites of the Sinai. The aim of this conference, which was held in Cairo and Ayn Soukhna in January 2009, was to bring together most of the specialists studying the Red Sea shore area and its relations with the Nile Valley. The proceedings give an overview of the most recent research on this strategic zone during the pharaonic period.


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IF1080, ISBN 978-2-7247-0620-8
2013
Collection: MIFAO 129
3 vol., 260+108+188 p., 115 €
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Nathalie Beaux
La chapelle d’Hathor - Temple d’Hatchepsout à Deir el-Bahari I. Vestibule et sanctuaires [3 Fasc. + 1 DVD].
Fasc. 1, texte : Nathalie BEAUX ; fasc. 2, figures : Nathalie BEAUX, Nicolas GRIMAL & Gaël POLLIN ; fasc. 3, planches : Nathalie BEAUX, Janusz KARKOWSKI, Elizabeth MAJERUS & Gaël POLLIN.

La chapelle d’Hathor constitue l’un des trois sanctuaires divins érigés par Hatchepsout au sein de son temple funéraire de Deir el-Bahari.

Au sein de ce monument, la nature féminine de la reine permet à Hatchepsout de nouer des liens uniques avec la déesse et de réaliser son destin funéraire de façon exceptionnelle : si Hatchepsout se place sous la protection divine d’Hathor, dans une perspective pharaonique traditionnelle, comme son fils Horus, le détenteur du pouvoir royal légitime, elle apparaît aussi comme la fille d’Hathor. Nourrie du lait vivifiant de la déesse qui est elle-même fille de Rê et son uræus, la reine se dresse à son tour en uræus solaire. Hatchepsout, en même temps roi et reine, tisse ainsi un complexe réseau théologique qui lui permet de devenir à la fois Horus, fils de Rê et disque solaire, et Hathor-Maât, uræus au front de ce même disque.

Le volume I présente le vestibule, le sanctuaire de la barque et le sanctuaire.

Il se divise en trois parties : un premier fascicule de Texte élabore une analyse permettant l’interprétation du monument, un second fascicule de Figures présente une sélection de photographies de détails et un troisième fascicule donne 67 Planches de photographies et dessins des scènes.

Des études thématiques sur les représentations et mentions de rois, de dieux, de mobilier et d’offrandes, sans oublier les évocations de Senmout, complètent cette synthèse.

Un DVD permet au lecteur d’agrandir à volonté les planches de photographies et de dessins des scènes.

The Hathor shrine is one of the three divine shrines erected by Hatshepsut in her mortuary temple of Deir el-Bahari.

In this monument, the queen’s feminine nature allows Hatshepsut to establish a unique relationship with the goddess and to complete her funerary destiny in an exceptional manner: if Hatshepsut places herself under Hathor’s divine protection in a traditional pharaonic perspective, as her son Horus, holder of the legitimate royal power, she also appears as the daughter of Hathor. Nourished by the invigorating milk of the goddess who is herself daughter of Re and his uræus, the queen, in turn, raises as the solar uræus. Hatshepsut, as both king and queen, weaves a complex theological network that allows her to become both Horus, son of Re and sun disc, and Hathor-Maât, uræus of this same disc.

Volume I concerns the vestibule, the bark shrine and the sanctuary.

It is divided into three parts : a first part, Text, provides an analysis and interpretation of the monument, while a second part, Figures, presents selected detailed photographs, and a third part offers 67 Plates of the scenes photographs and drawings.

Thematic studies on representations of kings, gods, furniture and offerings, not to mention evocations of Senmout, complete this synthesis.

A DVD enables the reader to enlarge at will the plates of the photographs and drawings of the scenes.
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IF1078, ISBN 978-2-7247-0618-5
2013
Collection: BiEtud 154
1 vol., 120 p., 28 €
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Dominique Valbelle
Les stèles de l’an 3 d’Aspelta

La découverte fragment après fragment, entre 1999 et 2007, d’une stèle de l’an 3 d’Aspelta sur le site de Doukki Gel (Pnoubs), à un kilomètre au nord de Kerma, commence comme une enquête archéologique pour s’achever en enquête policière. En effet, le plus grand fragment a été saisi chez un Soudanais qui avait envoyé une copie du texte au musée de Khartoum afin de connaître la valeur éventuelle du monument. Cinq fragments correspondant à l’essentiel de la partie supérieure et médiane de la stèle et deux petits fragments du bord inférieur ont ainsi pu être assemblés.

Le nombre de monuments napatéens inscrits étant jusqu’à présent particulièrement restreint, toute nouvelle découverte susceptible d’éclairer cette période, où les souverains kouchites cessent de régner sur l’Égypte avec laquelle ils prennent des distances politiques tout en conservant des liens culturels étroits, est naturellement la bienvenue.

La date gravée en tête de l’inscription — l’an 3, le 1er mois de l’hiver, le 12ᵉ jour— se situe 20 jours après celle que l’on peut lire sur la stèle C 257 du musée du Louvre (E 6209) — l’an 3, le 4ᵉ mois de la saison akhet, le 22ᵉ jour — qui provient de Sanam, en aval de la quatrième cataracte. Cette dernière commémore la venue dans le temple de l’Amon-Rê taureau de la Nubie, d’une délégation envoyée par le souverain pour le remplacement de la joueuse de sistre du temple.

La lecture du texte de la stèle de Doukki Gel a permis d’établir que s’y trouve mentionnée la majorité des personnages qui composaient la délégation de celle de Sanam, bien que d’importantes différences de rédaction existent entre les deux textes. La comparaison des deux inscriptions permet de mettre en évidence certaines des règles orthographiques suivies par chacun des deux scribes, l’un de formation égyptienne, l’autre relevant déjà d’une culture distincte que la stèle de Doukki Gel contribue à révéler.

A new stele dated Year III of Aspelta was discovered one fragment after another between 1999 and 2007 on the site of Dukki Gel (Pnubs), one kilometre north of Kerma. What started as archaeological research turned into a police investigation when the largest fragment was confiscated from a Sudanese man who had sent a copy of the text to the Museum of Khartoum to enquire about the potential commercial value of the object in his possession.

Five fragments constituting the main part of the upper and median sections of the stele could thus be reassembled, along with two fragments of the lower rim.

The scarce number of Napatean inscribed monuments known to us makes every new discovery likely to shed entirely new light on this very specific period when the Kushite kings ceased to rule over Egypt but kept close cultural relationships with it beyond the now interrupted political links.

The date of the stele – Year III, 1st month of Winter, the 12th day – places it twenty days after the stele from Sanam, downstream of the 4th cataract, now in the Louvre Museum (C257 = E 6209) which is dated Year III, 4th month of the akhet season, the 22nd day. The latter commemorated the visit to the temple of Amun-Ra Bull of Nubia by a delegation sent by the king to replace the sistrum player of the temple.

Reading the inscription of stele from Dukki Gel shows that most members of the delegation of the Sanam stele are still mentioned here, although important redactional discrepancies are to be found between the two texts. A comparison of the two inscriptions lets us establish certain orthographic rules followed by the scribe of each stele, one with an Egyptian training while the other one seems to have been influenced by a specific local culture, which the Dukki Gel stele contributes to reveal.


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IF1072, ISBN 978-2-7247-0612-3
2013
Collection: TAEI 49
1 vol., 304 p., 50 €
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Al-Kindî, présenté, traduit et annoté par Mathieu Tillier
Histoire des cadis égyptiens. Akhbâr qudât Misr

Le cadi, juge du tribunal musulman, est un des personnages les plus emblématiques de l’islam médiéval. Recruté par le pouvoir pour rendre la justice entre les plaideurs, il incarnait, plus que tout autre, le droit islamique qu’il était chargé d’appliquer. Les anciens cadis égyptiens nous sont connus grâce au livre que leur consacra l’historien al-Kindī (m. 350/961), dont le présent ouvrage propose la traduction française. Depuis la conquête arabe de l’Égypte, vers 640, jusqu’à l’arrivée des Ṭūlūnides en 868, al-Kindī retrace pas à pas la construction de la judicature égyptienne à travers les biographies de ses quarante premiers cadis. Source majeure pour comprendre l’évolution de l’institution judiciaire et de ses procédures, l’Histoire des cadis égyptiens ouvre aussi une fenêtre unique sur la société égyptienne des débuts de l’islam. À travers les litiges et les problèmes divers soumis à l’appréciation des cadis, le tribunal de Fusṭāṭ agit comme un puissant révélateur des rapports sociaux et de leur gestion par l’autorité publique. Al-Kindī restitue enfin le rôle essentiel que les cadis jouèrent dans la vie politique égyptienne. Tiraillés entre des élites locales attachées à leurs privilèges et un pouvoir califal soucieux d’imposer son autorité, ils furent alternativement adulés et voués aux gémonies par leurs contemporains. En arrière-plan de cette galerie de portraits hauts en couleur, c’est une vaste fresque historique de l’Égypte umayyade et abbasside qu’al-Kindī offre au lecteur.

Précédé d’une introduction historique, le texte d’al-Kindī est accompagné des variantes et additions proposées par Ibn ʿAbd al-Ḥakam (m. 257/871), Ibn al-Mulaqqin (m. 804/1401-1402) et Ibn Ḥaǧar al-ʿAsqalānī (m. 852/1449).

القاضي هو أحد الشخصيات الأكثر شهرة في الإسلام في العصور الوسطى. فلقد كان يجسد – أكثر من أي شخص آخر - القانون الإسلامي الذي كان مسؤولاً عن تطبيقه إذ عينته السلطة لتحقيق العدالة بين المتقاضين. ولقد عرفنا القضاة السابقين المصريين من خلال الكتاب الذي خصصه لهم المؤرخ الكندي (ت 350/961 ) والذي يقدم هذا العمل الترجمة الفرنسية له . منذ الفتح العربي لمصر حوالي عام 640 وحتى وصول الطولونيين في عام 868، تتبع الكندي حركة بناء القضاء المصري من خلال السير الذاتية للأربعين ممثلاً الأوائل له. ويعد كتاب أخبار قضاة مصر المصدر الرئيسي لفهم تطور النظام القضائي والإجراءات التي كانت متبعة فيه كما أنه يفتح نافذة فريدة على المجتمع في بدايات الإسلام. فمن خلال التقاضي والمشاكل المختلفة التي كانت تخضع لتقدير القضاة، كانت محكمة الفسطاط مؤشراً قوياً للعلاقات الاجتماعية وإدارتها من قبل السلطة العامة. يعيد الكندي أخيراً الدور الحيوي الذي لعبه القضاة في الحياة السياسية في مصر. وإذ كانوا ممزقين بين النخب المحلية المتمسكة بامتيازاتها وسلطة الخليفة الحريصة على فرض نفوذها فلقد كان معاصروهم يتملقونهم حيناً ويقذفونهم حيناً آخر. وفي خلفية هذا العرض للصور عالية الجودة ، يقدم الكندي للقارئ لوحة جدارية ضخمة لتاريخ مصر في العصرين الأموي و العباسي.

يرافق نص الكندي الاختلافات والإضافات التي اقترحها ابن عبد الحكم (ت 257/871 ) وابن الملقن (ت 804/1401-1402 ) وابن حجر العسقلاني (ت 852/1449) ويسبقه مقدمة تعرض دراسة تاريخية لتلك الفترة.

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Le traducteur : Mathieu Tillier, agrégé d’arabe et maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille, est actuellement chercheur à l’Institut français du Proche-Orient (Beyrouth).


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IF1074, ISBN 978-2-7247-0636-9
2013
Collection: BiGen 44
1 vol., 304 p., 25 €
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Mercedes Volait
Maisons de France au Caire. Le remploi de grands décors mamelouks et ottomans dans une architecture moderne
C’est au terme d’une singulière odyssée que de grands décors mamelouks et ottomans sont venus orner les parois de la chancellerie de l’ambassade de France au Caire. Leur présence résulte du goût pour le remploi de décors historiques éprouvé par les premiers grands collectionneurs français d’art islamique présents en Égypte au xixe siècle. L’hôtel particulier construit au Caire par Gaston de Saint-Maurice entre 1875 et 1879 en est un exceptionnel manifeste. Rachetée par la France en 1887 pour y loger sa représentation nationale, l’habitation fut démolie un demi-siècle plus tard, après que ses décors eurent été extraits pour être remontés dans une nouvelle légation. Richement illustré, cet ouvrage bilingue (français et arabe) retrace l’histoire artistique et politique de ces successifs remplois à partir de sources inédites (dépêches diplomatiques, reportages photographiques, correspondance privée) et livre une étude de leur épigraphie, qui apporte un éclairage supplémentaire sur la réutilisation de grands décors islamiques dans l’architecture française contemporaine.
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IF1083, ISBN 978-2-7247-0635-2
2013
Collection: BCE 23
1 vol., 244 p., 28 €
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Collectif
Bulletin de liaison du groupe international d’étude de la céramique égyptienne 23

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IF1079, ISBN 978-2-7247-0619-2
2013
Collection: EtudAlex 21
1 vol., 460 p., 55 €
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Sandrine Élaigne
La vaisselle fine de l’habitat alexandrin

La mobilité des produits et des techniques céramiques en Méditerranée Orientale du IIe siècle avant J.-C. à l’époque claudienne. Le cas des céramiques fines d’après les contextes d’habitats d’Alexandrie (Égypte)

Cette étude présente des assemblages de céramiques fines de contextes archéologiques de l’habitat d’Alexandrie. Elle cherche à déterminer et à évaluer les importations (quantité, identité technique et culturelle) en regard des productions locales, et à connaître l’évolution de leur présence. Elle fait donc le point sur les échanges entre Alexandrie et le reste de la Méditerranée, en précisant, selon la chronologie, l’apport en quantité et en qualité des centres producteurs qui exportent à longue distance. Elle retrace l’évolution technologique et culturelle des produits et confronte les données avec certains facteurs économiques. L’étude vise aussi à comprendre les facteurs d’évolution de la production qu’ils soient culturels (évolution des formes de vases, adaptation, rejet) ou technologiques (revêtements noirs, rouges, ou luisants). Elle s’appuie sur l’examen des faciès céramiques d’autres ensembles méditerranéens, afin de définir les caractères propres au faciès alexandrin.

The mobility of ceramic products and techniques in the eastern Mediterranean from the 2nd century BCE to the Claudian era: the case of fine ceramics from residential contexts in Alexandria, Egypt.

This study presents collections of fine ceramic ware from archaeological excavations of Alexandrian residential quarters. The aim is to determine and evaluate the imports (quantity, technical and cultural identity) as compared to local products, and to understand the evolution of their presence. We will review the networks of exchange between Alexandria and the rest of the Mediterranean, pointing out, according to chronology, the supply in quantity and quality of the production centres involved in long distance export. We will retrace the technological and cultural evolution of the products and set this data against certain economic factors. The study also aims to comprehend factors in the evolution of the production, whether cultural (development of vase shape, adaptations, rejections) or technological (black, red or gloss coatings). We will examine the ceramic facies of other Mediterranean ensembles in order to define the particular characteristics of the Alexandrian facies.