Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Catalogue

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Cahiers des Annales islamologiques (CAI)

ISSN : 2428-4386

Les Cahiers des Annales islamologiques (CAI) s’inscrivent aussi bien dans la tradition savante du monde arabo-musulman que dans les approches des disciplines plus contemporaines. La série "Sources" propose des éditions scientifiques de textes, en arabe comme dans les autres langues de culture pratiquées dans le monde arabo-musulman aux époques médiévale, moderne et contemporaine. La série "Monographies" met en valeur les sujets les plus variés, de l’étude érudite à l’essai novateur sur des thèmes transversaux.


31 notices, page 1 : 1 - 2 - 3 - 4

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IF1125, ISBN 9782724706819
2016 IFAO
Collection: CAI 33
1 vol., 112 p., 19 (271 EGP)
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Transmission de biens, mariage et répudiation à Uqlūl, village du Fayyoum, au Ve/XIe siècle

La papyrologie arabe s’attache à publier des documents dispersés dans les collections d’Orient et d’Occident qui éclairent souvent le quotidien de simples gens oubliés des sources narratives. Revenus au jour au hasard de fouilles officielles ou clandestines, ils doivent être patiemment déchiffrés et longuement commentés. Yūsuf Rāġib, papyrologue réputé, édite, traduit et commente ici huit papiers et parchemins rédigés au cours du XIe siècle dans un village obscur du sud du Fayyoum. Découverts à la fin du XIXe siècle, six gagnèrent Londres et deux Berlin. Les cinq premiers sont des actes provenant des archives d’une famille musulmane, les Banū Barmūda ; les trois derniers, des contrats de mariage dont le second fut dissous deux ans plus tard. Le contrat le plus important, écrit sur le plus grand parchemin arabe connu à ce jour, révèle l’opulence d’un émir bédouin qui imposait aux villageois  une protection rémunérée : l’année même où le calife al-Mustanṣir survivait dans son palais lors d’une famine sans fin qui régnait dans le pays, il offrait à son épouse une dot considérable et lui promettait nombre de présents somptueux.

Arabic papyrology seeks to publish documents, scattered in the collections of East and West, that often illuminate the daily life of simple people forgotten by narrative sources. Brought to light by official or clandestine excavations, these documents need to be patiently deciphered and commented at length. Yūsuf Rāġib, papyrologist of renown, edits, translates and comments here eight documents on paper and parchment written in the eleventh century in an obscure village in southern Fayyoum. Discovered in the late nineteenth century, six of these documents found their way to London and two to Berlin. The first five belong to the archives of a Muslim family, the Banū Barmuda; the last three are marriage contracts, one dissolved two years after its conclusion. The most important contract, which happens to be the largest Arabic document on parchment known to date, reveals the opulence of a Bedouin emir who imposed a paid protection on the villagers. The year in which Caliph al-Mustanṣir survived in his palace a famine that would not end, the emir offered his wife a rich dowry while promising many more sumptuous presents.


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IF1040, ISBN 9782724705782
2011 IFAO
Collection: CAI 32
1 vol., 140 p., 15 (214 EGP)
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Le sultan mérinide Abû l-Hassan ‘Alî et Jacques III de Majorque. Du traité de paix au pacte secret

À la différence des Archives du monde arabe, les chancelleries européennes ont conservé de nombreux traités de paix et de commerce passés au Moyen Âge avec les États musulmans. La Bibliothèque nationale de Paris renferme en particulier un document particulièrement riche et éclairant, le traité de paix passé le 15 avril 1339 à Tlemcen entre le souverain mérinide Abū l-Ḥasan ‘Alī, alors au faîte de sa puissance militaire, et les ambassadeurs de Jacques III, roi de Majorque.

Le traité jette une vive lumière sur les relations politiques et économiques entre les États riverains de la Méditerranée occidentale et sur le discours diplomatique qui les traduit. Le Maroc mérinide constituait pour le roi de Majorque un recours et un allié contre son suzerain, son parent et ennemi Pierre IV d’Aragon. L’alliance projetée ne sera pas conclue, et le royaume de Majorque annexé en 1343 à l’Aragon.
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IF1026, ISBN 9782724705546
2011 IFAO
Collection: CAI 30
1 vol., 103 p., 20 (286 EGP)
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Le livre des califes qui s’en remirent au jugement d’un cadi . . . .أبو هلال العسكري، كتاب ما احتكم به الخلفاء إلى القضا ة

Ce court ouvrage d'{adab}, écrit par Abū Hilāl al-ʿAskarī (m. vers 400/1010), marque une étape essentielle dans l’histoire des relations entre les pouvoirs politique et judiciaire. À travers une série de récits pseudo-historiques, l’auteur entend démontrer que le souverain, avant même d’agir en justicier, doit accepter de se soumettre au jugement des hommes. Ce bref miroir des princes d’époque būyide vient couronner une longue évolution doctrinale issue des tensions entre le sommet de l’État et la judicature : en plaçant les califes sous l’autorité judiciaire des cadis, Abū Hilāl contribue à la désacralisation de l’institution califale et à la promotion d’une magistrature indépendante.

Mathieu Tillier, chercheur à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), propose ici l’édition du texte arabe, précédée d’une introduction et accompagnée d’une traduction française.

تلخيص: يمثّل كتاب أبي هلال العسكري (المتوفّى في حوالي عام 400 ه/1010 مـ) الذي بين أيدينا مرحلة هامّة في تاريخ العلاقات بين السلطات السياسية والقضائية. فإنّ المؤلّف يبيّن عبر تسلسل من الأخبار أنّ السلطان العادل لا يمكنه تجسّد السلطة القضائية إلّا بعد أن خضع لأحكام قضاته. فهذا الكتاب، المؤلَّف في العصر البويهي والمنتمي إلى جنس آداب الملوك، يتوّج تطوّراً نظريّاً هامّاً نجم عن توتّر العلاقات بين القضاة والدولة العبّاسية. فمن خلال وصفه للعديد من الخلفاء المستسلمين لأحكام القضاة، يسهم أبو هلال في إزالة هالة القدسيّة عن الخلافة والدفاع عن مؤسّسة قضائيّة مستقلّة.

قام ماتيو تيليه، وهو باحث في المعهد الفرنسي للشرق الأدنى، بتقديم الكتاب وتحقيقه قبل ترجمته إلى الفرنسية.

This short {adab} treatise by Abū Hilāl al-ʿAskarī (d. c. 400/1010) marks an important turning point in the relationship between political power and the judiciary in Islam. Written in the Būyid period as a concise mirror for princes, the work sanctions a doctrinal evolution that is the outcome of long-standing tension between the judiciary and the highest levels of the state. Using a series of pseudo-historical narratives, Abū Hilāl suggests that rulers should be prepared to submit to the adjudication of ordinary men. By presenting caliphs as being under the judicial authority of qāḍī-s, the author contributes to the de-sacralisation of the caliphate and to the promotion of an independent judiciary.

Mathieu Tillier, researcher at the Institut français du Proche-Orient (Ifpo), presents a critical edition of the text with an introduction and a translation into French.


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IF1035, ISBN 9782724705690
2011 IFAO
Collection: CAI 31
1 vol., 80 p., 18 (257 EGP)
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Réminiscences de la royauté cosmique dans les représentations de l’Orient médiéval

Dans l’Orient ancien, les cieux investissent les rois lors de leur avènement. Le roi est alors, comme dans l’Iran préislamique, promu frère des astres, doté de prérogatives qui lui permettent de faire régner sur Terre l’ordre cosmique. Le corps du roi est garant de cette stabilité. Le monde musulman hérite de cette dimension qui assure la promotion du calife ou de l’imam selon les doctrines du pouvoir, comme étant « l’ombre de Dieu sur Terre ». Cet aspect essentiel de l’idéologie politico-religieuse trouve un écho dans la culture visuelle de l’Orient médiéval où, hormis les voûtes palatiales, les monnaies, les métaux, le rituel de cour à partir des Abbassides, les manuscrits enluminés issus de différents corpus, pseudo-scientifique comme la cosmographie, littéraire comme la poésie ou l’épopée, pérennisent à leur tour le souvenir des liens étroits entre les rois et les cieux. En effet, l’une des dimensions de la royauté cosmique repose sur la représentation anthropomorphique des astres, les luminaires en particulier, promus par l’astrologie hellénistique qui symbolisent bien les pouvoirs temporels par le biais des analogies hermétiques tout comme le montrent les thèmes des métaux du XIIᵉ au XVᵉ siècle.

Cet ouvrage invite également le lecteur à découvrir les rêves d’envol et de voyages dans l’au-delà, transposition d’un thème issu des anciennes hiérogamies, désormais abouti dans le {Mi‘rāj}, le Voyage céleste du Prophète Muḥammad.

The kings of the Eastern Ancient world were invested by Heaven. As in the pre-Islamic Iran, they were thus promoted brothers of the heavenly bodies, and that status allowed them to bring on earth the cosmic order. The king’s body was the guarantor of this stability. The Muslim world inherits the dimension that promotes a caliph or an imam as “the Shadow of God on earth” according to governing doctrines. This main aspect of the religious and political ideology is present in the visual culture of medieval East where, beneath palace architecture, coins, metallic objects and court rituals from the Abbasids, illuminated manuscripts from different corpora – pseudo-scientific for cosmography, literature for poetry and epics – perpetuate the memory of the tight links between kings and heavens. A dimension of cosmic kingship lies on the anthropomorphic representation of the heavenly bodies, especially the luminaries, promoted by the Hellenistic astrology, and well symbolizing temporal powers by the mean of hermetic analogies, as shown on metallic artefacts from the 12th to the 15th c.

The reader is invited to discover the celestial journeys, transposition of the hierogamies of the Ancient world, which the best example is the Mi‘rāj of Prophet Muḥammad.

The kings of the Eastern Ancient world were invested by Heaven. As in the pre-Islamic Iran, they were thus promoted brothers of the heavenly bodies, and that status allowed them to bring on earth the cosmic order. The king’s body was the guarantor of this stability. The Muslim world inherits the dimension that promotes a caliph or an imam as “the Shadow of God on Earth” according to governing doctrines. This main aspect of the religious and political ideology is present in the visual culture of medieval East where, beneath palace architecture, coins, metallic objects and court rituals from the Abbasids, illuminated manuscripts from different corpora – pseudo-scientific for cosmography, literature for poetry and epics – perpetuate the memory of the tight links between kings and heavens. A dimension of cosmic kingship lies on the anthropomorphic representation of the heavenly bodies, especially the luminaries, promoted by the Hellenistic astrology, and well symbolizing temporal powers by the mean of hermetic analogies, as shown on metallic artefacts from the 12th to the 15th c.

The reader is invited to discover the celestial journeys, transposition of the hierogamies of the Ancient world, which the best example is the {Mi‘rāj} of Prophet Muḥammad.
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IF1019, ISBN 9782724705485
2010 IFAO
Collection: CAI 29
1 vol., 442 p., 40 (571 EGP)
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Le soufisme à l’époque ottomane – Sufism in the Ottoman Era

Quelles furent les conséquences de l’intégration des provinces arabes dans l’Empire ottoman sur le soufisme? Le nouvel espace impérial permet le renouveau des voyages, depuis le Maghreb, l’Inde ou l’Asie du Sud-Est jusqu’aux Lieux saints. La Mecque et Médine, Le Caire, Damas, Zabîd, Istanbul, font figure de carrefours intellectuels. Solidement campé dans ses assises d’époque mamelouke, le soufisme égyptien entre en dialogue avec le soufisme turco-persan, s’installe dans les Villes saintes, essaime jusque dans l’océan Indien. Une littérature soufie florissante fait partie intégrante de la culture générale (adab) de « l’honnête homme » ottoman.

Ce livre explore différents auteurs et genres de littérature soufie et dévotionnelle de l’époque ottomane. À travers ces textes, apparaît le soufisme vécu et transmis de l’investiture (khirqa) à la voie (tarîqa) : le rattachement au cheikh, les chaînes et certificats de transmission (isnâds, ijâzas), les rituels du dhikr, du concert spirituel (samâ‘), de la retraite (khalwa) et des visites pieuses (ziyârât). Les confréries soufies deviennent un phénomène de masse. Dans les âpres débats doctrinaux du soufisme ottoman domine l’influence sans précédent des idées d’Ibn ‘Arabî. La crise du XVIIᵉ siècle, animée par les Qadizadeli, montre l’existence de contestations anti-soufies : elle montre aussi, a contrario, la domination quasiment sans partage du soufisme sur l’islam ottoman.

Seize contributions, une introduction historiographique, un index et une bibliographie générale font de ce livre une référence et un outil de travail.

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As Arab lands were integrated into the Ottoman Empire, what were the effects on the Sufi tradition? This vast new empire encouraged travel between the furthest reaches of the Muslim world; the Maghrib, India, and South-East Asia, were once again connected to the Holy Sites of Arabia. Cairo, Damascus, Mecca and Medina, Zabid, and Istanbul, figured prominently as intellectual centres in this well connected web. In many aspects Egyptian Sufism was transformed, being brought into dialogue with its Turco-Persian counterparts, assuming a higher profile in Mecca and Medina, and also spreading out to the shores of the Indian Ocean. These developments were facilitated by an explosion of Sufi literature, which became progressively integrated into the cultural life (adab) of every Ottoman gentleman.

This book explores a number of Ottoman-period Sufi writers along with the literature they produced. These studies reveal Sufism as practiced through spiritual investiture (khirqa) into the Sufi path (tarîqa): the connection to ones shaykh, certificates of training (ijâzas) and their transmission (isnâds), the rituals of dhikr and spiritual concerts (samâ‘), ascetic retreat (khalwa), and pilgrimage (ziyâra). In this period the Sufi orders also became widespread mass institutions, and the controversial teachings of Ibn ‘Arabi rose to new prominence. The 17th century crisis provoked by the Qadizadelis made clear one strong anti-Sufi position, at the same time illustrating how deeply Sufism had integrated itself into Ottoman-period Islam.

This volume brings together sixteen contributions, along with a thematic introduction, index and bibliography, offering the reader both a work of reference and new avenues for further research.


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IF955, ISBN 9782724704303
2006 IFAO
Collection: CAI 28
1 vol., 142 p., 20 (286 EGP)
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Actes de vente d’esclaves et d’animaux d’Égypte médiévale 2

Cette monographie est une étude diplomatique et juridique d’actes de vente d’esclaves et d’animaux, réalisée à la lumière des formulaires de notariat, des ouvrages de droit, des recueils de consultations et de traditions.

La première partie aborde les caractères externes des documents : support et mise en page, écriture, corrections et adjonctions dans le texte. La deuxième est consacrée à leurs caractères internes : langue, discours, formules initiales, objets de vente, signalements descriptifs, prix et frais de vente, courtage et formes de l'échange.

Un long chapitre est ensuite dédié aux vices qui entraînaient une diminution - qu’elle ait été minime ou importante - de la valeur du bien acquis et, partant, de son prix. Ces vices pouvaient affecter la substance même de la «marchandise» au point de la rendre impropre à l’usage à laquelle on la destinait ; certains de ces usages, rendus impossibles, sont déniés dans l’acte même, d’autres abordés seulement dans les manuels de droit.

Puis la monographie détaille les garanties promises par le vendeur à l’acquéreur : possession paisible, garantie des trois jours et de l’an.

Enfin, l’ouvrage se termine par l’étude des clauses finales (telles que la lecture de l’acte et la date), des témoignages et des témoins ainsi que de la validation des actes.


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IF954, ISBN 9782724704297
2006 IFAO
Collection: CAI 27
1 vol., 370 p., 40 (571 EGP)
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Le développement du soufisme en Égypte à l’époque mamelouke

Cet ensemble de communications rassemble les travaux de dix-huit chercheurs tous spécialistes du soufisme médiéval. Rédigés en français, anglais et arabe, ces articles apportent un nouvel éclairage à l’Égypte de la période mamelouke (c. 1250-1517).

Grâce à un large éventail de perspectives, allant de l’histoire à la topographie, de la poésie à la théologie, l’ouvrage offre une grande richesse d’analyses pénétrant l’univers de la mystique musulmane médiévale.

Par leurs contributions personnelles, ces spécialistes, en faisant appel aux plus récentes données littéraires et aux divers champs d'études disponibles, nous livrent une approche incontestablement interdisciplinaire qui vise à refléter les profondeurs tant culturelles qu’intellectuelles du soufisme médiéval égyptien.

{{The Development of Sufism in Mamluk Egypt}}

This collection brings together the work of eighteen scholars, all specialists in medieval sufism. Written in French, English and Arabic, the articles focus on Egypt of the Mamluk period (c. 1250-1517). With approaches varying from the historical to the tophographical, from the poetic to the theological, this volume offers a wealth of insight into the world of the medieval Muslim mystic. Drawing on the latest textual and field research available, together these scholars provide a truly interdisciplinary perspective-one that seeks to reflect the cultural and intellectual depths of medieval Egyptian sufism.
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IF943, ISBN 9782724704167
2006 IFAO
Collection: CAI 26
1 vol., 234 p., 20 (286 EGP)
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L’autre Égypte. De Bonaparte à Taha Hussein

Né en 1927 en Haute Égypte, Anouar Louca, disciple et critique de Taha Hussein, fut le traducteur français des plus représentatives de ses œuvres et fit connaître par ailleurs en arabe plusieurs chef-d’œuvres de la littérature française ; également chercheur en histoire des relations internationales et professeur aux universités égyptiennes, françaises et suisses, son expérience cosmopolite alimenta ses travaux et sa vision nouvelle des rapports entre monde arabe et européen.

Cet ouvrage est conçu d’après une série organique de textes, développés ou inédits, consacrés à des personnages ou des phénomènes significatifs qui décrivent, sur l’axe France-Égypte, le développement d’une vie culturelle faite de métamorphoses, de Bonaparte à Taha Hussein. Il relate les moments les plus forts et les moins connus d’une histoire de deux siècles autrement déchiffrée. Celle d’une quête de l’identité que poursuivent esentiellement Tahtawi, Champollion, Ninet, Taha Hussein et Jacques Berque, lignée indissoluble de témoins incarnant la croissance et la maturité d’une prise de conscience de soi et de l'autre.


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IF938, ISBN 9782724704112
2005 IFAO
Collection: CAI 25
1 vol., 450 p., 35 (500 EGP)
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Sociétés rurales ottomanes / Ottoman Rural Societies

Cet ouvrage collectif répond aux appels répétés à renouveler l’histoire rurale du Proche-Orient moderne. Si certains aspects, relatifs notamment aux statuts fonciers, à la fiscalité et à ses effets sur les structures sociales, ont fait l’objet d'études parfois précoces, les résultats de celles-ci demandaient à être affinés, et pour le reste des pans entiers de la vie des campagnes ottomanes demeurent inexplorés. L’heure n’est pas aux grandes synthèses : le ruralisme reste, pour les historiens du Proche-Orient, un domaine à construire. Issu de la collaboration entre les trois instituts français du Caire (Ifao), du Proche-Orient (Ifpo) et d’Istanbul (Ifea), ce livre privilégie de ce fait trois zones de l’Empire ottoman, le centre et notamment l’Anatolie, le Bilâd al-Shâm (surtout Liban et Syrie actuels) et l’Égypte. Les contributions qu’il rassemble dans une perspective comparatiste exploitent principalement les sources d’archives désormais accessibles, en mettant en œuvre des méthodes d’approche originales. Elles tournent autour de trois axes : les structures qui organisaient la vie rurale (statut des personnes et des terres, cadres sociaux : tribu, village, autres formes de solidarité) ; la perception des espaces et leurs dynamiques propres, en termes de mobilités et d’échanges ; la présence et l’absence de l’État, et leurs effets sur l’intégration des campagnes aux structures politiques et à l’espace global de l’Empire ottoman.

Ottoman Rural Societies presents a collective answer to repeated calls for a renewal of the pre-modern and modern Middle Eastern rural history. Some aspects of this history have been the subject of early studies, especially those related to land status or the financial system and its effects upon social structures; yet, their results need to be completed, since all others aspects, especially rural life in the Ottoman countryside, remain mostly unexplored. The time for a wider synthesis has not come yet: for historians of the Middle East, rural studies remain an open field. This book is the result of a cooperation between the three French Research Institutes in the Middle East based in Cairo (Ifao), Damascus (Ifpo) and Istanbul (Ifea); that is why it focuses on three regions of the Ottoman Empire: central lands, mainly Anatolia; Bilâd al-Shâm, mostly present-day Lebanon and Syria; and Egypt. The papers that have been gathered in a comparative perspective, capitalize chiefly on the now accessible archival sources by using original approaches. Three main themes are under scrutiny: the structures which organized rural life (land and personal status, social frames such as tribes and villages, other forms of solidarity); the perception of space and its inner dynamics, expressed by all forms of geographic mobility and exchanges; the presence and absence of the State, and its effects on the integration of rural people into political structures as well as into the Ottoman global {space}.

{{Recensions}}:

[Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée->http://remmm.revues.org/document3781.html]


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IF896, ISBN 9782724703276
2003 IFAO
Collection: CAI 24
1 vol., 20 (286 EGP)
Vies des cadis de Misr (237/851 - 366/976). Extrait du Raf’ al-isr ’an qudât Misr de Ibn al-Hagar al-’Asqalâni
Le rôle du juge (cadi) et la position centrale qu’il occupe dans la société arabo-musulmane médiévale constituent le cœur des biographies d’Ibn Hajar al-‘Asqalânî (m. 852/1449). Grand cadi d’Égypte et de Syrie pendant plus de vingt ans et à ce titre un des meilleurs spécialistes de la judicature musulmane de son temps, Ibn Hajar s’intéresse à l’histoire de ses prédécesseurs, et c’est ainsi que naît sa « Réhabilitation des cadis de Misr (Raf‘ al-isr ‘an qudât Misr) », dictionnaire qui regroupe les biographies des cadis de Misr depuis la conquête musulmane jusqu'au IXᵉ/XVᵉ siècle. Dans cette traduction partielle de l’ouvrage que nous offre Mathieu Tillier, Ibn Hajar fait œuvre d’historien en insérant ces cadis dans le contexte politique et social de leur époque, dessinant ainsi au gré des pages, à petites touches, l’évolution d’une des fonctions principales de l’État musulman médiéval. À travers ces biographies et certains épisodes rapportés par Ibn Hajar, nous assistons enfin à cette lente et inexorable montée en puissance de l’Égypte et de sa capitale.
31 notices, page 1 : 1 - 2 - 3 - 4

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