Dendara
Nom actuel du site: Dendara, دندرة
Nom anciens: tȝ Jnw.t tȝ nṯr.t , Tentyris
Responsables:
architecture cultuelle et archéomatériaux du bâti: Pierre Zignani (architecte-archéologue, USR 3172 CNRS, CFEETK).
nécropole et environnement archaïque: Yann Tristant (égyptologue, préhistorien, Macquarie Univ., Sydney).
Collaborations: Philippe Fluzin (archéométallurgiste, UMR 5060 CNRS, IRAMAT); Sylvie Marchand (céramologue, IFAO); Olivier Onézime (topographe, IFAO); Michel Wutmann (archéologue, restaurateur, IFAO).
Institutions partenaires:
- CNRS, USR 3172, CFEETK
- CNRS, UMR 5060, IRAMAT
- SCA Qéna
- Macquarie University Sydney
Date du chantier: janvier jusqu'à mi février
L’étendue de la zone archéologique de Dendara, capitale du VIᵉ nome de Haute Égypte dépasse largement l’emprise du téménos principal dont l’état exceptionnel de conservation des structures a fait la renommée (fig. 1). Comme de nombreux sites en Égypte, l’agglomération a perduré à travers les diverses époques historiques. Elle est ainsi attestée avec certitude depuis l'Ancien Empire jusqu'à la période médiévale. L'identification d'un groupe d'inhumations archaïques conforte l'idée d'un établissement dès les premiers temps de la culture pharaonique à Dendara. Ce territoire, dont des traces d’usage par l’homme remontent au Paléolithique moyen, fait en outre partie d'une région riche de plusieurs exemples de développements urbains datant de la période prédynastique. Le site à la lisière du désert a pendant longtemps été épargné par l'urbanisation de la campagne et la bonification des terres cultivées. Ce n'est plus le cas. Depuis le début des années 2000, il est cerné par le développement, dans le désert, de voies de communications, de zones d'habitat et de nouvelles surfaces agricoles dont l'incidence risque d'être substantielle sur l'élévation de la nappe phréatique.
Historique
Le temple d’Hathor et ses annexes (fig. 2) ont constitué depuis les années 30 jusqu’à très récemment l’une des activités notoires de l’Ifao : l’édition exhaustive des textes tardifs (voir la collection Dendara de l'Ifao, par Émile Chassinat, François Daumas et Sylvie Cauville).
Au milieu des années 1990, la mission de l’Ifao à Dendara a vu se mettre en place de nouvelles problématiques, avec le relevé et l’étude architecturale du temple d’Hathor, la cartographie du site, l’étude des matériaux et de la logistique du chantier antique (temple d’Hathor, temple d’Isis, mammisi romain), le relevé et l’étude architecturale de l’église à plan basilical, et des fouilles ponctuelles sur la zone urbaine (fin Ancien Empire – XIIᵉ dynastie).
Perspectives
Le relevé du temple d’Hathor, les premières études sur les matériaux de construction et la cartographie ont constitué le support d’une recherche sur l’environnement, l'organisation et la fabrication de l’espace sacré pharaonique au terme d'une évolution multi-millénaire.
Dans un premier temps, le programme à vocation multidisciplinaire s’inscrit dans la continuité des travaux sur l’architecture sacrée et son environnement.
- Les premières missions reprendront le relevé architectural du mammisi romain (fig. 3) avec la poursuite des études sur les archéomatériaux de la construction en grand appareil des monuments tentyrites et l'étude de la relation des dispositifs d’éclairages avec les espaces du temple.
- La carte archéologique sera complétée par l'intégration des structures récentes (excavées par le SCA) et une prospection et étude des témoignages archéologiques (fig. 4) liés à l'implantation et à l'évolution du site (nécropole, téménos et vestiges urbains, ouadis et massif rocheux à l'ouest du site, occupations préhistoriques). Ces nouvelles investigations pourront avoir recours à des nettoyages, carottages et sondages.
En raison de la continuité chronologique du site et de l'étendue territoriale encore préservée, la mission de l’Ifao devrait, dans un deuxième temps, devenir le support à de multiples problématiques, de surcroît diachroniques.
Liens
http://www.digitalegypt.ucl.ac.uk/archaeology/denderadistribution.htmlBibliographie
- H.G. Fischer, Dendarah in the Old Kingdom and its Aftermath, DDS, Ann Arbor, 1955.
- H. G. Fischer, Dendera in the Third Millenium B.C., New York, 1968.
- St. Hendrickx, B. Midant-Reynes, W. Van Neer, Mahgar Dendera 2 (Haute Égypte), un site d'occupation badarien, EPM 3, Louvain, 2001.
- S. Marchand, avec la collaboration de Damien Laisney, « Le Survey de Dendara 1996-1997 », CCE 6, 2000, p. 261-297.
- S. Marchand, « Fouilles récentes dans la zone urbaine de Dendara : la céramique de la fin de l'Ancien Empire au début de la XIIᵉ dynastie », CCE 7, p. 211-238.
- Fl.W.M. Petrie, Dendereh 1898, MEEF 17, Londres, 1900.
- A.Slater, The Archaeology of Dendereh in the First Intermediate Period. A Dissertation in Oriental Studiees presented to the University of Pensylvania, Ann Arbor, 1974.
- P.M. Vermeesch, E. Paulisen, S. Stokes, C. Charlier, P. Van Peer, C. Stringer, W Lindsay, « A Middle Palaeolithic burial of a modern human at Taramsa Hill, Egypt », Antiquity 72, fasc. 277, 1998, p. 475-484.
- P.Zignani,« Light and Function: An Approach to the Concept of Space in Pharaonic Architecture », dans P. I. Schneider et U. Wulf-Rheidt (éd.), Licht-Konzepte in der vormodernen Architecture, Diskussionen zur Archäologischen Bauforschung 10, Regensburg, 2011, p. 59-70.
- Pierre Zignani, Le temple d'Hathor à Dendara, relevés et étude architecturale, BiEtud 146, 2011.
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