Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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BIFAO110_art_14.pdf (6.06 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 110
2010 IFAO
24 p.
gratuit - free of charge
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La vipère à cornes sans tête. Étude paléographique et considérations historiques

La pratique consistant à neutraliser les signes potentiellement dangereux de l’écriture hiéroglyphique est attestée dès l’apparition des Textes des pyramides, dans la pyramide d’Ounas, à une époque où la chambre funéraire devient le lieu où est censé s’accomplir le culte grâce à l’effet performatif de l’écrit et – dans le cas des tombes de particuliers – de l’image. En s’intéressant au cas spécifique de la vipère à cornes sans tête, cet article cherche à exploiter les leçons fournies par la paléographie. La mutilation du hiéroglyphe a son origine dans la région memphite (Saqqâra-Sud) et s’étend à certaines nécropoles de la Moyenne Égypte (Assiout, Akhmim, Nag ad-Deir) jusqu’à Gebelein. Les occurrences relevées semblent l’œuvre d’artisans formés à Memphis, mais on ne peut exclure l’existence d’habitudes locales, ainsi par exemple sur les stèles de Nag ad-Deir. Du point de vue de la date, elles s’échelonnent de la fin de la VIe dynastie jusqu’au début du Moyen Empire ; elles sont particulièrement fréquentes dans les formules d’offrande, et notamment dans l’épithète d’Anubis tp(y)-ḏw.f. Il semble que, pour les particuliers, la mutilation du hiéroglyphe de la vipère, tant sur les stèles à leur nom que sur leurs cercueils ou les parois de leurs chambres funéraires, ait remplacé les formules de conjuration des ophidiens au profit du roi dans les Textes des pyramides.

Mots-clés : paléographie – mutilation des signes hiéroglyphes – Première Période intermédiaire – tradition memphite – stèles – cercueils – tables d’offrandes – chambres funéraires – croyances funéraires.

***

The neutralisation of dangerous hieroglyphs occurred as early as the appearance of the Pyramid Texts in Unas’ pyramid at Saqqara. At this point the funerary chamber becomes the place where the cult was supposed to be situated due to the performative value of the writing, or in the case of private tombs, the image. While studying the specific case of the horned viper without head, this article aims to show the potential of palaeographical studies. The mutilation of the hieroglyph originated in the Memphite Region (South-Saqqara) and spread to certain necropolises in Middle Egypt (Asyut, Akhmim, Nag ad-Deir), and further south to Gebelein. Evidence from these representations point to them being produced by Memphite artisans; however, there are documents showing a local touch, such as the Nag ad-Deir stelae. The headless viper is attested probably from the end of the 6 th Dynasty to the early Middle Kingdom; it mostly appears in funerary offering formulae, especially in the epithet of Anubis tp(y)-ḏw.f. For dignitaries, the mutilation of the horned viper hieroglyph, on their stelae, their coffins or on the walls of their tombs, had the same function as the formulae relating to the conjuration of the snakes in the royal pyramids.

Keywords: paleography – mutilation of hieroglyphs – First Intermediate Period – Memphite Tradition – stelae – coffins – offering tables – burial chambers – funerary beliefs.


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