Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Catalogue des publications

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Les articles des volumes suivants sont vendus sous forme de PDF à télécharger: BiEtud: numéros 110, 120, 138, 140, 165 (gratuit), EtudUrb: 9.


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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Une clé vivante du langage des dieux
Un exemple de cryptographie tridimensionnelle sur le trône d’enfant de Toutânkhamon (Carter no 39/JE 62033/GEM 378)

La plupart des objets égyptiens ne présentent pas un, mais plusieurs niveaux de compréhension. Pour l’essentiel, ils peuvent être envisagés à travers leur fonction et leur décoration. L’égyptologie a souvent distingué ces deux aspects, qui sont pourtant étroitement associés. Le trône d’enfant de Toutânkhamon Carter 39 constitue un parfait exemple d’osmose entre image, écrit et fonction de l’objet : il sert de support à l’écrit-image – propre au système d’écri-ture hiéroglyphique –, mais offre également une lecture cachée aux yeux du néophyte, qui réside dans son aspect tridimensionnel. Ce trône d’enfant souligne le caractère éminemment horien de celui qui s’y assoit et le transfigure, en faisant de lui une véritable clé vivante de lecture. Il s’agit là d’un nouvel exemple, emblématique, de message délivré sous la forme de ce que l’auteur appelle « cryptographie tridimensionnelle ». 

Most Egyptian artefacts have not one, but several levels of understanding. For the most part, they can be viewed through their function and decoration. Egyptology has often distin-guished between these two aspects, although they are closely associated. The child’s throne of Tutankhamun Carter 39 is a perfect example of such harmony between the figurative, writing and function of the object: it serves as a support for the image-writing –inherent to the hiero-glyphic writing system– but also offers a hidden lecture for the eyes of the neophyte, which lies in its three-dimensional aspect. The child’s throne underlines the eminently Horian character of the person who sits on it, transfiguring its occupant, making him a real living key. This is another emblematic example of a message delivered in the form of what the author calls “three-dimensional cryptography”.


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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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An Excerpt from the Book of the Twelve Caverns in the Tomb of Petosiris (Tuna el-Gebel)

Le Livre des Douze Cavernes est une litanie des divinités qui habitaient dans les régions de l’Au-delà égyptien ancien. Cette composition cosmographique, qui appartient aux Livres du Monde Inférieur, aidait les défunts à traverser les cavernes de la Douat et à recevoir divers avantages lorsqu’elle était utilisée dans un contexte funéraire. Le Livre des Douze Cavernes se trouve attesté sur de multiples supports (papyrus, bandelettes de momie, etc.). L’une de ses sources est la tombe de Pétosiris, grand prêtre de Thot à Hermopolis, située à Touna el-Gebel, en Moyenne Égypte. Cet article porte sur les principales caractéristiques de cette attestation pars pro toto, l’adaptation du livre au contexte spécifique de cette tombe, ainsi que le modèle utilisé, qui a marqué l’histoire de la transmission de la composition, à savoir l’Osireion d’Abydos.

The Book of the Twelve Caverns is a litany of the deities who dwelled in these regions of the ancient Egyptian underworld. This cosmographic composition, which is among the Books of the Netherworld, helped the deceased traverse the caverns of the Duat and receive diverse benefits when it was used in a funerary context. It has been attested on a variety of media (papyri, mummy wrappings, etc.). One of these sources is a depiction from the tomb of Petosiris—high priest of Thoth in Hermopolis—located at Tuna el-Gebel in Middle Egypt. This article will focus on the main features of this pars pro toto example, the adaptation of the book to this specific context, as well as the model used, which marked the history of the transmission of the composition: the Osireion of Abydos. 


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La stèle abydénienne du directeur des prêtres Ipou d’Hermopolis

Cet article offre une nouvelle édition de la stèle abydénienne du directeur des prêtres Ipou d’Hermopolis (CGC 20025). Ce document, daté de l’an 20 d’Amenemhat II, constitue la plus ancienne liste connue des principales divinités d’Hermopolis : elle s’avère ainsi d’une importance capitale pour notre connaissance de la religion hermopolitaine avant le Nouvel Empire, et des liens théologiques existant entre Abydos et Hermopolis. L’intérêt de ce document dépasse cependant la sphère de l’histoire des religions, car certains indices nous permettent de suggérer qu’Ipou fut un nomarque de la XVe province de Haute Égypte. Il est en tout cas certain qu’il s’agit là d’un individu dont l’influence était au moins comparable à celle d’un nomarque, son accession au pouvoir s’expliquant probablement par les différentes fonctions sacerdotales qu’il a occupées, notamment celles liées au culte de Khnoum, qui jusqu’au Moyen Empire est un dieu hermopolitain.

This paper presents a new edition of the Abydene stela of the overseer of priests Ipu, from Hermopolis (CGC 20025). This stela, dated to the 20th year of Amenemhat II, has the oldest known list of the main gods of Hermopolis: it is thus of utmost importance for our knowledge of the Hermopolitan religion before the New Kingdom and for the theological links existing between Abydos and Hermopolis. However, the interest of this document goes beyond the sphere of the history of religion, as there are indications that Ipu was probably a nomarch of the 15th province of Upper Egypt. In any case, it is certain that he was an individual whose influence was at least comparable to that of a nomarch, and his rise to power may be explained by the different priestly functions he held, especially those related to Khnum, who until the Middle Kingdom was a member of the Hermopolitan pantheon.


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2021 IFAO

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Proposition d’une nouvelle typologie de l’outillage en pierre (pour travailler la pierre). L’exemple des carrières d’Hatnoub, en Moyenne Égypte

La présente étude a pour but d’éclairer l’usage d’outils lithiques pour travailler la pierre dans l’Égypte pharaonique et plus particulièrement pendant l’Ancien et le Moyen Empire. Elle s’appuie sur les fouilles archéologiques en cours sur le site d’Hatnoub, en Moyenne Égypte, dans les carrières de calcite aussi appelé « albâtre égyptien », mais aussi sur l’archéologie expé-rimentale. Les outils, sujets de la présente étude, peuvent être classés suivant une nouvelle typologie. Ils interviennent au début du processus de production d’objets en calcite.

The present study aims to clarify the use of lithic tools for stone working in pharaonic Egypt, especially during the Old and Middle Kingdoms. It is based on ongoing research in the calcite (also known as “Egyptian alabaster”) quarries at the site of Hatnub in Middle Egypt, and also on archaeological experimentation. The tools that are the subject of this study can be classified according to a new typology. They were used at the beginning of the ancient production process.


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Rediscovering Black Coffins from Deir el-Medina: A Comprehensive Approach

Ces dernières années, les recherches conduites à Deir el-Médina sous l’égide de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire (Ifao) ont pris de nouvelles directions, accélérant l’étude de la documentation inédite et élargissant le champ des recherches à de nombreux domaines. Au cours des saisons 2018 et 2019, la réouverture des puits 1022, 1049 et de la tombe TT217, utilisés comme magasins, a permis la redécouverte de centaines d’objets en bois découverts par Bernard Bruyère, parmi lesquels divers cercueils et fragments de cercueils ont pu être identifiés. À la suite de cette redécouverte, une équipe de chercheurs spécialisés dans l’artisanat du bois a été mise en place au sein de la mission archéologique de Deir el-Médina (Ifao), dans le but d’analyser, publier et reconditionner tous les objets en bois conservés sur le site. Les cercueils noirs à décor jaune datés du Nouvel Empire, redécouverts dans les magasins, font l’objet de la présente étude. Elle rassemble les analyses archéométriques ainsi que les observations techniques, stylistiques et prosopographiques effectuées par trois membres de l’équipe bois. L’analyse complète des cercueils noirs est la première étape des recherches en cours.

In recent years, the research carried out at Deir el-Medina under the aegis of the French Institute of Oriental Archaeology in Cairo (IFAO) has taken on new directions, accelerat-ing the study of unpublished documentation and broadening the scope of research in many fields. In the 2018 and 2019 seasons, the reopening of pits 1022, 1049 and tomb TT217, used as magazines, led to the exciting rediscovery of hundreds of wooden objects excavated by Bernard Bruyère, among which various coffins and coffin fragments have been identified. Following this rediscovery, a team of researchers specializing in woodcraft was set up within the archaeological mission of Deir el-Medina (IFAO), with the aim of analysing, publishing and repacking all the wooden objects preserved at the site. The New Kingdom black coffins with yellow decoration found in the magazines are the subject of the present study, bringing together the archaeometric analyses in addition to the technical, stylistic and prosopographic observations made by three members of the wood team. This comprehensive analysis of the black coffins is the first stage in the on-going research.


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Le Faune et le préfet. Une chambre peinte au Mons Claudianus

Publication de peintures murales mises au jour en 1992 dans une pièce du praesidium du Mons Claudianus. La première couche, qui est aussi la plus lisible, présentait sur les quatre murs trois registres inégalement conservés, séparés par des bandeaux (scènes agrestes et nilotiques, faune et cratère de vin, Vénus, divinités du panthéon égyptien, éléments architecturaux, décor à réseau ponctué de têtes suspendues). La composition dispersée, les flottements de l’iconogra-phie, le caractère allusif des figures dénotent une peinture populaire. Cette couche originelle comporte aussi quatre dipinti grecs abîmés, dont un seul a pu être élucidé. Il  commence par les mots « Aristôn, boulanger ». Ce personnage est connu par un ostracon trajanien, datable, grâce à des recoupements prosopographiques, de l’époque des grandes commandes de colonnes sous Trajan, dont le règne marqua le pic d'activité au Claudianus. Or, cette chambre peinte, unique en son genre dans les praesidia du désert Oriental, est contiguë à la salle des citernes, dont le linteau présente une inscription bilingue parallèle à celle de l’autel situé sur le parvis du Serapeum, qui commémore l’inauguration du puits par le préfet d’Égypte Sulpicius Similis, venu en personne. De là l’hypothèse que les peintures ont été exécutées en vue de la visite du préfet, qui est évoquée dans plusieurs ostraca du Claudianus. Ceux-ci sont publiés, de même – par les soins de Wilfried Van Rengen – qu’un ostracon trouvé à Bâdiya, qui consiste en une demande de palmes pour décorer le puits du Porphyritès « quand le préfet arrivera ». Il est vraisemblable que les deux puits ont été inaugurés lors de la même tournée préfectorale, en 108/109.

Publication of some mural paintings discovered in 1992 in a room of the praesidium at Mons Claudianus. The first layer, which is also the most legible, represents three registers on the four walls of the room. The registers are not all equally well preserved. They are separated by bands and show rural or Nilotic scenes, a faun and a wine-crater, Venus, divinities from the Egyptian pantheon, architectural elements, and decorative motifs with crossed branches and human heads. The dispersed composition, the uncertainty of the iconography, and the suggestive character of the figures mark this as popular painting. This first layer also contains four Greek graffiti, only one of which makes sense. It begins with the words “Ariston, baker”. This person is known from an ostracon of the Trajanic period, datable by prosopographic means to the period of peak production of columns at Mons Claudianus. This painted room, which is unique of its type among all the praesidia of the Eastern Desert, is next to the cistern-room. The lintel of the cistern-room carries a bilingual inscription similar to the one found in the Serapaeum that celebrated the inauguration of the well by Sulpicius Similis, Prefect of Egypt, who was present in person. Hence it is hypothesized that the paintings were made in view of this prefectoral visit, which is evoked by several ostraca from Mons Claudianus. These are published, along with one from Bâdiya, edited by Wilfried Van Rengen, which is an order for palms to decorate the well at Porphyrites “when the Prefect arrives”. It is thus possible that the two wells were inaugurated during the same visit of the Prefect in 108/109.


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In die Höhle des Löwen.Teil I: Ein unpublizierter snḏ-n-Hymnus aus Kom Ombo

Cet article publie, traduit et analyse un hymne snḏ-n conservé dans la zone du temple de Haroéris et de Sobek à Kôm Ombo et datant probablement de la fin de l’époque des Lagides. L’hymne mentionne une divinité nommée Pȝ-mȝỉ-ʿnḫ (« le lion vivant ») pouvant éventuellement incarner des aspects de la théologie locale (surtout de Haroéris-Chou), mais aussi être reliée à des divinités d’autres lieux de culte (tel Mahès à Leontopolis/Tell el Moqdam ou Arensnouphis à Philae). La composition évoque différents genres (stèles de lion, textes de gargouille, hymnes aux dieux), comme l’article tente de le montrer. Enfin, l’association avec un autre fragment du même site permet une première tentative de reconstruction du contexte architectural de l’hymne, qui pourrait consister en un monument jusqu’ici inconnu. 

This article is the publication, translation and analysis of a snḏ-n hymn kept near the temple of Haroeris and Sobek in Kom Ombo, probably from the late Ptolemaic period. The hymn mentions a divinity named Pȝ-mȝỉ-ʿnḫ (“the living lion”), who perhaps embodies aspects of local theology (especially of Haroeris-Shu), and might also be related to divinities in other places of worship (like Mahes in Leontopolis/Tell el Moqdam or Arensnuphis in Philae). In addition, the text evokes various genres (lion stelae, gargoyle texts, hymns to gods) as the article attempts to demonstrate. Finally, by associating it with another fragment from Kom Ombo, a primary attempt to reconstruct the architectural context of the hymn can be made, which could be an unknown monument.


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Les dépotoirs à tessons de Hout-Répit/Athribis et leur matériel inscrit. Rapport préliminaire (mission 2019-2020)

Dans le cadre des travaux archéologiques conduits par l’Eberhard Karls Universität de Tübingen à Hout-Répit/Athribis en Haute Égypte, la fouille d’une zone de dépotoir située à l’ouest du temple de la déesse Répit a mis au jour un important ensemble d’ostraca et de tituli. Ceux-ci, mêlés à toutes sortes de tessons de céramique et de menus objets, avaient été accumulés à cet endroit par les sebakhin qui, à la fin du XIXe s. ou au début du XXe s., avaient détruit et exploité les structures en briques crues environnantes. Les milliers de textes exhumés sont écrits principalement en démotique, mais aussi en grec, en hiéroglyphes, hiératique, copte et arabe, on compte aussi des ostraca figurés. Cet article présente les résultats préliminaires des travaux archéologiques et de l’étude de la céramique, ainsi qu’un choix de documents qui illustrent ces différents ensembles.

The archaeological excavations of the Eberhard Karls University, Tübingen, at Hut-Repit/Athribis in Upper Egypt unearthed an important number of ostraca and tituli in a dump zone to the west of the Repit temple. These inscribed sherds, mixed with all sorts of ceramics and small objects, were accumulated there by the sebakhin who, at the end of the 19th and the beginning of the 20th centuries, destroyed the surrounding mud brick structures and used them for fertilizer. These thousands of texts are written mainly in demotic, but also in Greek, hieroglyphic, hieratic, Coptic and Arabic, and there are also figural ostraca. This article presents the first results of the archaeological work and the ceramological study and gives a selection of documents illustrating the different groups of ostraca.


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Eine weitere Erklärung für das zweite Kerbtier in Szene 10 des Mundöffnungsrituals

Dans cet article, une nouvelle interprétation est proposée pour l’un des insectes de la scène 10 du rituel de « l’Ouverture de la bouche ». Le mot « ḫnś » est envisagé comme une écriture défectueuse du mot « ḫnmś » “moustique”. Cette graphie est confortée par un parallèle. L’explication tient à l’assimilation de “m” en “n”, qu’il faut attribuer à la proximité phonétique des deux consonnes.

In this contribution, a new explanation for one of the insects in Scene 10 of the “Opening of the Mouth” ritual is suggested. The word “ḫnś ” is taken seriously and interpreted as a  spelling mistake of “ḫnmś ” “midge, mosquito”. The spelling can be supported by a parallel. The explanation being the assimilation of “m” to “n” due to the phonetic similarity between the two consonants. 


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BIFAO121_art_02.pdf (5 Mb)
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Deux jeux, un astre, les yeux : sur un plateau de senet biface inédit

Le présent article est la publication d’un plateau de senet fragmentaire, probablement couplé avec un jeu de 33 cases, conservé à l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao). L’objet est exceptionnel par bien des aspects : les inscriptions qui le lient à Osiris et à la lune, sa date très tardive, puisqu’un certain nombre d’indices permettent de le situer au début de l’époque pto-lémaïque, et sa réutilisation probable à l’époque romaine comme palette à broyer les collyres. L’article réévalue le rôle habituellement attribué au senet dans la sphère funéraire et propose une synthèse de l’évolution du jeu au cours du Ier millénaire, lorsqu’il semble davantage lié aux pratiques astronomiques, au comput du temps et à la médecine.

This article is the publication of a fragmentary senet board, probably coupled with a game of 33 squares, kept at the Institut français d’archéologie orientale (French Institute of Oriental Archaeology) in Cairo. The object is exceptional in many respects: the inscriptions linking it to Osiris and the moon, its very late date (since a number of clues place it at the beginning of the Ptolemaic period) and its probable reuse in Roman times as a palette for grinding medications for the eyes. The article re-evaluates the role usually attributed to senet in the funerary sphere and proposes a synthesis of the evolution of the game during the first millennium, when it seems more related to astronomical practices, calculating time and medicine.