Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Catalogue des publications

Fichiers à télécharger

Les articles des volumes suivants sont vendus sous forme de PDF à télécharger: Bifao et AnIsl : numéros après la barrière mobile; BiEtud: numéros 110, 120, 138, 140, 165 (gratuit), EtudUrb: 9.


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BIFAO121_art_08.pdf (2 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Proposition d’une nouvelle typologie de l’outillage en pierre (pour travailler la pierre). L’exemple des carrières d’Hatnoub, en Moyenne Égypte

La présente étude a pour but d’éclairer l’usage d’outils lithiques pour travailler la pierre dans l’Égypte pharaonique et plus particulièrement pendant l’Ancien et le Moyen Empire. Elle s’appuie sur les fouilles archéologiques en cours sur le site d’Hatnoub, en Moyenne Égypte, dans les carrières de calcite aussi appelé « albâtre égyptien », mais aussi sur l’archéologie expé-rimentale. Les outils, sujets de la présente étude, peuvent être classés suivant une nouvelle typologie. Ils interviennent au début du processus de production d’objets en calcite.

The present study aims to clarify the use of lithic tools for stone working in pharaonic Egypt, especially during the Old and Middle Kingdoms. It is based on ongoing research in the calcite (also known as “Egyptian alabaster”) quarries at the site of Hatnub in Middle Egypt, and also on archaeological experimentation. The tools that are the subject of this study can be classified according to a new typology. They were used at the beginning of the ancient production process.


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BIFAO121_art_07.pdf (9 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Rediscovering Black Coffins from Deir el-Medina: A Comprehensive Approach

Ces dernières années, les recherches conduites à Deir el-Médina sous l’égide de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire (Ifao) ont pris de nouvelles directions, accélérant l’étude de la documentation inédite et élargissant le champ des recherches à de nombreux domaines. Au cours des saisons 2018 et 2019, la réouverture des puits 1022, 1049 et de la tombe TT217, utilisés comme magasins, a permis la redécouverte de centaines d’objets en bois découverts par Bernard Bruyère, parmi lesquels divers cercueils et fragments de cercueils ont pu être identifiés. À la suite de cette redécouverte, une équipe de chercheurs spécialisés dans l’artisanat du bois a été mise en place au sein de la mission archéologique de Deir el-Médina (Ifao), dans le but d’analyser, publier et reconditionner tous les objets en bois conservés sur le site. Les cercueils noirs à décor jaune datés du Nouvel Empire, redécouverts dans les magasins, font l’objet de la présente étude. Elle rassemble les analyses archéométriques ainsi que les observations techniques, stylistiques et prosopographiques effectuées par trois membres de l’équipe bois. L’analyse complète des cercueils noirs est la première étape des recherches en cours.

In recent years, the research carried out at Deir el-Medina under the aegis of the French Institute of Oriental Archaeology in Cairo (IFAO) has taken on new directions, accelerat-ing the study of unpublished documentation and broadening the scope of research in many fields. In the 2018 and 2019 seasons, the reopening of pits 1022, 1049 and tomb TT217, used as magazines, led to the exciting rediscovery of hundreds of wooden objects excavated by Bernard Bruyère, among which various coffins and coffin fragments have been identified. Following this rediscovery, a team of researchers specializing in woodcraft was set up within the archaeological mission of Deir el-Medina (IFAO), with the aim of analysing, publishing and repacking all the wooden objects preserved at the site. The New Kingdom black coffins with yellow decoration found in the magazines are the subject of the present study, bringing together the archaeometric analyses in addition to the technical, stylistic and prosopographic observations made by three members of the wood team. This comprehensive analysis of the black coffins is the first stage in the on-going research.


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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Le Faune et le préfet. Une chambre peinte au Mons Claudianus

Publication de peintures murales mises au jour en 1992 dans une pièce du praesidium du Mons Claudianus. La première couche, qui est aussi la plus lisible, présentait sur les quatre murs trois registres inégalement conservés, séparés par des bandeaux (scènes agrestes et nilotiques, faune et cratère de vin, Vénus, divinités du panthéon égyptien, éléments architecturaux, décor à réseau ponctué de têtes suspendues). La composition dispersée, les flottements de l’iconogra-phie, le caractère allusif des figures dénotent une peinture populaire. Cette couche originelle comporte aussi quatre dipinti grecs abîmés, dont un seul a pu être élucidé. Il  commence par les mots « Aristôn, boulanger ». Ce personnage est connu par un ostracon trajanien, datable, grâce à des recoupements prosopographiques, de l’époque des grandes commandes de colonnes sous Trajan, dont le règne marqua le pic d’activité au Claudianus. Or, cette chambre peinte, unique en son genre dans les praesidia du désert Oriental, est contiguë à la salle des citernes, dont le linteau présente une inscription bilingue parallèle à celle de l’autel situé sur le parvis du Serapeum, qui commémore l’inauguration du puits par le préfet d’Égypte Sulpicius Similis, venu en personne. De là l’hypothèse que les peintures ont été exécutées en vue de la visite du préfet, qui est évoquée dans plusieurs ostraca du Claudianus. Ceux-ci sont publiés, de même – par les soins de Wilfried Van Rengen – qu’un ostracon trouvé à Bâdiya, qui consiste en une demande de palmes pour décorer le puits du Porphyritès « quand le préfet arrivera ». Il est vraisemblable que les deux puits ont été inaugurés lors de la même tournée préfectorale, en 108/109.

Publication of some mural paintings discovered in 1992 in a room of the praesidium at Mons Claudianus. The first layer, which is also the most legible, represents three registers on the four walls of the room. The registers are not all equally well preserved. They are separated by bands and show rural or Nilotic scenes, a faun and a wine-crater, Venus, divinities from the Egyptian pantheon, architectural elements, and decorative motifs with crossed branches and human heads. The dispersed composition, the uncertainty of the iconography, and the suggestive character of the figures mark this as popular painting. This first layer also contains four Greek graffiti, only one of which makes sense. It begins with the words “Ariston, baker”. This person is known from an ostracon of the Trajanic period, datable by prosopographic means to the period of peak production of columns at Mons Claudianus. This painted room, which is unique of its type among all the praesidia of the Eastern Desert, is next to the cistern-room. The lintel of the cistern-room carries a bilingual inscription similar to the one found in the Serapaeum that celebrated the inauguration of the well by Sulpicius Similis, Prefect of Egypt, who was present in person. Hence it is hypothesized that the paintings were made in view of this prefectoral visit, which is evoked by several ostraca from Mons Claudianus. These are published, along with one from Bâdiya, edited by Wilfried Van Rengen, which is an order for palms to decorate the well at Porphyrites “when the Prefect arrives”. It is thus possible that the two wells were inaugurated during the same visit of the Prefect in 108/109.


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BIFAO121_art_05.pdf (3 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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In die Höhle des Löwen.Teil I: Ein unpublizierter snḏ-n-Hymnus aus Kom Ombo

Cet article publie, traduit et analyse un hymne snḏ-n conservé dans la zone du temple de Haroéris et de Sobek à Kôm Ombo et datant probablement de la fin de l’époque des Lagides. L’hymne mentionne une divinité nommée Pȝ-mȝỉ-ʿnḫ (« le lion vivant ») pouvant éventuellement incarner des aspects de la théologie locale (surtout de Haroéris-Chou), mais aussi être reliée à des divinités d’autres lieux de culte (tel Mahès à Leontopolis/Tell el Moqdam ou Arensnouphis à Philae). La composition évoque différents genres (stèles de lion, textes de gargouille, hymnes aux dieux), comme l’article tente de le montrer. Enfin, l’association avec un autre fragment du même site permet une première tentative de reconstruction du contexte architectural de l’hymne, qui pourrait consister en un monument jusqu’ici inconnu. 

This article is the publication, translation and analysis of a snḏ-n hymn kept near the temple of Haroeris and Sobek in Kom Ombo, probably from the late Ptolemaic period. The hymn mentions a divinity named Pȝ-mȝỉ-ʿnḫ (“the living lion”), who perhaps embodies aspects of local theology (especially of Haroeris-Shu), and might also be related to divinities in other places of worship (like Mahes in Leontopolis/Tell el Moqdam or Arensnuphis in Philae). In addition, the text evokes various genres (lion stelae, gargoyle texts, hymns to gods) as the article attempts to demonstrate. Finally, by associating it with another fragment from Kom Ombo, a primary attempt to reconstruct the architectural context of the hymn can be made, which could be an unknown monument.


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BIFAO121_art_04.pdf (15 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Les dépotoirs à tessons de Hout-Répit/Athribis et leur matériel inscrit. Rapport préliminaire (mission 2019-2020)

Dans le cadre des travaux archéologiques conduits par l’Eberhard Karls Universität de Tübingen à Hout-Répit/Athribis en Haute Égypte, la fouille d’une zone de dépotoir située à l’ouest du temple de la déesse Répit a mis au jour un important ensemble d’ostraca et de tituli. Ceux-ci, mêlés à toutes sortes de tessons de céramique et de menus objets, avaient été accumulés à cet endroit par les sebakhin qui, à la fin du XIXe s. ou au début du XXe s., avaient détruit et exploité les structures en briques crues environnantes. Les milliers de textes exhumés sont écrits principalement en démotique, mais aussi en grec, en hiéroglyphes, hiératique, copte et arabe, on compte aussi des ostraca figurés. Cet article présente les résultats préliminaires des travaux archéologiques et de l’étude de la céramique, ainsi qu’un choix de documents qui illustrent ces différents ensembles.

The archaeological excavations of the Eberhard Karls University, Tübingen, at Hut-Repit/Athribis in Upper Egypt unearthed an important number of ostraca and tituli in a dump zone to the west of the Repit temple. These inscribed sherds, mixed with all sorts of ceramics and small objects, were accumulated there by the sebakhin who, at the end of the 19th and the beginning of the 20th centuries, destroyed the surrounding mud brick structures and used them for fertilizer. These thousands of texts are written mainly in demotic, but also in Greek, hieroglyphic, hieratic, Coptic and Arabic, and there are also figural ostraca. This article presents the first results of the archaeological work and the ceramological study and gives a selection of documents illustrating the different groups of ostraca.


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BIFAO121_art_03.pdf (151 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Eine weitere Erklärung für das zweite Kerbtier in Szene 10 des Mundöffnungsrituals

Dans cet article, une nouvelle interprétation est proposée pour l’un des insectes de la scène 10 du rituel de « l’Ouverture de la bouche ». Le mot « ḫnś » est envisagé comme une écriture défectueuse du mot « ḫnmś » “moustique”. Cette graphie est confortée par un parallèle. L’explication tient à l’assimilation de “m” en “n”, qu’il faut attribuer à la proximité phonétique des deux consonnes.

In this contribution, a new explanation for one of the insects in Scene 10 of the “Opening of the Mouth” ritual is suggested. The word “ḫnś ” is taken seriously and interpreted as a  spelling mistake of “ḫnmś ” “midge, mosquito”. The spelling can be supported by a parallel. The explanation being the assimilation of “m” to “n” due to the phonetic similarity between the two consonants. 


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BIFAO121_art_02.pdf (5 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Deux jeux, un astre, les yeux : sur un plateau de senet biface inédit

Le présent article est la publication d’un plateau de senet fragmentaire, probablement couplé avec un jeu de 33 cases, conservé à l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao). L’objet est exceptionnel par bien des aspects : les inscriptions qui le lient à Osiris et à la lune, sa date très tardive, puisqu’un certain nombre d’indices permettent de le situer au début de l’époque pto-lémaïque, et sa réutilisation probable à l’époque romaine comme palette à broyer les collyres. L’article réévalue le rôle habituellement attribué au senet dans la sphère funéraire et propose une synthèse de l’évolution du jeu au cours du Ier millénaire, lorsqu’il semble davantage lié aux pratiques astronomiques, au comput du temps et à la médecine.

This article is the publication of a fragmentary senet board, probably coupled with a game of 33 squares, kept at the Institut français d’archéologie orientale (French Institute of Oriental Archaeology) in Cairo. The object is exceptional in many respects: the inscriptions linking it to Osiris and the moon, its very late date (since a number of clues place it at the beginning of the Ptolemaic period) and its probable reuse in Roman times as a palette for grinding medications for the eyes. The article re-evaluates the role usually attributed to senet in the funerary sphere and proposes a synthesis of the evolution of the game during the first millennium, when it seems more related to astronomical practices, calculating time and medicine.


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BIFAO121_art_01.pdf (8 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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Un naos cintré de Khâemouaset

L’étude proposée ici a pour objet un naos inédit du prince Khâemouaset (XIXe dynastie). Le monument, qui a été récemment rapatrié, est remarquable et unique. Ses inscriptions très riches apportent de nouvelles informations sur la vie et la carrière de Khâemouaset. Quoique endommagées, elles fournissent une invocation unique à une classe exceptionnelle de divinités et de prêtres memphites.

This a study of an unpublished naos of the 19th Dynasty prince Khaemwaset. This remarkable monument, which has recently been repatriated, is unique. Its very rich inscriptions provide new data on the life and career of Khaemwaset. Although the inscriptions are quite damaged, they include a unique invocation to an exceptional group of Memphite deities and priests.


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BIFAO120_art_14.pdf (5.9 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 120
2020 IFAO

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Sièges nominatifs et « chapelles de confréries »

La combinaison d’une étude approfondie de la documentation archéologique et philologique relative aux « chapelles de confréries » de Deir el-Médina, ainsi qu’aux chapelles privées d’Amarna, avec la découverte de dispositifs similaires et d’une mention de ḥmst sur le site de Doukki Gel (Soudan) permet de progresser dans la connaissance de ces pratiques à la fois religieuses et sociales, individuelles et collectives au deuxième comme au premier millénaire avant J.-C. Les observations ainsi obtenues sont confortées par le dossier des règlements d’associations de Basse Époque, des périodes hellénistique et romaine. L’expression ḥmsj nfr en particulier est revisitée dans les divers contextes où elle apparaît. La traduction « bon compagnon », attestée comme épithète de Thot dans le cadre de la légende de l’Œil du Soleil dès l’époque ramesside, est proposée pour les inscriptions qui figurent sur les sièges de Deir el-Médina et pour le groupe statuaire Berlin 6910.

The combination of a comprehensive study of the archaeological and philological documentation on the so-called “chapelles de confréries” of Deir el-Medina, the private chapels of Amarna and the discovery of similar devices as well as a mention of ḥmst on the site of Dukki Gel (Sudan), allow some progress to be made in the knowledge of these practices, both religious and social, individual and collective, during the second and the first millennium BC. The observations obtained are supported by the papyri recording the rules of Late period, Hellenistic and Roman associations. Especially the expression ḥmsj nfr is revisited in various contexts where it appears. The translation “good companion”, attested as an epithet of Thot in the frame of the legend of the Eye of the Sun from the Ramesside period, is proposed for the inscriptions on the Deir el Medina seats and for the statuary group Berlin 6910.


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BIFAO120_art_13.pdf (3.1 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 120
2020 IFAO

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L’herminette et la cuisse, histoire d’un taureau parmi les étoiles

L’astérisme du Chariot (ou de la Casserole), nommé msḫtjw [...] en égyptien, offre dans les documents anciens une fascinante polysémie et porte en soi un bagage symbolique remarquable. De son identification à l’herminette dans les Textes des Pyramides au taureau hybride des temples ptolémaïques en passant par le khepesh des Moyen et Nouvel Empires, ses multiples formes renvoient toutes à un contexte mythologique et pragmatique de grand intérêt. Ainsi, bien que l’astérisme ait été identifié depuis longtemps dans la littérature égyptologique, l’origine de ses différentes formes et son évolution diachronique n’a jamais été explicitement et systématiquement décrite. C’est ce que propose de faire l’auteur du présent article à travers l’étude des nombreuses occurrences de msḫtjw depuis ses premières apparitions à l’Ancien Empire à son emploi dans les scènes astronomiques gréco-romaines.

The asterism, presently called the Big Dipper (or the Plough) and entitled msḫtjw [...] in Egyptian, offers a fascinating polysemy, bearing a great symbolic background. From its identification to an adze in the Pyramid Texts to the hybrid bull in Ptolemaic temples through the Middle and New Kingdom khepesh, its multiple forms are all linked to a deep mythological and pragmatic context. Thus, even though this asterism was identified long time ago in Egyptological literature, the origin of its various forms and its diachronic evolution have never been explicitly and systematically described. This is therefore the major aim of the present paper, through the study of the numerous occurrences of msḫtjw, from its Old Kingdom attestations to its use in Greco-Roman astronomical scenes.