Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Catalogue

Pour effectuer une commande, remplissez votre panier puis terminez votre commande. Vous pourrez effectuer un paiement sécurisé et être livré dans le monde entier. J'ai un code promotionnel
To perform an order, fill your cart then proceed the order. You will be driven to a secured page for the electronic payment which includes worldwide shipping fees. I have a promotional code.
1 notices, page 1 : 1

pdf
AnIsl050_art_04.pdf (12.4 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Annales islamologiques 50
2016 IFAO
, 37 p., 10 (182 EGP)

Egypt Here and There. The Architectures and Images of National Exhibitions and Pavilions, 1926–1964

In 1898 the first agricultural exhibition was held on the island of Gezira in a location ­accessed from Cairo’s burgeoning modern city center via the Qasr el-Nil Bridge. Between that year and 1926 there were 25 exhibitions held at the site, a key aspect of colonial displays of modern Egyptian economy. From 1926 the same site was transformed into a stage for presenting the country’s national economy. In each of the exhibitions held at the site new buildings, pavilions and showrooms were built to exhibit national production in agriculture and industry. The history of the site captures a pivotal process in Egypt’s modernization: the ways in which Egyptian strategies of self-representation developed over time. Concurrent with these exhibitions held in Cairo, Egypt participated in several international exhibitions where architecture and imagery were deployed to present the country’s modernity to the world. In Egypt and abroad the architectures of national exhibitions and pavilions, as well as their circulated ­images, were powerful tools for communicating Egypt’s modernity and progress to national and international audiences.

In this paper, exhibitions held in Cairo in 1926, 1936, 1949 and 1958 are discussed in terms of their architectures and the construction of images that put into sharp relief the state’s positioning of the materiality of modernity in the Egyptian context. Egypt’s participation in the 1939 and 1964 New York World’s Fairs as well as the 1958 Brussels World’s Fair are also discussed. This paper maps and situates these exhibitions in relation to one another and ­examines several examples of Egyptian exhibition architecture between 1926 and 1964, a period framed by the rise and fall of state-led nationalist representations of Egypt.

Keywords: architecture, Cold War, Egypt, exhibitions, modernism, Nasser, nationalism, ­political uses of architecture, representation, World’s Fair, 20th century

La première exposition organisée en Égypte sur le modèle des grandes foires internationales se tint au Caire en 1898, sur des terrains situés à la pointe sud de l’île de Gezira et desservis, depuis le nouveau centre-ville, par le pont Qasr el-Nil. Entre 1898 et 1926, 25 manifestations y prirent place, et constituèrent des éléments clé de présentation coloniale de l’économie de l’Égypte moderne. Dans chacun de ces événements, de nouveaux pavillons furent édifiés pour présenter la production nationale dans les domaines agricole et industriel. L’histoire du site illustre un élément significatif du processus de modernisation de l’Égypte : la façon dont les stratégies d’autoreprésentation nationale évoluèrent avec le temps. Parallèlement aux expositions tenues au Caire, l’Égypte participa à plusieurs rendez-vous internationaux et utilisa l’architecture pour exposer sa propre modernité au monde. À demeure comme à l’étranger, l’architecture des pavillons, et les images qui en circulèrent dans la presse, furent de puissants outils pour faire connaître le progrès et la modernité de l’Égypte à des publics nationaux et internationaux.

La présente contribution porte sur les expositions nationales tenues au Caire en 1926, 1936, 1949 et 1958 et en examine les édifices, ainsi que leur médiatisation, afin d’analyser la façon dont l’État situa la matérialité de la modernité dans le contexte égyptien. La participation de l’Égypte aux Expositions universelles de New York en 1939 et 1964, et de Bruxelles en 1958, est également analysée en contrepoint. La démarche proposée vise à étudier les installations de ces expositions en relation les unes avec les autres, afin de mieux saisir les continuités et les ruptures sur le plan architectural entre la Foire nationale de 1926 et l’Exposition internationale de 1964, au cours d’une période marquée par l’émergence et le déclin des représentations nationalistes officielles de l’Égypte.

Mots-clés : architecture, Guerre froide, Égypte, expositions nationales, modernisme, Nasser, nationalisme, usages politiques de l’architecture, médiatisation de l’architecture, expositions universelles, xxe siècle


1 notices, page 1 : 1

Nouveautés