Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Taposiris Magna et Plinthine

Taposiris Magna et Plinthine
تاپوزيريس ماجنا وپلانتين
Villes portuaires au nord du lac Maréotis
taposiris-magna-plinthine
VariantesAbousir (Abūṣīr); Kom el-Nougous
Noms anciensTaposiris Magna, Ταποσιρις Μαγνὰ; Plinthine, Πλινθίνη
lien DOI doi10.34816/ifao.d2bd-e4fc
lien IdRef IdRef177004908
Missions Ifao depuis1998
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Taposiris Magna et Plinthine, deux villes de MaréotideOpération de terrain 17111

Responsables(s)

Bérangere Redon (CNRS, UMR 5189 HiSoMA MOM)
• Marie-Françoise Boussac (Université Paris Ouest Nanterre, ArScAn)

Partenaires

MEAE
HiSoMA, UMR 5189 (CNRS, Maison de l’Orient)
Paris Sorbonne (Orient & Méditerranée, Équipe Mondes Pharaoniques)
Université Aix Marseille
UMR 7041 ArScAn

Cofinancements

MEAE
HiSoMA, UMR 5189 (CNRS, Maison de l’Orient)
Paris Sorbonne (Orient & Méditerranée, Équipe Mondes Pharaoniques)
Université Aix Marseille
UMR 7041 ArScAn
Un financement du fonds Arpamed a permis de conduire plusieurs opérations en 2018 sur le thème spécifique de la viticulture à Plinthine et Taposiris

Dates des travaux

mai - juillet

➣ Site de la mission

https://taposiris.hypotheses.org/

Participants
Bérangère Redonarchéologue historienneCNRS HiSoMA-MOM
Marie-Françoise Boussachistorienneuniversité Paris Ouest Nanterre ArScAn
Charlène BouchaudarchéobotanisteMuseum d’Histoire Naturelle (Paris)
Clementina Caputocéramologue post-docHeidelberg
Mael Crépygéographe géomorphologueuniversité Lyon 2 Archéorient-HiSoMA
Louis Dautaisarchéologue égyptologue Master 2université Montpellier
Sylvain Dhenninarchéologue-égyptologueUMR 5189/HiSoMA-MOM
Mennat-Allah El-DorryarchéobotanisteMoTA
Thomas Fauchernumismate archéologueUMR 5060 IRAMAT CNRS IRAMAT-CEB
P. Françoisarchitecte spécialiste des techniques de modélisation 3DCNRS ArAr
Tomasz HerbichgéophysicienIAEPAN
Joachim Le BominarchéologueHiSoMA UMR 5189
Julie MarchandcéramologueHiSoMA-MOM UMR 5189
Severine MarchiarchéologueUMR 8167 Équipe « Mondes Pharaoniques »
Lorenzo Mediniégyptologue membre scientifiqueIfao
Clemence Pagnouxarchéobotaniste spécialiste de la domestication et de la culture des arbres fruitiersCNRS ISEM UMR 5554
Mikaël Pesenticéramologue archéologueAix-Marseille Université
Gaël PollinphotographeIfao
Alexandre Rabotarchéologue topographe spécialiste de SIGuniversité Lumière Lyon 2 HiSoMA-MOM ASI
Félix Relats-Montserratégyptologue - membre scientifiqueIfao
Rim Saleharchéologue doctoranteuniversité Lumière Lyon 2
Gonca Senolamphorologueuniversité d’Izmir
Claire Somaglinoarchéologue égyptologueSorbonne Université
Matthieu Vanpeenearchitecte-archéologueIfao/EPHE
Robert RyndziewiczgéophysicienInstitute of Archeology and Ethnology of the Polish Academy of Sciences
Vue d’ensemble du kôm de Plinthine. © MFTMP/Ifao/G. Pollin.
L’intérieur des bains grecs de Taposiris Magna, rotonde est. © MFTMP/T. Fournet.
Vue du port de Taposiris Magna avec au premier plan le pont romain et en arrière-plan la « tour des Arabes » et le temple d’Osiris. © MFTMP/M.-F. Boussac.
Stèle de Séthi II trouvée sur le kôm de Plinthine, en remploi. © MFTMP/A. Pelle.
Le fouloir saïte de Plinthine. © MFTMP/Ifao/G. Pollin.
Pépins de raisin découverts dans les niveaux saïtes de Plinthine. © MFTMP/Ifao/G. Pollin.
La villa viticole ptolémaïque de Plinthine, avec son fouloir. © MFTMP/Ifao/G. Pollin.
 
 

Histoire des sites

Séparées par seulement 2,2 km à vol d’oiseau, Taposiris Magna et Plinthine font partie, à l’époque ptolémaïque (331-30 av. J.-C.), d’une multitude de bourgades localisées sur les rives du lac Maréotis, dans la région d’Alexandrie, et peuplées, en partie, de colons gréco-macédoniens arrivés sous l’impulsion d’Alexandre et ses successeurs, les Lagides. Les vestiges de surface les plus remarquables remontent à cette période et ont accaparé les premiers travaux effectués sur les sites.

Toutefois, les travaux de la Mission française de Taposiris Magna et Plinthine (MFTMP) ont démontré que l’histoire des deux villes était plus complexe. Ils connaissent un destin contraire, lié à des facteurs politiques et environnementaux : Taposiris Magna est attestée du IIIe s. av. J.-C. à la conquête arabe, décolle au IIe s. av. J.-C. et connaît un pic d’activité à l’époque romano-byzantine ; Plinthine est occupée depuis au moins le Nouvel Empire, s’épanouit à l’époque saïto-perse (milieu du VIIe s.-début du ve s. av. J.-C.) puis à l’époque hellénistique (331-30 av. J.-C.), avant de disparaître au Ier s. apr. J.-C.

Historiographie

Le site d’Abousir est identifié dès le XIXe s. à la Taposiris Magna des sources anciennes (Strabon, Ptolémée, etc.). Le site voisin de Kôm el-Nogous est quant à lui assimilé à la localité de Plinthine, que mentionne indirectement Hérodote, en raison de leur proximité géographique. Mais il faut reconnaître que cette identification n’est pour le moment qu’une hypothèse, contrairement à celle d’Abousir avec Taposiris Magna, qui a été confirmée par la découverte in situ d’inscriptions et ostraca portant la mention du toponyme ancien.

Au début du XIXe s., Abousir et Kôm el-Nogous ont été visités par les savants de l’expédition d’Égypte, qui en ont laissé de précieuses descriptions et relevés. Les premières fouilles furent ensuite réalisées par deux directeurs du Musée gréco-romain d’Alexandrie, Evaristo Breccia et Achille Adriani, qui ont exploré les vestiges les plus remarquables des deux sites dont ils avaient compris l’intérêt : temple ptolémaïque dédié à Osiris, « tour des Arabes » (en réalité un monument funéraire érigé au cours de l’époque hellénistique, qui imite la forme du phare d’Alexandrie) et terrasse Breccia (bains, nécropole d’animaux momifiés, chapelle) à Taposiris Magna, nécropole et ville hellénistiques de Plinthine. Le service des Antiquités a engagé dans la seconde moitié du XXe s. des travaux de restauration du temple, et des opérations de fouille furent conduites dans les années 1980, sans publication, dans la nécropole de Plinthine.

Travaux de la Mission française de Taposiris Magna et Plinthine (MFTMP)

Depuis 1998, la MFTMP, fondée et dirigée par Marie-Françoise Boussac jusqu’en 2018, a repris l’étude de ces deux sites et de leur environnement. C’est pour mieux comprendre leur rôle au fil du temps et le phénomène de bascule entre Plinthine et Taposiris Magna, et plus largement pour reconstituer l’histoire de la zone nord-ouest de la Maréotide, que leur exploration s’est toujours faite en parallèle.

La MFTMP a commencé ses travaux en se concentrant sur les vestiges gréco-romains des deux bourgades, dans la droite ligne des explorations précédentes : l’équipe française a ainsi exploré la zone portuaire de Taposiris Magna, constamment réaménagée du début de l’époque romaine à la fin de l’époque byzantine, qui fait de la ville un verrou fiscal et sans doute administratif à l’ouest d’Alexandrie. Nos travaux ont aussi concerné la terrasse Breccia située en contrebas du temple d’Osiris, avec la fouille des bains grecs les mieux conservés du monde, à proximité d’une petite nécropole d’animaux momifiés, révélant ici la juxtaposition de pratiques culturelles si caractéristiques de l’Égypte ptolémaïque (bain collectif à la grecque, culte égyptien aux animaux sacrés). À Plinthine, c’est la nécropole hellénistique qui a été l’objet de notre attention ; son exploration a permis d’illustrer l’évolution des pratiques funéraires d’une petite communauté grecque installée dans la chôra égyptienne sur plus de trois siècles.

Depuis 2012, la MFTMP s’efforce de déterminer la nature des occupations les plus anciennes du site de Plinthine, dont la découverte a été une surprise : rien en effet ne laissait supposer (sauf les témoignages peu clairs d’Hellanicos et Hérodote) que le site remontait à la période pré-ptolémaïque. En lançant la fouille du Kôm el-Nogous, imposant kôm en forme de fer-à-cheval de plus de 11 m de haut, qui domine au nord la ville hellénistique, nos travaux ont révélé l’importance, dès le Nouvel Empire, de la bande côtière de la Maréotide que l’on croyait oubliée par les pharaons et investie seulement par les Lagides. De fait, Plinthine a livré sur son territoire des traces d’occupation des XVIIIe et XIXe dynasties dont une stèle dédiée par Séthi II et des blocs portant le cartouche de Ramsès II. La présence royale se manifeste encore sous la XXVIe dynastie (664-525 av. J.-C.), par la découverte d’un cartouche de Néchao II sur le site, où se développe un habitat prospère, dont la vitalité est liée à la viticulture. À l’autre extrémité du spectre chronologique, nos travaux récents sur les thermes romano-byzantins de Taposiris Magna et sur des entrepôts tardifs de la zone portuaire ont mis en lumière la vigueur des échanges en Maréotide aux Ve-VIIe s. Ils ont révélé l’impact du nouveau rôle de porte occidentale de l’Égypte joué par Taposiris Magna depuis le Haut-Empire au moins et les conséquences de l’invasion arabe au VIIe s. sur la ville : elle semble encore occupée et les thermes sont refaits et toujours en utilisation au moins jusqu’au VIIIe s. Contrairement à ce que l’on pensait jusqu’alors, la conquête arabe n’a pas signifié la fin abrupte de l’occupation de Taposiris Magna, dont l’abandon est intervenu plusieurs décennies après.

Bérangère Redon (CNRS, UMR 5189)

تاريخ الموقعيْن

تُقدَّر أقصر مسافة بين تاپوزيريس ماجنا وپلانتين بـ 2,2 كم فقط. وهما من القرى التي كانت منتشرة على بحيرة مريوط خلال العصر البطلميّ (331-30 ق. م.)، وكان من بين سكانهما مستوطنون يونانيون-مقدونيون قَدِموا إلى تلك المنطقة بتشجيعٍ من الإسكندر ومن جاء بعده من الحكام البطالمة. لذا؛ فإن أبرز البقايا الأثريَّة تعود إلى هذا العصر، وهي التي تناولتها الحفائر الأولى في الموقعيْن. 

وقد برهنت الحفائر التي أجرتها البعثةُ الأثريّةُ الفرنسيَّة في مدينتيّْ تاپوزيريس ماجنا وپلانتين، على أن تاريخ الموقعيْن أكثر تعقيداً من المتوقع، فقد شهدتا مصيرًا معاكسًا في القدَم كنتيجة لعدة عوامل سياسية وبيئيَّة. فشهدت تاپوزيريس ماجنا، منذ القرن الثالث ق. م. وحتى الفتح العربي، انطلاقًا ملحوظًا خلال القرن الثاني ق. م. ووصلت إلى قمَّة نشاطها في العصر الرومانيّ-البيزنطيّ. بينما تم إشغال قرية پلانتين منذ بداية عصر الدولة الحديثة على أقل تقدير، وازدهرت في العصر الصاويّ-الفارسيّ (الذي يمتدُّ من منتصف القرن السابع وحتى بداية القرن الخامس ق. م.)، ثم الحقبة الهِلِّينستيَّة (331-30 ق. م.)، ذلك قبل أن تندثر في القرن الأول الميلاديّ.

نتاج التأريخ

في القرن التاسع عشر، تم تحديد موقع «أبو صير» على أنه تاپوزيريس ماجنا التي ورد ذكرها في المصادر القديمة (عند سترابون، وبطليموس، وغيرهما)، وتأكَّدت هذه الفرضية مرات عدة بفضل اكتشاف نقوش وشقفات في الموقع تحمل اسمه القديم، ذلك بخلاف قرية كوم النجوس التي، نظرًا لقربها من موقع تاپوزيريس، تم تحديدها أنها مدينة پلانتين القديمة (التي ذُكرت بشكل غير مباشر بدءًا من هيرودوت). وعلينا أن نعترف أن هذا التعريف لا يزالُ مجرد فرضية. 

وفي بداية القرن التاسع عشر، زار علماءُ الحملة الفرنسيَّة مدينتيّْ «أبو صير» وكوم النجوس، وقاموا بعدة عمليات رفع وقدموا وصفًا قيِّمًا عنهما. ثم تمت أول عمليَّات تنقيب في الموقعيْن على يد اثنين من مُديري المُتْحَف اليوناني-الرومانيّ بالإسكندرية، وهما، إيڤارستو بريشيا، وأشيل أدرياني، واللذان اكتشفا أهم البقايا الأثريَّة بالموقعيْن، وذلك بعد أن أدركا أهميتهما: معبد بطلمىّ مُخصَّص لأوزيريس، و«برج العرب» (وهو في الحقيقة مبنًى جنائزيّ شُيِّد خلال العصر الهِلِّينستيّ يحاكي فنار الإسكندرية)، ومنطقة بريشيا والتي تضمُّ حمَّامات، وجبَّانة حيوانات مُحنَّطة، وكنيسة صغيرة. وفي تاپوزيريس ماجنا، عُثِر على جبانة ومدينة هِلِّينستيَّة قديمة. ثم قامت هيئة الآثار، خلال النصف الثاني من القرن العشرين، بأعمال ترميم في المعبد. كما أجرت أعمال تنقيب في جبَّانة پلانتين في ثمانينيَّات القرن الماضي، ولكن دون نشر نتائج هذه الأبحاث. 

أعمال البَعْثة الفرنسيَّة في موقعَيّ تاپوزيريس ماجنا وپلانتين (MFTMP)

منذ عام 1998، استأنفت البعثةُ الأثريَّةُ الفرنسيَّةُ (MFTMP) برئاسة ماري فرانسواز بوساك - مُؤسِّسة البعثة والتي ترأَّستها حتى عام 2018 - دراسة الموقعيْن والبيئة المحيطة بهما. فكان التنقيب في هذين الموقعيْن يتم على نحوٍ مُتوازٍ بُغية التوصل إلى فهمٍ أفضل لدوريهما على مر العصور، ولظاهرة التبادلية بين تاپوزيريس ماجنا وپلانتين. وبصورة أوسع كانت البعثةُ تهدفُ إلى التوصل للصياغة الكاملة لتاريخ منطقة شمال غرب بحيرة مريوط. 

بدأت البعثةُ الأثريَّةُ أعمالها بالتركيز على البقايا الأثريّة من العصر اليونانيّ-الرومانيّ، سائرةً على نهج عمليَّات الاسكتشاف السابقة: فقامت البعثة باستكشاف منطقة ميناء تاپوزيريس، والتي شهدت تحديثات دائمة طوال الفترة الممتدة من بداية العصر الرومانيّ وحتى نهاية العصر البيزنطيّ، وهو ما جعل ذلك الميناء-المدينة بمثابة واحة ضريبيَّة وإداريَّة، غرب مدينة الإسكندريَّة. كما شملت أعمال التنقيب منطقة بريشيا الواقعة أسفل معبد أوزيريس؛ حيث أجرت البعثة عمليَّةَ تنقيبٍ في الحمَّامات اليونانيَّة والتي تُعدُّ الحمامات اليونانية الأفضل حِفظاً على مستوى العالم، وتقع على مقربة من جبَّانة صغيرة للحيوانات المُحنَّطة؛ مما يُنْبئ بتجاور الممارسات الثقافية المختلفة التي كانت تتَّسم بها مصر خلال العصر البطلميَّ (حمَّام جماعيّ على الطراز اليوناني، وإحدى العقائد المصرية القديمة الخاصة بالحيوانات المقدسة). وفيما يتعلق بپلانتين، كانت الجبَّانة الهِلِّينستيَّة هي محل اهتمامنا، وقد ساعد استكشافها على توضيح التطورات التي مرَّت بها الشعائر الجنائزية، لجالية يونانيَّة صغيرة استوطنت إحدى الضواحي المصريَّة لمدة تناهز الثلاثة قرون. 

منذ عام 2012، سعت البعثة الأثريّة الفرنسية العاملة في تاپوزيريس ماجنا وپلانتين لتحديد طبيعة الإشغال في موقع پلانتين الأكثر قِدَمًا (أي البقايا الأثريّة بدءًا من عصر الرعامسة وحتى العصر الصاوي) والتي كان اكتشافها أمرًا مدهشًا. فباستثناء الشهادات غير الواضحة التي تركها هيلانيكوس وهيرودوت، لم يكن هناك أيُّ دليلٍ على أن هذا الموقع يعود إلى عصور ما قبل عصر البطالمة. لكن مع بدء عمليات التنقيب بكوم النجوس - وهو كومٌ مَهِيبٌ يأخذ شكل حدوة فرس يصل ارتفاعُه إلى أكثر من 11م، يطلُّ على شمال المدينة الهلِّينستيَّة - تكشَّفت أهمية الشريط الساحلىّ لبحيرة مريوط منذ بداية الدولة الحديثة، والتي كنا نعتقد أنها لم تكن محلَّ اهتمامٍ في العصر الفرعوني، وأنه لم يبدأ ارتيادها إلا في العصر البطلمي. وكشفت لنا أرض پلانتين عن آثار إشغال من عصر الأسرتين الثامنة عشرة، والتاسعة عشرة؛ حيث عُثر على لوحٍ حجريٍّ قام بإهدائه الملك سيتي الثاني؛ وكذلك كتل تحمل خرطوش الملك رمسيس الثاني. وكان اكتشافُ خرطوش للملك نخاو الثاني في هذا الموقع - الذي كان موقعًا سكنيًّا مزدهرًا ارتبطت حيويته بزراعة الكروم - دليلًا على التواجد المَلَكيّ في تلك المنطقة في ظِلِّ حكم الأسرة السادسة والعشرين (664 ق. م. وحتى عام 525 ق. م.).

أما أحدثُ أعمالنا، فقد كان التنقيب في الحمَّامات الحراريَّة الرومانيَّة-اليونانيَّة بتاپوزيريس ماجنا؛ وكذلك المخازن التي تعود إلى عصور متأخرة في منطقة الميناء. وهو ما كشف عن حيوية النشاط التجاري في منطقة الميناء المحيطة ببحيرة مريوط، خلال القرنين الخامس والسادس الميلاديين. كما كشف عن أهمية الدور الجديد الذي لعبته تاپوزيريس ماجنا كبوابة غربية لمصر منذ عصر الإمبراطوريَّة الرومانيَّة على أقل تقدير، وأثر الفتح العربي في القرن السابع الميلاديّ: هذا الموقع يبدو أنه ظلَّ مسكونًا، كما تم تجديد الحمَّامات التي ظلت مُستخدمةً حتى القرن الثامن على أقل تقدير. وخلافًا للاعتقاد الذي كان سائدًا، لم يعنِ الفتحُ العربيُّ الإنهاء المفاجئ لتواجد السكان في تاپوزيريس، فلم تُهجَر المنطقة إلَّا بعد ذلك بعدة عقود. 

بيرانجير رودون (المركز الوطنيّ للبحث العلميّ - UMR 5189)

Bibliographie