Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Abou Rawach

Abou Rawach
أبو روّاش
Une nécropole protodynastique au nord-ouest de Gîza
abou-roach
Noms ancienssḥḏw-rʿ-ḏd.f, «Le firmament de Rêdjedef»
lien DOI doi10.34816/ifao.7bcd-3bb1
lien IdRef IdRef083906851
Missions Ifao depuis1901
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Abou Rawach, Complément de fouille sur le cimetière M (Ière dynastie)Opération de terrain 18119

Responsables(s)

Yann Tristant (Université Macquarie, Sydney) lien IdRef

Partenaires

Macquarie University, Sydney

Cofinancements

Macquarie University, Sydney

Dates des travaux

octobre

Vue générale du cimetière M d’Abou Rawach, Ire dynastie. © Ifao/Y. Tristant.
Empreinte de sceau sur un bouchon de jarre en terre crue au nom du roi Den. © Ifao/I. Mohamed Ibrahim.
Vue générale du mastaba M07, Ire dynastie. © Ifao/Y. Tristant.
Entrée de la chambre funéraire du mastaba M02, Ire dynastie. L’une des dalles de la herse en pierre est encore en place. © Ifao/Y. Tristant.
Jarres en terre cuite et coupe en calcite provenant d’une tombe subsidiaire, Ire dynastie. © Ifao/G. Pollin.
Vue générale du mastaba M06 et de sa barque, Ire dynastie. © Ifao/Y. Tristant.
Restauration de la barque du mastaba M06, Ire dynastie. © Ifao/Y. Tristant.
 
 

Le site a été décrit dès le XIXe s. par des voyageurs européens tels que Richard W. Howard Vyse et John Shae Perring. Après les relevés de Karl Richard Lepsius sur la pyramide, durant l’hiver 1842-1843, William M. Flinders Petrie fit effectuer un sondage dans le monument funéraire entre 1880 et 1882. L’Institut français d’archéologie orientale (Ifao) y entreprit les premières véritables fouilles archéologiques, en dégageant la face orientale de la pyramide de 1901 à 1902, à l’initiative de son directeur, Émile Chassinat. La découverte de fragments de statues en quartzite, inscrits pour certains d’entre eux, permit d’attribuer le monument à Rêdjedef, fils de Chéops et troisième souverain de la IVe dynastie (vers 2580 av. J.-C.). Les recherches reprirent sur la pyramide entre 1912 et 1913 sous la direction de Pierre Lacau. Celui-ci s’intéressa également aux environs du monument. Dès 1913, il confia à Pierre Montet la fouille d’un petit cimetière archaïque à l’ouest de la pyramide, dénommé « M » d’après l’initiale du nom de son premier fouilleur, Pierre Montet ; en 1922, il octroya à Fernand Bisson de la Roque la charge d’étudier la nécropole voisine de l’Ancien Empire. Les travaux sur le cimetière M et les nécropoles thinites situées au pied de la colline furent poursuivis de 1957 à 1959 par une équipe du musée de Leyde dirigée par Adolf Klasens. Les fouilles ont repris depuis le milieu des années 1990 sur le complexe funéraire du pharaon de la IVe dynastie Rêdjedef dans le cadre d’un projet conjoint Ifao/université de Genève, puis se sont également portées au nord-est de la pyramide, sur le cimetière d’élite qui en dépend jusqu’en 2007. Les investigations ont ensuite repris sur le cimetière protodynastique M de 2009 à 2014.

La nécropole M est située sur un petit éperon rocheux qui domine la plaine nord-ouest du site d’Abou Rawach d’une hauteur de 25 m. Elle a livré 25 tombes en briques crues datées de la phase Nagada IIIC2 (milieu de la Ire dynastie). La découverte de ce cimetière a été un événement dans l’histoire de la recherche protodynastique : un quart de siècle avant la fouille de la nécropole de Saqqara, c’était la première fois qu’on trouvait en Basse Égypte des tombes similaires à celles identifiées auparavant à Abydos. Trop souvent et injustement oubliée, cette nécropole d’élite constitue un jalon important dans le développement de la civilisation pharaonique.

Les principaux objectifs du projet concernent l’étude des pratiques funéraires de l’époque protodynastique, de l’architecture des mastabas en briques crues de la Ire dynastie, du contexte social des individus enterrés sur le site et du développement chronologique du cimetière. Au total 15 mastabas ont pu être entièrement refouillés et étudiés, ainsi que les tombes subsidiaires associées, certaines d’entre elles encore intactes. Des plans et relevés précis de chacun des monuments sont maintenant accessibles et seront publiés dans les monographies en cours de préparation. Le catalogue de la céramique (étude menée par Jane Smythe), datée uniquement du règne du roi Den, va permettre de proposer une chrono-typologie de référence pour la phase Nagada IIIC2. La datation fine du site bénéficie d’une bonne série de datations 14C (cinq disponibles et une dizaine en cours au laboratoire de l’Ifao) provenant de sources diverses (briques crues, cercueils en bois, barques funéraires, plancher brûlé, etc.) qui constituera également un cadre de référence pour le règne de Den. L’examen anthropologique des squelettes trouvés in situ dans les tombes subsidiaires montre d’ores et déjà que les individus inhumés sont de sexe et d’âge très variés, et surtout qu’ils ne présentent aucune trace de violence, contredisant en cela toute idée de sacrifice humain. Un intérêt particulier a aussi été apporté au mode de fermeture des tombeaux et au mobilier associé qui tend à montrer que ces individus ne sont pas des morts d’accompagnement. Malgré l’état de dégradation des monuments des observations intéressantes ont pu être faites sur leur architecture (montage et chaînage des murs, dispositions des niches, revêtement de plâtre sur les parties extérieures, présence de dépôts d’offrandes sur la semelle des murs, etc.) et aussi sur le mode de construction des mastabas. La destruction avancée des monuments a permis ainsi d’étudier les modes de creusement des chambres rupestres, les couches de nivellement et de préparation des monuments, ainsi que les dépôts de fondation (coquillages, cornes de bovidés et céramique) situés sous les murs des monuments.

Le réexamen entrepris sur place apporte des informations précieuses pour l’étude de l’architecture funéraire de la Ire dynastie. La comparaison avec les données issues des fouilles récentes des cimetières contemporains du delta oriental et de la région memphite est d’ores et déjà d’une grande importance pour la compréhension des dynamiques culturelles des communautés thinites et l’intégration de la Basse Égypte dans la sphère du pouvoir royal naissant. Il s’agit enfin d’associer l’étude du matériel ancien avec la reprise des fouilles des tombes thinites.

Parallèlement aux travaux de terrain, les membres du projet ont étudié le matériel provenant des fouilles anciennes conservé en France au musée du Louvre et à l’université de Strasbourg (Yann Tristant et Jane Smythe), ainsi qu’à l’Ifao (Jane Smythe, céramique ; Yann Tristant et Keita Takenouchi, vases en pierre). Seule une partie de la collection du Musée égyptien du Caire a pu être étudiée jusqu’à présent.

Yann Tristant (Macquarie University (Sydney))

Abu Rawash was described as early as the 19th century by European travellers including Richard W.H. Vyse and John S. Perring. After Karl R. Lepsius’s description of the pyramid during the winter of 1842–1843, William M. Flinders Petrie conducted a survey at the site between 1880 and 1882. The IFAO undertook its first archaeological excavations from 1901 until 1902, directed by Émile Chassinat, who cleared the eastern face of the pyramid.

The discovery of fragments of quartzite statues, some of which were inscribed, made it possible to attribute the pyramid to Radjedef, son of Khufu and third sovereign of the 4th Dynasty (c. 2580 BC). Research resumed on the pyramid between 1912 and 1913 under the direction of Pierre Lacau, who also took an interest in the surrounding area. In 1913, Lacau entrusted Pierre Montet with the excavation of a small Archaic cemetery to the west of the pyramid, now known as the “Cemetery M” in recognition of Montet’s work at the site. By 1922 Fernand Bisson de la Roque was given the task of studying the neighbouring necropolis dating to the Old Kingdom. Work on the Cemetery M and the Late Predynastic/Early Dynastic cemeteries at the foot of the hill was continued from 1957 to 1959 by a team from the Leiden Museum led by Adolf Klasens.

Excavations resumed from the mid-1990s until 2007 at the funeral complex of the 4th Dynasty Pharaoh Radjedef as part of a joint IFAO/University of Geneva project, with specific focus on the northeast area of the pyramid and its adjoining elite cemetery. Archaeological investigations were then resumed on the Protodynastic Cemetery M from 2009 until 2014.

Cemetery M is situated on a small rocky outcrop which, at a height of 25 m, overlooks the plain north-west of the site of Abu Rawash. Twenty-five mud-brick tombs dating to the Naqada IIIC2 phase (the middle of the 1st Dynasty) were uncovered there. The discovery of this cemetery was a significant event in the history of Early Dynastic research as it was a quarter of a century before excavations at the Saqqara necropolis, and was the first time that tombs similar to those identified at Abydos had been found. This elite cemetery, too often unjustly forgotten, is an important landmark in the development of pharaonic civilization.

The main objectives of the project are to study funeral practices of the Early Dynastic period, the architecture of the mud brick mastabas of the 1st Dynasty, the social context of the individuals buried on the site and the chronological development of the cemetery. A total of fifteen mastabas were completely re-excavated and studied, as well as the subsidiary tombs associated with them, some of which are still intact. Precise plans and surveys of each of the tombs are now available and will be published in a monograph currently under preparation.

The ceramic catalogue, dating exclusively to the reign of King Den, will make it possible to propose a reference chrono-typology for the Naqada IIIC2 phase in this region. Precise dating for the sites derives from a series of 14C dates which relate to a variety of sources (mud-brick, wooden coffins, funerary barques, burnt floors etc.) which will also result in a reference framework for the reign of Den.

Anthropological examination of the skeletons found in situ within the subsidiary tombs already indicates that the buried individuals include both sexes and varying ages, and above all that they show no trace of violence, contradicting any idea of human sacrifice. Despite the state of deterioration of the tombs, interesting observations could be made about their architecture that includes the assembly and connecting of the walls, layout of the niches, plaster coating on the external parts, presence of offering deposits at the base of the walls, as well as the construction method of the mastabas that would have covered the burials. Due to the advanced state of destruction of the burials, it is possible to study the quarrying methods used for the rock chambers. The project has been able to record the levelling and preparation layers of the chambers, as well as the foundation deposits located under the walls of the features that have yielded shells, bovine horns and ceramics.

The review undertaken on site provides valuable information for the study of the funerary architecture of the 1st Dynasty. Comparison with data from recent excavations of contemporary cemeteries in the eastern Delta and Memphite Region is already of great importance for understanding the cultural dynamics of Thinite communities and the integration of Lower Egypt into the sphere of the emerging royal power. The broader aim is to associate the study of ancient material with the resumption of excavations of Early Dynastic tombs.

Apart from the fieldwork in Egypt, project members have also studied material from previous excavations that are now housed in French collections at the Louvre Museum, the University of Strasbourg, as well as at the IFAO. Only part of the collection of the Egyptian Museum in Cairo has been studied at this point.

Yann Tristant (Macquarie University, Sydney)

في مطلع القرن التاسع عشر، قام الرَّحَّالة الأوروبيُّون، مثل ريتشارد ويليام ﻫوارد ﭬﺎيز وﭼـان پيرينج، بوصف الموقع. فبعد أن قام كارل ريكهارد لپسيوس بمسحٍ للهرم خلال شتاء ١٨٤٢-١٨٤٣، أجرى ويليام ماثيو فليندرز پتري عمليةَ جَسٍّ في الأثر الجنائزيَّ فيما بين الأعوام ١٨٨٠ و١٨٨٢. إلا أَن المعهد الفرنسي للآثار الشرقيَّة هو أَول من باشَر الحفائِرَ الأثريَّة الحقيقيَّة، بإظهار الواجهة الشرقيَّة للهرم فيما بين عامَىْ ١٩٠١ و١٩٠٢، بمبادرة من مديره إميل شاسيناه. وقد سمح اكتشاف كِسْرات لتماثيل من الكوارتزيت والتي يحمل البعض منها كتابات، بإسناد الأثر إلى رع ﭼﺪف، ابن الملك خوفو وثالث حُكَّام الأُسرة الرابعة (قُرابَّة عام ٢٥٨٠ ق. م.). وقد استُؤنفت الأبحاث حول الهرم فيما بين عامَيّ ١٩١٢ و١٩١٣ تحت إشراف پيير لاكو؛ حيث كان مهتمًّا أيضًا بالمناطق المجاورة للأثر. فعَهد إلى پيير مونتيه عام ١٩١٣ بالتنقيب في مقبرة صغيرة غرب الهرم من عصر الأسر المبكرة، تحمل الاسم «M» وفقاً للحرف الأول لاسم أول من نَقَّب بها، پيير مونتيه. وفي عام ١٩٢٢، كلَّف فرناند بيسون دى لا روك بدراسة الجَبَّانَة المجاورة من عصر الدولة القديمة. وقد توالت الأعمال في الجَبَّانَة «M» والجبانات الثينيَّة الواقعة عند سفح الهضبة من ١٩٥٧ إلى ١٩٥٩، من قِبَل فريق من مُتْحَف لايدن تحت إدارة أدولف كلاسينز. استُؤنفت أعمال التنقيب منذ منتصف التسعينيَّات في المجموعة الجنائزيَة الخاص بفِرْعَوْن الأُسرة الرابعة رع ﭼﺪف، وذلك في إطار مشروع مشترك بين المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة وجامعة ﭼنيڤ. بالإضافة إلى ذلك، انتقلت الأعمال شمال شرق الهرم، في جَبَّانَة النبلاء المرتبطة بهذه الناحية، وذلك حتى عام ٢٠٠٧. ثم استُؤنفت عمليَّات جمع المعلومات في الجَبَّانَة «M» من عصر نشأة الأسرات، في الأعوام من ٢٠٠٩ إلى ٢٠١٤م. 
تقع الجَبَّانَة «M» على نتوءٍ صخريٍّ صغيرٍ يطلُّ على السهل الشماليّ الغربي لموقع «أبو رَوَّاش» بارتفاع ٢٥ م. وهي تضم ٢٥ مقبرة من الطوب اللَّبِن المُؤرِّخة لمرحلة النَّقَادة ٣ ج ٢ (منتصف الأسرة الأولى). كان اكتشاف هذه المقابر حدثًا مُهمًّا في تاريخ البحث في عصر نشأة الأسرات؛ حيث كانت المرة الأولى التي نعثر فيها في مصر السُّفلَى على مقابرَ مطابقةٍ لتلك التي تم تحديدُها من قبل في أبيدوس، وذلك قبل ربع قرن من بداية التنقيب في جَبَّانَة سقارة. في كثيرٍ من الأحيان وبشكلٍ غيرِ مُنْصِف، تسقط من الذاكرة جَبَّانَة النبلاء التي تمثل نقطة مهمَّة في تطور الحضارة الفِرْعَونيَّة.

تتركَّز الأهداف الرئيسة للمشروع على دراسة الطقوس الجنائزيَّة لعصر نشأة الأسرات، وبِنيَة المصاطب المصنوعة من الطوب اللَّبِن في عصر الأُسرة الأولى، والسياق الاجتماعي للأفراد المدفونين في الموقع، والتطور الزمنى للجَبَّانَة. وفي المُجمَل، تمت إعادة التنقيب بالكامل في خمسَ عشرةَ مصطبةً، ودراستها؛ وكذلك في المقابر الفرعيَّة المرتبطة بها والتي لا يزال البعض منها سلِيمًا تمامًا. وأصبح من المتاح الآن وجود خرائط ومسوحات محددة لكل الآثار، وسيتم نشرُها في الدراسات قيد الإعداد. أما كتالوج الخَزَفْ (الدراسة التي أجرتها ﭼـين سمايز والمُؤرِّخة لعهد الملك دن فقط)، فسيساعد على اقتراح تصنيف زمنيّ مرجعيّ لفترة النقادة ٣ ج ٢. وسوف يستفيد التأريخ الدقيق للموقع من سلسلة طويلة من عمليات التأريخ تم تحديدها بالكربون١٤ المُشعّ (خمسة منها متاحة وما يقرب من العشرة لا زالت قيد الإنجاز في معمل المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقيَّة)، وهي تأتي من مصادر مختلفة سوف تُشكِّل أيضًا إطارًا مرجعيًّا لعهد الملك دن (طوب لَبِن، توابيت خشبية، مراكب جنائزية، أرضية محترقة، إلخ). إن الدراسة الأنثروبولوﭼية للهياكل العظميَّة الموجودة في موقعها الأصلي في المقابر الفرعية تبين بالفعل أن الأفراد المدفونين هم من جنس وأعمار مختلفة للغاية، ولا سيما أنه لا يوجد أي أثر للعنف، وهو ما يتناقضُ تمامًا مع فكرة القُرْبان البَشَريّ. كما تم إيلاءُ اهتمامٌ خاصٌّ لطريقةِ إغلاقِ المقابر والمنقولات المُلحقَة بها، والتي تميل إلى إظهار أن هؤلاء الأفراد لا يصاحبون المَوْتَى. وعلى الرغم من تدهور حالة الآثار، فقد أمكن التوصُّل لملاحظاتٍ مُهمَّةٍ حول عمارتها (تجميع وترابط الجدران، موضع التجاويف، طلاء الجصِّ على الأجزاء الخارجيَّة، وجود ودائِع القرابين على قاعدة الجدران، وما إلى ذلك...) وأيضًا حول كيفية بناء المصاطب. وأتاح الهدم المُتقدِّم للآثار دراسةَ طرقِ حَفْر الغرف الصخريَّة، وطبقات تسوية الأرض وإعداد الآثار، إضافةً إلى ودائع الأساس (أصداف، قرون ماشية وخَزَفْ) وُجِدَت تحت جدران الآثار.

وقد أسفرت إعادةُ الفحصِ الميدانيّ عن معلوماتٍ قيِّمةٍ لدراسةِ العمارة الجنائزيَّة في عصرالأُسرة الأولى. وتُعدُّ المقارنةُ مع البيانات المُستخلَصة من عمليَّات التنقيب الحديثة للمقابر المعاصرة في الدلتا الشرقية ومنطقة منف، ذات أهميَّةٍ كبرى بالفعل لفهم المُؤثِّرات الثقافيَّة للمجتمعات الثِّينيَّة وكيفيَّة إدماج مصر السفلى في نطاق السَّلْطة المَلَكيَّة الوليدة في مصر. وأخيرًا، فالأمر يتعلَّق بربط دراسة المواد القديمة باستئناف أعمال التنقيب في المقابر الثينيَّة.

بالتوازي مع الأعمال المَيْدانيَّة، قام أعضاءُ المشروع بدراسة المواد المكتشفة من الحفائِر السابقة والمحفوظة في فرنسا في مُتْحَف اللوﭬر وجامعة ستراسبورج (يان تريستان وچين سمايز)؛ وكذلك في المعهد الفرنسيّ للآثار الشرقية (چين سمايز للخَزَفْ، ويان تريستان وكيتا تاكينوشي للأواني الحجريَّة). وحتى الآن، تمَّت دراسةُ جزءٍ فقط من مجموعة المُتْحَف المصريّ بالقاهرة.

يان تريستان (جامعة ماكواري-سيدني)

Bibliographie