Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Catalogue des publications

extrait du catalogue (recherche de “BIFAO121_”)


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BIFAO121_art_15.pdf (1 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

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A Cosmography of the Unknown. The qbḥw (nṯrw) Region of the Outer Sky in the Book of Nut

Dans le Livre de Nout, les mots qbḥw et qbḥw nṯrw semblent désigner une partie des franges les plus extérieures du cosmos, au nord/nord-ouest, où se trouvait une ouverture de la Douat. L’objet de cet article consiste à présenter les caractéristiques de cette région, une entité topographique et cosmographique située aux confins du monde et de l’au-delà, en comparant les  informations données dans le Livre de Nout avec les témoignages issus d’une “carte du cosmos”  de la Basse Époque, qui contient une étiquette énigmatique similaire. Le but est de redéfinir  les limites cosmiques du monde au seuil de la Douat et d’envisager les différents scénarios  régénératifs véhiculés par les textes et les représentations cosmographiques tardives.

In the Book of Nut, the terms qbḥw and qbḥw nṯrw appear to designate a portion of the outermost fringes of the cosmos, to the north/north-west, where an opening of the Duat was located. This paper aims to explore the characterisation of that region, a topographical and cosmographical entity lying on the verge of this world and the next, by comparing the finds from the Book of Nut with the evidence from a Late period “map of cosmos”, on which a similar enigmatic label appears. This will provide a chance to reassess the characterisation of the cosmic boundaries of the world at the threshold of the Duat and the various regenerative scenarios conveyed by later cosmographic texts and representations.


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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
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The Agents of Hathor in P.Tor.Botti and the Ptolemaic Temple of Deir el-Medina

Trouvés dans les jarres qui contenaient les archives de Totoês, P.Tor.Botti 34 A, 34 B+C, 35 et 36 furent emballés ensemble. La translittération et la traduction des textes qu’ils contiennent sont proposées, avec celles du P.Tor.Botti 40 qui s’y rapporte, et une explication est proposée pour leur découverte groupée : ils attestent des accords pris en lʼan 100 av. J.-C. entre les aînés des prêtres dʼHathor à Deir el-Médina et les trois fils de Chéstéphnachthis (B), qui portaient le titre dʼ« agents dʼHathor » ; ils percevaient les revenus du temple, payaient aux prêtres leur dû, géraient les frais ordinaires et supplémentaires, et tenaient le livre des comptes. Le montant de 17 talents mentionné dans P.Tor.Botti 34 A pourrait éventuellement suggérer lʼengagement de la famille de Chéstéphnachthis (B) dans la construction ou la décoration du « mammisi » ou du portail du temple de Deir el-Médina.

Found inside the jars containing the archive of Totoês, P.Tor.Botti 34 A, 34 B+C, 35 and 36 were wrapped together. Transliteration and translation are provided for the body of these texts, as well as for the related P.Tor.Botti 40. An explanation is given for why they were rolled together: these papyri attest to the agreements made in the year 100 BC between the elders of the priests of the sanctuary of Hathor at Deir el-Medina and the three sons of Chestephnachthis (B), who bore the title of “agents of Hathor”. They collected the income of the temple, paid the priests their due, managed both ordinary and extra charges and kept the account book of the sanctuary. The amount of 17 talents mentioned in P.Tor.Botti 34 A could even indicate that the family of Chestephnachthis (B) was responsibile for building or decorating the “mammisi” or the temple portal at Deir el-Medina.


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Inscriptional Layout in Continuous Texts of the Old Kingdom

On considère la manière dont des inscriptions consistant en textes continus sont ordonnées visuellement à l’Ancien Empire. Les inscriptions apparaissent ainsi comme des compositions autant visuelles que textuelles. Des articulations ou expressions saillantes d’un texte sont mises en avant, des aspects de sa structure poétique reflétés, et les significations fondamentales d’un texte projetées visuellement sur la surface inscrite. Dans certains cas, la complexité des phénomènes observés suggère que les textes ont pu être composés directement en vue de leur inscription. La subtilité de certains arrangements, ainsi que des cas de disposition autour d’un axe central virtuel, soulèvent d’autres questions portant sur la manière dont les inscriptions peuvent avoir été vues par les acteurs anciens.

This article discusses features of inscriptional layout in continuous texts of the Old Kingdom. Inscriptions appear to be visual compositions as much as compositions of words. Through layout, salient articulations or expressions in a text can be foregrounded, the structure of a text can be mirrored visually, and core meanings of a text can be projected on the inscribed surface. In some cases, the complexity of layout makes it likely that the texts were composed directly with a view to how they would appear visually on the inscribed surface. The subtlety of some forms of layout, as well as cases of inscriptions revolving around central axes, raise further questions about how inscriptions were experienced in ancient times. 


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L’usage du calcaire dans l’architecture du temple de Médamoud à la lumière des autres temples thébains

L’article se propose de définir l’approvisionnement du calcaire employé dans les maçonneries du temple de Médamoud entre le Moyen Empire et l’époque ptolémaïque en se fondant sur une série d’analyses réalisées à partir de divers échantillonnages. Il apparaît que Médamoud se distingue des autres temples thébains par l’utilisation de ce matériau dans le temps long et le recours presque exclusif au calcaire memphite issu des carrières de Toura. Loin d’être un choix anecdotique, les auteurs proposent d’y voir une stratégie raisonnée d’utilisation des matériaux architecturaux qui participe de la construction de la légitimité royale.

This article identifies the source of the limestone used in the masonry of the Medamud temple from the Middle Kingdom to the Ptolemaic period, based on a series of analyses car-ried out on various samples. It appears that Medamud differs from other Theban temples in the continuing use of this material over a long period of time and the almost exclusive use of Memphite limestone from the Tura quarries. Far from being an insignificant/haphazard choice, the authors suggest that it is an intentional strategy for the use of architectural materials that contributes to the construction of royal legitimacy.


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Une clé vivante du langage des dieux
Un exemple de cryptographie tridimensionnelle sur le trône d’enfant de Toutânkhamon (Carter no 39/JE 62033/GEM 378)

La plupart des objets égyptiens ne présentent pas un, mais plusieurs niveaux de compréhension. Pour l’essentiel, ils peuvent être envisagés à travers leur fonction et leur décoration. L’égyptologie a souvent distingué ces deux aspects, qui sont pourtant étroitement associés. Le trône d’enfant de Toutânkhamon Carter 39 constitue un parfait exemple d’osmose entre image, écrit et fonction de l’objet : il sert de support à l’écrit-image – propre au système d’écri-ture hiéroglyphique –, mais offre également une lecture cachée aux yeux du néophyte, qui réside dans son aspect tridimensionnel. Ce trône d’enfant souligne le caractère éminemment horien de celui qui s’y assoit et le transfigure, en faisant de lui une véritable clé vivante de lecture. Il s’agit là d’un nouvel exemple, emblématique, de message délivré sous la forme de ce que l’auteur appelle « cryptographie tridimensionnelle ». 

Most Egyptian artefacts have not one, but several levels of understanding. For the most part, they can be viewed through their function and decoration. Egyptology has often distin-guished between these two aspects, although they are closely associated. The child’s throne of Tutankhamun Carter 39 is a perfect example of such harmony between the figurative, writing and function of the object: it serves as a support for the image-writing –inherent to the hiero-glyphic writing system– but also offers a hidden lecture for the eyes of the neophyte, which lies in its three-dimensional aspect. The child’s throne underlines the eminently Horian character of the person who sits on it, transfiguring its occupant, making him a real living key. This is another emblematic example of a message delivered in the form of what the author calls “three-dimensional cryptography”.


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An Excerpt from the Book of the Twelve Caverns in the Tomb of Petosiris (Tuna el-Gebel)

Le Livre des Douze Cavernes est une litanie des divinités qui habitaient dans les régions de l’Au-delà égyptien ancien. Cette composition cosmographique, qui appartient aux Livres du Monde Inférieur, aidait les défunts à traverser les cavernes de la Douat et à recevoir divers avantages lorsqu’elle était utilisée dans un contexte funéraire. Le Livre des Douze Cavernes se trouve attesté sur de multiples supports (papyrus, bandelettes de momie, etc.). L’une de ses sources est la tombe de Pétosiris, grand prêtre de Thot à Hermopolis, située à Touna el-Gebel, en Moyenne Égypte. Cet article porte sur les principales caractéristiques de cette attestation pars pro toto, l’adaptation du livre au contexte spécifique de cette tombe, ainsi que le modèle utilisé, qui a marqué l’histoire de la transmission de la composition, à savoir l’Osireion d’Abydos.

The Book of the Twelve Caverns is a litany of the deities who dwelled in these regions of the ancient Egyptian underworld. This cosmographic composition, which is among the Books of the Netherworld, helped the deceased traverse the caverns of the Duat and receive diverse benefits when it was used in a funerary context. It has been attested on a variety of media (papyri, mummy wrappings, etc.). One of these sources is a depiction from the tomb of Petosiris—high priest of Thoth in Hermopolis—located at Tuna el-Gebel in Middle Egypt. This article will focus on the main features of this pars pro toto example, the adaptation of the book to this specific context, as well as the model used, which marked the history of the transmission of the composition: the Osireion of Abydos. 


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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
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La stèle abydénienne du directeur des prêtres Ipou d’Hermopolis

Cet article offre une nouvelle édition de la stèle abydénienne du directeur des prêtres Ipou d’Hermopolis (CGC 20025). Ce document, daté de l’an 20 d’Amenemhat II, constitue la plus ancienne liste connue des principales divinités d’Hermopolis : elle s’avère ainsi d’une importance capitale pour notre connaissance de la religion hermopolitaine avant le Nouvel Empire, et des liens théologiques existant entre Abydos et Hermopolis. L’intérêt de ce document dépasse cependant la sphère de l’histoire des religions, car certains indices nous permettent de suggérer qu’Ipou fut un nomarque de la XVe province de Haute Égypte. Il est en tout cas certain qu’il s’agit là d’un individu dont l’influence était au moins comparable à celle d’un nomarque, son accession au pouvoir s’expliquant probablement par les différentes fonctions sacerdotales qu’il a occupées, notamment celles liées au culte de Khnoum, qui jusqu’au Moyen Empire est un dieu hermopolitain.

This paper presents a new edition of the Abydene stela of the overseer of priests Ipu, from Hermopolis (CGC 20025). This stela, dated to the 20th year of Amenemhat II, has the oldest known list of the main gods of Hermopolis: it is thus of utmost importance for our knowledge of the Hermopolitan religion before the New Kingdom and for the theological links existing between Abydos and Hermopolis. However, the interest of this document goes beyond the sphere of the history of religion, as there are indications that Ipu was probably a nomarch of the 15th province of Upper Egypt. In any case, it is certain that he was an individual whose influence was at least comparable to that of a nomarch, and his rise to power may be explained by the different priestly functions he held, especially those related to Khnum, who until the Middle Kingdom was a member of the Hermopolitan pantheon.


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Proposition d’une nouvelle typologie de l’outillage en pierre (pour travailler la pierre). L’exemple des carrières d’Hatnoub, en Moyenne Égypte

La présente étude a pour but d’éclairer l’usage d’outils lithiques pour travailler la pierre dans l’Égypte pharaonique et plus particulièrement pendant l’Ancien et le Moyen Empire. Elle s’appuie sur les fouilles archéologiques en cours sur le site d’Hatnoub, en Moyenne Égypte, dans les carrières de calcite aussi appelé « albâtre égyptien », mais aussi sur l’archéologie expé-rimentale. Les outils, sujets de la présente étude, peuvent être classés suivant une nouvelle typologie. Ils interviennent au début du processus de production d’objets en calcite.

The present study aims to clarify the use of lithic tools for stone working in pharaonic Egypt, especially during the Old and Middle Kingdoms. It is based on ongoing research in the calcite (also known as “Egyptian alabaster”) quarries at the site of Hatnub in Middle Egypt, and also on archaeological experimentation. The tools that are the subject of this study can be classified according to a new typology. They were used at the beginning of the ancient production process.


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Rediscovering Black Coffins from Deir el-Medina: A Comprehensive Approach

Ces dernières années, les recherches conduites à Deir el-Médina sous l’égide de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire (Ifao) ont pris de nouvelles directions, accélérant l’étude de la documentation inédite et élargissant le champ des recherches à de nombreux domaines. Au cours des saisons 2018 et 2019, la réouverture des puits 1022, 1049 et de la tombe TT217, utilisés comme magasins, a permis la redécouverte de centaines d’objets en bois découverts par Bernard Bruyère, parmi lesquels divers cercueils et fragments de cercueils ont pu être identifiés. À la suite de cette redécouverte, une équipe de chercheurs spécialisés dans l’artisanat du bois a été mise en place au sein de la mission archéologique de Deir el-Médina (Ifao), dans le but d’analyser, publier et reconditionner tous les objets en bois conservés sur le site. Les cercueils noirs à décor jaune datés du Nouvel Empire, redécouverts dans les magasins, font l’objet de la présente étude. Elle rassemble les analyses archéométriques ainsi que les observations techniques, stylistiques et prosopographiques effectuées par trois membres de l’équipe bois. L’analyse complète des cercueils noirs est la première étape des recherches en cours.

In recent years, the research carried out at Deir el-Medina under the aegis of the French Institute of Oriental Archaeology in Cairo (IFAO) has taken on new directions, accelerat-ing the study of unpublished documentation and broadening the scope of research in many fields. In the 2018 and 2019 seasons, the reopening of pits 1022, 1049 and tomb TT217, used as magazines, led to the exciting rediscovery of hundreds of wooden objects excavated by Bernard Bruyère, among which various coffins and coffin fragments have been identified. Following this rediscovery, a team of researchers specializing in woodcraft was set up within the archaeological mission of Deir el-Medina (IFAO), with the aim of analysing, publishing and repacking all the wooden objects preserved at the site. The New Kingdom black coffins with yellow decoration found in the magazines are the subject of the present study, bringing together the archaeometric analyses in addition to the technical, stylistic and prosopographic observations made by three members of the wood team. This comprehensive analysis of the black coffins is the first stage in the on-going research.


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BIFAO121_art_06.pdf (14 Mb)
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Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
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Le Faune et le préfet. Une chambre peinte au Mons Claudianus

Publication de peintures murales mises au jour en 1992 dans une pièce du praesidium du Mons Claudianus. La première couche, qui est aussi la plus lisible, présentait sur les quatre murs trois registres inégalement conservés, séparés par des bandeaux (scènes agrestes et nilotiques, faune et cratère de vin, Vénus, divinités du panthéon égyptien, éléments architecturaux, décor à réseau ponctué de têtes suspendues). La composition dispersée, les flottements de l’iconogra-phie, le caractère allusif des figures dénotent une peinture populaire. Cette couche originelle comporte aussi quatre dipinti grecs abîmés, dont un seul a pu être élucidé. Il  commence par les mots « Aristôn, boulanger ». Ce personnage est connu par un ostracon trajanien, datable, grâce à des recoupements prosopographiques, de l’époque des grandes commandes de colonnes sous Trajan, dont le règne marqua le pic d'activité au Claudianus. Or, cette chambre peinte, unique en son genre dans les praesidia du désert Oriental, est contiguë à la salle des citernes, dont le linteau présente une inscription bilingue parallèle à celle de l’autel situé sur le parvis du Serapeum, qui commémore l’inauguration du puits par le préfet d’Égypte Sulpicius Similis, venu en personne. De là l’hypothèse que les peintures ont été exécutées en vue de la visite du préfet, qui est évoquée dans plusieurs ostraca du Claudianus. Ceux-ci sont publiés, de même – par les soins de Wilfried Van Rengen – qu’un ostracon trouvé à Bâdiya, qui consiste en une demande de palmes pour décorer le puits du Porphyritès « quand le préfet arrivera ». Il est vraisemblable que les deux puits ont été inaugurés lors de la même tournée préfectorale, en 108/109.

Publication of some mural paintings discovered in 1992 in a room of the praesidium at Mons Claudianus. The first layer, which is also the most legible, represents three registers on the four walls of the room. The registers are not all equally well preserved. They are separated by bands and show rural or Nilotic scenes, a faun and a wine-crater, Venus, divinities from the Egyptian pantheon, architectural elements, and decorative motifs with crossed branches and human heads. The dispersed composition, the uncertainty of the iconography, and the suggestive character of the figures mark this as popular painting. This first layer also contains four Greek graffiti, only one of which makes sense. It begins with the words “Ariston, baker”. This person is known from an ostracon of the Trajanic period, datable by prosopographic means to the period of peak production of columns at Mons Claudianus. This painted room, which is unique of its type among all the praesidia of the Eastern Desert, is next to the cistern-room. The lintel of the cistern-room carries a bilingual inscription similar to the one found in the Serapaeum that celebrated the inauguration of the well by Sulpicius Similis, Prefect of Egypt, who was present in person. Hence it is hypothesized that the paintings were made in view of this prefectoral visit, which is evoked by several ostraca from Mons Claudianus. These are published, along with one from Bâdiya, edited by Wilfried Van Rengen, which is an order for palms to decorate the well at Porphyrites “when the Prefect arrives”. It is thus possible that the two wells were inaugurated during the same visit of the Prefect in 108/109.