Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Bouto

Bouto
بوتو
Établissements urbains à l’est de la branche de Rosette
bouto
VariantesTell el-Fara'in تلّ الفراعين
lien DOI doi10.34816/ifao.0a82-799c
lien IdRef IdRef052562646
Missions Ifao depuis2001
carte et chronologie des sites étudiés par l’Ifao

Bouto/Tell el FaraOpération de terrain 17112

Responsables(s)

• Pascale Ballet (Université Paris Nanterre, ArScAn)

Partenaires

Institut archéologique allemand, Le Caire
UMR 7041 ArScAn, Université Paris Nanterre
Ministère des Antiquités, le Caire
Centre d’Études Alexandrines
Muséum d’Histoire naturelle, Paris
UMR 5608 Traces, Toulouse

Cofinancements

Equipe ESPRI-LIMC (ArScAn, UMR 7041, Université Paris Nanterre)
MAEDI
Ecole Doctorale Paris Nanterre 395
MNHN
UMR 5608 Traces

Dates des travaux

mai - juin

Participants
Pascale Balletuniversité Paris Nanterre UMR 7041 ArScAn
Walid Abd El-BarryarchéologueMinistère des Antiquités égyptiennes université d'Alexandrie
Mennat-Allah El-DorryarchéobotanisteMoTA
Thomas Fauchernumismate archéologueUMR 5060 IRAMAT CNRS IRAMAT-CEB
Eléni Fragakiarchéologue historienne de l’artUMR 7041 ArScAn
Mohamed GabertopographeIfao
Patrice GeorgesanthropologueINRAP UMR 5608 Traces
Shaima Ibrahim Mohammed Abou MhanaarchéologueInspectorat de Kafr el-Scheikh
Florian Jedrusiakarchéologue archéobotanisteUMR 7041 ArScAn
Guy LecuyotarchéologueUMR 8546 CNRS-ENS AOrOc
Ebeid Hamed Mahmoudconservateur restaurateurIfao
Loïc Mazouarchéologue céramologue chercheur associéArScAn Paris Nanterre/HeRMA Poitiers
Ihab MohammedphotographeIfao
Nicolas MoranddoctorantMNHN/CEAlex
Mikaël Pesenticéramologue archéologueAix-Marseille Université
Gaël PollinphotographeIfao
Rabea Reimanncéramologue doctoranteuniversité de Cologne/université Paris Nanterre
Aude Simonycéramologue archéologueCEAlex
Florianl TereygeolUMR 5060 IRAMAT-LMC
Carte de localisation des différents sondages effectués par le DAIK et l’université de Paris Nanterre ; en orangé, fouilles récentes de Paris Nanterre. Réactualisée par O. Onézime, Ifao. © DAIK.
Le tell, vu du nord. © DAIK.
Détail des nattes couvrant une structure ayant une fonction agricole probable (séchage de céréales ?), Nagada IIIB, vue vers l’ouest. © DAIK.
Ensemble de pièces appartenant au complexe palatial, début de la période dynastique, vue vers le nord-ouest. © DAIK.
Couteau bifacial retouché, Ire dynastie, complexe palatial, CSA 752. © DAIK.
Personnage phallique, jouant du tambourin (?). Quartier domestique ptolémaïque P5. Grès. Fin de la Basse Époque/début de l’époque ptolémaïque. L. 10,4 cm. CSA 622 ; P5/5316.08. Magasin des Antiquités, Bouto. © Mission française de Bouto/Ifao/A. Pelle.
Flacon à col en baïonnette, céramique fine rouge produite par les ateliers locaux en mode C. H. 8,2 cm. CSA 614 ; P5/5284.02. © Mission française de Bouto/Ifao/A. Pelle.
Complexe balnéaire P10. Phases I ptolémaïque et II transition ptolémaïque/romain. © Mission française de Bouto/Ifao/G. Lecuyot/B. Redon.
Stèle de femme couchée sur un lit. Calcaire. Basse Époque tardive. H. 8,4 cm. CSA 660 ; P14/14003.40. Magasin des Antiquités, Bouto. © Mission française de Bouto/Ifao/A. Pelle.
Vue générale du secteur P18 : au premier plan le bâtiment de stockage de produits alimentaires, vers le sud. © Mission française de Bouto/Ifao/G. Pollin.
Nain combattant et chevauchant un phallus. Poignée de récipient. Bronze. IIe-IIIe s. apr. J.-C. H. 4,8 cm. CSA 730 ; P18/18156.01. Magasin des Antiquités, Bouto. © Mission française de Bouto/Ifao/G. Pollin.
 
 

Si William M. Flinders Petrie effectua en 1886 un rapide passage à Tell el-Fara‘in/Bouto, Charles Trick Currelly procédant à quelques sondages en 1904, c’est surtout à partir des années 1960, sous l’égide de l’Egypt Exploration Society (EES), puis, au début des années 1980, du Deutsches Archäologisches Institut (DAI), que le site a été exploré de manière systématique. Plusieurs grandes phases rythment l’histoire du site : du début du IVe millénaire aux premières dynasties, de la Troisième Période intermédiaire à la Basse Époque, de la période ptolémaïque au début de l’époque islamique. Le DAI s’est principalement investi dans l’approche spatiale du site (carottages, géomorphologie) et sur les périodes Pré- et Protohistorique. Depuis la fin des années 1990, l’université de Poitiers (EA 3811 HeRMA) puis celle de Paris Nanterre (UMR 7041, ArScAn-ESPRI) ont été accueillies dans le cadre de la concession du DAI, afin d’explorer les différents aspects de la Bouto tardive, bénéficiant d’une mutualisation scientifique (topographie, géophysique, numismatique, archéobotanique) et logistique, et ont collaboré à l’étude des bains de Bouto fouillés par l’inspectorat de Kafr el-Cheikh (ministère des Antiquités égyptiennes).

Les périodes anciennes (Deutsches Archäologisches Institut)

Depuis 1983, la période prédynastique et les premières dynasties ont fait l’objet des recherches du DAI, détenteur de la concession. Des fouilles à grande échelle d’une superficie de plus de 2 000 m2 ont eu lieu à l’extrémité sud-ouest du kôm, à proximité du village moderne de Sekhmawy. Ici, les séquences stratigraphiques complètes de la période prédynastique jusqu’au début de l’Ancien Empire sont présentes, couvrant une période de presque 2 000 ans. En raison du niveau de la nappe phréatique, une partie ne pouvait être fouillée qu’au moyen de tranchées de taille réduite et à l’aide d’un système de pompage. Malgré ces difficultés, les résultats sont extraordinaires. Les vestiges les plus anciens datent du début du IVe millénaire av. J.-C., la culture matérielle de cette période se rattachant à celle de Bouto-Maadi de Basse Égypte, dans sa phase précoce. Mais la part des découvertes faisant référence à la culture Nagada de Haute Égypte augmentant au fil du temps, les spécificités des différents marqueurs culturels régionaux s’effacent progressivement au cours du IVe millénaire. Bouto témoigne donc d’un processus continu de construction de l’État et non d’un changement soudain. Les structures fouillées du début de la période dynastique (vers 3000-2800 av. J.-C.) montrent le passage d’un complexe économique à une structure palatiale. La production de produits de luxe, l’organisation administrative et sa fonction présumée de contrôle de la production agricole font référence à l’importance de Bouto dans les réseaux économiques et vraisemblablement à son rôle de résidence royale temporaire. Bouto semble alors avoir été habitée jusqu’à la fin de l’Ancien Empire vers 2200 av. J.-C. Par la suite, aucune trace d’occupation n’est attestée jusqu’au viiie s. av. J.-C., avant un réinvestissement intensif du périmètre urbain à partir de la Basse Époque.

D’Alexandre le Grand aux premiers temps de l’islam (université Paris Nanterre/Institut français d’archéologie orientale)

Depuis 2001, le champ d’intervention de la mission française de Bouto concerne l’évolution du tissu urbain, peu avant la conquête d’Alexandre jusqu’aux premiers temps de l’islam.

Les premiers travaux ont porté sur le potentiel d’activités potières. Une découverte concernant l’histoire des techniques et leur mobilité, grâce à la couverture géomagnétique en 2001 de la partie nord du site (secteur P1), a marqué le début de nos recherches : celle d’ateliers de potiers romains utilisant des fours à tubulures pour la production de céramiques fines, proches des sigillées occidentales et orientales, et de petits flacons à parfum. Bouto est le seul atelier connu en Méditerranée orientale reproduisant des procédés de cuisson attestés dans les officines de sigillées italiques et sud-gauloises. Simultanément, au nord-est (secteur P3), des fours traditionnels, sans tubulure, ont produit des céramiques « communes » de même période (gargoulettes, pichets, marmites et jarres, portant parfois un décor peint en blanc), présentant, dans certains cas, des similitudes avec les céramiques alexandrines.

À partir de 2007, nos axes de recherche ont concerné le mode d’insertion des ateliers dans le tissu urbain et ont conduit à la fouille d’un quartier d’habitat ptolémaïque (P5) que signalent des maisons à fondations à caissons, où des fours se sont installés un peu plus tard, tout en reprenant, en coordination avec l’ANR Balnéorient, l’étude des bains (P10), fouillés par l’EES et situés à faible distance. Au cours de leur histoire marquée par trois phases, entre le iie s. av. J.-C. et le iie s. apr. J.-C., la deuxième, entre pratiques grecques et pratiques romaines, a fourni des données inédites.

Afin de cerner les mutations du site, de la fin de la Basse Époque aux débuts de l’islam, une prospection pédestre (dir. Grégory Marouard) engagée de 2012 à 2015 sur les kôms A et C a révélé une rétraction de l’occupation entre la Basse Époque et la période ptolémaïque/début de l’Empire romain, et, pour le kôm A, une présence, certes réduite, jusqu’à la transition byzantino-islamique (résultats sous presse dans le MDAIK 75). Complétées par une nouvelle tranche de prospections magnétiques, ces analyses de surface ont été le prélude à la découverte de nouvelles zones artisanales, au sud de l’enceinte du temple de Ouadjet (P16) et au sud-est du kôm C (P20).

Enfin, depuis 2015, le centre-nord du kôm A fait l’objet de nos investigations (P17-P19), révélant espaces de stockage, habitat résidentiel et activités de métallurgie, datés du Haut-Empire, tandis que se profilent de nouvelles recherches sur la nécropole occidentale.

Pascale Ballet (université de Paris Nanterre, UMR 7041) et Clara Jeuthe (DAIK)

إذا كان وليام م. فليندرز پتري قد قام في عام ١٨٨٦ بالمرور سريعًا في تل الفراعين/بوتو، وأجرى تشارلز ت. كوريلِّي بعض المجسَّات في عام ١٩٠٤، فإنه بالأخص بدءًا من ستينيَّات القرن العشرين، تحت رعاية جمعية استكشاف مصر (EES)، ثم في أوائل ١٩٨٠ من خلال المعهد الألماني للآثار (DAI)، تم استكشاف الموقع بشكل منهجيّ. يتخلَّل تاريخ الموقع عدة مراحل رئيسة: من بداية الألفيَّة الرابعة إلى الأُسْرَات الأولى، ومن عصر الانتقال الثالث إلى العصر المتأخر، ومن العصر البطلميّ حتى بداية العصر الإسلامي. ركَّز المعهد الألماني للآثار بشكلٍ أساسيّ على النَّهْج المكاني للموقع (العيِّنات الجوفيَّة، وﭼيومورفولوﭼيا المكان)، وعلى فترتَيّ ما قبل التاريخ وعصر نشأة الأُسْرَات. منذ أواخر تسعينيَّات القرن الماضي، تمت استضافة جامعة پواتييه (HeRMA 3811 EA، فريق الهَلْينَة والرَّوْمنَة في العالم القديم) ثم جامعة باريس نانتير (7041 UMR، علم الآثار وعلوم العصور القديمة-المساحات والممارسات الاجتماعيَّة والصور في العالم اليوناني والروماني) في إطار الامتياز الممنوح للمعهد الألمانى للآثار؛ من أجل استكشاف الجوانب المختلفة من بوتو المتأخرة، والاستفادة من التشارُك العلمي (الطبوغرافيا، اﻟﭼيوفيزياء، علم دراسة العملات، علم النباتات القديمة) واللوﭼستي، وشاركوا جميعهم في دراسة حمَّامات بوتو التي قام تفتيش كفر الشيخ (وزارة الآثار المصرية) بالتنقيب بها.

العصور القديمة (المعهد الألماني للآثار)

منذ عام ١٩٨٣، كانت فترة ما قبل الأُسْرَات والأُسْرَات الأولى موضوع أبحاث المعهد الألماني للآثار، صاحب الامتياز لموقع بوتو. وتم إجراء عمليات تنقيب واسعة النطاق على مساحة تزيد على ٢٠٠٠ م2، في الطرف الجنوبيّ الغربيّ من الكوم، بالقرب من قرية سخماوي الحديثة؛ حيث نجد طبقاتٍ أرضيَّةً كاملةً متتاليةً من فترة ما قبل الأُسْرَات حتى بداية الدولة القديمة، وهي تغطي فترة ما يقرب من ٢٠٠٠ سنة. وبسبب مستوى منسوب المياه الجوفيَّة، لا يمكن التنقيب في أحد الأجزاء إلا من خلال نَقْب حُفَر صغيرة وبواسطة نظام الضَّخّ. وعلى الرغم من هذه الصعوبات، فإن النتائج كانت رائعة. يرجع تاريخ أقدم البقايا إلى بداية الألفيَّة الرابعة ق. م.، وترتبط الثقافة الماديَّة لهذه الفترة بثقافة بوتو-المعادى في مصر السُّفلَى في مرحلتها المبكرة. لكن مع ازدياد عدد الاكتشافات التي تشير إلى ثقافة نقادة في صعيد مصر على مر العصور، فإن خصائص مختلف المؤشرات الثقافيَّة الإقليميَّة قد تلاشت تدريجيًّا خلال الألفيَّة الرابعةحيث شهدت بوتو بالتالي عملية مستمرة لبناء الدولة تؤكد أن التغيير لم يكن مفاجئًا. تشير الهياكل التي تم التنقيب بها في بداية فترة الأُسْرَات (قرابة ٣٠٠٠-٢٨٠٠ ق. م.) إلى الانتقال من مجمع اقتصادى إلى بنية بلاطيَّة كما يشير إنتاج المنتجات الفاخرة والتنظيم الإداري ووظيفته المفترضة - المتمثلة في مراقبة الإنتاج الزراعي - إلى أهمية بوتو في الشبكات الاقتصاديَّة وعلى الأغلب إلى دورها كمَقرِّ إقامة مؤقتة للملكيَّة. يبدو أَن بوتو كانت مأهولة بالسكان حتى نهاية الدولة القديمة قُرَابَة عام ٢٢٠٠ ق. م. ثم في وقتٍ لاحق، لم يتم إثبات أي أثر للإشغال حتى القرن الثامن ق. م.، وذلك قبل أن تتم إعادة الاستغلال المُكثَّف للمحيط الحضريّ بدءًا من العصر المتأخر.

من الإسكندر الأكبر إِلى العصور الأولى للإسلام (جامعة باريس نانتير/المعهد الفرنسي للآثار الشرقيَّة)

منذ عام ٢٠٠١، تركَّزت أعمال البعثة الفرنسية في بوتو على تطور النسيج الحضريّ، قبل فترةٍ وجيزةٍ من غزو الإسكندر حتى العصور الأولى للإسلام. 

ركَّزت الأعمال الأولى على قدرة الأنشطة الفَخَّاريَّة. وبفضل التغطية الـﭼيومغناطيسيَّة الأرضيَّة للجزء الشماليّ من الموقع (قطاع پ1)، في عام ٢٠٠١، حدد الاكتشاف المتعلق بتاريخ التقنيَّات وحركتها بداية أبحاثنا: اكتشاف ورش الفَخَّاريِّين الروماﻧﻴِّﻴن باستخدام أفران بأنابيب لإنتاج الخَزَفْ الرقيق القريب من التِّيرَا سيجيلاتا الغربيَّة والشرقيَّة، وزجاجات العطور الصغيرة. بوتو هي الورشة الوحيدة المعروفة في شرق البحر المتوسط حيث تحاكي عمليات الاحتراق التي شهدتها أماكن صناعة التِّيرَا سيجيلاتا سواء الإيطالية أَم في بلاد الغال الجنوبية. في الوقت نفسه، أنتجت الأفران التقليديَّة من دون أنابيب، في الشمال الشرقيّ (قطاع پ ٥)، خَزَفاً «شائعًا» من الفترة نفسها (أباريق، أوانٍ وقدور، وجِرَار تحمل في بعض الأحيان زخرفة بيضاء)، تُماثل في بعض الحالات الخَزَفْ السَّكندري. منذ عام ٢٠٠٧، تركَّزت محاور بحثنا على إدراج الورش في النسيج الحضري. وقد أدى ذلك إلى التنقيب في حيٍّ من المساكن البطلميَّة (پ ٥) يشير إلى بيوت ذات أساسات بها تجاويف حيث وضعت الأفران بعد فترة قليلة. وأُخذ في الاعتبار مرةً أخرى - بالتنسيق مع وكالة البحوث الوطنيَّة لحمَّامات الشرق - دراسة الحمَّامات (پ١٠) التي تم التنقيب فيها بمعرفة جمعية استكشاف مصر، والتي تقع على مسافة قريبة. ومن خلال تاريخ البيوت المُسجَّل عبر ثلاث فترات - فيما بين القرن الثاني ق.م. والقرن الثاني الميلاديّ - فإن البيت الثاني زوَّدنا ببياناتٍ غير مسبوقة فيما يتعلق بالممارسات اليونانيَّة والممارسات الرومانيَّة.

ولتحديد التغيرات التي طرأت على الموقع، من نهاية العصر المتأخر إلى بدايات الإسلام، قمنا بمسح عن طريق الترجُّل بدءاً من عام ٢٠١٢ حتى ٢٠١٥ في الكوم «ٲ» والكوم «ج» وذلك بقيادة جريجوري ماروارد، والذي كشف عن تراجع الإشغال فيما بين العصر المتأخر والفترة البطلميَّة حتى بداية الإمبراطوريَّة الرومانيَّة. وبالنسبة إلى الكوم «أ»، كان الإشغال منخفضًا بالتأكيد حتى الفترة الانتقاليَّة البيزنطيَّة-الإسلاميَّة (النتائج في طور النشر في 75 MDAIK). مع استكمال شريحة جديدة من الاستكشافات المغناطيسيَّة، كانت هذه التحليلات السطحيَّة بدايةً لاكتشاف مناطق الحِرَفيِّين الجديدة، جنوب سور معبد واﭼيت (پ ١٦) وجنوب شرق الكوم «ج» (پ ٢٠).

وأخيرًا منذ عام ٢٠١٥، فإن المركز الشماليّ للكوم «أ» هو موضوع تحقيقاتنا (پ ١٧-پ ١٩)؛ حيث كُشف عن مساحات للتخزين، وبيوت سكنيَّة ونشاط تعديني يرجع تاريخه إلى الإمبراطوريَّة الرومانيَّة المبكرة، في حين أن هناك أبحاثًا جديدة آخذة في الظهور خاصة بالجبَّانة الغربيَّة.

پاسكال باليه (جامعة باريس نانتير(UMR 7041, ، وكلارا يوته (المعهد الألماني للآثار بالقاهرة)

Bibliographie