Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Tebtynis


flèche chronologique de -2000 à -1800 et de -650 à 1300 env.

 

Nom du site: Umm el-Breigât أم البُريجات

Noms anciens: Tp-dbn, Τεβτûνις (Τεπτûνις)

 

Responsable: Claudio Gallazzi (papyrologue, Univ. de Milan)

Responsable adjoint: Gisèle Hadji-Minaglou (archéologue-architecte, IFAO).

Tebtynis - plan topographique
Tebtynis - plan topographique

Collaborations: archéologue: Bérangère Redon (IFAO); Céramologues: Sylvie Marchand (IFAO) et Anna Południkiewicz (univ. de Varsovie - PCMA); Égyptologues: Frédéric Colin (univ. de Strasbourg); Philippe Collombert (univ. de Genève); Ivan Guermeur (CNRS UMR 5140); Ola El-Aguizy (univ. du Caire); Vincent Rondot (CNRS, UMR 8164); Kym Ryholt (univ. de Copenhague); Ghislaine Widmer (univ. de Lille III); Numismate: Olivier Picard (univ. de Paris IV - Sorbonne); Papyrologues: Katherine Blouin (univ. de Toronto); Jean-Luc Fournet (EPHE, Paris), Florence Lemaire; Nikos Litinas (univ. de Crète); Nadine Quenouille (univ. de Leipzig); Fabian Reiter (Aegyptisches Museum, Berlin); Autres spécialistes: Christiane Petit (spécialiste de sparteries, musée de l’Homme, Paris); Estelle Galbois (spécialiste de terres cuites, univ. de Toulouse); Petra Sijpesteijn (spécialiste de textes arabes, univ. de Leyde); Roberta Cortopassi (spécialiste de tissus, musée du Louvre); Marie-Dominique Nenna (spécialiste du verre, CNRS 5189).
Anciens collaborateurs: Roger Lichtenberg (anthropologue, INRAP), Roland-Pierre Gayraud (archéologue, CNRS 7289), Marie-Odile Rousset (archéologue, CNRS FRE 3412), Pascale Ballet (céramologue, univ. Poitiers - HeRMA EA 3811), Nathalie Baum (égyptologue).

Institutions partenaires:

Dates du chantier : septembre-octobre.


Situé en bordure méridionale du Fayoum, à la limite entre cultures et désert, le village de Tebtynis est l’un des sites les plus remarquables et les mieux connus de l’oasis. Il fut fondé sous la XIIᵉ dynastie (vers 1800 av. J.-C.) et habité de manière ininterrompue jusqu’au XIIᵉ siècle de notre ère. Ses ruines forment un kôm d’environ 400.000 m², autour duquel s’étend une vaste nécropole avec des sépultures humaines et animales (crocodiles, ibis, faucons). Ses maisons et ses tombes ont restitué des milliers de textes en égyptien et en grec, et ses vestiges sont relativement bien conservés sur plus de la moitié de leur extension. Par conséquent, les fouilles permettent de mettre au jour des quartiers entiers de l’agglomération et de récupérer des centaines de papyrus et d’ostraca, de sorte qu’il est possible d’approfondir et d’élargir de plus en plus la connaissance du village.

Historique des fouilles

Le thesauros, les bains et le bâtiment à péristyle
Le thesauros, les bains et le bâtiment à péristyle

Les premiers à avoir travaillé sur le site sont les papyrologues anglais B. Grenfell et A. Hunt. Entre 1899 et 1900 ils ont ouvert des centaines de tombes dans la nécropole et fouillé sommairement des dizaines de maisons dans les quartiers romains du village, récupérant des milliers de papyrus qui ont rendu rapidement célèbre le nom de Tebtynis. Deux ans plus tard, O. Rubensohn y fit une brève campagne. Mais ensuite le site resta à la merci des sebakhin et des chercheurs d’antiquités. Ceux-ci y travaillèrent pendant trente ans, recueillant des centaines de papyrus, mais aussi détruisant ou bouleversant des quartiers entiers de l’agglomération. Ce n’est qu’en 1929 que les archéologues retournèrent à Umm-el-Breigât. E. Breccia y fouilla tout d’abord; puis, à partir de 1930, la Mission de C. Anti y travailla. Sous la direction d’Anti, et ensuite de G. Bagnani, la mission mit au jour le sanctuaire ptolémaïque du dieu Soknebtynis, la voie processionnelle qui y mène, quelques îlots d’habitations romaines, deux églises et un couvent. En 1935, les archéologues italiens arrêtèrent leur travail et le kôm resta de nouveau aux mains des sebakhin qui, en quelques dizaines d’années, rasèrent jusqu’au sol plus d’un tiers des ruines.

Un demi-siècle plus tard s’est constituée la mission conjointe de l’Ifao et de l’université de Milan, qui a repris les travaux sur la colline des ruines en octobre 1988. Les campagnes de fouille effectuées depuis lors se sont pour l’essentiel tenues dans le secteur sud du kôm, près du temple de Soknebtynis. Néanmoins, de 1991 à 2000, l’équipe est également intervenue ponctuellement dans la partie nord du kôm, où des ruines de l’époque arabe ont survécu; de 2004 à 2008, des fouilles extensives ont été menées dans le secteur est, où des vestiges de l’époque byzantine sont conservés.

Le dromos  du temple de Soknebtynis
Le dromos du temple de Soknebtynis

Les premières investigations ont été effectuées au nord-est du sanctuaire de Soknebtynis: une chapelle dédiée à la déesse Isis-Thermouthis, dont la phase principale appartient au Iᵉʳ siècle av. et au Iᵉʳ siècle apr. J.-C., et trois maisons ont été mises au jour. La chapelle et deux des maisons sont établies le long du dromos du temple du dieu dénommé Tefresudj(ty?), qui a été identifié en 1991 (cf. Tebtynis I). Au sud de cette voie et à l’est du temple de Soknebtynis, tout un quartier d’habitations, qui s’est développé du début du IIIᵉ siècle av. à la fin du IIᵉ siècle apr. J.-C., a ensuite été dégagé (cf. Tebtynis III). Plus au sud a été découvert, à la limite de l’agglomération, un grand enclos établi dès l’époque hellénistique, que les textes ont permis d’identifier comme étant un poste des eremophylakes, c’est-à-dire de la police du désert. Parallèlement, des sondages ont été effectués à l’intérieur du téménos du temple de Soknebtynis et les deux kiosques en pierre construits sur son dromos ont été nettoyés et relevés, afin d’en permettre la publication, qui a été réalisée avec Tebtynis II.


Le secteur fouillé en 2007 à l’est du kôm,vue du nord.
Le secteur fouillé en 2007 à l’est du kôm,vue du nord.
Fenêtres en bois du Iᵉʳ siècle apr. J.-C. découvertes dans la maison 2400 (reconstitution).
Fenêtres en bois du Iᵉʳ siècle apr. J.-C. découvertes dans la maison 2400 (reconstitution).

En 1996, les travaux ont été déplacés à l’ouest du dromos du sanctuaire de Soknebtynis. Le long de la voie, trois deipneteria, une grande habitation avec une cour à péristyle de type grec et les façades des maisons fouillées dans les années trente ont été nettoyés et étudiés, et deux nouveaux deipneteria ont été mis au jour. À l’ouest de ces constructions, un bain public construit au IIIᵉ siècle av. J.-C., un établissement thermal remontant au IIᵉ siècle av. J.-C., un grand thesauros daté de la même époque, ainsi que diverses habitations romaines ont été découverts. En même temps, les travaux menés sur le dromos ont mis au jour un kiosque en briques crues datant du début du IIIᵉ siècle av. J.-C. et fondé dans le sable vierge. Cette découverte a permis de constater que le secteur a été urbanisé pour la première fois au tout début de la période hellénistique. À cette époque le dromos avait une largeur totale de 33 m, avec une allée centrale d’un peu plus de 6 m et des bas-côtés d’une largeur moyenne de 13 m. Ce n’est qu’à la fin du Ier s. apr. J.-C. que le dromos s’est trouvé réduit à la voie dallée, large d’environ 6 m et bordée par un mur.

De 2005 à 2008, les fouilles se sont déroulées 300 m au nord-est du temple de Soknebtynis, dans une zone habitée de la fin de l’époque hellénistique au VIIᵉ siècle apr. J.-C. Les vestiges les mieux conservés sont ceux d’un quartier des IVᵉ et Vᵉ siècles. Cinq maisons et deux grandes boulangeries remontant à cette époque ont été dégagées. En même temps, les travaux ont permis d’atteindre un rempart érigé au VIIᵉ siècle pour protéger du sable apporté par les vents la partie du village encore habitée, les constructions situées au sud étant, à cette époque, déjà ensablées. Après que l’îlot byzantin fut dégagé en 2009, la fouille a été reprise au nord-ouest du temple de Soknebtynis, dans le but d’étendre la connaissance du contexte urbain dans lequel les bains et le thesauros hellénistiques sont installés. Un entrepôt pour céréales daté du IIIᵉ siècle av. J.-C., un magasin remontant à la fin de l’époque ptolémaïque et plusieurs maisons bâties entre le IIIᵉ siècle av. J.-C. et le Iᵉʳ siècle apr. ont été déjà mis au jour, de sorte qu’un nouveau quartier commence à se dessiner. Pendant que les travaux se développaient dans les bâtiments du village, la fouille de l’énorme dépotoir repéré en 1994 à l’est du sanctuaire de Soknebtynis n’a jamais été interrompue. Ainsi des milliers de papyrus, ostraca et dipinti sur amphores, écrits en hiéroglyphe, hiératique, démotique et grec, sont venus s’ajouter à la masse de textes récupérés au début du siècle passé, à laquelle Tebtynis doit sa renommée.

Perspectives

La Mission a pour but de tirer profit des conditions particulières d’Umm-el-Breigât, qui peuvent être résumées ainsi:

  1. Le kôm présente plusieurs secteurs intacts ou partiellement fouillés;
  2. Le site a livré énormément de textes et il peut en produire encore;
  3. Certains quartiers de l’agglomération sont déjà connus en partie, mais les résultats obtenus avec les travaux anciens ne sont pas entièrement publiés.

Par conséquent, à Umm-el-Breigât on peut joindre les informations offertes par les fouilles actuelles, celles fournies par les travaux du siècle dernier et celles données par les textes; ainsi, le développement urbain, l’histoire et la vie quotidienne du village peuvent être restitués mieux qu’ailleurs. De 1988 à 2004, la mission a mis au jour des quartiers d’époque hellénistique, qui étaient complètement inconnus, et de 2005 à 2008 elle a dégagé le premier îlot byzantin. Actuellement les travaux sont concentrés à nouveau sur les vestiges ptolémaïques et romains, pour acquérir une meilleure connaissance de la partie ouest de l’agglomération. Mais, dans les années qui viennent, la fouille visera à identifier des ruines remontant à la période pharaonique, pour colmater un autre vide de l’histoire du village. Parallèlement, la dépose systématique du dépotoir à l’est du temple de Soknebtynis sera poursuivie et livrera sûrement encore des centaines de textes, qui donneront d’autres renseignements sur la vie de l’agglomération.

Bibliographie

  • B. Grenfell, A. Hunt, «A Large Find of Ptolemaic Papyri», APF1, 1901, p. 376-378.
  • Cl. Gallazzi, «Carlo Anti e Tebtynis: il lavoro svolto e le prospettive aperte», dans Carlo Anti. Giornate di studio nel centenario della nascita, Trieste, 1992, p. 129-147.
  • Cl. Gallazzi, G. Hadji-Minaglou, Tebtynis I. La reprise des fouilles et le quartier de la chapelle d’Isis-Thermouthis, FIFAO 42, Le Caire, 2000.
  • Cl. Gallazzi, «La ricerca archeologica a Umm-el-Breigât (Tebtynis)», dans Cento anni in Egitto. Percorsi dell’archeologia italiana, Milan, 2001, p. 170-183.
  • V. Rondot, Tebtynis II. Le temple de Soknebtynis et son dromos, FIFAO 50, Le Caire, 2004.
  • S. Lippert, M. Schentuleit (éd.), Tebtynis und Soknopaiu Nesos, Wiesbaden 2005.
  • G. Hadji-Minaglou, Tebtynis IV. Les habitations à l’est du temple de Soknebtynis, FIFAO 56, 2007.
  • N. Litinas, Tebtynis III. Vessels' Notations from Tebtynis, FIFAO 55, Le Caire 2008.
  • G. Hadji-Minaglou, «L’établissement thermal de Tebtynis (Fayoum)», in M.-Fr. Boussac, Th. Fournet, B. Redon (éd.), Le bain collectif en Égypte, EtudUr 7, Le Caire, p. 2009, p. 181-190.
  • Cl. Gallazzi, «Umm-el-Breigât (Tebtynis) 2004-2008: gli scavi nel settore bizantino», RIL 144, 2010, p. 183-208.
  • P. Ballet - A. Południkiewicz, Tebtynis V. La céramique des époques hellénistique et impériale, FIFAO 68, Le Caire, 2012.
  • Cl. Gallazzi, «Le 300 nuove domande oracolari di Tebtynis», in Mélanges Grenier, Montpellier, 2012 (en cours de publication).

Tebtynis

Site name: Umm el-Breigât أم البُريجات

Ancient Names: Tp-dbn, Τεβτûνις (Τεπτûνις)

 

Supervisor: Claudio Gallazzi (papyrologist, Univ. de Milan)

Responsable adjoint: Gisèle Hadji-Minaglou (archaeologist-architec, IFAO).

Tebtynis - topographic plan.
Tebtynis - topographic plan.

Collaborators: archaeologist: Bérangère Redon (IFAO); Ceramologists: Sylvie Marchand (IFAO) et Anna Południkiewicz (Univ. de Varsovie, PCMA); Égyptologists: Frédéric Colin (Univ. de Strasbourg); Philippe Collombert (Univ. de Genève); Ivan Guermeur (CNRS UMR 5140); Ola El-Aguizy (Univ. of Cairo); Vincent Rondot (CNRS, UMR 8164); Kym Ryholt (Yniv. of Copenhagen); Ghislaine Widmer (Univ. de Lille III); Numismatist: Olivier Picard (Univ. de Paris IV - Sorbonne); Papyrologues: Katherine Blouin (univ. ofe Toronto); Jean-Luc Fournet (EPHE, Paris), Florence Lemaire; Nikos Litinas (Univ. of Crete); Nadine Quenouille (Univ. of Leipzig); Fabian Reiter (Aegyptisches Museum, Berlin); Other specialists: Christiane Petit (plaiting specialist, musée de l’Homme, Paris); Estelle Galbois (sterracotta specialist, Univ. de Toulouse); Petra Sijpesteijn (specialist in Arabic texts, Univ. of Leiden); Roberta Cortopassi (cloth specialist, musée du Louvre); Marie-Dominique Nenna (glass specialist, CNRS 5189).
Former collaborators: Roger Lichtenberg (anthropologist, INRAP), Roland-Pierre Gayraud (archaeologist, CNRS 7289), Marie-Odile Rousset (archaeologist, CNRS FRE 3412), Pascale Ballet (ceramologist, Univ. Poitiers, HeRMA EA 3811), Nathalie Baum (egyptologist).

Partner institutions:

Campaign dates: September-October.


Located on the southern edge of the Fayoum, on the boundary between cultivation and desert, the village of Tebtynis is one of the most remarkable and best-known sites of the oasis. It was founded during the 12th dynasty (around 1800 BC) and continuously inhabited until the 12th century AD. The ruins form a kom of roughly 400,000 m², around which stretches a vast necropolis of human and animal (crocodile, ibis, falcon) burials. The houses and the tombs have yielded thousands of texts in Egyptian and Greek, and the ruins are relatively well preserved over more than half of the surface area. As a result, excavations have unearthed entire sectors of the settlement and revealed hundreds of papyri and ostraca, to the extent that it is possible to increase and deepen our knowledge of the village.

History of the excavations

The thesaurus, the baths and the peristyle building.
The thesaurus, the baths and the peristyle building.

The British papyrologists, Grenfell and Hunt, were the first to work on the site. Between 1899 and 1900, they opened hundreds of tombs in the necropolis and briefly excavated dozens of houses in the Roman quarters of the village, retrieving in the process the thousands of papyri that have made the name of Tebtynis famous. Two years later, Otto Rubensohn undertook a short campaign, but thereafter the site was left to the mercies of the sebakhin and treasure hunters. This continued for the next 30 years, revealing hundreds of papyri but also destroying or disturbing whole districts of the town. It was only in 1929 that archaeologists returned to Umm el-Baragat. Evaristo Breccia excavated first and then, from 1930 the mission of Carlo Anti took over. This mission, under the direction of Anti and then Gilberto Bagnani, unearthed the Ptolemiac sanctuary of the god Soknebtynis, the processional way leading to it, some Roman housing blocks, two churches and a monastery. In 1935, the Italian archaeologists stopped working and the kom went back into the hands of the sebakhin. Within a few decades, they had managed to raze more than a third of the ruins to the ground.

Half a century later, a joint mission was formed involving the IFAO and the University of Milan and work was resumed on the hill of ruins in 1988. The excavation campaigns since then have essentially concentrated on the southern sector of the kom, near the temple of Soknebtynis. Nevertheless, from 1991 to 2000, the team also occasionally intervened in the northern part of the kom where ruins from the Arab period have survived. From 2004 to 2008, extensive digs were undertaken in the eastern sector, where vestiges from the Byzantine era are preserved.

The dromos of the temple of Soknebtynis.
The dromos of the temple of Soknebtynis.

The initial investigations were made to the north-east of the sanctuary of Soknebtynis. This revealed three houses and a chapel dedicated to the goddess Isis-Thermouthis, the principal phase of which belonged to the 1st century BC and the 1st century AD. The chapel and two of the houses sat along the dromos of a temple to the god Tefresudj(ty?), which was identified in 1991 (cf. Tebtynis I). To the south of this way and to the east of the temple of Soknebtynis, a whole residential quarter that had developed from the beginning of the 3rd century BC to the end of the 2nd century AD was subsequently cleared (cf. Tebtynis IV). At the edge of the town, further to the south, a large enclosure from the Hellenistic period was discovered and the texts identified it as a station for the eremophylakes, i.e. the desert police. At the same time, soundings were made inside the temenos of the temple to Soknebtynis and the two stone-built kiosks on the dromos were cleaned and surveyed as preparation towards a publication which was entitled Tebtynis II.


The excavated sector to the east of the kom in 2007, as seen from the north.
The excavated sector to the east of the kom in 2007, as seen from the north.
Wooden windows from the 1st century AD discovered in a house (reconstitution).
Wooden windows from the 1st century AD discovered in a house (reconstitution).

In 1996, the work shifted to the west of the dromos of Soknebtynis' sanctuary. Along the length of this way, three deipneteria, a large residence with Greek-style peristyle courtyard and the facades of the houses excavated in the 1930s were cleaned and studied, and two new deipneteria were unearthed. To the west of these structures, a public bath built in the 3rd century BC, a thermal building dating to the end of the 2nd century BC, a large thesaurus from the same era, as well as various Roman houses were discovered. At the same time, work on the dromos revealed a sun-dried brick kiosk dating to the beginning of the 3rd century BC and built upon undisturbed sand. This discovery determined that the sector had been urbanised for the first time at the every beginning of the Hellenistic period. At that time, the total width of the dromos was 33 m wide, with a central lane of a little more than 6 m and two side lanes of an average width of 13 m. It was only at the end of the 1st century AD that the dromos was reduced to the paved lane, roughly 6 m wide and bordered by a wall.

From 2005 to 2008, the excavations took place 300 m to the north-east of the temple of Soknebtynis, in a zone that was inhabited from the end of the Hellenistic era until the 7th century AD. The best-preserved vestiges are those of a district from the 4th and 5th centuries. Five houses and two large bakeries dating from this period have been cleared. At the same time, a rampart from the 7th century, erected to protect the still inhabited part of the village from wind-blown sand, was cleared. The buildings located to the south were at this period already sanded up. After the Byzantine block was cleared in 2009, excavations resumed to the north-east of the temple of Soknebtynis with the intention of increasing our knowledge of the urban context into which the Hellenistic baths and the thesaurus had been implanted. A cereal storehouse dated to the 3rd century BC, a shop from the end of the Ptolemaic period and several houses built between the 3rd century BC and the 1st AD have already been revealed such that a new district is beginning to appear. While work was developing within the buildings of the village, the excavations of the enormous refuse dump noted in 1994 east of the sanctuary of Soknebtynis have kept on going. Thousands of papyri, ostraca and dipinti on amphorae, written in hieroglyphics, hieratic, demotic and Greek, can now be added to the mass of texts recovered in the previous century that made Tebtynis famous.

Future perspectives

The mission intends to benefit from the special conditions that prevail at Umm el-Baragat, which can be summed up thus:

  1. The kom holds several sectors that are intact or partially excavated;
  2. The site has produced an enormous number of texts and there may be more;
  3. Certain quarters of the settlement are already known in part, but the results obtained from earlier works are not entirely published.

In consequence, at Umm el-Baragat, one can combine the information provided by present-day excavations with information furnished by the works of the previous century and from the texts. Thus, the urban development, the history and the everyday life of the village can be better reconstituted here than elsewhere. From 1998 to 2004, the mission has discovered Hellenistic era sectors that were completely unknown and between 2005 and 2008 it cleared the first Byzantine block. Presently, the work is concentrated once again on the Ptolemaic and Roman ruins in order to obtain a better understanding of the western part of the town. In the coming years, however, the excavations will aim to identify ruins dating back to the Pharaonic period in order to plug another hole in the history of the village. Concurrently, the systematic dismantling of the refuse dump to the east of the temple of Soknebtynis will continue and will certainly deliver hundred's more texts that will provide more information about the life of

Bibliography

  • B. Grenfell, A. Hunt, «A Large Find of Ptolemaic Papyri», APF1, 1901, p. 376-378.
  • Cl. Gallazzi, «Carlo Anti e Tebtynis: il lavoro svolto e le prospettive aperte», in Carlo Anti. Giornate di studio nel centenario della nascita, Trieste, 1992, p. 129-147.
  • Cl. Gallazzi, G. Hadji-Minaglou, Tebtynis I. La reprise des fouilles et le quartier de la chapelle d’Isis-Thermouthis, FIFAO 42, Le Caire, 2000.
  • Cl. Gallazzi, «La ricerca archeologica a Umm-el-Breigât (Tebtynis)», in Cento anni in Egitto. Percorsi dell’archeologia italiana, Milan, 2001, p. 170-183.
  • V. Rondot, Tebtynis II. Le temple de Soknebtynis et son dromos, FIFAO 50, Le Caire, 2004.
  • S. Lippert, M. Schentuleit (éd.), Tebtynis und Soknopaiu Nesos, Wiesbaden 2005.
  • G. Hadji-Minaglou, Tebtynis IV. Les habitations à l’est du temple de Soknebtynis, FIFAO 56, 2007.
  • N. Litinas, Tebtynis III. Vessels' Notations from Tebtynis, FIFAO 55, Le Caire 2008.
  • G. Hadji-Minaglou, «L’établissement thermal de Tebtynis (Fayoum)», in M.-Fr. Boussac, Th. Fournet, B. Redon (éd.), Le bain collectif en Égypte, EtudUr 7, Le Caire, p. 2009, p. 181-190.
  • Cl. Gallazzi, «Umm-el-Breigât (Tebtynis) 2004-2008: gli scavi nel settore bizantino», RIL 144, 2010, p. 183-208.
  • P. Ballet - A. Południkiewicz, Tebtynis V. La céramique des époques hellénistique et impériale, FIFAO 68, Le Caire, 2012.
  • Cl. Gallazzi, «Le 300 nuove domande oracolari di Tebtynis», in Mélanges Grenier, Montpellier, 2012 (en cours de publication).