Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Médamoud

flèche chronologique de -2050 à 400 env.
Plan topographique simplifié du site de Médamoud.
Plan topographique simplifié du site de Médamoud.

Nom du site actuel et antique: Médamoud (Madou).

Responsable: Dominique Valbelle (univ. Paris IV-Sorbonne - CNRS UMR 8167 «Orient et Méditerranée»).

Collaborations: Emmanuel Laroze (architecte CNRS UMR 8167), Franck Burgos (tailleur de pierre, CNRS UMR 8167), Michel Wuttmann et Hassan Mohamed Ahmed (Laboratoire de restauration, IFAO), Gaël Pollin (photographe, IFAO), Leila Menassa El-Zéni (dessinatrice, IFAO).

Institutions partenaires: CFEETK.

Financement: Univ. Paris IV, Centre de Recherches Archéologiques de la Sorbonne (CRES) / CNRS UMR 8167, composante Mondes Pharaoniques.

Dates du chantier: chaque année, mi-septembre à mi-décembre.

Vue générale des blocs et de la porte de Tibère.
Vue générale des blocs et de la porte de Tibère.

Situé à 4 km au nord-est de Karnak, le village moderne de Médamoud est en partie implanté sur les kôms de l’antique Madou, la plus septentrionale des villes de Montou. Entre 1925 et 1932, puis en 1938-1939 l’Institut français d’archéologie orientale du Caire y mena des fouilles à la demande de Georges Bénédite pour le compte du musée du Louvre. Fernand Bisson de la Roque dégagea successivement le grand temple gréco-romain et les aménagements qui s’y rattachent, sur les restes des temples du Moyen et du Nouvel Empire ainsi que deux églises et des quartiers d’habitation d’époques hellénistique et romaine. Étienne Drioton, Jacques Jean Clère, Rémy Cottevielle-Giraudet, Clément Robichon et Alexandre Varille collaborèrent à ces travaux et aux volumes de Rapports préliminaires publiées dans FIFAO III/1-IX/1,3, XIII ; RAPH 11).

Historique de l’opération

L’objet de l’actuel programme est l’étude, la publication et l’anastylose du propylône de Tibère, ouvert dans l’enceinte d’Auguste et donnant accès au temple gréco-romain.

Le monument s’est écroulé entre la visite en 1743 de Richard Pococke, qui décrit et reproduit la façade encore debout, et l’expédition de Bonaparte qui a donné lieu à la publication de la Description de L’Égypte un demi-siècle plus tard. En 1926, le Service des antiquités égyptiennes transporte sur une éminence voisine l’ensemble des 900 blocs tombés. Étienne Drioton, chargé par Fernand Bisson de la Roque de les inventorier, ne publie que deux articles portant sur une partie des décors et inscriptions des soubassements de la porte encore en place. Clément Robichon, quant à lui, réalise une couverture photographique en noir et blanc ainsi qu'un puzzle photographique des faces de la porte. Le résultat de son travail fut remis à Serge Sauneron qui, à son tour, confie à Dominique Valbelle, en 1974, l’édition du décor de cette porte monumentale. Entre cette date et 1983 sont réalisés une copie des inscriptions par Dominique Valbelle et le dessin des scènes par Leïla Menassa el-Zéni.

Bloc de linteau.
Bloc de linteau.

Interrompu pendant vingt-huit ans, le travail reprend en 2011 dans le cadre d’une coopération entre l’Institut français d’archéologie orientale et l’université Paris-Sorbonne (Paris IV)/UMR 8167 «Orient et Méditerranée», composante «Mondes pharaoniques», avec l’aide du Ministère des antiquités égyptiennes et du Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak. Une étude architecturale de la porte est entreprise par Emmanuel Laroze avec la collaboration de Franck Burgos, tailleur de pierre. Des banquettes sont aménagées pour stocker les blocs dans de meilleures conditions et la consolidation d’une partie d’entre eux sera entreprise sous la responsabilité de Michel Wuttmann, directeur du laboratoire de restauration de l’Ifao, par les soins d’Hassan Mohammed Ahmed, restaurateur (Ifao). Une nouvelle couverture photographique doit être effectuée par Gaël Pollin (Ifao) au cours des prochaines campagnes pour fournir une illustration aux normes actuelles de l’édition et pour permettre la réalisation du fac-similé des inscriptions.

Perspectives

L’édition de la porte de Tibère, révélatrice des cultes pratiqués dans le temple auquel elle donnait accès, s’accompagnera d’un projet d’anastylose qui pourrait déboucher, dans quelques années, sur le remontage du monument.

Bibliographie