Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Baouît

flèche chronologique de 400 à 1100 env.

Nom du site: Baouît باويط

Responsable: Gisèle Hadji-Minaglou (architecte-archéologue, IFAO).

Collaborations: Florence Calament (épigraphiste, musée du Louvre); Roberta Cortopassi (spécialiste des textiles, Centre de recherche et de restauration des musées de France); Maria Mossakowska-Gaubert (spécialiste du verre, IFAO); Cédric Meurice (chargé de la documentation et spécialiste de la sculpture, musée du Louvre); Ramez Boutros (architecte-archéologue, univ. de Toronto); Eleni E. Efthymiou (archéologue, ministère de la Culture, Grèce); Marie Legendre (archéologue, univ. de Paris-IV -Sorbonne, univ. d’Oxford); Héléna Rochard (spécialistes des peintures, EPHE, Paris); Khaled Zaza (dessinateur, IFAO); Céramologues: Delphine Dixneuf (CEAlex); Anna Południkiewicz (univ. de Varsovie - PCMA); Alexandra Konstantinidou (ministère de la Culture, Grèce); Papyrologues: Jean-Luc Fournet et Isabelle Marthot (EPHE, Paris); Alain Delattre (univ. Libre de Bruxelles); Restaurateurs: Christophe Guilbaud; Bruno Szkotnicki; Laurence Blondaux; Ashraf Nagueh (CSA), Ebeid M. Hamed (IFAO).

 

Institutions partenaires:

Dates du chantier: avril-mai.

Le kôm de Baouît, qui couvre une surface de 40 ha, est situé à 80 km au nord d’Assiout, à proximité du village de Dashlout. Il abrite les ruines du monastère fondé par Saint Apollô à la fin du IVᵉ s. Les fouilles sur ce site relativement bien conservé permettent d’étudier les différents aspects d’un complexe monastique de Moyenne Égypte, tant pour ce qui concerne l’architecture monumentale représentée par les églises situées au centre du kôm, que pour les structures d’habitat et d’artisanat. La riche documentation écrite, ostraca, dipinti, papyrus et inscriptions, nous renseigne par ailleurs sur la vie quotidienne des moines et leurs échanges avec le monde extérieur.

Historique des fouilles

Jean Clédat, aquarelle de la peinture de la paroi est de la chapelle III (Mifao XII-1, planche XXI).
Jean Clédat, aquarelle de la peinture de la paroi est de la chapelle III (Mifao XII-1, planche XXI).

Jean Clédat se rend pour la première fois sur le site de Baouît, alors que, pensionnaire à l’IFAO, il travaille à Méir au relevé des tombes. Au début de 1901, une prospection du site et des alentours livre toutes les richesses de ce qui doit être pour lui un gigantesque monastère avec un cimetière. À la fin de la même année, commence une fouille officielle de l’institut et c’est dans les premiers mois de l’année 1902, aidé d’Émile Chassinat et de Charles Palanque, qu’il produit les découvertes les plus considérables. Clédat copie les scènes peintes des ermitages qu’il nomme «chapelles», tandis que le directeur de l’institut et son aide pensionnaire mettent au jour deux églises, dites sud et nord, dont les éléments sculptés en pierre et en bois offrent au futur Musée copte du Caire et au Louvre leurs plus belles pièces. En même temps que le savant anglais W. E. Crum, Clédat identifie le monastère avec celui d’apa Apollô. De 1903 à 1905, Clédat, grâce à de nouvelles formules de financement, poursuit son travail de copie à l’aquarelle et révèle au monde scientifique un nouvel art copte. À la reprise des fouilles en 1913, Jean Maspero découvre d’autres espaces, notamment une salle commune et relève un grand nombre d’inscriptions. En 1976, puis 1984 et 1985, l’Organisation des Antiquités (OAE) reprend les fouilles et d’autres exemples de peintures murales complètent les collections du Musée copte. En 1995, une convention est signée entre l’IFAO et le musée du Louvre, dans le dessein de poursuivre plus avant les recherches à Baouît, mais ce n’est qu’en 2001 que l’autorisation de fouille est donnée.

Église nord, vue des nefs (cliché Louvre).
Église nord, vue des nefs (cliché Louvre).

Après une brève mission d’une semaine en juin 2002, pendant laquelle une équipe réduite effectue une prospection afin d’évaluer le potentiel du site, les travaux de fouille commencent en septembre 2003, sous la responsabilité de Dominique Bénazeth (coptologue, musée du Louvre). Dès cette première campagne, l’église nord est localisée dans la partie centrale du kôm. L’église sud, découverte et fouillée en 1901-1902, est localisée en 2005 grâce à la prospection géophysique, à une trentaine de mètres au sud de la précédente. La partie inférieure de l’église sud, dont le décor sculpté qui ornait la partie supérieure de l’édifice avait été déposé en 1902, est bien conservée, avec des inscriptions et des peintures murales encore visibles.

Dès 2003, les efforts se portent sur l’église nord, qui est complètement dégagée en 2005 par Dominique Bénazeth, Jean-Luc Bovot, Cécile Giroire et Bernard Maurice. L’église nord mesure 20,10 x 12,20 m et son espace intérieur est divisé en deux parties inégales. À l’est, le sanctuaire est subdivisé en deux espaces séparés par une barrière en bois s’appuyant contre deux piliers cruciformes. Dans l’espace est, l’autel a disparu, mais son emplacement est indiqué par des bases de colonne, tandis que l’on peut reconnaître un khurus dans l’espace ouest. La présence d’un khurus indique que l’édifice est postérieur au VIIᵉ s. Le khurus, à l’origine fermé à l’ouest par une clôture installée entre deux colonnes et le mur délimitant l’espace, s’ouvre sur trois nefs. On accédait à l’église par deux portes donnant sur les nefs sud et nord. Les colonnes séparant les nefs, au nombre de quatre au total, se trouvent dans le même alignement que les colonnes du khurus et les piliers cruciformes du sanctuaire. Les éléments conservés permettent de restituer la hauteur des colonnes, avec leurs bases et leurs châpiteaux, à environ 6,80 m. Les murs de l’église sont en briques cuites et en briques crues et son pavement est fait de dalles de calcaire. Le décor architectural de l’église nord se composait aussi bien d’éléments en pierre que d’éléments en bois sculpté et peint. Les murs de l’édifice, mais aussi les colonnes et piliers étaient décorés de peintures, dont certaines sont encore visibles bien que très effacées. Les graffiti retrouvés dans l’église donnent à penser qu’elle était dédiée à l’archange Michel.

Bâtiment 1 vu de l'ouest (cliché G. Poncet, Louvre).
Bâtiment 1 vu de l'ouest (cliché G. Poncet, Louvre).

Dans la partie nord du kôm, l’équipe effectue trois sondages à proximité des structures fouillées par Jean Maspero et par l’OAE. Le troisième d’entre eux est élargi les années suivantes, dégageant progressivement une construction à usage d’habitation, le bâtiment 1. Le bâtiment 1, fouillé par Marie-Hélène Rutschowscaya et Ramez W. Boutros, compte plusieurs pièces disposées autour d’une cour. Sur le côté ouest, quatre pièces qui ne communiquent pas entre elles s’ouvrent sur la cour: la plus au sud contrôle l’accès au bâtiment, l’une des portes s’ouvrant sur l’extérieur, l’autre sur la cour. Sur le côté nord, deux pièces encadrent un couloir qui mène à une cuisine. Sur le côté est se trouve un ensemble de cinq salles voûtées. Les murs et la voûte de la plus grande d’entre elles (salle 7) sont décorés de peintures murales. Sur le côté nord de la pièce, les peintures de la voûte représentent les épisodes de la naissance du Christ: le songe de Joseph, le voyage à Bethléem, la Nativité avec le miracle de Salomé et les bergers, la présentation au Temple et l’adoration des mages. Dessous, sur la naissance de la voûte, court une frise géométrique. Sur le côté sud de la pièce, la voûte porte la représentation d’une série de personnages où l‘on peut reconnaître deux des fondateurs du monastère de Baouît et neufs prophètes qui tiennent chacun un rouleau inscrit d’un passage de leur prophétie. La naissance de la voûte est ornée d’une frise de méandres alternant avec des oiseaux. Le mur lui-même est décoré d’un réseau de losanges abritant chacun une feuille verte. Un autre réseau géométrique, tapissé de grandes fleurs épanouies, est peint sur le mur ouest de la pièce. Le mur est, dont seule la partie inférieure est conservée, comporte trois niches. Le décor de la plus grande, située au milieu du mur, a été retrouvé dans les gravats: il représente le Christ entouré de séraphins et des symboles des quatre évangélistes. Deux consoles en bois peint représentant les archanges Michel et Gabriel, également découvertes dans les gravats, était à l’origine encastrées de part et d’autre la niche.

Bâtiment 1, peintures du mur nord (cliché G. Poncet, Louvre).
Bâtiment 1, peintures du mur nord (cliché G. Poncet, Louvre).

Parallèlement aux fouilles, un levé topographique du site a été réalisé et mis à jour au fur et à mesure que les fouilles progressaient, par des élèves de l’École supérieure des géomètres topographes du Mans. Une prospection magnétique a été effectuée par Tomasz Herbich et son équipe. Cette prospection a non seulement permis de localiser la plupart des constructions fouillées par Clédat, Chassinat et Palanque et de les positionner sur le plan topographique à leur échelle exacte, mais elle a également mis en évidence la richesse du sous-sol, en offrant aux fouilleurs une image précise des ruines recouvertes par le sable. Enfin, une prospection de surface a été réalisée par Sylvie Marchand et Grégory Marouard sur l’ensemble du kôm et sur le plateau désertique qui le domine.

Console en bois peint provenant de la salle 7 du bâtiment 1 (cliché G. Poncet, Louvre).
Console en bois peint provenant de la salle 7 du bâtiment 1 (cliché G. Poncet, Louvre).
Bâtiment 1, mur nord: relevé de peinture (cliché G. Poncet, Louvre).
Bâtiment 1, mur nord: relevé de peinture (cliché G. Poncet, Louvre).

À partir de 2008, tandis que les fouilles continuent dans le bâtiment 1, la fouille d’une nouvelle construction est entreprise dans le secteur des églises. Dès 2005, la prospection magnétique permet de repérer au sud de l’église sud une grande basilique qui est vraisemblablement, par ses dimensions et sa situation au centre du kôm, l’église principale du monastère. Cette église a été provisoirement nommée église D, car une portion de sa nef nord, désignée par la lettre D, apparaît sur un plan publié par E. Chassinat en 1911 (MIFAO XIII, pl. VII).

L’église D, construite dans la première moitié du VIIᵉ s. est une basilique à trois nefs de dimensions générales 21 x 40 m. Le sanctuaire est divisé en trois sections — le bêma et deux pièces latérales — et les nefs comptaient à l’origine deux séries de huit colonnes. Victime de tremblements de terre, son plan a été modifié à plusieurs reprises: une grande partie du mur sud a été reconstruit avec des remplois et certaines colonnes des nefs ont été englobées dans des piliers. Les murs de l’église sont construits en briques cuites avec un parement extérieur en blocs de calcaire. Contrairement aux blocs qui sont laissés nus, le parement intérieur en briques a reçu un enduit de chaux, ainsi qu’un badigeon. Les murs de l’église étaient à l’origine couverts de peintures: nombreux sont les fragments d’enduit peints retrouvés dans le sable et les traces de couleur sur les murs. Quelques peintures sont conservées sur le mur nord, quoique extrêmement abîmées, presque invisible. Le décor architectural sculpté, tant en bois qu’en pierre, devait être riche et varié, si l’on en juge par le grand nombre de fragments d’épistyles, de frises, de chapiteaux et de jambages trouvés dans le sable qui recouvrait l’édifice.

Perspectives

Il s’agit dans l’immédiat de mener à son terme la fouille de la salle 7 du bâtiment 1 et de déterminer sa fonction. Compte tenu de la fragilité des structures, il n’est pas envisagé d’étendre plus avant les fouilles dans ce secteur. Les efforts des années à venir se porteront sur le dégagement et l’étude de l’église D et de ses abords immédiats.

Église D, vue sud (cliché G. Poncet, Louvre).
Église D, vue sud (cliché G. Poncet, Louvre).

Bibliographie des fouilles

Publications anciennes

  • Jean Clédat, «Notes archéologiques et philologiques», BIFAO 1, 1901, p. 87-91.
  • Jean Clédat, «Recherches sur le kôm de Baouît», CRAIBL 30, 1902, p. 525-546.
  • Jean Clédat, Le monastère et la nécropole de Baouît, MIFAO XII, 1 et 2, 1904.
  • Jean Clédat, «Nouvelles recherches à Baouît (Haute-Égypte). Campagnes 1903-1904», CRAIBL, 32, 1904, p. 517-527.
  • Charles Palanque, «Rapport sur les recherches effectuées à Baouît en 1903», BIFAO 5, 1906, p. 1-21.
  • Émile Chassinat, Fouilles à Baouît, MIFAO XIII, 1911.
  • Jean Maspero, «Rapport de M. Jean Maspero sur les fouilles entreprises à Bâouit», CRAIBL, 1913, p. 287-301.
  • Jean Clédat, Le monastère et la nécropole de Baouît, MIFAO XXXIX, 1916.
  • Gustave Schlumberger, «Les fouilles de Jean Maspero à Baouit en 1913», CRAIBL 1919, p. 243-248.
  • Jean Maspero, Fouilles exécutées à Baouît , (notes mises en ordre et éditées par Étienne Drioton), MIFAO LIX, 1 et 2, 1931 et 1943.

Publications récentes

  • Marie-Hélène Rutschowscaya, «Le monastère de Baouit. État des publications», Divitiae Aegypti : Koptologische und verwandte Studien zu Ehren von Martin Krause, Wiesbaden, 1995, p. 279-288.
  • Jean Clédat, Le monastère et la nécropole de Baouit, MIFAO 111, 1999 (notes mises en œuvre et éditées par Dominique Bénazeth Marie-Hélène Rutschowscaya).
  • Dominique Bénazeth, Thomasz Herbich, «Le kôm de Baouît : étapes d’une cartographie», BIFAO 108, 2008.

Liens internet

Autres sites et projets archéologiques qui portent sur des problématiques similaires :

Baouît

Site name: Bawit باويط

Supervisor: Gisèle Hadji-Minaglou (architect-archaeologist, IFAO).

Collaborators: Florence Calament (epigraphist, musée du Louvre); Roberta Cortopassi (textile specialist, Centre de recherche et de restauration des musées de France); Maria Mossakowska-Gaubert (glass specialist, IFAO); Cédric Meurice (in charge of documentation & sculpture specialist, Louvre Museum); Ramez Boutros (architect-archeologist, Toronto University); Eleni E. Efthymiou (archaeologist, Ministry of Culture, Greece); Marie Legendre (archaeologist, University of Paris-IV -Sorbonne, Oxford University); Héléna Rochard (painting specialist, EPHE, Paris); Khaled Zaza (illustrator, IFAO); Ceramologists: Delphine Dixneuf (CEAlex); Anna Południkiewicz (Warsaw University - PCMA); Alexandra Konstantinidou (Ministry of Culture, Greece); Papyrologists: Jean-Luc Fournet et Isabelle Marthot (EPHE, Paris); Alain Delattre (Free University of Brussels); Restorers: Christophe Guilbaud; Bruno Szkotnicki; Laurence Blondaux; Ashraf Nagueh (CSA), Ebeid M. Hamed (IFAO).

 

Partner institutions:

Campaign dates: April-May.

The kom of Bawit covers a surface area of 40 hectares and is located some 80 km north of Assiut, near the village of Dashlout. It holds the ruins of a monastery founded by St Apollo at the end of the 4th century. Excavations on this relatively well preserved site have allowed for the study of different aspects of a Middle Egypt monastic complex, including the monumental architecture represented by the churches located in the centre of the kom, as well as residential and workshop structures. The wealth of written documentation, whether ostraca, dipinti, papyrus or inscriptions, provides information regarding the daily life of the monks and their relations with the outside world.

History of the excavations

Watercolour of paintings on the east wall of Chapel III by Jean Clédat (Mifao XII-1, plate XXI).
Watercolour of paintings on the east wall of Chapel III by Jean Clédat (Mifao XII-1, plate XXI).

Jean Clédat first came to the site of Bawit when, as an IFAO resident, he was working at Meir drafting the tombs. At the beginning of 1901, an exploration of the site and environs revealed all the wealth of what must have seemed to him a gigantic monastery and cemetery. At the end of the same year, the Institute began an official excavation, and it was during the first months of 1902, with the help of Émile Chassinat and Charles Palanque, that he made the greatest discoveries. Clédat copied the painted scenes of the hermitages that he named "chapels", while the director of the Institute and his assistant unearthed two churches, known as north and south. The elements of wood and stone sculpture from these two were to become among the most beautiful pieces of the future Coptic Museum in Cairo and of the Louvre. At the same time as the British scholar W. E. Crum, Clédat identified the monastery as that of Abba Apollo. From 1903 to 1905, Clédat benefitted from new funding and continued his work of copying in watercolour and revealed to the academic community a new Coptic art. When the excavations were restarted in 1913, Jean Maspero discovered other areas, notably a communal hall and recorded a great number of inscriptions. In 1976, then in 1984 and 1985, the Egyptian Antiquities Organisation took on the excavations and other examples of mural painting came to complement the collections of the Coptic Museum. In 1995, a convention was signed between the IFAO and the Louvre with a view to undertaking more research at Bawit, but it was only in 2001 that authorisation to excavate was granted.

North church, view of the naves (photo, Louvre).
North church, view of the naves (photo, Louvre).

After a brief campaign of one week in June 2002, during which a small team undertook an investigation to evaluate the potential of the site, excavations started in September 2003 under the supervision of Dominique Bénazeth (coptologist, Louvre Museum). During that first campaign, the north church was located in the central part of the kom. The south church, discovered and excavated in 1901-1902, was relocated in 2005 some 30 metres to the south, thanks to geophysical survey work. The lower part of the south church, whose sculpted decoration from the upper section of the building had been dismantled in 1902, is well preserved, with still visible inscriptions and mural paintings.

From 2003 efforts were concentrated on the north church, which was completely cleared in 2005 by Dominique Bénazeth, Jean-Luc Bovot, Cécile Giroire and Bernard Maurice. The north church measures 20.10 x 12.20 m, and its interior space is divided into two unequal parts. To the east, the sanctuary is subdivided into two separate spaces by a wooden barrier resting upon two cruciform pillars. In the eastern space, the altar has disappeared, but its place is indicated by column bases, while one can recognise a khurus in the western space. The presence of a khurus demonstrates that the building is later than the 7th century. The khurus, originally closed to the west by a partition installed between two columns and the wall demarcating the space, opens upon three naves. Access to the church was by two doors opening onto the south and north naves. The columns that separated the naves, four in total, stood on the same alignment as the columns of the khurus and the cruciform pillars of the sanctuary. Preserved elements suggest that the height of the columns with their bases and capitals would have reached about 6.8 m. The walls of the church are of baked and raw brick and the flooring is of limestone flags. The architectural decoration of the north church consisted of sculpted and painted elements in both stone and wood. The walls of the building as well as the columns and pillars were decorated with paintings, some of which are still visible though very worn. Graffiti found within the church suggests that it was dedicated to the Archangel Michael.

Building 1 seen from the west (photo by G. Poncet, Louvre).
Building 1 seen from the west (photo by G. Poncet, Louvre).

In the northern part of the kom, the team undertook three soundings close to the structures excavated by Jean Maspero and by the EOA. The third of these was expanded during the following years, gradually clearing a construction used as housing, Building 1. Building 1, excavated by Marie-Hélène Rutschowscaya and Ramez W. Boutros, consisted of several rooms set around a courtyard. The most southerly of these rooms controlled access to the building, with a door opening to the outside and another opening onto the courtyard. On the north side, two rooms were separated by a corridor that led to a kitchen. On the east side stood an ensemble of five vaulted halls. The walls and the vault of the biggest of these (Hall 7) were decorated with mural paintings. On the north side of this room, the paintings of the vault depicted episodes from the birth of Christ: the dream of Joseph, the voyage to Bethlehem, the nativity with the miracle of Salome and the shepherds, the presentation in the Temple and the adoration of the Magi. Below, at the base of the vault, is a geometric frieze. On the south side of the room, the vault bears the representations of a series of characters in which one can recognise two of the founders of Bawit monastery and nine prophets, each of whom holds a scroll inscribed with a passage from their prophecy. The base of the vault is decorated with a frieze of meanders alternating with birds. The wall itself is decorated with a pattern of diamond shapes each holding a green leaf. Another geometric pattern, covered with large blooming flowers, is painted on the west wall. The east wall, of which only the lower part remains, holds three niches. The decoration of the largest, set in the middle of the wall, was found in the debris. It depicted Christ surrounded by seraphim and the symbols of the four evangelists. Two wooden consoles painted with representations the archangels Michael and Gabriel, also found in the debris, were originally set into the wall on either side of the niche.

Building 1, paintings of the north wall (photo by G. Poncet, Louvre).
Building 1, paintings of the north wall (photo by G. Poncet, Louvre).

At the same time as the excavation, students from the topography and surveying college of Le Mans were surveying the site and up-dating their results as the excavation progressed. Magnetic soundings were undertaken by Tomasz Herbich and his team. This investigation not only led to the location of most of the constructions excavated by Clédat, Chassinat and Palanque and to their plotting on the topographic map at their exact scale, but also revealed the wealth of what lay beneath the surface by presenting the excavators with a precise image of the ruins covered by the sand. Lastly, a surface investigation was undertaken by Sylvie Marchand and Grégory Marouard over the entirety of the kom and the desert plateau it dominates.

Painted wooden console from Hall 7 in Building 1 (photo by G. Poncet, Louvre).
Painted wooden console from Hall 7 in Building 1 (photo by G. Poncet, Louvre).
Building 1, north wall, drafting the paintings (photo by G. Poncet, Louvre).
Building 1, north wall, drafting the paintings (photo by G. Poncet, Louvre).

From 2008, while excavations continued on Building 1, the excavation of a new construction began in the area of the churches. In 2005, magnetic soundings had revealed a large basilica to the south of the south church that would seem, given its dimensions and its central position in the kom, to be the principal church of the monastery. This church was provisionally named Church D, because a portion of its northern nave described the letter D, and it appeared on a plan published by Chassinat in 1911 (MIFAO XIII, pl. VII).

Church D, built in the first half of the 7th century, is a basilica with three naves, whose general dimensions measure 21 x 40 m. The sanctuary is divided into three sections - the bema and two side chambers - and the naves originally held two series of eight columns. Having been struck by earthquakes, its layout was modified several times: a large part of the south wall was rebuilt using re-employed material and certain columns from the nave were included in the pillars. The church walls were built of baked bricks with an exterior facing of limestone blocks. Unlike the blocks, which were left bare, the interior brick facing received a coating of chalk plaster, as well as whitewash. The church walls were originally covered with paintings. Many fragments of painted plaster were found in the sand and traces of colour still mark the walls. Some paintings are preserved on the north wall, although extremely damaged and almost invisible. The sculpted architectural decoration, whether in wood or stone, must have been rich and varied if one can judge by the large number of fragments of epistyles, of friezes, of capitals and of jambs that have been found in the sand that once covered the building.

Future perspectives

In the short term, the excavation of Hall 7 must be completed and its function determined. Given the fragility of the structures, we do not envisage extending the excavations in this sector. In the years to come, our efforts will concentrate on clearing and studying Church D and its immediate surroundings.

Church D, south view (photo by G. Poncet, Louvre)
Church D, south view (photo by G. Poncet, Louvre)

Bibliography of the excavations

Old publications

  • Jean Clédat, «Notes archéologiques et philologiques», BIFAO 1, 1901, p. 87-91.
  • Jean Clédat, «Recherches sur le kôm de Baouît», CRAIBL 30, 1902, p. 525-546.
  • Jean Clédat, Le monastère et la nécropole de Baouît, MIFAO XII, 1 et 2, 1904.
  • Jean Clédat, «Nouvelles recherches à Baouît (Haute-Égypte). Campagnes 1903-1904», CRAIBL, 32, 1904, p. 517-527.
  • Charles Palanque, «Rapport sur les recherches effectuées à Baouît en 1903», BIFAO 5, 1906, p. 1-21.
  • Émile Chassinat, Fouilles à Baouît, MIFAO XIII, 1911.
  • Jean Maspero, «Rapport de M. Jean Maspero sur les fouilles entreprises à Bâouit», CRAIBL, 1913, p. 287-301.
  • Jean Clédat, Le monastère et la nécropole de Baouît, MIFAO XXXIX, 1916.
  • Gustave Schlumberger, «Les fouilles de Jean Maspero à Baouit en 1913», CRAIBL 1919, p. 243-248.
  • Jean Maspero, Fouilles exécutées à Baouît , (notes mises en ordre et éditées par Étienne Drioton), MIFAO LIX, 1 et 2, 1931 et 1943.

Recent publications

  • Marie-Hélène Rutschowscaya, «Le monastère de Baouit. État des publications», Divitiae Aegypti : Koptologische und verwandte Studien zu Ehren von Martin Krause, Wiesbaden, 1995, p. 279-288.
  • Jean Clédat, Le monastère et la nécropole de Baouit, MIFAO 111, 1999 (notes mises en œuvre et éditées par Dominique Bénazeth Marie-Hélène Rutschowscaya).
  • Dominique Bénazeth, Thomasz Herbich, «Le kôm de Baouît : étapes d’une cartographie», BIFAO 108, 2008.

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