Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Abou Roach


flèche chronologique de -3350 à -2920 et de -2500 à -2400 env.

Plan topographique général d’Abou Roach
Plan topographique général d’Abou Roach

Nom du site : Abou Roach أبو رواش

Nom ancien : sḥḏw-rʿ-ḏd.f, « Le firmament de Rêdjedef »

Responsables :


À 8 km au nord-ouest du plateau de Gîza, la région d’Abou Roach regroupe des vestiges archéologiques de différentes périodes échelonnées de la protohistoire à l’époque copte. Il s’agit presque exclusivement de structures funéraires couvrant toutes les phases de la période pharaonique, et de lieux de culte pour les époques les plus récentes. L’emplacement du site, dans l’antique nécropole royale memphite, s’inscrit dans une région dont il importait de sauver la mémoire, car actuellement menacée par l’urbanisation et l’exploitation du calcaire.

Le site a été décrit dès le XIXe siècle par des voyageurs européens tels que H. de Vyse et J.S. Perring. Après les relevés de K. Lepsius sur la pyramide, durant l’hiver 1842-1843, Flinders Petrie fit effectuer un sondage dans le monument funéraire entre 1880 et 1882. C’est l’Institut français d’archéologie orientale qui y entreprit les premières véritables fouilles archéologiques, en dégageant la face orientale de la pyramide de 1901 à 1902, à l’initiative de son directeur, Émile Chassinat. La découverte de fragments de statues en quartzite, inscrits pour certains d’entre eux, permit d’attribuer le monument à Rêdjedef, fils de Chéops et troisième souverain de la IVe dynastie (vers 2580 av. J.-C.). Les recherches reprirent sur la pyramide entre 1912 et 1913 sous la direction de Pierre Lacau. Celui-ci s’intéressa également aux environs du monument. Dès 1913, il confia à Pierre Montet la fouille d’un petit cimetière archaïque à l’ouest de la pyramide, dénommé M d’après l’initiale du nom de son premier fouilleur, Pierre Montet ; en 1922, il octroya à Fernand Bisson de la Roque la charge d’étudier la nécropole voisine de l’Ancien Empire. Les travaux sur le cimetière M et les nécropoles thinites situées au pied de la colline furent poursuivis de 1957 à 1959 par une équipe du musée de Leyde dirigée par A. Klasens.

Les fouilles ont repris depuis le milieu des années 1990 sur le complexe funéraire du pharaon de la IVe dynastie Rêdjedef dans le cadre d’un projet conjoint Ifao/Univ. de Genève, puis se sont également portées au nord-est de la pyramide, sur le cimetière d’élite qui en dépend. Depuis 2007, les investigations ont repris sur le cimetière protodynastique “M”.



Complexe funéraire du pharaon Rêdjedef (Michel Valloggia)

Collaborations : Sylvie Marchand (céramologue, IFAO), José Bernal (Université de Lausanne), A. Moser, E. Soutter (Archeodunum S.A.).

Institutions partenaires : CSA, Université de Genève.

Dates des campagnes de fouilles : fouilles terminées en 2007.

Depuis près d’un demi-siècle, l’étude des complexes funéraires des souverains de l’Ancien Empire a constamment été étoffée par des découvertes nouvelles et par la reprise d’investigations archéologiques sur d’anciennes concessions. Curieusement, l’emplacement d’Abou Roach, situé à 25 km au nord-ouest du Caire, est demeuré à l’écart d’enquêtes systématiques depuis les brefs travaux que E. Chassinat lui avait consacrés en 1900-1901. Cet oubli est d’autant plus surprenant que le site renferme tous les éléments constitutifs des grands tombeaux royaux de la IVe dynastie : un temple d’accueil, une chaussée montante et une enceinte bâtie autour d’aménagements monumentaux.

Les dimensions de cette entreprise ont engagé l’unité d’égyptologie de l’Université de Genève à unir ses efforts avec l’Institut français d’Archéologie orientale au Caire pour reprendre des fouilles sur une concession qui avait autrefois livré les prémices d’une information historique importante. Le financement de cette mission est assuré grâce au soutien du Fonds national suisse de la Recherche scientifique.

 

Bilan des treize campagnes de fouilles

Vue en contreplongée de la descenderie de la pyramide de Rêdjedef
Vue en contreplongée de la descenderie de la pyramide de Rêdjedef

L’enquête conduite sur ce site visait à une réévaluation du règne de Rêdjedef. En effet, si les témoignages historiques ont entraîné, dans le passé, des théories mal assurées, on observe aujourd’hui que les travaux effectués sur place appellent une révision du dossier de cette pyramide « inachevée » de la IVe dynastie. La démolition du monument, exploité comme carrière, a été plus intense qu’on ne l’avait supposé. En outre, si l’on considère que ces destructions apparentent leurs vestiges à ceux d’un chantier en activité, il devient loisible d’examiner quelques-uns des procédés de construction mis en œuvre dans cette réalisation. À Abou Roach, le vraisemblable achèvement de la pyramide royale a donc entraîné la recherche des autres composantes de ce complexe funéraire royal.

Proche, par ses dimensions, de la pyramide de Mykérinos à Gîza, le « Firmament de Rêdjedef » mesurait environ 106 m de côté pour une hauteur de 67 m. Sur la pyramide, l’établissement d’une coupe longitudinale a mis en lumière l’importance du noyau central, dont la masse de l’inselberg représentait 44 % de la superstructure. Le rocher in situ ne conserve donc que le volume du noyau pyramidal et le rappel symbolique de la butte héliopolitaine, de laquelle est issu le soleil au matin du premier jour.

Dans son économie intérieure, la pyramide a conservé son aménagement en T, incluant une descenderie et un puits central, destiné à contenir le caveau royal. Ces infrastructures, complètement obstruées par des amoncellements de blocs et gravats, furent progressivement dégagées, grâce à l’intervention de grues mobiles.

Au centre de la pyramide, le puits n’a gardé que quelques traces de la chambre sépulcrale. Cette substructure, accessible depuis la descenderie, fut systématiquement démolie à l’époque romaine, lors de l’exploitation du site.

Autour de la pyramide deux murs d’enceinte ont été édifiés, dotés de neuf portes monumentales. De plus, cinq structures interdépendantes sont liées au temple funéraire. À partir de l’accès oriental, deux travées d’habitats et un alignement de magasins entouraient une cour. Au sud-ouest, un cheminement s’ouvrait sur un édifice qui incorporait dans son sous-sol une cavité naviforme. Il a été observé que l’embarcation qui s’y trouvait était semblable à celle de Chéops, découverte en 1954 et exposée actuellement à Gîza. À l’ouest, une entrée s’ouvrait sur une cour dallée à portiques, conduisant à une salle hypostyle et des chapelles qui livrèrent autrefois des statues de la famille du roi. Au sud de cet espace, s’élevait la chapelle du culte royal.

Vue sur le temple funéraire à l’est de la pyramide de Rêdjedef et sur les restaurations effectuées
Vue sur le temple funéraire à l’est de la pyramide de Rêdjedef et sur les restaurations effectuées.

Enfin, une pyramide satellite a été édifiée à l’intérieur de l’enceinte du tétraèdre. Il s’agit, en l’occurrence, d’une petite pyramide de 10,50 m de côté, construite vers l’angle sud-est de celle du souverain. L’édifice fut remployé pour l’enterrement d’une reine, qui fut probablement une fille de Chéops et l’épouse de Rêdjedef. L’infrastructure du tombeau avait été pillée dans l’Antiquité (vraisemblablement à l’époque romaine, d’après la céramique découverte) ; néanmoins, une partie du mobilier funéraire était demeurée in situ. Au voisinage d’un sarcophage féminin de calcaire fin et des canopes de calcite, plusieurs éléments du trousseau funéraire furent retrouvés. Parmi ceux-ci figuraient les fragments de calcite d’un grand vase, aujourd’hui restauré. Cette coupe, à fond arrondi et bord ourlé, a conservé, sur sa face intérieure, une ligne d’hiéroglyphes finement incisés, nommant l’Horus Medjedou, suivi du cartouche de Khoufou (Chéops).

Quant à l’édifice lui-même, il paraît traduire l’évolution d’un projet conçu comme pyramide cultuelle et ultérieurement transformée en tombe de reine.

En 2007, une ultime campagne de travail sur le site a permis, d’une part, de compléter les investigations consacrées au repérage de l’enceinte extérieure orientale du complexe funéraire et, d’autre part, à achever la reconstruction partielle d’habitats, localisés dans l’espace oriental des installations cultuelles. Enfin, cette mission devait également procéder à la finalisation du dossier graphique des relevés archéologiques, utiles à l’élaboration de la publication de ces travaux.

Reconstitution infographique du complexe funéraire de Rêdjedef
Reconstitution infographique du complexe funéraire de Rêdjedef.

Au terme de ces campagnes, une réévaluation historique suggère que la royauté du fils aîné de Chéops, autrefois considéré comme un renégat, dura au minimum 22-23 ans. Cette longévité a non seulement permis à ce souverain de compléter le dispositif funéraire de son prédécesseur à Gîza, mais lui a aussi laissé le temps d’achever l’édification de sa propre pyramide à Abou Roach. Ces travaux devraient donc contribuer à une révision de l’histoire de cette époque reculée en y adjoignant un volet archéologique méconnu jusqu’ici. Enfin, l’emplacement du site, qui s’inscrit dans une région actuellement menacée par l’urbanisation et l’exploitation du calcaire, appartient à une zone prestigieuse de l’ancienne nécropole royale memphite, dont il convenait de préserver le souvenir.

La nécropole privée “F” de la IVe dynastie (Michel Baud)

Plan topographique de la nécropole “F” d’Abou Roach

Collaborations : Yann Ardagna (anthropologue, UMR 6578, faculté de médecine de Marseille), Olivier Cabon (photographie et multimédia, ThotM, Paris), Alain Charron (spécialiste des momies animales, musée de l’Arles et de la Provence antiques), Eric Guerrier (architecte, Marseille), Salima Ikram (archéozoologue, université américaine du Caire), Sylvie Marchand (céramologue, IFAO), Nadine Moeller (céramologue, université de Chicago), Aurélie Schenk (archéologue, Lausanne) ;

Institutions partenaires : CSA, UMR 8152 CNRS/Paris Sorbonne/Collège de France, Musée du Louvre.

Dates des campagnes de fouilles : mai.


La nécropole « F » d’Abou Roach est le groupe de tombeaux le plus au nord de l’archipel funéraire memphite de l’Ancien Empire. Cet ensemble d’une quarantaine de mastabas, installé sur une colline de 6 ha qui surplombe la Vallée, a pourtant été longtemps considéré comme un cimetière provincial de la VIe dynastie, associé au 2e nome de Basse-Égypte et sa capitale régionale, Létopolis. L’actuel projet, qui a débuté en 2001 et qui arrive à son terme dans son volet archéologique, démontre au contraire qu’il s’agit de la nécropole d’élite de Rêdjedef, dont la pyramide est établie 1,5 km plus à l’ouest. La datation de la plupart des mastabas testés remonte en effet à la IVe dynastie, tandis que la présence de fils royaux, dont deux au moins sont apparentés à Rêdjedef, prouve que l’élite du règne fut bien enterrée là et non à Gîza. Selon le modèle caractéristique de l’époque, la nécropole se divise en groupes ordonnés de tombeaux (en l’occurrence nord et sud), chacun dominé par un ou plusieurs mastabas de grande taille.

Historique des fouilles

Mastaba F37 vu du sud-ouest (cl. Olivier Cabon)
Mastaba F37 vu du sud-ouest (cl. Olivier Cabon)
Mastaba F37 vu du sud-ouest (cl. Olivier Cabon)
La chapelle en “L” de F48 en cours de dégagement (cl. M. Baud)

C’est Émile Chassinat qui, en parallèle avec les travaux au complexe de Rêdjedef, ouvrit en 1901 la fouille du site ; elle se limita au vidage de quelques puits dans la partie sud-ouest du site (nos F47 et F48) et demeura inédite. Pierre Montet opéra des sondages dans le groupe nord en 1913 (F13 et F19), avant de s’intéresser aux tombeaux voisins de la Ière dynastie. C’est ce même groupe nord qui fit l’objet d’une investigation systématique par Fernand Bisson de la Roque entre 1922 et 1924 (tombeaux F1 à F21), dont les résultats furent cette fois publiés, quoique succinctement, dans les FIFAO. Charles Kuentz dégagea quelques mastabas du groupe sud en 1931 (nos F37-39), travaux dont il ne livra rien, mais dont l’Ifao conserve des archives.

Les travaux de la présente mission ont consisté à établir la première carte archéologique du site, inventorier les tombeaux et étudier en détail cinq d’entre eux (F37, F38, F40, F48 et M9), choisis en raison de leur variété d’emplacement, de dimensions (de 14 à 50m de long) et de matériau (brique ou pierre ; dimension des blocs). Tous datent de la IVe dynastie, à l’exception de l’extension seconde de F38. Ils présentent une structure à deux ou trois murs de retenue (ou accrétions), parement de calcaire fin compris, et des chapelles de dimensions réduites, souvent en « L », contrastant avec la taille des massifs. Le mastaba le plus remarquable par ses dimensions (50m de long) et sa structure interne dallée qui prolonge les assises du coffrage, F37, commande l’ensemble du groupe sud ; il appartenait à un fils royal dont le nom est perdu (archives Kuentz). Intégré à la rangée la plus occidentale de ce groupe, F48 a livré la chapelle décorée, bien que largement détruite, d’un « directeur du personnel en phylé », c’est-à-dire d’un responsable du culte royal. Ce mastaba, point le plus élevé de la nécropole, a connu une seconde vie vers le 4e siècle avant J.-C., lorsque son puits sud abrita des centaines de momies animales, musaraignes pour l’essentiel, qui doivent être en relation avec le culte du faucon aveugle et voyant de Létopolis. Ils ont été découverts sous forme de couches rejetées hors du puits, soit amalgamés à des restes humains, soit séparés d’eux ; le nombre de corps humains avoisine la centaine, chiffre considérable pour un simple puits.

Les travaux de terrain vont de pair avec une analyse des archives de fouille, en particulier des plans et photographies des cahiers de fouilles de Kuentz. Un grand nombre de blocs décorés, de vases en pierre et de céramiques des mastabas ont été collectés par les fouilleurs successifs et sont aujourd'hui dispersés dans différentes collections. Grâce aux connaissances acquises sur le terrain, les blocs livrent des informations essentielles sur les propriétaires de tombeaux, certains anonymes jusqu’ici. C’est ainsi que le prince Hornit, connu à la pyramide de Rêdjedef par des socles de statues de scribe, se voit attribuer le grand mastaba F13 fouillé par Bisson, dont la publication se limite à une partie des inscriptions, fragments d’un texte biographique compris.

Perspectives

Cette nécropole royale permet d’étudier l’évolution de l’architecture et de la décoration des tombeaux d’élite à une époque peu documentée jusqu’ici, celle du règne de Rêdjedef, coincée entre les deux géants Khéops et Khéphren. Les critères de datation récoltés sur le site, qui prennent en compte l’ensemble du contexte archéologique (de la céramique à la décoration), permettront d’avancer dans les débats houleux qui concernent la date de nombreux tombeaux de l’Ancien Empire, à Gîza en particulier, où tant de mastabas ont été placés, à tort, à la VIe dynastie. Les analyses menées sur l’architecture des tombeaux livrent en outre des données nouvelles sur leurs principes structurels (coffrage, compartimentage, stratification), qu’il faudrait comparer aux autres nécropoles pour lesquelles ce type d’études fait presque entièrement défaut.

La Nécropole protodynastique “M” d’Abou Roach (Yann Tristant)

Plan topographique de la nécropole “M” d’Abou Roach

Collaborations : Michel Baud (égyptologue, Musée du Louvre, Paris) ; Alain Charron (Musée de l’Arles Antique) ; Sylvie Marchand (céramologue, IFAO) ; Ilona Regulski (Netherlands-Flemish Institute, Le Caire) ; Aurélie Schenk (archéologue, Lausanne) ; Jane Smythe (Australian Center for Egyptology, Macquarie University, Sydney).

Institution partenaire : CSA.

Dates des campagnes de fouilles : mai-juin.



Sa première exploration sommaire est due à Montet (1913). Depuis le printemps 2007, le cimetière M de la Ière dynastie fait l’objet d’un nouveau projet de recherche de l’IFAO. Ce programme vise à poursuivre l’étude archéologique du cimetière et l’étude de l’intégralité du matériel aujourd’hui dispersé dans les collections de musées.

Perspectives

Le cimetière M de la Ière dynastie vu depuis le cimetière “F”, vers le sud-est. Mai 2007 (cl. Y. Tristant)
Le cimetière M de la Ière dynastie vu depuis le cimetière “F”, vers le sud-est. Mai 2007 (cl. Y. Tristant)

À proximité des mastabas du cimetière “F” de l’Ancien Empire, la nécropole “M” (d’après le nom de son premier fouilleur) est située sur un petit éperon rocheux qui domine la plaine nord-ouest du site d’Abou Roach d’une hauteur de 25 m. Fouillée par Pierre Montet pendant quatre mois, de mars à avril 1913 et de novembre 1913 à décembre 1914 (Montet 1938 ; 1946 ; Joubé 1938), puis par Adolf Klasens en 1959 (1961), cette nécropole a livré 25 tombes en briques crues datées de la phase Nagada IIIC2 (milieu de la Ière dynastie). La découverte de ce cimetière a été un événement dans l’histoire de la recherche protodynastique : un quart de siècle avant la fouille de la nécropole de Saqqâra, c’était la première fois qu’on trouvait en Basse-Égypte des tombes similaires à celles identifiées auparavant à Abydos. Trop souvent et injustement oubliée, cette nécropole d’élite constitue un jalon important dans le développement de la civilisation pharaonique. Le réexamen entrepris sur place apportera des informations précieuses pour l’étude de l’architecture funéraire de la Ière dynastie. La comparaison avec les données issues des fouilles récentes des cimetières contemporains du delta oriental et de la région memphite sera d’une grande importance pour la compréhension des dynamiques culturelles des communautés thinites et l’intégration de la Basse-Égypte dans la sphère du pouvoir royal naissant. Il s’agira enfin d’associer l’étude du matériel ancien avec la reprise des fouilles des tombes thinites.

Le mastaba M12 de la Ière dynastie. Mai 2007 (cl. Y. Tristant)
Entrée des chambres funéraires du mastaba M12 de la Ière dynastie. Mai 2007. (cl. Y. Tristant)
Le mastaba M12 de la Ière dynastie et son entrée (à droite) (cl. Y. Tristant)

Les deux nécropoles sont étudiées à la lumière d’une problématique commune : le développement de l’architecture funéraire monumental des premières dynasties au début de l’Ancien Empire et la réhabilitation de nécropoles au statut prestigieux, trop longtemps restées dans l’ombre.

 

Bibliographie

Fouilles anciennes

  • F. Bisson de la Roque, Rapport sur les fouilles d’Abou-Roasch, 1922-1923, FIFAO 1, 1924.
  • F. Bisson de la Roque, Rapport sur les fouilles d’Abou-Roasch, 1924, FIFAO 2, 1925.
  • É. Chassinat, « Note sur les fouilles d’Abou Roash (1900-1901) », Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres 1901, p. 616-619.
  • G.R. Joubé, « Catalogue de l’outillage lithique provenant des tombes d’Abou-Roach », Kêmi 7, 1938, p. 71-113.

Complexe funéraire de Rêdjedef

  • Outre les comptes rendus publiés dans le BIFAO dans les « Travaux de l’IFAO » (voir également ici), des rapports préliminaires de chaque campagne ont été publiés dans la Revue Genava, vol. 43 à vol 55 (1995-2007), publiée par le Musée d’Art et d’Histoire de la ville de Genève, à Genève.
  • M. Valloggia, « Les choix architecturaux de la pyramide de Radjedef à Abu Rawash », dans Chr. Ziegler (éd.), L’art de l’Ancien Empire égyptien. Actes du colloque organisé au musée du Louvre les 3 et 4 avril 1998, Paris, 1999, p. 13-33.
  • — —, « Le complexe funéraire de Rêdjédef à Abou Rawash : état des travaux après dix campagnes (1995-2004) », Bulletin de la Société française d’égyptologie 161, 2004, p. 12-27.
  • — —, « Le complexe funéraire de Rêdjedef à Abou Rawash : Bilan et perspectives au terme de dix saisons », dans Actes du IXe congrès des égyptologues, Grenoble, 6-12 septembre 2004, OLA 150, Louvain, 2007, p. 1861-1868.

Nécropole “F” (IVe dynastie)

  • M. Baud et al., « Le cimetière F d’Abou Roach, nécropole royale de Rêdjedef (IVe dynastie), BIFAO 103, 2003, p. 17-71.
  • M. Baud, « Un décor de tombeau remis en contexte : le “scribe au travail” du Louvre (E 14 321) et le mastaba M IX d’Abou Roach », RdE 58, 2007, p. 145-171.
  • M. Baud & N. Moeller, « A Fourth Dynasty Royal Necropolis at Abu Rawash », Egyptian Archaeology 28, 2006, p. 16-18.

Nécropole protodynastique “M”

  • M. Baud, « La nécropole d’élite de la Ière dynastie à Abou Rawach : essai cartographique », Archéo-Nil 15, 2005, p. 11-16.
  • Z. Hawass, « Archaic Graves Recently Founded at North Abu Roash », MDAIK 36, 1980, p. 229-244.
  • A. Klasens, « The Excavations of the Leiden Museum of Antiquities at Abu-Roash... », Oudheidkundige Mededelingen vit het Rijksmuseum van Oudheden 38, 1957, p. 58-68 ; 39, 1958, p. 20-31 ; 39, 1958, p. 32-55.

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