Institut français
d’archéologie orientale du Caire

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Opérations scientifiques en cours

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Bahariya

Bahariya : prêtres, paysans et soldats du désert

lien IdRef Frédéric Colin (Université de Strasbourg, UMR 7044 Archimède)
lien IdRef Cassandre Hartenstein (Ifao)

lien IdRef Frédéric Colinégyptologue, professeur des universitésUniversité de Strasbourg, UMR 7044 Archimède
lien IdRef Cassandre Hartensteinégyptologue papyrologue, Membre scientifiqueIfao
Mohammed Abdou HusseinintendantIFAO
Nerea Bernabeuégyptologue, archéologue, chargée de coursUniversité de Strasbourg
lien IdRef Mohamed GabertopographeIFAO
Ayman HusseindessinateurIFAO
lien IdRef Dominique SchwartzpédologuePR1 université de Strasbourg UMR 7362

La mission de Baḥariya étudie l’histoire de cette vaste dépression située dans le Sahara égyptien, à près de 400 km au sud-ouest du Caire. L’étude parcourt le temps long, de la fin de l’Ancien Empire au Xe siècle de notre ère.
Les sociétés humaines qui occupèrent cet environnement particulier étaient à la fois proches et lointaines des grands ensembles culturels voisins, généralement mieux connus. Étroitement connectés aux civilisations qui se sont succédées dans la vallée du Nil, les oasiens étaient aussi reliés aux autres habitants du désert, sédentaires ou semi-nomades, au travers d’un vaste réseau d’échanges tissé dans les directions de la Nubie et de la Cyrénaïque.
Comment la résilience des populations de l’oasis s’est-elle manifestée dans une géographie hyper-aride où les conditions très contraintes de captation de l’eau demandaient des compétences techniques spécifiques pour accéder au système aquifère des grès nubiens ? Dans le contexte de l’histoire africaine et méditerranéenne la plus large, les populations locales, à la fois sujettes aux grandes évolutions culturelles régionales et attachées aux modes de vie du désert, ont-elles développé une forme de « glocalisation » saharienne ? Pour chercher sur le terrain des réponses à ces familles de questions, l’équipe combine une prospection et la fouille de trois sites : Qasr ‘Allam, Qaret el-Toub et Qoussour Mohareb.
Sans prétendre fonder un nouveau trifonctionnalisme dumézilien adapté au désert, le sous-titre de ce projet, « prêtres, paysans et soldats du désert », identifie les acteurs qui marquèrent le paysage archéologique des empreintes les plus visibles : habitats sahariens, complexes cultuels de tradition pharaonique, architecture militaire romaine et dispositifs hydrauliques fossiles.