Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Paléographie hiéroglyphique

Responsable: Dimitri Meeks (responsable du programme «Hiérolexique», univ. Montpellier III, CNRS - UMR 5140)

Collaborations: Victoria Altmann (univ. de Tübingen); Vivienne Callender (Univ. of Macquarie, Sydney); Philippe Collombert (univ. de Genève); Khaled El-Enany (univ. d’Hélouan); Åke Engsheden (univ. d’Uppsala); Christine Favard-Meeks (univ. Montpellier III); Ivan Guermeur (CNRS - UMR 5140, univ. Montpellier III); Ben Haring (univ. de Leyde); Giuseppina Lenzo (FNS, Lausanne); Frédéric Servajean (univ. de Montpellier III).

Institutions partenaires:

Le programme «Paléographie hiéroglyphique» est né d’un constat simple: depuis ses origines, l’égyptologie n’a jamais procédé à un inventaire des signes utilisés dans l’écriture hiéroglyphique. Aucune tentative n’a été faite pour évaluer le nombre de signes utilisés durant chacune des périodes de l’histoire; aucun commentaire typologique et historique, d’une certaine ampleur, n’a été tenté.

Toutefois, vu le très grand nombre de textes connus, indexer tous les signes qu’ils contiennent était matériellement irréalisable. Pour aboutir à un résultat utilisable dans des délais assez courts, il a été décidé de choisir des monuments ou des groupes de monuments représentatifs des différentes périodes de l’histoire de l’écriture égyptienne.

Le but des corpus ainsi constitués est de mettre en lumière les processus de transformation de l’aspect extérieur d’un signe et révéler ainsi les mécanismes par lesquels, au cours des siècles, de nouveaux signes se créent; ils peuvent également nous informer sur les changements qui s’opèrent dans la perception de la réalité qu’ils représentent. Ce sont des outils d’analyse qui permettent progressivement d’approfondir l’étude du fonctionnement et de la philosophie même de l’écriture hiéroglyphique.

Les volumes parus constituent dès à présent un ensemble de données suffisamment vaste, tant sur le plan quantitatif que sur le plan de la représentativité chronologique, pour permettre les premières réflexions synthétiques sur les rouages de l’écriture. Ils permettent aussi de poser les premiers principes d’une nouvelle discipline, l’égypto-grammatologie, qui ne peut se développer sans ces corpus paléographiques.

Le programme «Paléographie hiéroglyphique», débuté en 2001, a donc déjà jeté les bases d’une analyse en profondeur des mécanismes et de la psychologie de l’écriture.

Bibliographie sélective

Corpus parus à ce jour:

  • Dimitri Meeks, Les architraves du temple d’Esna, PalHiero 1, Le Caire, 2004;
  • Ben Haring, The Tomb of Sennedjem (TT 1), PalHiero 2, Le Caire, 2007;
  • Khaled El-Enany, Le petit temple d’Abou Simbel, PalHiero 3, Le Caire, 2007;
  • Philippe Collombert, Le tombeau de Mererouka, PalHiero 4, Le Caire, 2010;
  • Frédéric Servajean, La tombe de Nakhtamon (TT 335), PalHiero 5, Le Caire, 2011.

Premiers résultats d’analyses grammatologiques de l’écriture hiéroglyphique:

D. Meeks, De quelques «insectes» égyptiens. Entre lexique et paléographie, dans Z. Hawass, P. Der Manuelian, R.B. Hussein (éd.), Perspectives on Ancient Egypt. Studies in Honor of Edward Brovarski, Supplément aux Annales du Service des Antiquités, Cahier nᵒ 40, Le Caire, 2010, p. 273-304.

Publications prévues

  • Åke Engsheden, Le naos de Saft el-Henneh (le manuscrit a été remis au service des publications; l’ouvrage pourrait paraître début 2014);
  • Victoria Altmann, Der Sarg des Panehemisis in Wien (Le manuscrit achevé a été remis pour contrôle au responsble de la collection);
  • Giuseppina Lenzo, Les stèles de Taharqa à Kawa (le manuscrit achevé a été remis pour contrôle au responsble de la collection);
  • Vivienne Callender, El Hawawish. Tombs, Sarcophagi, Stelae (Le manuscrit achevé doit être remis, pour contrôle, courant 2014).

À l’extrême fin du quinquennal (2012-2016):

deux autres volumes devraient être proches de leur achèvement ou pourraient même être achevés:

  • Ivan Guermeur, Le mammisi de Philae (il s’agit du travail le plus lourd de la collection qui, une fois achevé, représentera un véritable manuel d’épigraphie de l’époque tardive. L’auteur progresse dans la rédaction du volume);
  • Mareike Wagner (Tübingen), Le sarcophage d’Ankhnesneferibrê (les dessins sont achevés et la rédaction du commentaire progresse).

Des contacts ont été noués pour d’autres participations au programme.

Les nouveaux volumes ne pourront qu’enrichir les réflexions et favoriser de nouvelles découvertes sur le destin individuel de chaque signe au cours des trois millénaires de l’histoire de l’écriture hiéroglyphique.

Hieroglyphic Palaeography

Supervisor: Dimitri Meeks (programme leader «Hiérolexique», univ. Montpellier III, CNRS - UMR 5140)

Collaborations: Victoria Altmann (Univ. of Tübingen); Vivienne Callender (Macquarie Univ., Sydney, Sydney); Philippe Collombert (Univ. of Geneva); Khaled El-Enany (Univ. of Helwan); Åke Engsheden (Univ. of Uppsala); Christine Favard-Meeks (Univ. Montpellier III); Ivan Guermeur (CNRS - UMR 5140, Montpellier III); Ben Haring (Univ. of Leyde); Giuseppina Lenzo (FNS, Lausanne); Frédéric Servajean (Univ. de Montpellier III).

Partner institutions:

The “Hieroglyphic Palaeography” programme is based upon a straightforward analysis : from the very beginnings of Egyptology, no one has ever drawn up an inventory of the signs used in hieroglyphic writing. There has been no attempt to reckon the number of signs used during each historical period and no typological or historical commentary of any real breadth has been made.

At the same time, given the great number of known texts, indexing all the signs they contain was practically impossible. In order to comply with a usable result in a reasonably short time, it has been decided to choose monuments or groups of monuments that are representative of the different historical periods of Egyptian writing.

The goal of such a series is to highlight the transformation process of the outward appearance of a sign, and thus to reveal the mechanisms through which, over the centuries, new signs are created. This can also inform on the changes occuring in the perception of reality the signs represent. These analytical tools can gradually deepen the study of the workings and even the philosophy of hieroglyphic writing.

The volumes that have been so far published present a sufficiently large set of data, in terms of quantity, and are sufficiently representative chronologically, to allow the first overall reflection on the mechanisms of this writing system. They also open up the possibility of setting the first principles of a new discipline, egypto-grammatology, which could not develop without this palaeographic corpus.

The “Hieroglyphic Palaeography” programme, begun in 2001, has thus already prepared the ground for an in-depth analysis of the mechanisms and psychology of the writing.

Selected bibliography

The corpus to date:

  • Dimitri Meeks, Les architraves du temple d’Esna, PalHiero 1, Le Caire, 2004;
  • Ben Haring, The Tomb of Sennedjem (TT 1), PalHiero 2, Le Caire, 2007;
  • Khaled El-Enany, Le petit temple d’Abou Simbel, PalHiero 3, Le Caire, 2007;
  • Philippe Collombert, Le tombeau de Mererouka, PalHiero 4, Le Caire, 2010;
  • Frédéric Servajean, La tombe de Nakhtamon (TT 335), PalHiero 5, Le Caire, 2011.

First results of a grammatological analysis of hieroglyphic writing:

D. Meeks, De quelques «insectes» égyptiens. Entre lexique et paléographie, in Z. Hawass, P. Der Manuelian, R.B. Hussein (éd.), Perspectives on Ancient Egypt. Studies in Honor of Edward Brovarski, Supplément aux Annales du Service des Antiquités, Cahier nᵒ 40, Le Caire, 2010, p. 273-304.

Forthcoming publications

  • Åke Engsheden, Le naos de Saft el-Henneh (the manuscript is with the publications department and should appear in early 2014);
  • Victoria Altmann, Der Sarg des Panehemisis in Wien (manuscript nearing completion);
  • Giuseppina Lenzo, Les stèles de Taharqa à Kawa (the finished manuscript is being reviewed by the editor of the collection);
  • Vivienne Callender, El Hawawish. Tombs, Sarcophagi, Stelae (the finished manuscript will be reviewed in 2014).

At the end of the five-year cycle (2012-2016):

Two other volumes will be ready or nearing completion:

  • Ivan Guermeur, Le mammisi de Philae (This is the most substantial work of the collection and, when finished, will represent a real manual of late period epigraphy. The author is in the writing stage of this volume).
  • Mareike Wagner (Tübingen), Le sarcophage d’Ankhnesneferibrê (The drawings are finished and writing of the text is under way).

Contacts have been established for other participants in the programme.

The new volumes can only enrich our discussions and promote new discoveries regarding the individual fate of each sign throughout the three millennia of hieroglyphic writing.