Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Cachette de Karnak

Responsable : Laurent Coulon (égyptologue, IFAO)

Collaborations : Emmanuel Jambon (égyptologue, IFAO), Christian Gaubert (informaticien, IFAO).

Partenariats : Le Centre Franco-Égyptien d’Étude des Temples de Karnak (CFEETK), Musée égyptien du Caire, Brooklyn Museum.

 

Présentation 

De 1903 à 1907, près de 800 statues et 17000 bronzes furent mis au jour par G. Legrain dans la cour du VIIe pylône, dès lors surnommée « Cour de la Cachette ». En dehors d’un certain nombre d’effigies royales de toutes époques, les statues découvertes appartenaient généralement à des prêtres qui officièrent à Karnak du Nouvel Empire jusqu’à la fin de l’époque ptolémaïque. En cela, la « Cachette » est une mine de renseignements sur le clergé et l’évolution des cultes.

La plupart des statues ont rejoint peu après leur découverte le Musée du Caire, une petite partie trouvant le chemin de collections ou de musées étrangers. La publication rapide de trois volumes du Catalogue général du Caire par G. Legrain permit de faire connaître un bon nombre des statues les plus anciennes. Malgré la reprise récente de la publication des CGC, plusieurs corpus ou catalogues d’exposition et un grand nombre de publications ponctuelles, il n’est pas possible actuellement d’avoir une vision d’ensemble de la trouvaille. Il est par ailleurs très difficile, sans outil de référence mis à jour depuis le Porter & Moss II de 1972, de retrouver rapidement la bibliographie relative à une statue particulière. Le travail fondamental réalisé sur les archives Legrain par M. Azim et G. Réveillac ne vient que compenser très partiellement cette difficulté.

La base de données « Cachette de Karnak », élaborée en collaboration avec Chr. Gaubert sur le logiciel FileMakerPro, a pour but de regrouper la documentation existante sur les monuments issus de cette découverte et de dresser pour chacun une fiche comprenant ses différents numéros d’inventaire, son lieu de conservation, ses particularités muséographiques, sa bibliographie (publications et mentions), les documents d’archive s’y rapportant, ainsi que l’ensemble des données prosopographiques, iconographiques et épigraphiques qu'il contient.

Tout en offrant un riche corpus documentaire pour l’étude des clergés et des cultes thébains, comme de l’onomastique ou de l’histoire de l’art, la base de données offrira un outil nécessaire à la compréhension de la constitution de la Cachette de Karnak dans sa globalité.

Collaborations institutionnelles 

Outre l'aide active de différents chercheurs, le projet est réalisé avec le soutien de plusieurs institutions :

  • Le Musée égyptien du Caire, dépositaire de la majorité des statues, ainsi que différents musées égyptiens de province. Une collaboration avec le projet "Egyptian Museum Database", piloté par J. Kamrin (ARCE) au Musée du Caire, a permis de verser à la base une grande partie des informations des inventaires du Musée du Caire concernant la Cachette (Journal d'Entrée, Registre temporaire). Une convention avec le Conseil suprême des antiquités égyptiennes est en cours de finalisation.
  • Le Centre Franco-Égyptien d’Étude des Temples de Karnak, qui dispose d’archives importantes (estampages, photographies).
  • Le Brooklyn Museum, dépositaire du Corpus of Late Egyptian Sculpture, réalisé par B. von Bothmer avec l’aide de H. De Meulenaere. Lors d'une mission effectuée par L. Coulon et I. Guermeur en octobre-novembre 2006 au Musée de Brooklyn à New York, et grâce à la collaboration de R. Fazzini, le fonds photographique du Corpus of Late Egyptian Sculpture concernant la Cachette de Karnak a pu être scanné. Près de 5000 photographies, correspondant à près de 450 statues, sont ainsi intégrées aux archives de l'IFAO et alimentent la base de données.
  • Les différents musées conservant une ou plusieurs statues issues de la Cachette (MMA de New York, etc.).

Diffusion 

Dans une première phase, la partie bibliographique de la base sera diffusée sur le web. L’objectif de cette mise en ligne est fixé pour la fin 2008.

Par la suite, les volets iconographiques, épigraphiques et prosopographiques seront également accessibles à moyen terme (2009-2010). D'ici là, la consultation de la base sera néanmoins possible par le biais de demandes spécifiques par e-mail pour tous les chercheurs à partir de 2008.