Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

La musique dans l’Égypte ancienne et sa postérite dans l’Égypte moderne : continuités et ruptures

Responsable : Sibylle Emerit (égyptologue, IFAO)

Collaborations : Christophe Vendries (romaniste, université Rennes II), Ayman Khoury (spécialiste des musiques traditionnelles d'Égypte, CULTNAT, Le Caire), Cédric Gobeil (égyptologue, IFAO), Séverine Gabry (Doctorante en ethnomusicologie, université de Paris X), Dorothée Elwart (Doctorante en égyptologie, ÉPHE / Université de Cologne).

 

L’objectif du programme est d’évaluer la validité de l’opinion communément admise de la transmission d’un savoir musical sur plusieurs millénaires en Égypte, de l’époque pharaonique jusqu’à la période contemporaine, à travers l’étude et la comparaison des sources disponibles (instruments de musique, iconographie et textes en différentes langues et écritures).

Afin d’apprécier le bien-fondé de la transmission d’un savoir musical sur une longue période historique, il s’agit d’étudier le discours des tenants de la continuité, son fondement idéologique et son influence sur les travaux musicologiques puis de mesurer, à partir de l’analyse des sources la valeur de cette idée appliquée à une recherche scientifique.

Deux types d’actions sont envisagées pour permettre une collaboration entre des chercheurs de différentes disciplines: d’une part, des échanges lors de tables rondes et d’autre part, des missions individuelles ou collectives pour élaborer des outils communs à la recherche et étudier un type particulier de documentation.

Ce programme est ainsi l’occasion d’échanges entre spécialistes des différentes périodes de l’histoire égyptienne et de la musique, dont les recherches portent sur :

  • l’étude du discours des tenants de la continuité et son influence éventuelle sur les travaux musicologiques ;
  • les instruments de musique et leur iconographie ;
  • les techniques de transmission orale et leur fiabilité ;
  • le statut économique et social des musiciens ;
  • le vocabulaire de la musique dans les textes hiéroglyphiques, démotiques, coptes, grecs, latins et arabes ;
  • le discours normatif des Pères de l’Église et des écoles juridiques de l’islam et leur répercussion sur la perception de la musique.

Actions effectuées :

Une table ronde internationale sur Le statut du musicien dans la Méditerranée ancienne : Égypte, Mésopotamie, Grèce et Rome, a été organisé à Lyon les 4 et 5 juillet 2008. L'objectif de cette rencontre était de déterminer ce qui caractérise le statut social du musicien dans la civilisation égyptienne et de définir si celui-ci a évolué au contact des autres cultures musicales de la Méditerranée ancienne. Elle est en cours de publication.