Opérations scientifiques en cours
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GRAFFITI DE SAINT-MACAIRE
GRAFFITI DE SAINT-MACAIRE, XVIe SIECLE A NOS JOURS
| Perrine Pilette | IFAO, CNRS | ||
| Martina Ambu | |||
| Aaron Butts | Professeur | Universität Hamburg | |
| Clément Dussart | |||
| Antoinette Ferrand | IFAO | ||
| Anna Lagaron | IFAO |
Le monastère Saint-Macaire, situé dans le Wādī al-Naṭrūn en Égypte, est l’un des monastères coptes sur les routes de pèlerinage vers Jérusalem. Fondé au IVᵉ siècle, il a toujours attiré moines et pèlerins de diverses origines. Au cœur de ce site, le qaṣr (tour de garde), restauré à la fin de l’époque mamelouke, abrite des peintures murales réalisées en 1517 par un moine éthiopien nommé Takla(s), représentant des saints coptes et byzantins. A partir du XVIᵉ siècle, ces peintures sont recouvertes de centaines de graffiti plurilingues — en copte, arabe, arménien, syriaque, garshuni, guèze et d’autres langues —, peints ou gravés par des visiteurs venus du monde entier. Ces sources épigraphiques, témoignages de dévotion ou d’événements historiques, forment un corpus unique pour la recherche, mais risquent de disparaître lors des prochaines restaurations de ces peintures.
Pour la première fois, le projet GraffSMac documente l’intégralité de ces graffiti grâce à des campagnes de relevés photographiques et photogrammétriques, afin de mener une étude des pratiques de l’écrit, ainsi que d’écrire l’histoire du monastère à travers ses acteurs principaux : les moines et les pèlerins. Les archives de l’Ifao, qui a mené plusieurs missions sur le site depuis 1970, ainsi que les manuscrits arabes in situ recueillant des témoignages sur la réalisation de ces peintures, complètent cette recherche.
Pour la première fois, le projet GraffSMac documente l’intégralité de ces graffiti grâce à des campagnes de relevés photographiques et photogrammétriques, afin de mener une étude des pratiques de l’écrit, ainsi que d’écrire l’histoire du monastère à travers ses acteurs principaux : les moines et les pèlerins. Les archives de l’Ifao, qui a mené plusieurs missions sur le site depuis 1970, ainsi que les manuscrits arabes in situ recueillant des témoignages sur la réalisation de ces peintures, complètent cette recherche.