Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Opérations scientifiques en cours

liste des opérations


26382

GRAFFITI DE SAINT-MACAIRE

GRAFFITI DE SAINT-MACAIRE, XVIe SIECLE A NOS JOURS


lien IdRef 🔗 Institut français d’archéologie orientale (IFAO)
lien IdRef 🔗 Orient et Méditerranée, équipe islam medieval (CNRS, UMR 8167)
lien IdRef 🔗 BeInf – Beyond Influence: The Connected Histories of Ethiopic and Syriac Christianity (BeInf)

lien IdRef 🔗 Institut français d’archéologie orientale (IFAO)
lien IdRef 🔗 BeInf – Beyond Influence: The Connected Histories of Ethiopic and Syriac Christianity (BeInf)

lien IdRef Perrine Pilette (IFAO, CNRS)
lien IdRef Martina Ambu
lien IdRef Aaron Butts (Universität Hamburg)

lien IdRef Perrine PiletteIFAO, CNRS
lien IdRef Martina Ambu
lien IdRef Aaron ButtsProfesseurUniversität Hamburg
lien IdRef Clément Dussart
lien IdRef Antoinette FerrandIFAO
lien IdRef Anna LagaronIFAO

Le monastère Saint-Macaire, situé dans le Wādī al-Naṭrūn en Égypte, est l’un des monastères coptes sur les routes de pèlerinage vers Jérusalem. Fondé au IVᵉ siècle, il a toujours attiré moines et pèlerins de diverses origines. Au cœur de ce site, le qaṣr (tour de garde), restauré à la fin de l’époque mamelouke, abrite des peintures murales réalisées en 1517 par un moine éthiopien nommé Takla(s), représentant des saints coptes et byzantins. A partir du XVIᵉ siècle, ces peintures sont recouvertes de centaines de graffiti plurilingues — en copte, arabe, arménien, syriaque, garshuni, guèze et d’autres langues —, peints ou gravés par des visiteurs venus du monde entier. Ces sources épigraphiques, témoignages de dévotion ou d’événements historiques, forment un corpus unique pour la recherche, mais risquent de disparaître lors des prochaines restaurations de ces peintures.

Pour la première fois, le projet GraffSMac documente l’intégralité de ces graffiti grâce à des campagnes de relevés photographiques et photogrammétriques, afin de mener une étude des pratiques de l’écrit, ainsi que d’écrire l’histoire du monastère à travers ses acteurs principaux : les moines et les pèlerins. Les archives de l’Ifao, qui a mené plusieurs missions sur le site depuis 1970, ainsi que les manuscrits arabes in situ recueillant des témoignages sur la réalisation de ces peintures, complètent cette recherche.