Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Manifestations scientifiques

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[Manifestations de l'Ifao] :

Prochainement  - 

Prochainement

Ont eu lieu en 2005-2014

Ateliers

Les mots de la paix : Atelier lexicographique international
Michele Bernardini (université de Naples, L’Orientale), Denise Aigle et Sylvie Denoix (CNRS, UMR 8157, laboratoire “Islam médiéval”)

14 novembre 2013 au 15 novembre 2013 , lieu: voir le programme

partenariat Universita de Napoli, CNRS (UMR 8167), Ifao

Les mots de la paix : Atelier lexicographique international

Organisé par :

- Universita de Napoli ‘L’Orientale’ ,

- CNRS – UMR 8167, laboratoire “Islam médiéval”,

- Ifao.

Lieu : Collège de France, 52 rue Cardinal Lemoine, Paris

PROGRAMME:

Jeudi 14 novembre

9h 30 Tour de table de présentation et introduction générale

Session 1 : Égypte et Extrême-Orient ancien

10 h Claire Somaglino (université Paris 4 - UMR 8167, laboratoire « Monde

pharaonique ») :

Lexique et conception de la paix dans l’Égypte pharaonique.

10h 20 Stefania Cavaliere (Università di Napoli “L’Orientale”) :

Theory and practice of peace. A few glimpses of the evolution of the concept in classical Hindi texts.

10h 40 Antonia Soriente (Università di Napoli “L’Orientale”) :

Les mots de la paix dans les textes malay-indonésiens

11h Pause-café

11h 20 Florinda De Simini (Università di Napoli “L’Orientale” / Universität

Hamburg) : Peace in Sanskrit religious Literature

11h 40 Noemi Borrelli, Simonetta Graziani, (Università di Napoli “L’Orientale”):

Présentation d’un projet d’équipe :

Lexique et conception de la paix en Mésopotamie ancienne

Session 2 : Persans, Turcs et Mongols

12h Denise Aigle (EPHE, UMR 8167, laboratoire Islam médiéval), Marie-

Dominique Even (CNRS, Groupes, sociétés, religion, laïcité), Thomas Tanase

(Laboratoire “Islam médiéval”)

Présentation d’un projet d’équipe :

La notion de paix et ses expressions linguistique et culturelle dans les textes en arabe, latin, persan, et mongol, chez les Mongols médiévaux

12h 30 Michele Bernardini (Università di Napoli “L’Orientale”) :

Du Shâhnâme aux Munsheât, les mots de la paix entre littérature épique

persane et protocole ottoman

13h Déjeuner

Session 3 : Europe et Proche-Orient, période médiévale

14h 30 Radu G. Paun (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-Européen – CNRS-EHESS, Paris) :

Présentation d’un projet d’équipe :

Langages de la paix dans la tradition byzantino-slave: terres bulgares, serbes, roumaines et russes, IXe – XVIIe siècles. La paix comme attribut structurant du pouvoir.

15h Isabelle Augé & Mariya Romanova (université Montpellier 3) : Présentation d’un projet d’équipe :

Lexique et conception de la paix dans le monde arménien

15h 30 Sylvie Denoix (CNRS, UMR 8167, laboratoire Islam médiéval), Myriam Wissa (Leverhulme Senior Research Fellow, SOAS, University of London) :

Présentation d’un projet d’équipe :

Lexique et conception de la paix dans les textes coptes, syriaques, copto-

arabes et arabes des VIIe-Xe s.

Vendredi 15 novembre

9h 30 Élaboration du programme de travail sur les trois ouvrages prévus :

- Dictionnaire multilingue des mots de la paix (dir. S. Denoix).

- Recueil d’articles sur des sujets transversaux (dir. Denise Aigle).

- Livre étudiant comment le concept de paix a été traité dans les grands textes fondateurs des différentes traditions (dir. Michele Bernardini).

11h Pause-café

Élaboration collective:

- d’une liste ouverte des termes qui seront traités dans le Dictionnaire ;

-des chapitres thématiques des deux livres ;

-du programme de travail des années à venir : colloque à Naples en 2014.

إشكاليات تحقيق المخطوطات العربية
المنظمون Monica Balda, Giuseppe Cecere و Pauline Koetschet (IFAO)

22 mai 2013 au 23 mai 2013 , IFAO

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Administration et économie des zones frontalières du delta du Nil de l’Antiquité au Moyen-Âge
Organisé par: Katherine Blouin (University of Toronto Scarborough), Sylvain Dhennin (Ifao) et Claire Somaglino (Paris IV-Sorbonne)

7 mai 2013 , IFAO

Administration et économie des zones frontalières du delta du Nil de l’Antiquité au Moyen-Âge

Administration and economy of the margin and borders of the Nile Delta from Antiquity to Middles Ages

Organisé dans le cadre des programmes de l’Ifao « Marge et frontière » et « Mefkat, Kôm Abou Billou et la frange du désert libyque », ce workshop porte sur la gestion administrative et économique des zones frontalières du delta du Nil, de l’Antiquité au Moyen-Âge. Il s’agit, d’une part, de chercher à comprendre comment ces aires étaient considérées, gérées et mises en valeur tant au niveau local que par le pouvoir central et, d’autre part, d’examiner leurs rôles dans les réseaux d’échanges internationaux.

En effet, quelle que soit la période de l’histoire considérée, la situation géographique de ces espaces et leur caractère stratégique soulèvent, plus que pour d’autres portions du territoire égyptien, la question de la nature et de la définition de la "limite", ainsi que des problématiques qui touchent au commerce, à la guerre et à la diplomatie.

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Atelier de lexicographie

Onomastique (3)
Laure Pantalacci (Ifao), Khaled el-Enany (Ifao / Université Hélouan)

18 juin 2009 16h00, durée 1h30, IFAO

16h00 : Laure Pantalacci (Ifao) : Toponymie locale et régionale dans la documentation de Balat

16h45 : Khaled el-Enany (Ifao / Université Hélouan) : Enquête sur les noms royaux des XXVe-XXXe dynasties

Onomastique (2)
Cédric Gobeil (Ifao), Marie Favereau (Ifao)

14 mai 2009 16h00, durée 1h30, IFAO

16h00 : Cédric Gobeil (Ifao) : Les termes de la joie dans les anthroponymes égyptiens.

16h45 : Marie Favereau (Ifao) : Le problème de l’ethnonyme "tatar " et son emploi dans les sources mameloukes.
Onomastique (1)
Yannis Gourdon (Ifao), Isabelle Marthot (doctorante en papyrologie, EPHE)

30 avril 2009 16h00, durée 1h30, IFAO

16h00 : Yannis Gourdon (Ifao) : Les toponymes et les anthroponymes du IIIe millénaire.

16h45 : Isabelle Marthot (doctorante en papyrologie, EPHE) : La toponymie d’un village de Moyenne-Egypte et de sa campagne au VIe et VIIIe siècle apr. J.-C., le cas d’Aphroditê dans l’Antaiopolite.
L’Agathos Daimôn et son culte dans l’Égypte romaine: ce que révèlent les sources onomastiques
K. Blouin, professeure à l’Université de Toronto Scarborough

14 avril 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Toponymie (3) et (4)
Vincent Razanajao (IFAO), Åke Engsheden (IFAO)

3 juin 2008 16h30, durée 1h45, IFAO

16h30 : Vincent Razanajao (IFAO) : Imet : origine du nom et ses glissements toponymiques.

17h15 : Åke Engsheden (IFAO) : Aux confins de l’étymologie : le nom de Rakotis.

Anthroponymie (2) et (3)
Yannis Gourdon (IFAO), Frédéric Payraudeau (IFAO)

13 mai 2008 16h30, durée 1h45, IFAO

16h30 : Yannis Gourdon (IFAO) : Anthroponymes et piété personnelle au IIIe millénaire.

17h15 : Frédéric Payraudeau (IFAO) : Anthroponymie et histoire sociale à la Troisième période intermédiaire.

Toponymie (2) - Anthroponymie (1)
Vincent Razanajao, Yannis Gourdon

26 février 2008 16h30, durée 1h45, IFAO

16h30 : Vincent Razanajao (IFAO) : Les noms de lieux en Égypte : la toponymie et les spécificités de son application en égyptologie.

17h15 : Yannis Gourdon (IFAO) : Faire revivre les noms de l’Ancien Empire. Essai de méthodologie anthroponymique.

Toponymie (1) : Les pièces du puzzle toponymique dans le gouvernorat de Kafr el-Cheikh
Åke Engsheden

29 janvier 2008 16h30, durée 1h00, IFAO

Si le travail du lexicographe concerne le plus souvent les noms communs, il serait faux de considérer que l’étude des noms propres (l’onomastique) est marginale. Parmi les noms propres, les groupes les plus importants sont les noms de lieux (toponymes) et les noms de personnes (anthroponymes). Des séminaires consacrés aux recherches onomastiques seront désormais organisés à l’IFAO dans l’espoir que cela nourrira des réflexions croisées.

Imet et l’enfant
Vincent RAZANAJAO (Ifao)

10 juin 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

L’objet de cet atelier était de se pencher sur les rapports entre le signe de l’enfant coiffé de la couronne rouge (Gardiner Sign-List A18) et la toponymie liée à Imet (actuelle Tell Farʿoun). Prenant comme point de départ ce que les hiérogrammates des temples tardifs ont eux-mêmes enregistré (Edfou I, 335-336), l’étude s’est proposée de recenser les occurrences, finalement peu nombreuses, du nom Imet écrit avec le signe A18, que ce nom apparaisse isolément ou dans le théonyme « Celle d’Imet » (Jm.yt/Jm.tyt) ou « Dame d’Imet » (Nb.t Jm.t).

L’étude étymologique du nom Imet et une analyse diachronique des fonctions de la déesse locale, ont permis de s’interroger sur l’origine de l’emploi du signe A18 dans les graphies du nom. L’une des pistes qui paraît possible, et qu’il reste à explorer plus avant, est celle du lien qu’entretient la déesse d’Imet avec la notion de répout, lien qui pourrait expliquer l’apparition du signe du personnage assis. La graphie particulière du hiéroglyphe tel qu’il apparaît dans la titulature de Nykanesout (le personnage assis ne porte pas sa main à la bouche ; cf. Vienne ÄS 8806 = CAA 21, 1999, p. 48, 73, 83), invite en effet à l’interpréter non pas comme un enfant couronné mais comme une répout (comparer avec le signe relevé sur un sceau-cylindre thinite, W. Kaiser, MDAIK 39, 1983, p. 277 ; fig. 3.7).

L’étude s’est ensuite intéressée à un vocable jm.tj que de nombreux dictionnaires enregistrent comme un substantif « enfant » (cf. Wb I, 78, 16-17). La reprise du dossier a permis d’établir que si son existence est avérée dans les textes ptolémaïques (voir notamment les textes des processions quadripartites relatives à Imet), le vocable jm.tj qui peut être relevé dans les textes plus anciens du Moyen Empire correspond à un verbe « désigner » et non à un substantif « enfant ».

La structuration du vocabulaire relatif au village
Åke ENGSHEDEN (Ifao)

27 mai 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

L’atelier a été consacré à deux termes concernant l’habitat humain :

1. dmi « quai », « ville, village ». Bien qu’il n’y ait pas raison de mettre en cause son étymologie (< dmi < ?dmr « toucher à; atteindre ») ni l’évolution sémantique de « lieu d’accostage » en « ville », l’analyse des occurrences a permis d’apporter quelques précisions. La difficulté de trancher entre les sens par l’observation du déterminatif est évidente à travers les différentes traductions et les index des Textes des Sarcophages. Le premier exemple relevé où le mot est suivi par le déterminatif de la ville ne date que de la Seconde Période intermédiaire. Les renvois du Wörterbuch pour l’Ancien Empire concernent un nom de lieu. Dans les documents hiératiques du Nouvel Empire on relève souvent une graphie avec une terminaison –t. L’évidence ne paraît pas suffire à poser l’existence d’un dérivé dmi.t. Peut-être est-il significatif que le seul exemple où le mot est accompagné de l’article féminin (Ounamon 2, 75) et la formation dmity.w, qui présuppose une base féminine, concernent l’étranger. L’accord grammatical (génitif indirect, adjectifs) au féminin à la Basse Époque est trop peu étudié pour permettre de tirer des conclusions.

2. qōpro, jepro « village ». Outre une seule occurrence dans une martyrologie ce substantif est attesté uniquement dans la toponymie où il existe aujourd’hui encore sous l’aspect de l’arabe Choubra. L’idée de Kuentz de lier ce terme à kafrō de l’araméen se heurte à des faits de phonologie. Le développement ā > ō ne s’est pas produit que tardivement en araméen. Du reste, la présence d’un omega suggère l’existence d’un mot composé qu’il reste à retrouver (cf. kAp « toit »; qp (dém.) « dito »).

sbȜ « porte »
Françoise LABRIQUE

15 avril 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

Le terme sbȜ, « porte », dans le descriptif d’Amon d’une scène d’offrande de la campagne, sur le montant ouest, face nord du propylône de Montou à Karnak-Nord, désigne en l’occurrence le « passage » entre monde invisible et monde visible. Au plan formel, l’analyse littéraire de ce descriptif et la comparaison avec les textes correspondants sur le montant est symétrique ainsi que sur les deux montants de la face sud du propylône de Khonsou à Karnak permettent de constater que les textes des deux monuments ont été rédigés en contrepoint les uns des autres. Pour finir, l’exposé a abordé la question du rapport entre la notion de porte-passage et une des fonctions du dieu Montou.
L’apport de la documentation d’Égypte à la connaissance du vocabulaire grec technique
Jean-Luc FOURNET (Ephe IVe section)

28 janvier 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

On sait, depuis plus d’un siècle et demi que la papyrologie s’est développée comme une science indépendante, tout le parti qu’on peut tirer de cette abondante documentation (plus de 50 000 documents grecs publiés sans compter les inscriptions). D’ailleurs, les lexicographes l’ont vite compris qui ont fait dans leurs travaux une place de plus en plus grande aux papyrus. Pourtant, encore aujourd’hui, cette langue des papyrus n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur. Elle est taxée de « grec d’Égypte », façon de la mettre à part au nom d’un préjugé fréquent selon lequel l’Égypte est un monde différent dont la documentation livre des informations qui ne sont pas généralisables au reste du monde classique méditerranéen. Ce « grec d’Égypte » n’est pourtant en aucune manière une langue à part et il suivra jusqu’à la fin de l’héllénisme en Égypte (VIIIe s. apr.) les évolutions du grec pratiqué dans le reste du bassin méditerranéen oriental. On y trouve cependant de nombreux mots qui ne se rencontrent pas ailleurs, notamment dans le champ de la langue technique : mots du fonds commun grec attestés seulement par les papyrus; mots ou sens nouveaux propres au grec d’Égypte, explicables par l’égyptien ou, bien plus souvent, par des réalités égyptiennes ou des particularismes régionaux. On illustrera ces nouveautés lexicales, en insistant sur quelques cas nouvellement mis en lumière, propres au grec technique, notamment dans le domaine des noms de métiers ou technonymes.
Poteries, tissage et plantes d’un anachorète du VIIIe siècle : quelques nouveaux termes coptes à élucider
Anne BOUD’HORS (CNRS-Irht)

14 janvier 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

Durant sept années de fouilles sur le site de la tombe thébaine n°29 (1999-2006), l’équipe archéologique dirigée par Roland Tefnin a dégagé plusieurs structures coptes et exhumé près d’un millier d’ostraca coptes. Ces textes représentent en grande majorité la correspondance d’un certain Frangé, ascète de la première moitié du VIIIe siècle, et abondent en notations concernant la vie quotidienne, notamment le tissage, la fabrication des livres, et l’approvisionnement. Les mots nouveaux ou mal connus sont nombreux, qu’ils soient des emprunts au grec ou des mots autochtones. Beaucoup résistent encore à l’interprétation, mais grâce à la confrontation des textes et des données archéologiques, on parvient parfois à préciser le sens d’un terme technique ou à identifier un objet. Au cours de cet atelier, on a examiné quelques exemples de ces recherches en cours.
À propos du sens de qrs « enterrer »
Isabelle Régen

18 décembre 2006 17h00, durée 2h00, IFAO

ATELIER DE LEXICOGRAPHIE ÉGYPTIENNE ANCIENNE 2006-2007 :

lexiques des realia, réalités religieuses

Habituellement traduit par « enterrer », le verbe qrs montre pourtant dans certaines occurrences un sens plus étendu. Après avoir brièvement présenté la famille de termes à radical qrs et évoqué les divers déterminatifs du verbe, neuf extraits de textes sont analysés. Chacun témoigne d’un emploi du verbe qrs pour lequel la traduction « enterrer » ne semble rendre compte que d’une partie de la réalité. Au terme de l’atelier, il est proposé de reconnaître dans le seul mot qrs la désignation d’une multitude d’actions menées sur une période de temps, incluant l’ensemble des pratiques mortuaires depuis le décès de l’Égyptien jusqu’à sa mise au tombeau.
Lexicographie de l’égypto-copte, regards croisés
Séminaire collectif

26 novembre 2006 17h00, durée 2h00, IFAO

ATELIER DE LEXICOGRAPHIE ÉGYPTIENNE ANCIENNE 2006-2007 :

lexiques des realia, réalités religieuses
Le dieu et ses jambes ou deux titres sacerdotaux rares du premier millénaire
Frédéric Payraudeau

5 novembre 2006 17h00, durée 2h00, IFAO

ATELIER DE LEXICOGRAPHIE ÉGYPTIENNE ANCIENNE 2006-2007 :

lexiques des realia, réalités religieuses

Il s’agissait lors de cette séance d’exposer les éléments qui amènent à distinguer le titre écrit à l’aide de l’emblème divin suivi d’une jambe de celui écrit avce le même groupe mais avec deux jambes. Le premier est constitué d‘un terme d’abord lu wʿrtw et qui a été corrigé justement en ȝṯw par Posener. Il appartient en fait à la famille de mot ȝṯ, comme ȝṯit, « la nourrice » ou ȝṯ, « le lit d’accouchement ». Le terme de ȝṯw désigne en fait des formateurs, éducateurs et encadrants civils ou militaires de l’Ancien Empire jusqu’à l’époque gréco-romaine. Le titre sacerdotal dérivé, ȝṯw-nṯr, n‘est lui attesté uniquement entre la 22ème et le début de la 26ème dynasties rattache ses porteurs aux cultes des dieux-enfants Harpocrate et Khonsou.

Le titre écrit avec les deux jambes doit quant à lui être lu rdwy-nṯr comme l‘indique une graphie phonétique sur une statue de l’époque ptolémaïque. Ce titre n‘est attesté que de la 30ème dynastie jusqu‘à la moitié de l‘époque ptolémaïque. Traduit « jambes du dieu », il est sans doute en lien avec le portage de la barque sacrée. Cette impression est confirmée par l‘usage sur les représentations de certains d‘entre eux de l‘étole caractéristiques des porteurs de barque.

Les listes des êtres vivants dans les textes égyptiens et leur vocabulaire
Dimitri Meeks

26 avril 2006 17h00, durée 2h00, IFAO

Conférences

La tunique historiée de Saqqara. Une nouvelle interprétation
Pr. Françoise Labrique (Institut für Afrikanistik und Ägyptologie, Université de Cologne)

12 mars 2014 18h00, durée 1h00, IFAO

En 1922, Cecil M. Firth trouvait à Saqqara, dans un sarcophage près de l’angle NE de la pyramide de Téti, une tunique de lin décorée à l’avant et à l’arrière de deux registres comprenant chacun une scène mythologique. Au Musée du Caire, elle reçut le numéro JE 59117. En 1934, Paul Perdrizet lui consacra une première étude dans les Monuments Piot. À sa demande, J.E. Quibell examina les carnets de Cecil Firth et data ainsi le contexte de la découverte du 2e siècle. La présence du phénix dans le décor a servi d’argument pour dater l’objet plus précisément de l’année 139.

Les scènes superposées sont de style apparemment égyptien. Elles ne sont pourvues d’aucune légende textuelle. Aussi le commentaire repose-t-il sur l’analyse des images. Plusieurs éléments insolites y sont insérés, qui proviennent de la culture hellénique. L‘amalgame des éléments grecs dans le programme décoratif égyptien est réalisé d’une manière inventive et subtile, et conduira à étudier les procédés de l’interpretatio à l’œuvre dans ce document unique et à s’interroger sur la fonction de cette tunique.

Le Sérapéum de Memphis… Et maintenant ?
Pr. Didier Devauchelle (CNRS UMR 8164 HALMA-IPEL / université Lille 3)

26 février 2014 18h00, durée 1h00, IFAO

La fouille du Sérapéum de Memphis a été conduite par Auguste Mariette entre 1850 et 1854. Faute de temps, il ne put mener son projet à terme. Toutefois, la documentation mise au jour s’est avérée essentielle pour la connaissance de l’histoire de l’Égypte ancienne.

En 1985, suite à des fissures apparues dans le plafond et les murs des Grands Souterrains qui abritaient les tombes du taureau sacré depuis la XXVIe dynastie (après l’an 20-21 de Psammétique Ier) jusqu’à l’époque ptolémaïque, le directeur du site de Saqqara, Mohammed Ibrahim Aly, fit faire des relevés architecturaux, puis consolider ces souterrains : à cette occasion, quelque 80 nouvelles stèles furent découvertes. L’année suivante, il décida de dégager l’entrée des Petits Souterrains : d’autres stèles, des chaouabtis et des reliefs remontant à une période comprise entre l’époque ramesside et le début de la XXVIe dynastie apparurent. Les travaux durent rapidement être interrompus en raison des difficultés structurelles et du coût de cette entreprise.

Si une partie du Sérapéum est accessible à la visite depuis 2012, le lieu d’enterrement des Apis de l’époque romaine n’a pas encore été retrouvé et le dégagement des Petits souterrains mérite d’être poursuivi. Une reprise des fouilles permettrait de découvrir de nouveaux témoins de l’histoire de l’Égypte ancienne et, plus particulièrement, d’une époque qui reste mal connue, la Troisième Période intermédiaire.

Avaris and its harbour. Newest results on the work of the Austrian Archeological Institute in Tell el-Dab’a
Dr. Irene Forstner-Müller (Austrian Archeological Institute, Cairo)

12 février 2014 18h00, durée 1h00, IFAO

Avaris, the capital of the Hyksos rulers, was one of the most important cities in Egypt and the Ancient Near East during the 2nd millenium B.C.

Its location on the Pelusiac branch of the Nile (the branch forming the eastern flank and limit of the fertile Delta) gave the town a strategic position that made it a gateway between the Nile valley and the Near East.

It was both a good starting point for expeditions overland via the Sinai and an important harbour town from the Middle Kingdom and the Second Intermediate Period onwards. In the Ramesside period the harbour of Piramesse, the capital of the 19th and 20th dynasties, was in Avaris, which was then the southern part of the town.

In 2013 archaeological excavations were undertaken for the first time within the area of the assumed main harbour of Avaris. The results of this season will be presented in this lecture.

Harun al-Rashid under Occupation. The Khedive, the Opera House and the Comité des Théâtres, 1882-1892
Adam Mestyan (Harvard University)

29 janvier 2014 18h00, durée 1h00, IFAO

partenariat Institut culturel hongrois

This presentation focuses on the origins of cultural politics in modern Egypt. It presents a microhistory of the administration of the Khedivial Opera House during the first decade of the British occupation. Five protagonists are introduced: the Khedive Tevfik, the colonial financial administrators, Ahmet Muhtar Pasha (the Ottoman High Commissioner), the Syrian theatre makers, and the mixed Egyptian patriotic elite. All retained their interests in forming the representation of the Egyptian state in the public sphere. Especially Khedive Tevfik attempted to regain legitimacy by supporting Arabic cultural products, such as selected, dignifying theatre performances in Arabic. As a result, the contested official state culture allowed concealed interactions between the ruler and new middling bourgeois groups.

In connection with this lecture, The Hungarian Cultural Institute will show the documentary film:« The Burning of the Cairo Opera House » by Mr. Kamal Abdalaziz (president of the Egyptian Film Center) on 5th February at 6 pm (Balassi Institute, Downtown, 13 Gawad Hosni, 2nd floor).

Syene – The Development of the Town from the Late Period onwards. Recent Results of the Swiss-Egyptian Joint Mission at Aswan
Wolfgang Müller (Swiss Institute, Cairo)

11 décembre 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Since the year 2000, 81 areas have been excavated by the joint mission of the Swiss Institute for Architectural and Archaeological Research on Ancient Egypt in Cairo and by the Egyptian Ministry of State for Antiquities (Aswan Inspectorate) in the area now covered by „Old Aswan“. Most of these investigations were rescue excavations.

During recent years work in the protected areas was resumed and brought new crucial insights into the history of Syene during the Ptolemaic and Roman Periods. Special focus will be put on the results from Area 2 (in the modern „Birket Damas“ district). Here the emergence of Syene from a garrison town protected by massive walls in the Persian Period to the capital of the First Cataract in the Roman Period and – finally – to one of the most important cities of Early Islamic and Medieval Egypt became especially evident.

The combined results of excavations, observations of modern foundation pits and a geomorphological survey together with historical, geographical and epigraphical data allow a first glimpse at the topographical and historical development of Aswan and its surroundings.

Travaux récents de la mission française du désert Oriental : l’exploitation de l’or en Égypte à l’époque ptolémaïque
Bérangère Redon (CNRS, HiSoMa - UMR 5189, Lyon)

27 novembre 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Depuis janvier 2013, la mission du désert Oriental s’intéresse à l’occupation de ce territoire à l’époque ptolémaïque (-332/1 -30 av. J.-C.), dont l’histoire est alors intimement liée à l’exploitation du minerai d’or.

Abondant dans cette région désertique, l’or est exploité dès les premiers temps de la royauté égyptienne. Mais c’est surtout à l’époque ptolémaïque que les souverains lagides engagent une exploitation systématique et intensive des filons aurifères égyptiens, pour asseoir leur puissance et mener une politique étrangère ambitieuse. Toutefois, si l’or égyptien a toujours suscité l’admiration chez les commentateurs, qu’ils soient anciens ou modernes, l’histoire de son extraction, de sa production et de sa circulation est moins bien connue.

Une première campagne de prospection a été menée sur le district minier de Samut, qui a permis de repérer le filon principal, l’habitat et les installations artisanales associées, et de comprendre l’organisation générale de la zone, autour d’un fortin, Bi’r Samut, et d’un vaste complexe, Samut Nord.

Archéologie égyptienne : Kôm Abou Billou, un nouveau chantier lillois
Sylvain Dhennin (Ifao)

19 novembre 2013 17h30, durée 1h00, lieu: voir le programme

partenariat Université Lille 3

En partenariat avec le laboratoire Halma-Ipel (UMR 8164), l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire, le Conseil Régional du Nord-Pas de Calais, le Palais des Beaux Arts de Lille, la médiathèque Till l’Espiègle de Villeneuve d’Ascq, l’association d’égyptologie Papyrus, et le lycée Louis Loucheur de Roubaix, le Learning Center de Lille 3 s’est investi dans l’organisation d’une exposition, de conférences et d’ateliers du 18 novembre au 18 décembre 2013 (voir le programme: http://inforum.univ-lille3.fr/2013/10/le-mois-de-larcheologie-egyptienne-a-lille-3/]).

Sylvain Dhennin (Ifao) est invité à présenter une conférence sur ses travaux lors de la séance inaugurale, le mardi 19 novembre à 17h30 :

Archéologie égyptienne : Kôm Abou Billou, un nouveau chantier lillois

Lieu: Hall de la Bibliothèque Universitaire Centrale (université Lille 3)

La préhistoire récente dans le Sahara oriental : état des recherches dans l’oasis de Kharga
François Briois (EHESS, UMR TRACES, Toulouse)

13 novembre 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Les recherches menées depuis plus de soixante ans sur les déserts égyptiens ont permis de faire progresser les connaissances sur la période holocène. De nombreux sites très bien conservés émergent des sables et témoignent de l’activité des populations qui occupaient des espaces dont l’environnement a sans cesse été modifié par les variations climatiques. Le programme de prospections et de fouilles conduit depuis quinze ans dans l’oasis de Kharga, apporte un éclairage nouveau sur les groupes humains qui peuplaient cette région entre 7000 et 4000 av. JC.

Il est possible de suivre les traits culturels de ces populations qui, de chasseurs cueilleurs, sont passées à des modes de subsistances basés sur l’élevage et la culture des plantes. Pour autant, les sociétés néolithiques resteront mobiles jusqu’à l’aube des premières cultures pré-pharaoniques où les échanges entre la vallée du Nil et la région des oasis vont s’intensifier.

La Compagnie du Canal de Suez et le Nil dans la seconde moitié du XIXe siècle
Nicolas Michel (Ifao)

30 octobre 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

La Compagnie universelle du Canal maritime de Suez a été souvent accusée de ne servir que les intérêts de ses actionnaires français et britanniques et de tourner le dos à l’Egypte. Du reste, la liaison des deux mers dispensait les marchandises et passagers circulant entre l’Europe et l’Asie de passer par Le Caire et les branches du Nil. Cependant, dès sa conception en 1854 le sort du Canal maritime fut lié à l’aménagement d’un canal d’eau douce qui acheminerait l’eau du Nil jusqu’aux chantiers puis aux villes du Canal. Ce projet s’accompagnait de grandioses ambitions agricoles et commerciales, auxquelles Ferdinand de Lesseps ne renonça pas, durant presque toute la période de sa direction effective de la Compagnie, de 1856 au milieu des années 1880. La liaison du Nil et du Canal soulevait des enjeux brûlants de souveraineté ; elle suscita deux graves crises entre le gouvernement égyptien et la Compagnie, qui fut chaque fois mise en échec. Leur étude permet de mieux comprendre la position difficile de la Compagnie dans le jeu diplomatique qui réunissait l’Égypte, l’Empire ottoman, la France et la Grande-Bretagne.
À la recherche de Itj-Taouy (el-Licht). Du manuscrit à l’image satellitaire
David Lorand (Université libre de Bruxelles (FNRS))

9 octobre 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Sous le règne d’Amenemhat Ier (12e dynastie) une nouvelle « capitale » est créée pour abriter la Résidence royale à Itj-Taouy en lieu et place de Thèbes. Bien qu’elle constitue encore un important lieu du pouvoir durant la 13e dynastie et qu’elle est toujours attestée dans les textes royaux de la 25e dynastie comme entité urbaine, Itj-Taouy est en réalité très mal connue. Une des questions principales à son sujet est précisément sa localisation. Généralement située à proximité du village moderne d’el-Licht, aucune preuve tangible ne vient pour le moment étayer cette hypothèse.

Pourtant, en analysant les informations enregistrées par les différents voyageurs à partir du XIXe siècle, il est possible de progresser sur la question de la localisation de Itj-Taouy. La lecture de leurs comptes-rendus et l’observation minutieuse des cartes de la région qu’ils ont dressées lors de leur passage permettent en effet de réduire le champ des possibles. De même, en recourant aux outils de télédétections modernes, et en particulier aux images satellitaires, diverses précisions peuvent être apportées quant aux emplacements potentiels de la ville antique.

The Emergence of Egyptian State: Kinship and Social Interstices
Marcelo Campagno (University of Buenos Aires)

18 septembre 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

In the mid-fourth millennium BC, crucial changes occurred in the Nile Valley, leading to the formation of a state society, in which a small group imposes its supremacy based on the legitimate monopoly of coercion. This process takes place in a scenario formerly characterized by communities probably organized through the social predominance of kinship ties. Given that the logic of kinship prevents the possibility of strong social differentiation within the society, the advent of the state requires a context that transcends kinship networks.

In this sense, it is interesting to notice that the logic of kinship produces a kind of discrete social groups, in mutual contrast with other groups organized around similar criteria. The coexistence of various kinship networks also implies the existence of interstitial spaces –that is, extra-kinship spaces− between these networks, and these spaces can be propitious realms for the emergence of practices that evade kinship principles. Three kinds of interstitial spaces will be considered: the importance of warfare in Upper Egypt, the role of early urban contexts and the status of Predynastic leaders in the Nile Valley.

Cartographier l’antique : les outils et les ressources numériques pour l’élaboration de la carte archéologique de Thèbes-Ouest (Louqsor)
Alban-Brice Pimpaud (chargé de la carte archéologique de Thèbes-Ouest, pour le compte du Ministère d'État des Antiquités (GIS Center) et Ministère français des Affaires Étrangères et Européennes)

12 juin 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Thèbes-Ouest, en face de la ville moderne de Louqsor, est l’un des sites les plus riches et les plus denses d’Égypte. Cette vaste zone archéologique, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a fait l’objet de nombreux projets de cartographie depuis les débuts de son exploration, et voit sa connaissance s’enrichir continuellement grâce aux travaux des nombreuses missions qui y interviennent chaque année. Pour satisfaire le besoin de synthèse de tant de données hétérogènes, autant par leur format, par leur qualité que par leur niveau de complétude, le Ministère d’État des Antiquités (MSA) et le Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes, en collaboration avec la Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest, ont décidé de mettre en place un projet de cartographie au sein du Geographical Information System Center du MSA. La réalisation de ce projet a bénéficié d’une conjoncture favorable, où la récente démocratisation des outils et ressources de la géomatique s’accompagne de la numérisation croissante de la documentation disponible sur ce site. Faisant appel aux cartes, plans, images satellites, photographies aériennes et modèles topographiques, cette carte archéologique est une invitation à la redécouverte d’un paysage naturel et culturel exceptionnel, et inaugure de nouvelles voies dans son étude et sa compréhension.
L’évolution de la grammaire arabe dans le contexte historique des IIe, IIIe et IVe siècles de l’Hégire. La grammaire des chiffres chez Sībawayh (180/796), al-Mubarrad (285/898) et Ibn al-Sarrāǧ (316/928)
Jean Druel (Institut dominicain d'études orientales)

15 mai 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Le point de départ de cette recherche est le constat que le cadre théorique de la grammaire des chiffres (bāb al-aʿdād), exposé par Sībawayh dans le Kitāb, a complètement disparu dans le grand traité grammatical, le Muqtaḍab, d’al-Mubarrad (285/898), alors que ce deuxième auteur est considéré comme celui qui a « canonisé » le Kitāb de Sībawayh. On ne retrouve pas non plus de trace de la théorie de Sībawayh dans le Kitāb al-uṣūl fī al-naḥw de Ibn al-Sarrāǧ (316/928).

À travers l’étude détaillée du chapitre sur les chiffres dans les trois traités mentionnés, nous découvrons que les cadres théoriques utilisés par les grammairiens pour expliquer les phénomènes grammaticaux sont tributaires du contexte intellectuel dans lequel ils évoluent : codification juridique de l’islam naissant, lutte contre le muʿtazilisme, ou encore introduction de la rationalité grecque.

Notre étude permet aussi de comprendre de manière plus fine la nature et le contenu de ce qui est transmis en grammaire entre ces trois auteurs et pourquoi Sībawayh est considéré comme fondateur de la grammaire arabe, alors même que ses disciples ont largement abandonné ses méthodes grammaticales.

Des fragments aux documents : reconstitution de papyrus
Ruey-Lin Chang (Ifao)

17 avril 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

La majorité des papyrus étant dans un état fragmentaire, le travail du papyrologue consiste, en premier lieu, à tenter de combler les lacunes pour établir un texte intelligible. Cette démarche fait appel à deux méthodes. La première est la comparaison avec des textes analogues qui sont mis en série en fonction de leur contenu : formules employées, informations prosopographiques et toponymiques, etc. La deuxième consiste à regrouper des fragments appartenant à un même document. Tandis que la première méthode est grandement facilitée par des outils électroniques performants, développés récemment, la seconde opération exige un contact direct avec les originaux, permettant au papyrologue d’avoir une perception de l’aspect matériel du document, ce qui l’oriente sur la bonne voie pour le reconstituer.

Dans le cadre de cette conférence, seront présentés quelques exemples de remontage de papyrus grecs qui appartiennent au fonds des Archives scientifiques de l’Ifao, et que l’on se propose de publier, ainsi que le détail d’une méthode qui a permis de ressusciter trois rouleaux fiscaux d’époque romaine à partir de plus de cent cinquante morceaux conservés à Strasbourg.

Aux extrémités de la vie : naître et renaître dans l’Égypte pharaonique
Marie-Lys Arnette (Ifao)

3 avril 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

L’histoire de la naissance ne saurait être cantonnée à celle de la médecine, ni même à celle des femmes : l’acte de mettre au monde révèle au contraire beaucoup du groupe humain dans lequel il se produit. Les acteurs en présence, le niveau de médicalisation de l’événement, mais surtout les rites qui l’accompagnent témoignent de l’accueil d’un nouvel être dans la société, au sens restreint ou élargi, et attestent les croyances entourant le début de la vie.

Des sources aussi nombreuses que variées (papyrus médico-magiques, textes littéraires et religieux, ostraca figurés, charmes et amulettes, etc.), prolixes sur certains points et muettes sur d’autres, permettent de brosser en filigrane le portrait d’une histoire dont il faut savoir, pour reprendre les mots de Jacques Gélis, écouter les silences.

À l’autre extrémité de l’existence, d’autres croyances et d’autres rites accompagnent le passage du mort vers l’au-delà : a priori opposés en tous points à ceux de la naissance, ils s’avèrent bien souvent construits en miroir, reproduisant sans jamais les imiter tout à fait, les gestes qui marquent l’entrée dans la vie. Les grands textes funéraires de l’Égypte ancienne, depuis les Textes des Pyramides jusqu’aux livres funéraires royaux du Nouvel Empire, sont riches d’allusions à cette perception de la mort vue comme une nouvelle naissance ; leur étude démontre que la naissance biologique sert de référent privilégié à la construction de l’image de la mort, auquel viennent s’ajouter nombre d’éléments mythiques témoignant de l’entremêlement des plans terrestre et cosmique.

L’archéologie islamique miroir des mutations de l’Égypte (VIIe - XIe s.) : le témoignage du site de Fustat - Istabl ‘Antar
Roland-Pierre Gayraud (LA3M, CNRS UMR 7298)

20 mars 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

L’Égypte a toujours constitué un ensemble cohérent à défaut d’avoir toujours été homogène. Lorsqu’elle devint une province, parmi les plus importantes, de l’empire musulman, elle va à la fois subir et générer une culture nouvelle qui va la transformer profondément par étapes assez rapides et définitives. Elle va perdre en peu de temps ce qui la rattachait à un ensemble méditerranéen et hellénistique. Elle gardera une partie de cet héritage, tout comme elle avait conservé une part non négligeable de son "égyptianité". À cela se sont agrégés les éléments propres à la culture arabe et ceux d’un Islam naissant. Par delà cette relative proximité, sont venus s’ajouter des traits véritablement orientaux découlant des ses relations, par la Mer Rouge et l’Océan Indien, avec la Chine et l’Extrême Orient.

Ces changements sont suffisamment évidents pour être perçus lors d’investigations archéologiques : arabisation, islamisation et orientalisation. L’archéologie éclaire et identifie ici quelques points qui sont autant de jalons et qui procèdent d’un ample phénomène de mutations.

Les inscriptions rupestres de Hatnoub : résultats préliminaires de la mission 2012
Yannis Gourdon (Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon)

6 mars 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Découvertes en 1891 par Percy E. Newberry et Howard Carter, les carrières d’albâtre égyptien de Hatnoub, situées à environ 18 km au sud-est de Tell el-Amarna, ont rapidement attiré l’attention des égyptologues en raison de la présence d’une cinquantaine d’inscriptions rupestres datant entre l’Ancien Empire et le Moyen Empire. Ces inscriptions, qui comptent plusieurs textes royaux et privés, livrent de nombreuses informations sur l’exploitation de ces carrières.

Aujourd’hui, le site antique de Hatnoub est menacé par la reprise récente de l’extraction de l’albâtre dans ce secteur. Il devient donc urgent de documenter et de sauvegarder ce qui peut l’être. Tel fut l’un des objectifs de la mission épigraphique et topographique (Ifao et University of Liverpool) qui a eu lieu en décembre 2012. Les premiers résultats de cette mission ont d’ores et déjà permis de découvrir un nombre significatif de nouvelles inscriptions qui vont permettre de renouveler notre connaissance du site.

Les pratiques musicales coptes, du XIXe au XXIe siècle. Analyse des modes de transmission
Séverine Gabry-Thienpont (CREM - LESC - UMR 7186)

20 février 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Dès la seconde partie du XIXe siècle, parallèlement aux mouvements réformateurs de la Nahḍa (« Le Renouveau ») qui ont autant touché les musulmans que les chrétiens, des mesures éducatives propres à la communauté copte ont été prises sous l’action du pape Cyrille IV. Si ces réformes ont concerné maints champs du savoir, elles ont surtout eu une incidence notable sur la musique et sur les moyens mis en œuvre pour la transmettre.

Désormais, l’apprentissage de la musique occupe une place singulière dans l’éducation des jeunes coptes, laïcs comme séminaristes, dans la mesure où elle sert à véhiculer un discours sur la communauté et son histoire. Objet de fantasme, considérée comme héritière des chants de l’Égypte ancienne, la musique ecclésiastique est en effet transmise dans un but plus ou moins conscient : celui de conforter l’idée d’une tradition musicale plurimillénaire et immuable.

L’analyse des divers processus engagés depuis le XIXe siècle met ainsi en lumière le rôle décisif des modes de transmission dans la construction de la « tradition » musicale copte.

Le IVe millénaire : deux traditions culturelles et un processus d’acculturation
Béatrix Midant-Reynes (Ifao)

6 février 2013 18h00, durée 1h00, IFAO

Le IVe millénaire dans la vallée du Nil est une période d’accélération culturelle qui va mener, au tout début du IIIe millénaire, à l’émergence de l’Etat. Deux ensembles culturels, distincts essentiellement par leurs traditions funéraires, se font face : la culture dite de Basse-Egypte, au nord, et la culture de Naqada, au sud, issues l’une et l’autre de la mise en place d’un Néolithique tardif dans cette région du nord-est africain.

Au milieu du IVe millénaire, les traits dominants de l’ensemble de Basse-Egypte s’effacent, remplacés par ceux issus de la culture naqadienne. Ce processus d’acculturation aboutira à une unification culturelle, prélude d’une unification politique.

Ces problématiques rejoignent celles de trois programmes scientifiques de l’Ifao Cultures matérielles de la fin du Néolithique à la fin du Prédynastique, Tell el-Iswid et le début de l’architecture de briques et L’unification culturelle au IVe millénaire, un processus d’acculturation.
Recent excavations in the south-western part of the Governor’s Palace complex in Ayn Asil/Balat, Dakhla Oasis
Clara Jeuthe (Ifao)

12 décembre 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Since 1977, the IFAO has been working in the necropolis and the occupation site in Balat, dating mainly from the late Old Kingdom till the early Middle Kingdom (2350 – 2000 BC). One of the most prominent features is the so called Governor’s Palace, which was founded during the reign of Pepi II.

During the last years, the recent excavations in its south-western part provide us not only with an insight into the stratigraphical development during the main occupation phases, but also in the changes and modifications in layout and function of different areas inside the main complex. Still, these first results of the ongoing excavations are raising questions for our understanding of a provincial palace, its organisation and their appearance in our archaeological data. Giving an overview of the current state of research in Ayn Asil, this lecture will focus mainly on the last occupation phase of the complex during the 11th/12th dynasty.

The Forbidden Passion: Love and Death in Medieval Arabic Literary Prose
Monica Balda (Ifao)

5 décembre 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

In Medieval Arabic literature, passionate chaste love (al-ḥubb al-‘udhrî) becomes a very common topic in prose since the 2nd/8th century when authors started to write books dealing exclusively with this topic. None of these love treatises has ever been censured before Mughultây’s (d. 762/1361) al-Wâdih al-mubîn fî dhikr man ustushhida min al-muhibbîn (The Clear and Eloquent in Speaking of Those Lovers Who became Martyrs) which was forbidden in Mameluk Cairo and burnt on the market place. Exploring Mughultây’s theory of profane love and comparing the content of the Wâdih with others love treatises, this paper tries to understand the reason for its interdiction.
Abou Rawach, Ire dynastie. Découverte de la plus ancienne barque funéraire égyptienne
Yann Tristant (Macquarie University, Sydney)

21 novembre 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Située à seulement quelques kilomètres au nord du plateau de Giza, la localité d’Abou Rawach est bien connue pour abriter la pyramide de Rêdjedef, fils de Chéops. On oublie trop souvent que ce souverain de la IVe dynastie a choisi, pour l’emplacement de sa demeure d’éternité, un lieu d’exception puisqu’il était occupé depuis plusieurs générations. En effet, les travaux menés en 1913-1914, par Pierre Montet sur le cimetière M d’Abou Rawach, ont montré que la localité, qui domine par sa hauteur la vallée du Nil, abritait déjà à l’époque du roi Den (v. 2950 BC), un ensemble de grands mastabas dont l’architecture et le mobilier illustrent le rang et la splendeur de leurs occupants.

Depuis 2008, ce cimetière aristocratique de la Ire dynastie, longtemps négligé, bénéficie d’un nouveau programme archéologique. Le nettoyage des tombeaux et l’étude du matériel laissé sur place au début du XXe siècle ont déjà permis de compléter l’image du cimetière et de définir sa place au cœur de la capitale d’une Égypte en plein développement.

La mise au jour pendant l’été 2012 d’une barque funéraire en bois, la plus ancienne connue à ce jour, confirme, s’il le faut encore, tout l’intérêt de reprendre les fouilles avec des techniques résolument modernes. La découverte de ce bateau, non seulement bien préservé, mais aussi bien daté, offre avant tout l’opportunité d’étudier en détail l’un des rares exemples d’embarcation funéraire découverts en Égypte.

Terres cuites de musiciens de l’Égypte ptolémaïque et romaine. Méthodologie et problématiques
Christophe Vendries (université Rennes II, LAHM, UMR 6566)

14 novembre 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Harpistes, aulètes, nains danseurs, femmes au tambourin : les figurines moulées, fabriquées massivement entre le IIIe s. av. J.-C. et le IVe s. ap. J.-C. à Alexandrie et dans la chôra, invitent à porter un regard original sur la vie musicale dans l’Égypte hellénistique et romaine. Cette étude permet de mesurer la part des héritages pharaoniques et le poids de la tradition gréco-romaine dans le répertoire, épousant ainsi la problématique des imprégnations culturelles chère aux spécialistes de l’Égypte tardive.

Au-delà des problèmes de chronologie et de typologie, il importe de comprendre la place de ces musiciens à l’intérieur d’un corpus plus vaste qui est apparenté à la religion et aux fêtes. Soumises aux méthodes critiques de l’iconographie, remises en série, confrontées aux autres sources, c’est à ce prix seulement que l’on peut espérer rendre tout leur sens à ces terres cuites de musiciens.

Un labyrinthe thébain : la tombe du prêtre Padiaménopé (TT 33)
Isabelle Régen (université Montpellier III – Paul Valéry)

24 octobre 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Située sur la rive ouest de Louqsor, dans la nécropole de l’Assassif, la tombe n° 33 est l’un des plus vastes tombeaux de Thèbes. Elle comprend vingt-deux salles souterraines réparties sur quatre niveaux différents.

Véritable tombe-labyrinthe, la sépulture du prêtre-ritualiste en chef Padiaménopé (Pétaménophis) est placée au coeur d’une enceinte d’une superficie d’environ 9900 m2. Les parois préservent, sur plus de 2620 m2, une anthologie de la littérature funéraire égyptienne (Textes des Pyramides, Textes des Sarcophages, Livre des Morts, Ouverture de la Bouche, Livres du Monde Inférieur, textes astronomiques...). Ces textes, offrant souvent des versions nouvelles et améliorées, constituent pour la plupart la dernière notation connue de ces compositions.

Si les parois de la tombe sont couvertes d’inscriptions, on dispose paradoxalement de très peu d’informations sur son propriétaire, le prêtre et savant Padiaménopé, qui vécut au 7e s. av. J.-Chr. (fin XXVe- début XXVIe dynastie).

Découvertes récentes de la Mission archéologique française à Saqqâra
Philippe Collombert (Université de Genève)

10 octobre 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Depuis bientôt 50 ans, la Mission archéologique française de Saqqara fouille de manière systématique la nécropole royale du roi Pépi Ier (vers 2300 av. J.-C.). Après le dégagement du complexe funéraire royal dans les années 1970, le travail s’est porté sur la nécropole qui l’entoure, amenant la découverte de huit pyramides de reines, pour la plupart inconnues jusque là, et de celle d’un particulier.

Philippe Collombert présentera principalement les travaux les plus récents de la mission, notamment la découverte du complexe funéraire de la reine Béhenou, 11e pyramide à porter les fameux Textes des Pyramides.

Avaris, Capital of the Hyksos : Recent work of the Austrian Archaeological Institute in Tell el-Dab’a
Dr Irene Forstner-Müller (Austrian Archaeological Institute, Cairo)

30 mai 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

The ancient city of Avaris, modern el-Dab’a/Qantir in the Egyptian Eastern Delta, covers an area of more than 250 ha. The town was one of the major urban sites in Egypt with a population size of ap. 28,800 to 34,600 people.

The Austrian Archaeological Institute has been working at this site for more than 40 years. In recent years the research focus has been to understand the layout of the town and how the town was organised and functioned.

This paper will focus on area R/III in the northern part of Avaris. There salvage excavations were undertaken in 2010 and 2011 in response to the ongoing destruction of archaeological remains by modern agricultural activity. A town quarter of the later Second Intermediate Period was excavated with buildings, courtyards and granaries divided by streets. Some of the buildings must originally have had an upper storey. One of the most striking finds was a fayence vessel in the shape of a hippopotamus which served as a libation vessel. The large number of sealing impressions hint at an administrative function for this part of the town.

The tomb-temples of the High Priests of Amun Ramsesnakht and Amenhotep in Dra’ Abu el-Naga (Western Thebes)
Dr. Ute Rummel (DAIK, Director of the excavation project in complex K93.11/K93.12)

2 mai 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

In the framework of the DAI Cairo’s long-term project at Dra’ Abu el-Naga the extraordinary double tomb complex K93.11/K93.12 has been archaeologically investigated. Originally cut in the early New Kingdom both rock tombs were re-used in the 20th dynasty by the High Priest of Amun Ramsesnakht and his son and successor Amenhotep. By installing elements of temple architecture into the forecourts, the High Priests re-modeled the two tombs into monumental tomb-temples which form outstanding examples of their kind. Regarding their distinct architecture and elaborate temple character they constitute the missing link between the typical Ramesside tomb-temple and the monumental Late Period tomb complexes in the Asasif. The recent discovery of a processional causeway linking the tomb complex to the main processional axis of the West Bank sheds new light on its incorporation into the “Beautiful Feast of the Valley”. The paper will introduce the latest archaeological results from K93.12, the complex of Amenhotep (being the latest known New Kingdom elite burial in Thebes), and present some considerations on the tombs’ contextualization in the Theban ritual landscape.
Manuscrits, bibliothèques et œuvres monastiques coptes: le cas du tome 8 des Canons de Chénouté
Anne Boud’hors (Cnrs, UPR 841)

11 avril 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Chénouté, supérieur du monastère Blanc, à Sohag (Haute-Égypte), de la fin du IVe à la moitié du Ve siècle, est une figure majeure et le principal auteur du christianisme copte.

Des chercheurs coptisants ont lancé un projet international d’édition critique des oeuvres de cet auteur: « Editing Shenoute ». La publication du manuscrit présenté dans le cadre de cette conférence (description, édition, traduction) est le premier résultat de cette entreprise. Il contient le huitième tome des Canons monastiques de Chénouté

Ce manuscrit, qui transmet un ensemble d’écrits de Chénouté, permet d’appréhender l’histoire de son œuvre et illustre l’intérêt de la bibliothèque du monastère Blanc en tant que conservatoire d’un patrimoine littéraire copte. Il livre aussi un aspect de la rhétorique à l’œuvre dans le Canon 8, à savoir l’utilisation des textes bibliques, et notamment l’exégèse d’un long passage du Lévitique (chap. 13 et 14).
Les productions céramiques des habitats de la fin de l’Ancien Empire au début du Moyen Empire (2200–2000 av. J.-C.) : une période de transition
Valérie Le Provost (Ifao)

4 avril 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

On sait que la Première Période Intermédiaire en Égypte est marquée par une forte rupture politique qui a eu des répercussions importantes sur la société. La production céramique reflète ces mutations. L’étude montre que le répertoire des formes s’enrichit et se régionalise du fait de l’affaiblissement du pouvoir central. D’autre part, le nombre des productions non locales découvertes sur les sites augmente, ce qui signifie que les échanges s’intensifient. Enfin, les techniques se modifient suite à l’utilisation systématique d’un nouveau type de tour de potier. Ainsi, la production céramique constitue un véritable marqueur des transformations qui touchent la société égyptienne de la fin du IIIe millénaire ; son étude tente d’en préciser la portée réelle.
Quel est l’univers végétal des populations passées? L’apport de l’archéobotanique à la compréhension des sociétés du sud du Proche-Orient aux périodes antique et tardo-antique.
Dr. Charlène Bouchaud (Univ. Paris 1, UMR 7041 – ArScAn)

7 mars 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

L’archéobotanique est une science archéologique qui s’appuie sur l’étude des vestiges de plantes. Cette discipline contribue à améliorer notre connaissance du passé en développant un aspect précis : les relations entre l’homme et le monde végétal. Cette discipline, dont les balbutiements remontent au XIXe siècle, est le produit d’une rencontre entre deux « géants » scientifiques, les sciences humaines d’un côté, les sciences de la vie de l’autre. Les perspectives de recherche développées en son sein soulignent son statut hybride et s’orientent selon deux problématiques : la définition de l’économie végétale (acquisition et utilisation des végétaux) des sociétés passées et la reconstitution des paysages végétaux dans lesquels évoluent ces sociétés.

Longtemps centrées sur les périodes néolithiques et les débuts de l’agriculture, les recherches archéobotaniques font désormais partie des programmes de recherche des périodes historiques, offrant une vision complémentaire à celle qui est apportée par les sources textuelles. Plusieurs exemples émanant de la sphère proche-orientale (Syrie du Sud, Jordanie et nord-ouest de l’Arabie Saoudite) seront évoqués, illustrant ainsi de récentes découvertes concernant les formes d’agriculture à l’époque nabatéenne (IVe s. av. J.-C. – début du IIe s. ap. J.-C.), l’utilisation des plantes en domaine funéraire, ou bien encore la gestion du combustible dans plusieurs bains tardo-antiques.

Les ostraca documentaires en hiératique de Deir el-Médineh. Leur apport à la connaissance de l’Égypte ancienne
Pierre Grandet, Institut Khéops, Musée du Louvre

29 février 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

Le village de Deir el-Médineh, établi par les pharaons du Nouvel Empire pour héberger les artisans responsables de l’excavation et du décor des tombes royales et princières de la Vallée des Rois et de la Vallée des Reines, a produit, sous forme de tessons de poterie ou d’éclats de calcaire inscrits, des dizaines de milliers d’ostraca, figurés, littéraires, et documentaires. Sur les quelques vingt mille conservés à l’IFAO, un tiers environ appartient à cette dernière catégorie.

Malgré leur caractère hétéroclite et incomplet, dû au fait qu’ils représentent pour la plupart les brouillons de documents plus élaborés qui, eux, ont disparu, ces ostraca constituent un ensemble documentaire exceptionnel: les archives d’une communauté humaine dont l’existence est attestée pendant environ cinq siècles. S’ils représentent ainsi une source privilégiée pour l’histoire sociale de l’Égypte ancienne, dont ils éclairent, même partiellement, à peu près tous les aspects (institutions, rites, coutumes, régime alimentaire, relations interpersonnelles), leur apport à l’histoire politique du pays est loin d’être négligeable : certains d’entre eux sont par exemple les seuls documents à nous avoir conservé les dates précises de certains changements de règne.
La physique arabe médiévale: une étape de l’histoire des sciences.
Sylvie Nony, chercheuse associée au laboratoire SPHERE. Discutante, Pauline Koetschet, Ifao.

15 février 2012 18h00, durée 1h00, IFAO

L’histoire de la physique médiévale est peu connue. En Occident la philosophie naturelle du Moyen-Âge semble cantonnée, jusqu’au XVIe siècle, au programme que lui a assigné Aristote. Dans le monde arabo-musulman, à l’époque abbasside, l’école de Bagdad considérait, elle aussi, le monde clos, refusait l’infini et la possibilité du vide, maintenait le dualisme du monde.

Mais, ce Système du Monde péripatéticien a subi des assauts notables, dès le XIIe siècle. L’analyse de la Physique et du Traité du Ciel d’Abū l-Barakāt al-Baghdādī révèle, dans tous ces domaines des réponses audacieuses, bien avant la révolution scientifique galiléenne.

Leur mise en évidence donne à relire l’histoire de la discipline qui néglige cet apport, et peut-être ses méthodes trop souvent guidées par la « recherche des précurseurs ». C’est ce que nous essayerons de montrer, à travers la présentation de quelques unes des avancées de cet auteur.

Dictionnaire contextuel des verbes de l’égyptien. Parler du Caire
Claude Audebert, professeur émérite, université de Provence. Responsable informatique : Christian Gaubert. Collaborateurs: Samia Abousteit, Salwa Fouad, Ahmad Ismail, Hoda Khouzam.

1 février 2012 18h00, durée 1h30, IFAO

La conception de ce Dictionnaire contextuel des verbes du dialecte égyptien, mis en chantier il y a trois ans, a été inspirée par l’enseignement de ce dialecte. Les recherches liées à cet enseignement ont présidé à son organisation; c’est donc un produit didactique.

Il sera disponible sur Internet grâce à Christian Gaubert, responsable informatique. D’ores et déjà la lettre hamza est en ligne, les lettres et le seront prochainement. Il permet donc de multiples interrogations : par racine et par sens (arabe-français et français-arabe), mais aussi, par les formes dérivées du verbe (par exemple, on peut afficher toutes les Xe formes), par les formes linguistiques (maṣdar, adjectifs, participes…).

Il apporte aussi maintes informations sur le lexique: synonymes, antonymes, sens parallèles.

Il s’agit d’un dictionnaire en contexte. En effet, de très nombreux exemples en langue dialectale, traduits en français (près de 500 pour la lettre hamza) en font un Trésor de la langue (proverbes, expressions…). Ces exemples ont été fournis par une équipe de locuteurs natifs.

Dans la mesure où il est «contextualisé», et parce que l’interrogation peut partir du français, il est aussi un outil irremplaçable pour les traducteurs. Par exemple, l’interrogation sur le mot «prendre» donne, au stade d’avancement actuel de ce dictionnaire, dix racines correspondant à dix acceptions différentes.

Cette conférence sera l’occasion d’une présentation pratique: interrogations en ligne, exercices divers (et ludiques!).

Le dictionnaire est disponible à l’adresse : http://www.ifao.egnet.net/bases/verbeseg
La XXVIe dynastie à Karnak : Des chapelles de la « voie de Ptah » aux édifices disparus de Naga Malgata
Laurent Coulon (CNRS, HiSoMA, université Lyon 2))

23 novembre 2011 18h00, durée 1h00, IFAO

Les édifices datables de la XXVIe dynastie à Karnak se situent en majorité dans le secteur septentrional du temple d’Amon et dans le domaine de Karnak-nord. Les vestiges les mieux conservés sont ceux des chapelles osiriennes situées le long de la « voie de Ptah » et datables du pontificat d’Ankhnesneferibrê sous les règnes d’Amasis et de Psammétique III. Les fouilles menées depuis 2000 sous l’égide de l’IFAO et du CFEETK ont permis d’en éclairer le fonctionnement et la théologie, révélant qu’y étaient transposés les cultes et processions d’Abydos. Mais le fait que le secteur nord du temple a été privilégié pour l’implantation de ces chapelles ne peut être expliqué qu’en prenant en compte l’existence, au nord-ouest du temple d’Amon, de constructions contemporaines, autrefois de grande ampleur mais désormais presque entièrement disparues sous le village moderne de Naga Malgata. Grâce aux photographies et relevés de M. Pillet, chef des travaux de Karnak dans les années 1920, et à différents autres documents d’archives, il est possible de reconstituer partiellement le plan des édifices de ce secteur et d’en déterminer le rôle central dans le fonctionnement de l’institution et des cultes dirigés par les Divines Adoratrices saïtes jusqu’à la conquête perse de 525 av. J.-C.
Que le bon philosophe est aussi médecin. Médecine et philosophie chez al-Râzî
Pauline Koetschet (Ifao)

16 novembre 2011 18h00, durée 1h00, IFAO

Les médecins arabes de l’époque abbasside (VIIIe-XIIIe siècle) sont les héritiers directs des Grecs de l’Antiquité. Parmi eux, al-Rāzī (m. 925) occupe une place particulière: considéré par les historiens comme le plus grand clinicien du Moyen-Âge, il fut aussi l’un des premiers philosophes de la période classique, comme l’attestent les fragments édités au Caire à la fin des années 1930’ par P. Kraus. En instaurant un dialogue étroit entre ces deux parties de son œuvre, nous verrons comment ses positions philosophiques influencèrent sa méthodologie médicale, et inversement.

L’œuvre d’al-Rāzī nous montre que la question médicale des "maladies de l’âme" ne peut être abordée séparément du problème philosophique des relations entre l’âme et le corps d’une part, et des représentations du corps d’autre part. Cette approche globale sera développée dans la partie "Représentations de la santé, de la maladie et de la thérapeutique" du programme de recherche "Le corps meurtri dans le Proche-Orient médiéval", qui doit être mené à l’IFAO de 2012 à 2016. Nous voudrions faire une place particulière dans ce programme aux médecins d’Égypte, tels que Ibn Riḍwān (m. 1068) ou Ibn Ǧumayʿ (m. 1198), dont nombre de manuscrits conservés aux archives nationales égyptiennes restent à étudier.
La base de données relationnelle AGÉA — Anthroponymes et Généalogies de l’Égypte Ancienne.
Yannis Gourdon (Ifao)

26 octobre 2011 18h00, durée 1h00, IFAO

Depuis les années 1930, notre compréhension des noms de personnes pharaoniques repose essentiellement sur l’imposant ouvrage de H. Ranke, Die ägyptischen Personennamen (PN). Toutefois, tributaire des connaissances philologiques de son époque, le PN nécessite une refonte complète qui tienne compte des dernières avancées en la matière. Une telle révision permet ainsi de mieux saisir la signification des noms et par là même de mieux interpréter les énoncés qu’ils contiennent, et ce dans le cadre d’une réflexion sur les mentalités et sur les pratiques sociales et religieuses égyptiennes.

C’est de ce constat qu’est née, en 2008, la base de données évolutive AGÉA (Anthroponymes et Généalogies de l’Égypte Ancienne). Ce projet, qui sera accessible en ligne le 26 octobre prochain, sur le site Internet de l’Ifao, vise, à terme, la création d’un répertoire hiéroglyphique systématique des noms de personnes attestés depuis les premières dynasties jusqu’à l’époque gréco-romaine incluse.

Une histoire de l’Égypte tardive : le témoignage des monnaies
Thomas Faucher (Ifao)

19 octobre 2011 18h00, durée 1h00, IFAO

Apparue tardivement en Égypte, il faut attendre le IVe siècle avant notre ère pour voir les premières monnaies circuler à l’intérieur du pays. Servant à tous, du monarque aux plus pauvres, la monnaie donne à l’historien divers angles d’approche : social, économique et culturel.

En or, en argent ou en bronze, le numéraire voyage et apporte des informations sur les populations l’utilisant, qu’elles soient égyptiennes, grecques ou romaines. A côté des aspects techniques de sa production, qui nous renseignent sur l’extraction du minerai et l’artisanat du métal, les textes nous éclairent sur son emploi notamment à travers le paiement des taxes. Les dizaines de milliers d’exemplaires conservés dans les musées ou mises au jour sur les chantiers de fouilles offrent ainsi une chance unique de comprendre la diffusion de la culture gréco-romaine. En somme, ces monnaies nous racontent une histoire de l’Égypte tardive.
Un Livre des morts original conservé au Museo Gregoriano Egizio du Vatican
Florence Albert

3 juillet 2011 17h00, durée 1h00, IFAO

Le papyrus Vatican 38603 est un Livre des morts hiératique ayant appartenu à la musicienne d’Amon-Rê Aset-Ouret, fille de Qiqi. Il est datable de la fin de la période dynastique ou du début de l’époque ptolémaïque et provient très vraisemblablement de Thèbes. Son organisation et la sélection des textes qui le composent permettent de le replacer dans une catégorie particulière de documents funéraires et de cerner le contexte de son élaboration.
Tell Timai. Promise of the Past, Path for the Future
Jay Silverstein (Hawai'i). Discutant : B. Redon (Ifao)

26 juin 2011 17h00, durée 1h00, IFAO

partenariat Université d’Hawaï

More than 100 years ago a flurry of archaeological activity at Tell Timai, the ancient city of Thmouis, showed it to be one of the most promising and best preserved Graeco-Roman settlements in Egypt. Within a few decades archaeologists moved on to more monumental sites leaving Thmouis to the ravishes of systematic sacking by sebbakhin. Archaeologically, aside from a brief investigation in the 1960s by the New York University, Tell Timai lay neglected. Recently, as the neighboring towns began to encroach on the site Dr. Redford asked Robert Littman and Jay Silverstein to intervene and see if a new investigation could be started to save the site from imminent destruction.

Since 2007 the Tell Timai Project has been gathering momentum, supplementing the MSA salvage efforts and beginning a series of surveys and excavations collecting new data about the chronology, history, and lives of Thmouis. The twin cities of Thmouis and Mendes define an archaeological zone of exceptional importance to Egyptian and World patrimony. A keystone of the Tell Timai Project is to integrate the Mendes-Thmouis archaeological area into the larger strategic plan for conservation and development of tourism in the Nile Delta.
Reconstruire la maison du sultan. Ruine et recomposition de l’ordre urbain au Caire (1350-1450)
Julien Loiseau (université de Montpelier 3)

5 juin 2011 17h00, durée 1h30, IFAO

La ruine d’une ville est pour ses témoins le moment tragique où le passé devient méconnaissable, où les vestiges de l’histoire ne sont plus que des traces incompréhensibles. La ruine qui accabla Le Caire au début du XVe siècle, au paroxysme d’une crise amorcée un demi-siècle plus tôt, menaçait d’engloutir dans l’oubli l’histoire incomparablement riche de la ville. On sait que ces circonstances tragiques entrèrent pour beaucoup dans l’œuvre de mémoire entreprise alors par les historiens égyptiens, au premier rang desquels al-Maqrizi (1364-1442).

Mais la ruine n’est pas qu’une question de mémoire et d’oubli. Avec l’abandon d’édifices et de quartiers entiers, elle provoqua au Caire une puissante transformation, une véritable mue de la ville, dont le développement allait emprunter de nouvelles directions. La ruine est aussi un temps d’opportunités, et la reconstruction du Caire dans la première moitié du XVe siècle profita d’abord aux projets du souverain et des grands serviteurs de sa maison.

Ainsi à travers l’histoire de la ville, de la ruine à la reconstruction, se dessine un histoire du pouvoir, de ses échecs et de ses réussites. Réciproquement, l’histoire de la ville ne dit pas seulement la continuité des lieux au fil des siècles: elle raconte aussi à sa manière les événements heurtés de la vie politique.

Egyptian Border-Posts (khetem) during the New Kingdom: Location, Function, Administration
Cl. Somaglino

5 mai 2011 19h00, durée 1h00, AUC

partenariat AUC

During the New Kingdom, border-posts (khetem in Egyptian), punctuated the Egyptian borders. The best known of them are Tjaru, Wadj-wr, Tjeku and Senmut. These regional centers, each with its own administration headed by an "overseer of the khetem", had both security, economic and symbolic functions. The study of the location and functions of these khetem allows for a better understanding of the nature, organisation and perception of the Egyptian border areas during the New Kingdom.
Archives from the Ancient City of Balat/Ayn Asil, Dakhla Oasis: Recent Results and Ongoing Research
L. Pantalacci

2 mai 2011 18h00, durée 2h00, CSA

partenariat SCA

After 35 years of excavations by IFAO teams, the ancient city of Balat-Ayn Asil, established towards the end of the 5th dynasty, has revealed a huge stretch of urban buildings, among which the governors’ palaces are the most conspicuous. The northern palace, excavated at the end of the 70ies, was only investigated on a very limited scale, but though yielded an abundant epigraphic material. At some point in the early FIP, the long-used southern palace, under excavation since 1985, was drastically destroyed by fire, a circumstance which preserved a large part of its material in situ.

The paper will focus mainly on the study of these two palace archives from the late OK and FIP, consisting of clay ceilings and documents written on clay tablets. These collections have much to say about the life and society in the city and, on a wider scale, of the Dakhla oasis, at the end of the 3rd millennium
Aux portes occidentales de l’Égypte : Taposiris Magna et Plinthine (IVe s. av. J.-C.- VIIe s. apr. J.-C.)
M.-Fr. Boussac (avec B. Redon, S. Dhennin, Th. Fournet)

17 avril 2011 17h00, durée 1h00, IFAO

Situées à 45km à l’ouest d’Alexandrie, Taposiris Magna et Plinthine sont implantées sur la rive nord du lac Maréotis. Leur abandon sans réoccupation, au début de l’époque impériale (Plinthine) ou à la fin de l’Antiquité (Taposiris), a assuré la remarquable préservation de leurs vestiges (port, nécropole, habitat, quartier artisanal, bâtiments publics, temple).

Depuis 1998, la Mission Française des Fouilles de Taposiris Magna dirigée par Marie-Françoise Boussac a repris l’étude de ces deux sites et de leur environnement, sous l’égide du Ministère des Affaires Étrangères, avec la collaboration du CSA et le soutien de l’Ifao.

Les travaux menés jusqu’à présent ont mis en lumière l’importance des changements environnementaux dans cette zone. De plus, les sondages menés dans la zone portuaire et sur la ville haute de Taposiris, associés à une prospection géophysique et topographique et à l’exploration systématique de la nécropole de Plinthine, ont permis de proposer un schéma d’ensemble de l’évolution de ces deux villes grecques. De nouvelles hypothèses sur les raisons et le contexte de leur formation ont pu être formulées et l’ampleur des aménagements liés à la création, à l’époque impériale, d’un port fermé a été l’un de nos résultats les plus marquants. Nos travaux ont également mis en lumière la richesse et l’intensité des rencontres culturelles qui se sont déroulées dans l’arrière-pays alexandrin à l’époque hellénistique dans le domaine balnéaire, cultuel et funéraire.

Les objectifs sont désormais d’insérer ces résultats à une échelle chronologique et géographique plus vaste dans la région du Mariout.
La question de l’approvisionnement en eau des villes de l’Égypte ancienne
Delphine Driaux

5 janvier 2011 18h00, durée 1h00, IFAO

En Égypte, comme en d’autres lieux, l’approvisionnement en eau des agglomérations et de leurs populations est un problème récurrent durant l’Antiquité. Si le Nil apparaît être le moyen le plus simple pour se procurer de l’eau, sa proximité ne semble pas empêcher l’aménagement d’installations d’adduction. L’étude des données archéologiques, confrontées aux sources épigraphiques, révèle ainsi que le mode d’approvisionnement en eau des villes égyptiennes s’insère dans un projet urbanistique raisonné.
La statuaire royale de Sésostris Ier. Nouvelles problématiques, nouvelles avancées.
David Lorand (Ifao)

8 décembre 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Malgré l’existence de quelques pièces emblématiques, comme les dix statues assises en calcaire trouvées à Licht, la statuaire royale de Sésostris Ier demeure mal connue. Avant tout considérée comme un jalon de l’Histoire de l’Art , sa spécificité contextuelle – architecturale ou historique -, n’a jamais été prise en compte. Cette communication propose d’étudier le rôle et le fonctionnement de la statuaire de ce pharaon.
Les icônes ottomanes du Vieux-Caire – l’art d’Ibrahim al-Nasikh et de Yuhanna al-Armani
Julien Auber (EPHE)

1 décembre 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Dans un contexte économique favorable à l’Égypte à la fin du XVIIe siècle, également marqué par l’affaiblissement du pouvoir de la Sublime Porte, la communauté copte du Caire effectue de profonds remaniements dans ses églises. Parmi les artistes et artisans qui s’illustrent en cette période, les peintres d’icônes, respectivement Égyptien et Arménien, Ibrahim al-Nasikh et Yuhanna al-Armani al-Qudsi furent parmi les plus prolifiques. Leurs œuvres, pour la plupart toujours conservées in situ, révèlent parfaitement les ascendants levantins, arméniens et occidentaux qui font l’originalité de ce nouveau type artistique.
Frontières et zones de marge durant le Nouvel Empire : gestion et perception d’espaces singuliers
Claire Somaglino (Ifao)

10 novembre 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Les zones frontalières constituent des espaces de transition et d’échange, mais aussi de danger potentiel. Très tôt, elles ont fait l’objet d’un traitement spécifique par le pouvoir central égyptien et occupent une place à part dans les imaginaires, comme le révèlent études de toponymie, de lexicographie ou encore de prosopographie. L’apparition des postes-frontières-khetem au Nouvel Empire marque une réorganisation militaire, mais aussi administrative et économique de ces régions aux marges du territoire égyptien.
Occupation du territoire dans le Delta occidental, l’exemple de Kôm Abou Billou
Sylvain Dhennin (Ifao)

20 octobre 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Kôm Abou Billou est surtout célèbre pour les centaines de stèles funéraires romaines que sa nécropole a livré. En dehors de celles-ci, l’histoire du site est très mal connue, mais peut être restituée à partir de la documentation issues des fouilles anciennes. Du sanctuaire pharaonique d’Hathor maîtresse de Mefkat aux ateliers de production d’amphores byzantines, plus de dix siècles d’occupation continue ont fait de ce lieu l’un des plus importants du Delta occidental.
Isis on the Nile. Egyptian gods in Hellenistic and Roman Egypt
Dr. Miguel John Versluys, Leiden University

14 juin 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Against the background of questions on cultural identity, style and memory, this lecture will present the results of a recent conference, held in Liège in 2008, on the development of the cults of Isis in Hellenistic and Roman Egypt. How to understand "L’Égypte en Égypte?"
Les nécropoles de Tabbet al-Guech (Saqqâra-sud)
Vassil Dobrev

11 mai 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Des sondages en octobre 2000, puis des fouilles à partir de septembre 2001, ont révélé sur un plateau de 15 ha, situé à quelque 800 m au sud de la Pyramide à degrés de Saqqâra, une nécropole de la Basse Époque et une autre de la fin de l’Ancien Empire (VIe dynastie). L’architecture funéraire est tout à fait originale : des rangées de petits mastabas en brique crue pour l’époque tardive et des grands complexes funéraires de particuliers appelés « maisons d’éternité » à l’Ancien Empire. La présence sur le plateau d’une troisième nécropole, cette fois-ci bien plus archaïque, n’est pas à exclure, compte tenu des certains indices indirects.
Workshop Complex in the Palace of Ayn Asil
Clara Jeuthe, Université de Bonn

27 avril 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Clara Jeuthe présentera le matériel lithique découvert à Ayn Asil dans un atelier de production et de réparation de lames de silex qui date de la Première Période Intermédiaire.
La collection égyptologique de Turin : état de la question
Matilde Borla, conservateur de la surintendance aux antiquités du Piémont et du musée des antiquités égyptiennes

20 avril 2010 16h00, durée 1h00, IFAO

La conférence, initialement prévue à 18 h., aura lieu à 16 h.
La géomatique appliquée à la recherche archéologique en Egypte
Tarek al-Morsi , chercheur associé IREMAMM et CeAlex

2 mars 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

La géomatique est une science nouvelle, définie comme étant un champ d’activités qui incorpore des moyens d’acquisition et de gestion des données à référence spatiale. Elle associe la géographie (sig), la cartographie, l’informatique et les bases de données.

Deux exemples concrets d’application de la géomatique à l’archéologie font l’objet de cette présentation :

- Le système hydraulique de la ville d’Alexandrie avec la localisation des citernes, regards, sakieh, conduites et canalisations du XIXe siècle.

- Les systèmes fortifiés de la ville du Caire avec la localisation des portes, des tours et des rues associées aux murailles du Xe au XXe siècle.
The Karnak Cachette Database (projet commun IFAO-CSA)
Laurent Coulon

7 février 2010 18h00, durée 1h00, CSA

The Karnak Cachette Database offers the first attempt to make a general inventory of the objects (statues, stelae, etc.) from various periods, found between 1903 and 1907 by G. Legrain in the « Cachette » of the court (VIIth pylon) at Karnak. The first on-line version of this database was launched in November 2009. It is the result of cooperation between the French Institute of Oriental Archæology (IFAO) and the Supreme Council of Antiquities of Egypt (SCA).

The project has been made possible through access to extensive photographic documentation, mainly provided by the Corpus of Late Egyptian Sculpture kept at the Brooklyn Museum, with the addition of several thousand photographs taken by the IFAO at the Egyptian Museum in 2008-2009. Through the active collaboration of the curators at the Egyptian Museum and the members of the Egyptian Museum Database Project, the registers of the Egyptian Museum could be carefully consulted and some hitherto completely unknown objects are listed for the first time in this database. The inventory of objects has been compiled by extensively examining G. Legrain’s papers and archives, including unpublished manuscripts of the Catalogue Général and squeezes kept at the Franco-Egyptian Center at Karnak.

The lecture will give an overview of the achievements and perspectives of the project.
La monnaie en Egypte, d’Alexandre à Cléopâtre
Thomas Faucher (Université Paris-Sorbonne), Julien Olivier (IRAMAT, CNRS – Université d’Orléans)

2 février 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

Déjà sporadiquement frappée en Egypte aux 4e et 5e siècles, la monnaie ne s’installe vraiment en Egypte qu’avec l’arrivée d’Alexandre. Imposée par les souverains lagides, cette monnaie combine des caractères singuliers, à la fois grecs mais aussi égyptiens. Emises en dizaines de millions d’unités, en or, en argent ou en bronze, qu’est ce que ces pièces peuvent nous apprendre sur l’histoire de l’Egypte grecque ?
Retrouver la guerre : têtes mutilées et tranchées au Proche-Orient, Ve-VIe/XIe-XIIe siècles
Abbès Zouache (Ifao)

26 janvier 2010 18h00, durée 1h00, IFAO

A la lecture des sources narratives médiévales, la tête était une cible de choix, en contexte guerrier. Doit-on y voir la trace d’une conception symbolique de la tête, ainsi visée car censée concentrer intelligence et puissance, voir constituer le siège de l’âme ? Sans doute. Mais les mutilations et les décapitations ne participaient-elles pas, également, d’un rituel guerrier source de légitimité, pour des souverains par ailleurs contestés ?
Bains du Caire et d’ailleurs : les 14 et 17 décembre aux CFCC de Mounira et d’Héliopolis, le 11 janvier au CFCC d’Alexandrie
En présence de Bérangère Redon (Ifao), Sylvie Denoix (IFAO), Marie-Françoise Boussac (université Paris 10 - Nanterre) et Thibaud Fournet (Ifpo, Cnrs).

14 décembre 2009 19h00, durée 1h00, CFCC

Au XIIe siècle, les bains du Caire étaient les plus beaux de l’Orient. 9 siècles plus tard, ce sont les plus délabrés de tout le monde arabo-musulman.

A l’occasion de la sortie du livre Balanéia, thermes et hammams, publication de l’Ifao-Balnéorient, le CFCC et l’Ifao vous invitent à explorer l’histoire du bain collectif en Orient et les derniers vestiges des hammams du Caire à travers une série de conférences et une double exposition photographique.

Lundi 14 décembre, 19h, CFCC de Mounira, en présence de Bérangère Redon (Ifao), Sylvie Denoix (IFAO), Marie-Françoise Boussac (université Paris 10 - Nanterre), et Thibaud Fournet (Ifpo, Cnrs).

Jeudi 17 décembre, 19h, CFCC d’Héliopolis, en présence de Sylvie Denoix (Ifao), Thibaud Fournet (Ifpo, Cnrs) et May Telmissany, coauteur du livre de photographies signé Pascal Meunier, « Les Derniers bains du Caire » (Editions Le Bec en l’air, décembre 2008). Un échange aura lieu entre les auteurs sur une approche différente d’un même sujet, l’une scientifique et l’autre artistique.

Lundi 11 janvier, 19h, CFCC d’Alexandrie, en présence de Bérangère Redon (Ifao).

Pour accompagner l’événement et jusqu’au jeudi 14 janvier 2010 , les photos de Pascal Meunier seront exposées avec une série d’images de l’Ifao aux CFCC de Mounira et d’Héliopolis et jusqu’au 1er février 2010 au CFCC d’Alexandrie.

Les murailles médiévales du Caire, 10 ans de fouilles archéologiques et de relevés architecturaux.
Stéphane Pradines, archéologue à l'Ifao

25 novembre 2009 20h00, durée 1h00, CFCC

La mission des « Murailles médiévales du Caire » est à l’heure actuelle un des principaux chantiers d’archéologie islamique en Égypte. Les fouilles archéologiques sont concentrées sur deux sites, le parking Darassa et Burg az-Zafar. Les travaux effectués ont permis de répondre à de nombreuses problématiques archéologiques et historiques sur le Caire, véritable mégapole médiévale. Outre la découverte et l’étude de nouveaux tronçons de murailles ayyoubide (1173-1177) et fatimide (1087-1092), l’équipe de Stéphane Pradines a mis au jour des éléments de l’histoire urbaine du Caire, notamment des habitats de la fin du Xe siècle, des niveaux d’occupation mamelouks du XIIIe et XIVe siècles et un cimetière du XVe siècle.

Ces recherches de l’Institut français d’archéologie orientale sont soutenues par la Fondation Aga Khan, le Ministère des affaires étrangères, et le Service des Antiquités égyptiennes.

La conférence aura lieu au Centre Français de Culture et de Coopération, à Mounira.
Présentation du réseau numérique de bibliothèques BibMed et perspectives de recherche dans le domaine de l’extraction et du filtrage d’information
Sam Zardan (ingénieur-docteur, responsable du service informatique de la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme (MMSH-Aix-en-Provence)

24 novembre 2009 15h00, durée 1h00, IFAO

Les archives de Dioscore d’Aphrodité (VIe s. ap. J.-C.) : édition, réédition et perspectives historiques
Florence Lemaire (membre scientifique Ifao)

17 novembre 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Dans le cadre du cycle de présentations de leur travaux par de jeunes chercheurs, Florence Lemaire, actuellement membre scientifique à l’Ifao, donnera un aperçu des méthodes et des pratiques actuelles de la papyrologie, en interrogeant, à partir d’exemples précis, le corpus des baux ruraux des archives de Dioscore d’Aphrodité, notaire et poète amateur du VIe siècle ap. J.-C. La conférence est ouverte au public, spécialisé comme intéressé.
Les Italiens en Égypte : entre cosmopolitisme et modernisation (1805-1869)
Anthony Santilli, Doctorant, École Pratique des Hautes Études, cotutelle avec l’université des études de Naples L’Orientale.

27 octobre 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Inscrite dans un cycle annuel de présentations de travaux de recherche que de jeunes chercheurs effectuent à l’Ifao, cette conférence en français s’interrogera sur la présence italienne en Égypte dans une large première moitié du XIXème siècle. Elle est ouverte au public, spécialisé comme intéressé.
ARCHIVER. Les pratiques historiographiques dans le Moyen-Orient contemporain
Organisé par Maria Couroucli (LESC), Christine Jüngen (CNRS-LAU)

20 juin 2009 au 22 juin 2009 16h30, durée 1h00, IFAO

partenariat IISMM/EHESS, CNRS, IFAO et en collaboration avec les Archives Nationales d’Égypte

Cette table ronde, accueillie par l’IFAO, est une des manifestations du programme soutenu par l’ANR: « Archiver. Les pratiques historiographiques contemporaines au Moyen-Orient », a pour thème les enjeux de la mémoire en relation à la constitution et l’exploitation des archives. S’il est vrai que "crispation sur les archives et douleurs de la mémoire vont de pair" (Hartog, 2005), la thématique "archives et mémoire" relève de plusieurs questionnements, au-delà des premiers travaux sur la distinction entre mémoire et histoire (Pomian, 1992) par exemple, ou encore entre mémoire, nation, identité collective et patrimoine historique (Nora, 1992, 1997). Nous partirons ici de la notion de conflit comme moment particulier créateur de divergences d’un point de vue aussi bien mémoriel qu’historiographique, moment autour duquel les affects, émotions, interprétations, loin d’être stabilisés, sont susceptibles de renversements et de relectures contradictoires. Nous questionnerons ainsi en premier lieu le rôle des archives, de leur constitution et de leurs usages en relation aux enjeux mémoriels et historiographiques liés à des événements conflictuels.

Un second questionnement sera celui de la relation dialogique histoire/mémoire en rapport à la notion du temps de l’événement, de la distance ou non-distance à la fois temporelle et émotionnelle, voire des archives "interdites" (Combe, 1994). Un fonds d’archives n’est jamais lié à un seul événement ; néanmoins, leur importance par rapport à l’histoire du temps présent et/ou par rapport à des groupes constitués est fluctuante. L’étude du rapport d’un fonds d’archives avec un événement (ou un "temps") précis peut éclairer la relation entre mémoire et histoire que construit chaque société à un moment donné. Ceci permet aussi, plus spécifiquement, d’interroger la temporalité des archives en relation à la temporalité d’un conflit, la « vie » des archives ou des fonds d’archives (à quel moment une archive est-elle considérée comme « morte » ?)

Deux grandes thématiques seront privilégiées dans cet atelier à partir de ce double questionnement. La première abordera la perspective des institutions et du pouvoir de l’Etat en relation à la constitution de fonds archivistiques. A quel(s) moment(s) dans l’histoire sociale, politique, nationale, et/ou étatique correspond la constitution de fonds d’archives ? Est-elle nécessairement liée à une intentionnalité politique et mémorielle ? Comment le pouvoir étatique gère-t-il les conflits politiques et mémoriels dans ses pratiques archivistiques ? On s’interrogera en second lieu sur l’utilisation historiographique des archives dans ces tensions politiques et mémorielles : comment s’opère la qualification de matériaux en « archives » susceptibles de fonctionner comme source dans un conflit mémoriel ? Quelles sont les modalités d’utilisation dans la construction de récits divergents et parfois contradictoires ? Comment les acteurs de la narration historiographique s’approprient-ils des matériaux archivistiques comme outil probatoire ?

Il s’agira, plus largement, de questionner dans le cadre de cet atelier la création ou la destruction de fonds, les choix politiques/mémoriels qui y président, mais aussi d’aborder la question des enjeux des circulations et des transferts de collection, ou encore celle de la propriété des archives et des ayants droit. On s’interrogera en particulier sur les modalités d’introduction d’archives dans l’espace public (modalités de mise à disposition, édition, publication, mise en ligne) comme de leur rétention (documents, témoignages « impubliables »). Ce questionnement s’appliquera également aux archives comme lieux dans l’organisation même de leur espace : quels sont les enjeux d’accessibilité à l’espace, aux documents, la classification des inventaires, quelles modalités d’utilisation de l’archive du point de vue des archivistes et du point de vue des lecteurs ? Peut-on, enfin, appréhender les lieux de collecte comme lieux de rencontres intellectuelles et/ou politiques ?

PROGRAMME

Samedi 20 juin

9h-13h

Christine Jungen (CNRS, LAU) et Maria Couroucli (CNRS, LESC) : Introduction

Session 1 : État, nation, et institutions archivistiques

Sonia Combe (BDIC) : La législation sur les archives, indice du degré de démocratie dans une société: étude comparative France-Allemagne.

Marie Favereau (in absentia) et Sylvie Denoix (IFAO): Production de documents, versus absence d’intentionnalité archivistique dans le monde musulman médiéval, avec présentation d’une base de données à partir du corpus des correspondances diplomatiques entre souverains musulmans.

Candice Raymond (IFPO) Les archives du Liban ottoman à la Direction générale des Antiquités : au cœur des guerres libanaises.

15h30 - 17h30

Sylvaine Camelin (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : De la "No tech" à la "High tech". La mise en place des Archives nationales aux Émirats Arabes Unis.

Débat

Dimanche 21 juin

9h-13h

Session 2 : Archives et écriture : enjeux mémoriels et contre-histoires

Tewfik Aklimandos (CEDEJ) : Autobiographies et grands récits : le cas des officiers libres.

Edouard Méténier (Collège de France) : La face cachée de l’histoire. Réflexion subjective sur les enjeux mémoriels relatifs au statut, à l’accès et à l’usage historiographique des archives privées dans le monde arabe.

Hamit Bozarslan (EHESS) : Histoires locales, contre-histoires et usage des archives. Exemples turcs.

Hans-Lukas Kieser (Université de Zurich) : La mise à disposition d’«archives de la catastrophe» par rapport à la Turquie des années 1890-1930.

15h30-17h30

Maria Couroucli : Synthèse

Discussion générale

Lundi 22 juin

Matinée : Visite des Archives Nationales d’Égypte

La troisième terrasse de Deir el-Bahari : une nécropole familiale à la Troisième Période Intermédiaire
Frédéric Payraudeau (Ifao)

16 juin 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Les Cariens, la mer et l’Égypte : nouvelles questions
Raymond Descat, Professeur d'histoire grecque, Université Bordeaux 3

25 mars 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

L’organisation du diwan al-jund en Égypte à l’époque umayyade
Sobhi Bouderbala (Université Paris 1 - Panthéon - Sorbonne)

3 mars 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Hieroglyphs from Akhmim - an Overview
Viviane Callender

24 février 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Wâdî ʿAraba : résultats de la première campagne de prospection
Yann Tristant, archéologue, préhistorien (Ifao)

17 février 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

Le cimetière M d’Abou Rawach. Travaux récents sur la Ière dynastie dans la région memphite
Yann Tristant (IFAO)

2 décembre 2008 18h00, durée 1h00, IFAO

Le matériel en bois des fouilles de Fostat/Istabl’Antar : première approche
Marie-Hélène Rutschowscaya (Musée du Louvre)

11 novembre 2008 18h00, durée 1h00, IFAO

Le musée national de Rio de Janeiro : une collection égyptienne au Brésil
Antonio Brancaglion Junior, Professeur à l’Universidade Federal do Rio de Janeiro, Conservateur de la collection égyptienne du Museu Nacional do Rio de Janeiro

4 juin 2008 18h30, durée 1h00, CFCC

Sources de l’histoire militaire (Xe-XVe siècles)
Abbès Zouache (Ciham / UMR 5648 - Univ. Lumière Lyon 2)

19 février 2008 16h30, durée 1h00, IFAO

Les salles du trône mameloukes
Nasser RABBAT

13 décembre 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

Base de données bibliographiques : verre byzantin et islamique
Maria MOSSAKOWSKA-GAUBERT

5 novembre 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

Les ateliers de potiers de Bouto et les centres méditerranéens.
Pascale BALLET

31 octobre 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

La mémoire des signes : méthode de création d’une fonte hiéroglyphique pour l’IFAO
Jonathan PEREZ

17 octobre 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

Le rôle des frères de roi dans les modalités successorales en Égypte ancienne et à Kouch
Jean REVEZ

13 juin 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

La céramique des fouilles d’Istabl Antar, Fustat, VIIIe-Xe s. État de la question.
R.-P. GAYRAUD, J.-Cl. TREGLIA, L. VALLAURI

29 mars 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

la conquête de l’Egypte par le sultan Selim
Gilles VEINSTEIN

27 mars 2007 17h00, durée 1h00, IFAO

Géoarchéologie: l’exemple égyptien
Yann TRISTANT

22 février 2007 16h00, durée 1h00, IFAO

L’herméneutique soufie de la loi
Samuela PAGANI

11 février 2007 16h00, durée 1h00, IFAO

An innovative interesting method for wall dehumidification
Irene KERSCHBAUMER et Kuno FOUNDER-KERSCHBAUMER

4 février 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

Présentation d’une technique d’assèchement des murs qui sera appliquée sur le temple d’Esna.
Les archives de la Horde d’Or (1224-1552)
Marie FAVEREAU

10 janvier 2007 16h00, durée 1h00, IFAO

Base de données castellologique égyptienne. Forts, citadelles et enceintes urbaines en Islam médiéval
Osama TALAAT/Stéphane PRADINES

10 décembre 2006 16h00, durée 1h00, IFAO

Fouilles de l’IFAO à Balat: état des travaux
Georges SOUKIASSIAN

15 juin 2006 15h30, durée 1h00, IFAO

Les inscriptions des vases de Saqqâra: un premier état de la recherche... petits résultats deviendront grands
Jean-Pierre PÄTZNICK

28 mai 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

Que sait-on de la musique de l’Égypte ancienne ?
Sibylle EMERIT

17 mai 2006 18h30, durée 1h00, CFCC

Les ostraca hiératiques du Wadi Gawasis
Sayed MAHFOUZ

10 mai 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

partenariat Université d’Assiout

Le laboratoire de datation par le radiocarbone de l’IFAO: possibilités et limites
Michel WUTTMANN

3 mai 2006 16h00, durée 1h00, IFAO

Un exemple d’urbanisme provincial : Tell Edfou
Nadine MOELLER

19 avril 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

partenariat University College, Oxford

Les fouilles franco-suisses d’Abu Rawash : nouvelle enquête
Michel VALLOGGIA

12 avril 2006 18h30, durée 1h00, CFCC

partenariat Université de Genève

La technologie des plasmas : applications à la conservation archéologique
Mohamed EL-SHAHER

23 mars 2006 15h00, durée 1h00, IFAO

partenariat Université de Zagazig

Le temple d’Athribis en Haute Égypte
Christian LEITZ

21 mars 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

Les ostraca hiératiques du Wadi Gawasis
Sayed MAHFOUZ

5 mars 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

Analyse de colorants des textiles de sites romains du désert oriental
Witold NOWIK

23 février 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

partenariat Laboratoire de Recherches des Monuments Historiques

Présentation du fonds littéraire copte de l’IFAO
Catherine LOUIS

12 février 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

Antiquités égyptiennes au Qatar
Jean-Pierre CORTEGGIANI

5 février 2006 17h00, durée 1h00, IFAO

De l’Égypte à Rome, en passant par Santorin: avatars et aventures d’une stèle ptolémaïque
Hélène CUVIGNY

1 février 2006 18h30, durée 1h00, CFCC

L’autobiographie à l’époque mamlouke : le cas d’Ibn Tûlûn
Bernadette Martel-Thoumian

29 janvier 2006 17h00, durée 1h30, IFAO

Les conférences archéologiques de l'Ifao

Le complexe monastique de Baouît
Gisèle Hadji-Minaglou (archéoloque, Ifao). Discutant: Sobhi Bouderbala (Historien, papyrologue arabisant)

12 juin 2011 17h00, durée 1h30, IFAO

Le monastère de Baouît est situé en Moyenne-Égypte, à 80 km au nord d’Assiout.

Si la tradition dit qu’il fut fondé par Saint Apollô à la fin du IVe s., nous ne disposons de vestiges datés qu’à partir du VIe siècle, et les vestiges, comme la documentation écrite (ostraca, dipinti, papyrus et inscriptions), montrent que l’apogée du monastère se place aux VIIe et VIIIe siècles. Le matériel mis au jour dans les fouilles montre que cette occupation du site perdure jusqu’au Xe siècle et la prospection céramique donne encore des artefacts au XIIe.

Des centaines de textes comme les ostraca et les papyrus coptes grecs et arabes ont apporté des renseignements de tous ordres sur la vie dans ce complexe monastique de Haute Égypte.

L’Ifao a entrepris des fouilles sur le site, repéré et identifié par J. Clédat, dès 1902. Les travaux menés jusqu’en 1905, puis en 1913 ont permis la découverte de deux églises, dont les éléments sculptés en pierre et en bois ont offert au Musée copte du Caire et au Louvre leurs plus belles pièces, ainsi qu’un grand nombre de constructions décorées de peintures, révélant ainsi au monde scientifique un nouvel art copte.

Après une longue interruption, les recherches archéologiques sur l’ensemble monastique ont repris en 2003, grâce à une collaboration entre l’Ifao et le musée du Louvre. Depuis cette date, les investigations sur le terrain se sont concentrées dans le nord du site, où un vaste complexe d’habitation a été mis au jour, et dans le centre du kôm où se trouvent les églises découvertes par J. Clédat. Dans ce secteur, qui correspond au centre monumental du monastère, l’église principale, une grande basilique, est en cours de dégagement, tandis qu’au nord, parallèlement à la fouille de l’habitat, les efforts se concentrent sur la restauration des peintures murales qui ornent l’une des pièces.

L’architecture du temple d’Hathor à Dendara
Pierre Zignani, Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak (CNRS, USR 3172) - Discutant: Sylvain Dhennin, membre scientifique, Ifao.

29 mai 2011 17h00, durée 1h00, IFAO

Le temple d’Hathor, sanctuaire principal de Dendara, en Haute-Égypte, a été reconstruit par Ptolémée XII, avec une date de fondation du 16 juillet 54 avant J.-C. Il est le dernier ouvrage majeur de la civilisation pharaonique, qui a développé, sur plus de trois millénaires, un art de bâtir des temples dont la finalité était vitale. En effet, on se représentait à cette époque que le fonctionnement de l’univers dépendait de l’organisation de l’espace sacré.

Le relevé du monument et la cartographie de son environnement, réalisés par la mission de l’Ifao depuis 1994, constituent le support d’une recherche sur l’organisation et la fabrication de l’espace sacré pharaonique. Il n’est pas question de s’interroger sur les éléments qui font qu’une architecture nous est agréable, ou pas. Il s’agit plutôt de tenter de comprendre les stratégies et les décisions qui ont été engagées dans un environnement pour produire une forme structurée avec des composants de natures fort différentes (spatiale, technique et fonctionnelle) mais pourtant interdépendants.

Comme l’attestent les textes décrivant la structure du culte pharaonique, l’ouvrage, destiné à héberger le dieu, tendait à la perfection et à l’éternité. Nos études montrent le temple comme le résultat d’une composition recherchant non seulement l’idée d’une perfection d’agencement sur des relations, où l’expression de la forme, la géométrie et la fonction se rejoignent, mais aussi de durabilité dans sa technique contre le temps corrupteur. Les relations géométriques de l’espace, loin de nos habitudes de proportion, sont subordonnées à la présence du dieu au cœur du sanctuaire et à ses exigences. Le temple, tant dans son architecture que dans son programme décoratif, exprime d’une manière globalisante la force et la complexité du sacré égyptien. Bien que le spectateur ait été exclu du temple, il est devenu au cours du temps un « système complexe » organisant, protégeant et mettant en scène des préoccupations multiples.

Conférences - dédicace

Maisons de France au Caire
Mercedes Volait (Cnrs-InVisu)

29 mai 2013 19h00, durée 1h00, IFE

A l’occasion de la parution du livre de Mercedes Volait sur l’ambassade de France au Caire, vous êtes cordialement invités à deux manifestations organisées à l’IFAO et à l’Institut français d’Egypte:

IFAO (hall d’accueil) de 17h à 19h

Vente-dédicace du livre Maisons de France au Caire

Exposition-vente photographies de Blas, série "Les espaces de l’ambassade de France au Caire"

Institut français d’Egypte à 19h

Conférence de l’auteur/débat

Institut français d’Egypte à 20h

Vente-dédicace du livre Maisons de France au Caire

Exposition-vente photographies de Blas, série "Les motifs de l’ambassade de France au Caire"

Expositions

Europe-Egypt : A Long-Lasting Archeological Cooperation

4 juin 2009 au 1 juillet 2009 , Musée du Caire

Du 4 juin au 30 juillet au musée du Caire

Le ministère de la Culture, le Conseil suprême des antiquités, la délégation de la Commission européenne en Égypte, les ambassades et instituts européens présentent l’exposition :

Europe - Égypte : une longue coopération archéologique

Dès le début du XIXe siècle, l’archéologie en Égypte commençait à attirer une multitude de voyageurs et universitaires européens. En redécouvrant les principales caractéristiques de l’histoire égyptienne des pharaons aux temps modernes, ces pionniers contribuèrent à établir des liens scientifiques renforcées entre les pays européens ainsi qu’entre l’Europe et l’Égypte.

L’exposition « Europe - Égypte : une longue coopération archéologique » retrace en image quelques-uns des projets communs mis en oeuvre par des chercheurs européens et égyptiens. Une quarantaine de photographies présentées par 16 pays européens s’organisent autour de six thèmes illustrant les principaux aspects des activités européennes dans le domaine de l’archéologie : historique, formation, coopération, fouilles, restauration et valorisation.

Téléchargez le catalogue de l’exposition (3,1M)

Téléchargez l’affiche (506 Ko)

Téléchargez le texte de présentation (70 Ko)

From June 4 to July 30 in the Cairo Museum

The Ministry of Culture, the Supreme Council of Antiquities, the Delegation of the European Commission in Egypt, the European embassies and institutes present the exhibition:

Europe–Egypt: A Long-Lasting Archaeological Cooperation

From the beginning of the XIXth century, archaeology in Egypt began to entice a multitude of European travellers and academics. By rediscovering the main characteristics of the Egyptian history, from Pharaohs to modern times, these pioneers contributed to establish strong scientific links between the European countries as well as between Europe and Egypt.

The exhibition “Europe–Egypt: A Long-Lasting Archaeological Cooperation” redraws in image some of the shared projects operated by European and Egyptian researchers. About forty photos presented by 16 European countries are organized around six subjects illustrating the main aspects of European activities in the field of archaeology: background, training, cooperation, excavations, restoration and valorisation.

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Visites

IFAO « Portes ouvertes » : Journées nationales du patrimoine
Présentation des activités de l’IFAO et visite guidée de la bibliothèque et de l’imprimerie

16 septembre 2012 , IFAO

Dimanche 16 septembre 2012

Journées nationales du patrimoine : « Portes ouvertes »

Présentation des activités de l’IFAO et visite guidée de la bibliothèque et de l’imprimerie

de 9h à 13h

Visite guidée d’environ 2 heures

(Départs : 9h, 10h, 11h par groupe de 20 personnes maximum)

Uniquement sur réservation au 22 79 71 600

Institut Français d’Archéologie Orientale

37 rue al-Cheikh Aly Youssef, Qasr al-Ayni

À l’occasion des portes ouvertes : remise exceptionnelle de 25 % sur un vaste choix d’ouvrages dans notre librairie.
IFAO « Portes ouvertes » : Journées nationales du patrimoine
Présentation des activités de l’IFAO et visite guidée de la bibliothèque et de l’imprimerie

26 septembre 2010 , IFAO

Dimanche 26 septembre 2010

Journées nationales du patrimoine : « Portes ouvertes »

Présentation des activités de l’IFAO et visite guidée de la bibliothèque et de l’imprimerie

de 9h à 13h

Visite guidée d’environ 2 heures

(Départs : 9h, 10h, 11h par groupe de 20 personnes maximum)

Uniquement sur réservation au 279 71 600

Institut Français d’Archéologie Orientale

37 rue al-Cheikh Aly Youssef, Qasr al-Ayni

À l’occasion des portes ouvertes : remise exceptionnelle de 25 % sur un vaste choix d’ouvrages dans notre librairie.

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IFAO « Portes ouvertes » : Journées nationales du patrimoine
Présentation des activités de l’IFAO et visite guidée de la bibliothèque et de l’imprimerie

27 septembre 2009 9h00, durée 1h00, IFAO

Dimanche 27 septembre 2009

Journées nationales du patrimoine : « Portes ouvertes »

Présentation des activités de l’IFAO et visite guidée de la bibliothèque et de l’imprimerie

de 9h à 13h

Visite guidée d’environ 2 heures

(Départs : 9h, 10h, 11h par groupe de 20 personnes maximum)

Uniquement sur réservation au 279 71 600

Institut Français d’Archéologie Orientale

37 rue al-Cheikh Aly Youssef, Qasr al-Ayni

À l’occasion des portes ouvertes : remise exceptionnelle de 25 % sur un vaste choix d’ouvrages dans notre librairie.

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Hommages

Hommage à Christiane Desroches Noblecourt, Grande Dame du Nil
Guillemette Andreu-Lanoë (Louvre), Christian Leblanc (CNRS) et Gihane Zaki (Unesco)

29 septembre 2011 18h00, durée 4h00, CFCC

partenariat IFE

L’Ambassade de France, en collaboration avec l’Institut français d’archéologie orientale et l’Institut français d’Égypte, souhaitent saluer la mémoire de Madame Christiane Desroches Noblecourt, grande dame de l’égyptologie et résistante en France lors de la seconde guerre mondiale, décédée le 23 juin dernier à l’âge de 97 ans.

Première femme égyptologue, auteure d’une quinzaine d’ouvrages, elle mit sa ténacité et son énergie au service d’une cause universelle : le sauvetage des temples de Nubie, menacés d’être engloutis par le lac Nasser. Surnommée « la grande prêtresse de Ramsès II », Christiane Desroches Noblecourt, est la digne héritière de Jean-François Champollion.

Programme de la soirée Hommage à Christiane Desroches Noblecourt (1913-2011)

- Institut français d’Égypte au Caire (Mounira), 18h00

Introduction par Guillemette Andreu-Lanoë (Conservateur général,

Directrice du Département des Antiquités égyptiennes Musée du Louvre)

De la Nubie à la Vallée des Reines

Conférence de Christian Leblanc

De la Nubie à la Vallée des Reines, l’œuvre de Christiane Desroches Noblecourt aura marqué l’égyptologie française et internationale. C’est à son énergique action que l’on doit le sauvetage des temples d’Abou Simbel et d’Amada et la création du Centre d’Étude et de Documentation sur l’Ancienne Égypte (CEDAE). Avec le décès de Christiane Desroches Noblecourt, c’est une grande figure de l’archéologie qui disparaît. Elle laisse une œuvre considérable, à la fois par ses actions et ses publications. Elle a su défendre brillamment et ardemment une discipline qui est tout à l’honneur de notre pays, ce qui lui valut notamment la prestigieuse Médaille d’Or du CNRS. En fait, on lui doit d’avoir écrit avec un formidable talent une très belle page de cette séculaire histoire partagée entre l’Égypte et la France.

Christian Leblanc est docteur d’État ès-Lettres et Sciences Humaines (spécialité égyptologie) et diplômé d’Études Supérieures de l’École du Louvre. Égyptologue, il est directeur de recherche au CNRS et responsable de la Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest. Après avoir exploré la Vallée des Reines pendant une vingtaine d’années, il dirige actuellement, en coopération avec le Conseil Suprême des Antiquités de l’Égypte (CSA) et le CEDAE, les recherches et les travaux de restauration entrepris dans le temple et dans la tombe de Ramsès II, à Louqsor.

Questions et débat: Gihane Zaki (Unesco)

- Institut français d’Égypte au Caire (Mounira), 20h00

Christiane Desroches Noblecourt, une passion égyptienne

Documentaire d’Olga Prud’homme-Farges, 2009 - 52 mn

Avec l’aimable autorisation de CDP (Catherine Dussart Production)

A travers le récit des souvenirs de Christiane Desroches Noblecourt, c’est une longue vie de passions et de combats qui se dessine dans ce film. Sa découverte de l’égyptologie, son engagement dans la Résistance, son inlassable combat pour sauver les temples de Nubie, sont autant de chapitres qu’elle nous raconte. A 96 ans, la grande égyptologue est aussi passionnée que dans sa jeunesse. Portrait d’une femme hors du commun, tout à la fois captivante et conteuse, modeste pionnière et infatigable militante.

- Institut français d’archéologie orientale (IFAO), 21h00

L’extraordinaire sauvetage des temples de Nubie

Exposition photographique présenté à l’IFAO (Institut français d’archéologie orientale)

En 1964, la construction du Grand Barrage d’Assouan implique la disparition sous les eaux de la Nubie : 100 000 personnes vont être déplacées, les temples antiques engloutis…

Ancien oasis de verdure, la Nubie va totalement disparaître au nom du progrès économique. Les archéologues du monde entier vont se mobiliser afin de sauver 22 temples des eaux entre 1960 et 1980. Sous l’impulsion de Christiane Desroches Noblecourt et d’André Malraux, le directeur général de l’U.N.E.S.C.O., René Maheu, lançait le 8 mars 1960, un appel international invitant les États membres à s’associer au plus grand sauvetage archéologique de l’Histoire.

Cette exposition photographique retrace la tâche titanesque des archéologues du monde entier.

En partenariat avec le Conseil Suprême des Antiquités et le Centre d’Etude et de Documentation sur l’Ancienne Égypte.

Journées d'études

Archives privées dans l’Egypte ottomane et contemporaine
Nicolas Michel (Ifao)

16 décembre 2013 au 17 décembre 2013 , IFAO

La thématique des archives privées a jusqu’ici été peu, voire pas du tout, traitée dans le cadre de l’Egypte moderne et contemporaine. Le but de la journée d’études est de confronter les expériences d’historiens avec des documents jadis ou encore aujourd’hui détenus par des particuliers. La diversité des situations facilitera la comparaison: traces d’archives disparues, ensembles abandonnés, trouvés en fouilles ou chez un marchand, fonds remis à un conservateur, archives encore détenues par la famille. Les intervenants se demanderont ce qui était mis par écrit puis conservé par les particuliers, quel usage ils faisaient ou font des papiers de famille, où, sous quelle forme, et dans quelles conditions ils étaient ou sont conservés. Les propriétaires de plusieurs des archives assisteront à la journée d’études. L’ambition de celle-ci est de mieux cerner la richesse des fonds privés encore conservés en Egypte, et de comprendre certaines des raisons pour lesquelles si peu de ces fonds sont arrivés à la connaissance du public.

Télécharger le programme (100 ko)
Décrire, imaginer, construire l’espaaToponymie et perception de l’espace en Egypte de l’Antiquité au Moyen-Âge
Organisé par Sylvain Dhennin (Ifao), Claire Somaglino (Paris IV-Sorbonne)

30 novembre 2011 , IFAO

Reconsidérer l’histoire de l’Égypte médiévale
Journée organisée par Cyrille Aillet et Abbès Zouache

29 mars 2011 9h00, durée 18h00, lieu: voir le programme

partenariat Univ. Lyon 2 - Ciham

Cette journée d’études, est consacrée à l’Égypte médiévale. Les participants ont été invités à s’interroger sur les périodisations qui ont généralement cours, dans la communauté scientifique, en s’appuyant sur une documentation archéologique, papyrologique et littéraire nouvelle ou peu exploitée (papyrus, ostraca, chroniques et dictionnaires biographiques, littérature...) et en s’inscrivant dans les renouvellements historiographiques récents.

Souvent héritées de modèles conceptuels mis en place il y a plusieurs siècles, les périodisations ont une part d’arbitraire reconnue par tous. C’est ainsi que le concept d’ « Antiquité tardive » (Late Antiquity) s’est imposé aux médiévistes par nécessité de corriger la division trop stricte entre Antiquité et Moyen Âge. En Égypte, la conquête arabe ne provoqua pas dans tous les domaines de la vie humaine les changements abrupts et/ou définitifs que les historiographes médiévaux se plaisent souvent à décrire. Il faut dire que les rythmes d’évolution diffèrent, selon les domaines et les espaces considérés. Changements politiques, transformations sociales, mutations techniques, évolutions économiques ou variation des systèmes de pensée… : chacun de ces domaines évolue selon son rythme propre, qui plus est selon son échelle de déclinaison (locale, régionale, nationale). 
Pour autant, nul ne peut nier la nécessité, pour l’analyste du passé, d’élaborer un ou des modèles interprétatifs cohérents, seuls à même de rendre intelligible l’évolution de sociétés aux mécanismes désormais oubliés. Dès lors, sur quelles lignes de fractures s’arrêter ? Quelles « ruptures » identifier, pour peu que ce concept soit encore pertinent – n’y a-t-il pas de « rupture » réelle, ou absolue, que pour ceux qui ont l’illusion de la penser comme telle, du fait des bouleversements qu’ils vivent et/ou des souffrances qu’ils constatent ? La rupture ne constitue-t-elle pas un concept commode et utile, permettant de rayer d’un trait les traces d’un courant de pensée ou même d’une dynastie considérée comme non orthodoxe ?
Ne doit-on pas, au contraire, se contenter de découpages lâches, ne penser qu’en termes de « transitions », des transitions entendues comme des temps de passage d’un mode de fonctionnement à un autre ? Ces moments peuvent donner lieu à des crises révélatrices des tensions générées par l’entrechoquement des vastes déterminismes culturels et d’événements plus soudains, l’invasion, la famine ou l’épidémie, l’émergence brutale d’un nouveau pouvoir. Cette question du passage – et donc de la transmission – est fondamentale. Elle permet de centrer l’analyse sur l’articulation entre les « périodes » les mieux identifiées, antique et médiévale, omeyyade et abbasside, fatimide et ayyoubide etc.

Télécharger le programme (2.4 Mb)
Actualité de la recherche sur les bains en Egypte / Current Research on Baths in Egypt
Organisé par Bérangère Redon (IFAO)

26 octobre 2010 , CSA

Depuis les travaux de terrain d’Abd el-Mohsen el-Khachab (CSA), qui publia et fouilla bon nombre d’édifices de bain de type grec dans les années 1940 à 1970, et proposa une première synthèse sur ce thème, de nombreux établissements balnéaires antiques ont été mis au jour sur l’ensemble du territoire égyptien. Par ailleurs, les études portant sur les bains plus récents, en particulier les hammams médiévaux et modernes, ont démontré leur intérêt historique et archéologique. Leur valeur patrimoniale est également en cours de reconnaissance, comme en témoigne la rénovation récente du hammam mamluk du sultan al-Ashraf, en plein cœur du Caire islamique.

En 2006, le programme ANR Balnéorient, dirigé par M.-Fr. Boussac, et auquel s’est associé l’Ifao, a entamé l’étude globale du bain collectif en Orient (Proche-Orient, Égypte et péninsule Arabique). Un premier colloque, organisé à Alexandrie la même année, a permis de faire le point sur l’état de nos connaissances pour l’Égypte et a paru en 2009 aux presses de l’Ifao.

Depuis, les découvertes d’établissements balnéaires n’ont pas cessé en Égypte, soulignant l’intérêt de l’étude. L’Ifao a ainsi intégré à ses projets de recherche un programme intitulé « Bains antiques et médiévaux ». Pour rendre compte des nouvelles trouvailles, il nous est apparu utile d’organiser une rencontre centrée sur les données archéologiques, qui bénéficiera des acquis des échanges développés, à une échelle plus large, dans le cadre de Balnéorient.

Journée d’études

Cette journée d’études a pour but premier de présenter une documentation nouvelle, souvent inédite et tirée directement du terrain, portant sur toutes les périodes d’existence du bain collectif en Égypte, depuis son introduction par les Gréco-Macédoniens à la fin du IVe s. av. J.-C. jusqu’aux heures de gloire du hammam arabe. Elle réunira une dizaine de chercheurs, Égyptiens, Français, Européens, qui exposeront le résultat de leurs travaux portant sur un édifice particulier, dans des régions aussi diverses que l’arrière-pays alexandrin, le Caire, la Haute Égypte ou les déserts occidentaux. Une place sera aussi offerte à des surveys régionaux, pour compléter l’atlas archéologique des bains en Égypte et mesurer la diffusion de ces édifices, et donc des pratiques sous-tendues, sur ce territoire.

Atelier collectif

La partie documentaire (présentation de nouveaux bâtiments) débouchera sur un atelier collectif destiné à harmoniser l’analyse et la présentation des bâtiments, nécessaire pour une étude sur la longue durée de ce type d’édifices. A cette fin seront présentés les outils d’enregistrement, de classement et d’interprétation mis en œuvre au sein du programme Balnéorient et de l’Ifao.

Programme (485 ko)

Since the fieldworks of Abd el-Mohsen el-Khachab (SCA), who published and excavated many Greek-like baths in the 1940s till the 1970s and proposed a first synthesis on this topic, numerous antique bathing buildings were brought to light in the whole Egyptian territory. Besides, the studies concerning the more recent baths, medieval and modern hammams in particular, have demonstrated their historic and archaeological interest. Their patrimonial value is also in the process of being recognized, as shown by the newly restored mamluk hammam of al-Ashraf located in the heart of Islamic Cairo.

In 2006, the ANR Balnéorient program, led by M.-Fr. Boussac in partnership with Ifao, began the global study on collective bath in the East (Middle East, Egypt and Arabian Peninsula). A first colloquium, held in Alexandria the same year, allowed to review the state of the evidence for Egypt; it was published in 2009 in the Ifao press.

Since, the discoveries of baths in Egypt did not stop, underlining the interest of the study. Ifao also integrated into its researches a program entitled "Antique and Medieval Baths". In order to report new finds, it seems necessary to organize a meeting focused on archaeological data, which will benefit from experiences of the previous meetings and from exchanges developed, in a wider scale, within the framework of the Balnéorient program.

Conference

The first aim of this meeting is to present a new documentation, often unpublished and directly taken from the field, concerning all the periods where collective bath was in use in Egypt, since its introduction by the Greco-Macedonians at the end of the 4th Century BC till the hours of glory of the Arabic hammam. It will gather Egyptians, French and Europeans scholars who will expose the results of their works concerning a particular building in various areas such as Alexandria’s region, Cairo, Upper Egypt or western deserts. A place will also be offered to regional surveys, in order to complete the archaeological atlas of baths in Egypt and to measure the spread of these structures, and therefore the underlain practices on this territory.

Workshop

The documentary part (presentation of new buildings) will be followed by a collective workshop intended to bring into line the analysis and the presentation of bath buildings, an essential effort for a long-term study. To that purpose, recording, classification and interpretation tools, created within the Balnéorient program and with the help of the Ifao, will be presented.

Programme (485 ko)
Projet ISTHME : Ismaïlia
Journées d'étude organisées par Mercedes Volait et Céline Frémaux

4 octobre 2009 au 9 octobre 2009 , lieu: voir le programme

partenariat ANR, In Visu, Association du Souvenir de F. de Lesseps et du Canal de Suez

Lundi 5 octobre :

10h-13h Visite d’Ismaïlia.

Journées d’étude

14h30

Sylvie Denoix, directrice des études à l’IFAO

Les recherches sur l’isthme de Suez au sein de la programmation de l’IFAO

(sous réserve)

Mercedes Volait, directrice du laboratoire InVisu, CNRS/Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), responsable scientifique du projet

Problématiques générales du projet Isthme

I- De la découverte à la représentation

15h Cédric Meurice, documentaliste scientifique, Musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes

Le docteur Fouquet, Clédat et le projet Péluse

15h30 Barbara Wright, professeur honoraire, Irlande

La découverte de l’isthme par Berchère, 1863

16h Hélène Morlier, laboratoire InVisu (CNRS/INHA)

Les trois villes du canal dans les guides de voyage

19h Présentation du guide architectural d’Ismaïlia au CELF (Centre d’étude de la langue française, Ismaïlia)

Mardi 6 octobre

II- Transformation et appropriation d’un territoire

9h30 Ghislaine Alleaume, Directrice de recherche CNRS, directrice de l’IREMAM (Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman)

La population bédouine de l’isthme en 1848 (titre provisoire)

10h Nicolas Michel, maître de conférences à l’Université de Provence, membre de l’IREMAM

Canal de Suez, canal d’eau douce et aménagement agricole, entre le delta du Nil et l’Isthme de Suez

10h30 Claudine Piaton, architecte urbaniste de l’Etat, USR InVisu

L’aménagement des villes

11h30 Karima Haoudy, conservatrice, Ecomusée du Bois-du-Luc (La Louvière, Hainaut, Belgique)

L’exportation du savoir-faire industriel belge : un exemple à travers les relations entre Baume & Marpent et la Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez

12h Marie-Laure Crosnier Leconte, conservatrice en chef du patrimoine, direction des musées de France

Le(s) monument(s) à Ferdinand de Lesseps à Port-Saïd

12h30 Déjeuner

III- Villes et communautés européennes

14h Céline Frémaux, chercheur post-doctorat en histoire de l’architecture, laboratoire In Visu (CNRS/INHA)

Les établissements religieux : éléments du marquage identitaire des villes du canal

14h30 Vassilis Colonas, architecte, professeur à l’Ecole d’Architecture de Volos

L’apport des archives privées grecques

15h Angelos Ntalanachis, doctorant, IUE (Institut universitaire européen), Florence

Archives de la communauté grecque de Suez : un fonds inédit

15h30 Ezio Godoli, architecte, professeur à l’Université de Florence

Architectes et entrepreneurs de bâtiments italiens dans les villes du canal

IV- Echanges sur les perspectives du projet

16h30 Bibliographie « Isthme » : Bibliographie partagée en ligne

Projet de colloque final au Caire (juin-juillet 2010) : Dates, communications, participants

Projet de publication des actes : Articles, auteurs, édition

Opportunité d’organiser une session au colloque « Fins d’empire », Paris, 17-19 juin 2010

Mercredi 7 octobre

Visite de Port-Saïd et Port-Fouad

Retour au Caire en fin de journée.

Le concours international pour le Musée des antiquités égyptiennes du Caire de 1894
Clementina Barucci, Beatrice Bettazzi, Vittoria Capresi, Vassilis Colonas, Marie Laure Crosnier-Leconte, Luisa Erba, Milva Giacomelli, Ezio Godoli, Pier Giorgio Massaretti, Mercedes Volait

12 novembre 2007 10h00, durée 6h00, IFAO

partenariat CNRS, Politecnico de Milan, Université de Bologne, Université de Florence, Université de Reggio

Le 18 juillet 1894, le Journal officiel du gouvernement égyptien publie le programme d’un concours pour l’érection d’un musée des antiquités égyptiennes au Caire, ouvert aux architectes de toutes nationalités et sans imposition d’un quelconque style architectural officiel. La décision de doter Le Caire d’un nouveau musée pour abriter les collections égyptiennes qui étaient alors conservées dans un ancien palais khédivial à Gîza avait été prise par le gouvernement égyptien, alors sous tutelle britannique, le 7 mai de la même année. C’est le premier concours d’architecture ouvert en Egypte.

De tous les concours lancés durant les dernières décennies du XIXe siècle, c’est aussi celui qui connaît le plus fort retentissement international : parmi les auteurs des 73 projets adressés au ministère égyptien des Travaux publics avant le 1er mars 1895 figurent des architectes français, italiens, anglais, austro-hongrois, allemands, américains, égyptiens, bosniaques, hollandais, grecs, maltais et syriens. Les dessins sont exposés publiquement au Caire à partir du 14 mars 1895; quelques jours plus tard le jury annonce les premières places ex-aequo, le second prix, ainsi que les mentions, tous attribués à des professionnels français, ce qui suscite des débats houleux dans la presse architecturale européenne.

La journée d’études, organisée dans le cadre du projet européen Musomed (6ème PCRDT), vise à confronter les propositions soumises, à mettre en lumière les coulisses et résultats du concours, et à faire le bilan des apports induits par l’exploitation et le croisement de matériaux dispersés dans plusieurs fonds européens. Cette large matière documentaire, jusqu’ici inédite et qui n’avait jamais été croisée, provient du dépouillement systématique des revues d’architecture en langues européennes pour les années 1894-96 et des recherches conduites dans un ensemble de fonds d’archives et de collections de dessins d’architecture conservés en Europe. Elle révèle un état de la discipline architecturale européenne, comme de l’expansion culturelle en Egypte, à la fin du XIXe siècle.

Programme :

Session 1: présidente de séance: Fayza Haykal (Université du Caire)

10h-13h

Mercedes Volait (CNRS, GDRI “A2M”) et Ezio Godoli (Université de Florence)

Présentation de la journée d’études : contexte et enjeux

Mercedes Volait (CNRS, GDRI “A2M”) et Marie Laure Crosnier-Leconte, BCMN (Bibiothèque centrale des Musées nationaux)

La participation française au concours

Milva Giacomelli - Ezio Godoli (Dipartimento di storia dell’architettura e della città, Université de Florence)

Bilan de la participation italienne

Clementina Barucci (Dipartimento Patrimonio Architettonico e Urbanistico, Université de Reggio Calabria)

Les projets de Guglielmo Calderini et Ulpiano Bucci

Beatrice Bettazzi – Pier Giorgio Massaretti (Dipartimento di architettura e pianificazione territoriale, Université de Bologne)

Attilio Muggia (1861-1936) et son projet pour le Musée

Déjeuner 13h-14h

Session 2: président de séance: Ezio Godoli (Université de Florence)

14h-16h

Luisa Erba (Dipartimento di Ingegneria Edile e del Territorio, Université de Pavie)

Les projets de Sebastiano Locati (1861-1939) pour le musée du Caire

Vittoria Capresi (Institut für Architektur- und Kunstgeschichte, Bauforschung und Denkmalpflege /Abteilung Baugeschichte und Bauforschung - Technische Universität, Vienne)

La participation austro-hongroise et les projets de Rudolf Dick et de Ferdinand Martin

Vassilis Colonas (Université de Volos, Grèce)

Quelques éléments sur le projet grec soumis au concours

Remarques conclusives

Présentations

1st Symposium of Abu Rawash Boat (2590 B.C.). Strategies for Conservation and Redisplay
Organisé par le CSA, GEM et IFAO

13 mars 2013 17h00, durée 20h00, CSA

Télécharger le programme
Appel à communication:
Dossier sous la responsabilité de Julien Loiseau (univ. Montpellier 3)

, IFAO

L’histoire de la famille est un parent pauvre dans le renouveau que connaissent aujourd’hui les études sur le monde islamique médiéval. Le souci de rompre avec une approche essentialiste, de ne pas introduire artificiellement des catégories modernes dans l’approche de sociétés plus anciennes, l’intérêt également que représentent d’autres unités d’analyse comme la tribu ou la maison, la séduction enfin de cadres conceptuels nouveaux comme le genre, ont contribué à cette désaffection. Seules des trouvailles documentaires, portant sur certaines institutions qui règlaient la vie familiale dans le champ social, ont suscité des études ponctuelles – à l’image de ce que les documents du Haram al-Sharif de Jérusalem ont pu révéler des pratiques légales et sociales du mariage et du divorce.

L’histoire de la famille apparaît pourtant en filigrane dans bon nombre de champs de recherche aujourd’hui timidement ou largement renouvelés : histoire du savoir et de sa transmission, histoire des élites sociales et de leur reproduction, histoire des patrimoines et de leur consolidation, histoire du droit et de la production de ses normes, histoire des formes collectives du religieux et de leur dynamique sociale, histoire de la ville et des manières d’habiter… L’importance accordée à la reconstitution des réseaux (marchands, savants, spirituels, de pouvoir ou d’influence) donne également une visibilité nouvelle à des logiques de transmission dans lesquelles entrent de puissantes considérations familiales. La (re)découverte récente des méthodes et des objets de l’anthropologie historique, dont la greffe n’avait pas pris dans le champ des études islamiques, invite aussi à repenser en contexte historique des formes de relations que l’approche ethnologique avait contribué à figer. Le vif intérêt que suscitent à nouveau les corpus de documents médiévaux (papyri, ostraca, lettres, documents d’archives), constitue enfin une opportunité remarquable pour tenter de repenser des objets d’étude comme la famille sur la base d’une documentation renouvelée.

Encore faudrait-il pleinement comprendre ce que « famille » veut dire dans la société islamique médiévale, quelles réalités économiques elle recouvre, quelles formes sociales elle recoupe, quelles relations elle polarise. Le jeu, de ce point de vue, est d’autant plus ouvert que la question de la famille n’a guère été posée en tant que telle dans le champ des études sur l’Islam médiéval et que les rares réponses disponibles à ce jour méritent d’être revisitées.

C’est l’ambition de ce dossier thématique des Annales islamologiques que d’inviter à repenser l’histoire de la famille, à la poser en objet d’histoire loin de toute forme d’évidence et que de contribuer à la faire émerger comme un champ autonome au croisement des recherches et des questions les plus variées. En limitant les contributions à l’Égypte médiévale, on entend profiter d’une configuration documentaire exceptionnelle dans l’histoire de l’Islam, en terme de diversité des sources possibles, et favoriser ce faisant la contextualisation rigoureuse d’un objet trop souvent envisagé comme une évidence, égale et semblable d’une époque à l’autre. Parmi les nombreuses thématiques concernées, on abordera par exemple l’histoire de la parenté, de la formation et de la reconfiguration du groupe familial, des différents périmètres que recoupent les liens familiaux ; l’histoire de l’héritage, des normes légales et des pratiques sociales en matière patrimoniale, mais aussi des autres formes de transmission (des biens, des pratiques, des savoirs) au sein de la famille ; l’histoire de l’éducation et de l’apprentissage, et plus largement celle de l’enfance ; l’histoire des rôles sociaux au sein de la famille et de leurs représentations collectives… La liste n’est pas limitative.

La préparation de ce dossier thématique, à paraître dans le numéro 47 (2013) des Annales islamologiques, donnera lieu à une table ronde intermédiaire, organisée à Montpellier au mois d’avril 2012, afin de favoriser les échanges et les interrogations croisées entre les auteurs.

Les propositions (titre, résumé de 15 à 20 lignes, mots-clés) sont à envoyer avant le 15 octobre 2011 à julien_loiseauAThotmail.fr et à sdenoixATifao.egnet.net

Les articles seront à remettre en janvier 2013.

Tables rondes

Lithic industries in Egypt from the Neolithic to the Dynastic Period: Towards on a new perspective
B. Midant-Reynes, Fr. Briois, C. Jeuthe

19 avril 2014 au 20 avril 2014 9h00, durée 8h30, IFAO

La notion de paysage sonore : bilan historiographique et perspectives pour l’étude des civilisations antiques
Coordination scientifique: Sibylle Emerit (Ifao), Sylvain Perrot (ÉfA), Alexandre Vincent (ÉfR).

7 janvier 2013 , lieu: voir le programme

partenariat Ifao - ÉfA - ÉfR

La notion de « paysage sonore », forgée par le musicologue canadien R. Murray Schafer à la fin des années 1960 a connu un succès immédiat et constant, dépassant rapidement son champ disciplinaire initial. Anthropologues, ethnologues, historiens et sociologues ont usé de son apparente facilité de compréhension et de sa beauté synesthésique, au risque d’un écartèlement de la définition.

Le dynamisme actuel des sensory studies a conduit à une multiplication des études historiques consacrées au paysage sonore en différents contextes, dans lesquelles le chercheur peine de plus en plus à cerner la signification exacte d’une notion plus que jamais faussement simple. Au milieu de ce foisonnement, il a donc paru important de consacrer la première étape du programme « Paysages sonores et espaces urbains de la Méditerranée ancienne » (Ifao, ÉfA, ÉfR) à un bilan méthodologique et historiographique. Le dialogue entre diverses disciplines et périodes de l’histoire permettra de poser des bases fermes pour la réflexion future sur les sonorités de la Méditerranée ancienne.

Programme

9h00-9h15

Accueil

Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin, École française de Rome

9h15-9h30

Présentation du programme commun Ifao, ÉfA, ÉfR :

Paysages sonores et espaces urbains de la Méditerranée ancienne par

Sibylle Emerit, Sylvain Perrot et Alexandre Vincent

PREMIÈRE SESSION

APPROCHES DU PAYSAGE SONORE

EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

9h30-10h00

Alexandre Vincent (ÉfR),

La notion de paysage sonore : généalogie et usages en sciences sociales

10h00-10h30

Antonello Colimberti,

Marcel Jousse, dallo stile oralo all’antropologia del gesto. Un precursore dei soundscape studies e dell’antropologia dei sensi

PAUSE

11h-11h30

David Howes, en collaboration avec Constance Classen (Concordia Univ.),

The Politics of Perception : Social Orders and Sensory codes

11h30-12h00

Discussion générale de la première session

DEUXIÈME SESSION

PAYSAGE SONORE ET HISTORIOGRAPHIE

12h00-12h30

Basma Zerouali (ÉfA),

Espaces sonores et sociabilités à Smyrne au tournant du XXe siècle

PAUSE DÉJEUNER

14h-14h30

Peter Borsay (Aberystwyth Univ.),

The Urban Soundscape in Pre-Modern Britain

14h30-15h00

Jean-Marie Fritz (Univ. de Bourgogne),

Littérature médiévale et paysage sonore : fécondité et fragilité d’une rencontre

15h00-15h30

Discussion générale de la deuxième session

TROISIÈME SESSION

PAYSAGE SONORE ET HISTOIRE ANTIQUE

15h30-16h00

Christophe Vendries (Univ. Rennes 2),

Du bruit dans la cité. Le concept de paysage sonore et l’Antiquité gréco-romaine

PAUSE

16h15-16h45

Sylvain Perrot (ÉfA),

Le paysage sonore de la Grèce antique à partir de l’exemple de Delphes : problématiques et enjeux

16h45-17h15

Sibylle Emerit (Ifao),

Autour de l’ouïe, de la voix et des sons : est-il possible d’appréhender le paysage sonore de l’Égypte ancienne ?

17h15-17h45

Discussion générale de la troisième session

17h45-18h15

Conclusions

Coordination scientifique :

Sibylle Emerit, Institut français d’archéologie orientale

Sylvain Perrot, École française d’Athènes

Alexandre Vincent, École française de Rome

Organisateur : alexandre.vincent@efrome.it

Contacts:

École française de Rome

Directeur des études pour l’Antiquité : Stéphane Bourdin

Secrétariat : Véronique Sejournet (secrant@efrome.it)

tél. 0039 0668 60 1232

Télécharger le programme (664 Ko)

La céramique du désert occidental d’Égypte, de la fin du néolithique à l’époque arabe
Organisée par Sylvie Marchand (Ifao)

19 décembre 2011 au 20 décembre 2011 , IFAO

La céramique du désert occidental d’Égypte, de la fin du néolithique à l’époque arabe : La Marmarique, le Wadi Natroun et les oasis de Siwa, Baharyia, Dakhla et Kharga

L’objectif de cette table ronde est de faire le point sur nos connaissances de la céramique des grandes oasis et de certains territoires du désert occidental, dans un cadre chronologique large s’échelonnant de la fin du néolithique à l’époque arabe.

La violence extrême en contexte guerrier : un outil rhétorique ?
Table ronde organisée par Abbès Zouache

21 juin 2010 9h00, durée 8h00, IFAO

Présentation du livre Ismaïlia (architectures XIX-XXème siècles)
Claudine Piaton, Arnaud du Boistesselin, Céline Frémaux et Mercedes Volait

8 octobre 2009 18h00, durée 1h00, IFAO

La présentation de cet ouvrage, documenté, esthétique et pratique, récemment paru à l’Ifao, se déroulera en présence de ses auteurs. Echanges et discussions pourront se poursuivre autour d’un pot convivial.

La navigation en mer Rouge, des pharaons à Monfreid
Patrice Pomey, François Bellec et Guillaume de Monfreid.

15 mars 2009 18h00, durée 2h30, IFAO

Programme

18h-18h20 : La navigation en mer rouge à l’époque pharaonique, par Patrice Pomey (CNRS Aix-en-Provence / CEAlex)

18h20-18h40 : Navigations en mer Erythrée, par François Bellec de l’Académie de marine.

18h40-19h00: Navigations à la voile en mer Rouge et dans le golfe d’Aden par Henry de Monfreid, par Guillaume de Monfreid, architecte

19h15-19h30: Projection d’un film de 10 minutes sur un essai de reconstitution d’un bateau de l’époque pharaonique : Min 1, commenté par Mohamed Abdel Maguid (Université Aix-en-Provence / CSA).

19h30-20h00: Débat et questions : modérateur Capitaine de Frégate Guillaume Degrées du Lou, attaché naval au Caire.

20h00 : Inauguration de l’exposition suivi d’un cocktail.

Objets d’Égypte – Corpus pour une histoire économique et sociale (Ier-XVe siècle)
Organisée par Sylvie Denoix (IFAO), Jean-Yves Empereur (CEAlex),Maria Mossakowska-Gaubert (IFAO)

21 février 2008 au 24 février 2008 , CEAlex

partenariat CEALEX ; CENTRE POLONAIS D’ARCHEOLOGIE MEDITERRANEENNE ; HISOMA (UMR 5189); EPHE; U. Poitier; U. Ren

PROGRAMME

vendredi 22 février

visite d’Alexandrie

soir –réception d’accueil

18 h 19 h Jean-Yves Empereur (CEAlex) – ouverture de la table ronde

Sylvie Denoix(IFAO), Maria Mossakowska-Gaubert (IFAO) – présentation générale du projet

samedi 23 février

session I – Projets parallèles

animateurs : Dominique Cardon (CIHAM - UMR 5648) et Michel Wuttmann (IFAO)

9h 30 – 9 h 50 : Heidi Amrein (Musée national CRAFTS : un projet de recherche sur l’artisanat antique en Italie et dans les provinces occidentales. Approches méthodologiques, premiers résultats, limites et difficultés

9 h 50 - 10 h 10 : Sabine Deschler-Erb (Université de Bâle) : La contribution de l’archéo-biologie à l’étude de l’artisanat romain dans les provinces occidentales}

10h 10 - 10h 30 : Pascale Ballet (Université de Poitiers) : Production, diffusion, consommation : métal, céramique et verre dans le monde romain

10h 30 – 10 h 50 : Pause

10h 50 – 11 h 10 : Francine Blondé (HALMA-IPEL / UMR 8164): L’artisanat grec : quelques axes de recherche

11h 10 – 11h 30: Pierre-Louis Gatier (HISOMA- UMR 5189) Les productions tyriennes dans l’Antiquité et au Moyen Age, céramique, verre, métal, pierre et os

11h 30– 11h 50: Discussion et débat

11h 50 – 12h 10: Pause

session II – Histoire et lexicographie

Animateurs : Francine Blondé (HALMA-IPEL / UMR 8164), Anne Boud’hors (IRHT)

12h 10 -12h 30 Jean-Michel Carrié: L’Égypte romaine et protobyzantine : un démenti au modèle de la "ville de consommateurs”

12h 30 – 12h 50 Jean-Luc Fournet (EPHE) : Les mots et les choses : les difficultés d’une indispensable confrontation des sources textuelles et archéologiques

12h 50 - 13h 10 Discussion et conclusions

14h à 15h : Déjeuner

Session III – Bases de données

Animateurs : Heidi Amrein (Musée National Suisse), Christian Gaubert (IFAO)

15h 20 – 15h 40 : Sabine Deschler-Erb (Université de Bâle) : La base des données du projet "CRAFTS - L’artisanat antique en Italie et dans les provinces occidentales"

15h 40 - 16h : Marie-Dominique Nenna (HISOMA - UMR 5189) : Base bibliographique sur les verres du VIIe av.J-C – VIIe PC

16h – 16h 20: Pause

16h 20 – 16 h 35 : Christian Gaubert (IFAO), Maria Mossakowska-Gaubert (IFAO) : «Objets d’Égypte» - programme de bases de données bibliographiques

16 h 35 - 16h 50 : Maria Mossakowska-Gaubert (IFAO): La base bibliographique sur les verres islamiques et byzantins

16h 50 - 17h 10 : Sylvie Marchand (IFAO) : Base bibliographique sur la céramique

17h 10 - 17h 30 : Iwona Zych (PCMA) : Base bibliographique sur le bois

17h 30 - 18 h : Discussion et conclusions

dimanche 24 février

session IV – Présentation des corpus archéologiques

animateurs : Grzegorz Majcherek (PCMA), Roland-Pierre Gayraud (CNRS-UMR 6572)

9 h – 9 h 20 : Sylvie Marchand (IFAO) - céramique

9 h 20 – 9 h 40 : Marie-Dominique Nenna (HISOMA - UMR 5189) – verre

9 h 40 – 10 h : Valerie Pichot (CEAlex) - métal

10 h : Discussion

10 h - 10 h 20 : Pause

10 h 20 – 10 h 40 : Dominique Cardon (CIHAM- UMR 5648) - textiles

10 h 40 – 11 h 00 : Christiane Petit - vannerie

11 h 00 – 11 h 20 : Iwona Zych (PCMA) – bois

11 h 20 – 12 h : discussion et conclusions

12 h – 13 h 30 : Pause

session V – Conclusions

Animateurs : Jean-Michel Carrié, Sylvie Denoix, Jean-Yves Empereur

13 h – 15 h 30 : Élaboration collective des modalités de la présentation des corpus lors du colloque de 2009 (grille d’analyse)

15 h 30 – 16 h : Pause

16 h – 18 h : Réflexion collective sur le montage d’un dossier de financement ANR

Autour de la Cachette de Karnak. Journée d’étude organisée par Laurent Coulon
S. Ashour, L. Coulon, E. Jambon, Fr. Payraudeau, C. Sheikholeslami

20 juin 2007 14h00, durée 3h30, IFAO

L’IFA0 a lancé en 2006 un projet de base de données centrée sur la Cachette de Karnak en partenariat avec le CSA et le Musée du Caire, ainsi qu’avec la collaboration de différentes institutions et musées (CFEETK, Brooklyn Museum, etc.) et de chercheurs du monde entier. La base vise à recenser l’ensemble des objets (notamment les plus de 700 statues royales, divines ou privées) découverts par Legrain dans la cour de la Cachette entre 1903 et 1907. Cette journée d’étude est l’occasion de présenter cette base de données en cours d’élaboration ainsi que les recherches menées par des chercheurs de spécialités différentes qui s’appuient sur ce corpus.

Communications prévues : S. Ashour, L. Coulon, E. Jambon, Fr. Payraudeau, C. Sheikholeslami.

Programme :

14h-14h30 : Introduction et présentation de la base de données "Cachette de Karnak" en cours d’élaboration à l’IFAO

14h30 : Emmanuel Jambon (IFAO) : Collections de rois en miettes. Remarques préliminaires sur la répartition et l’état des statues royales trouvées dans la Cachette de Karnak

15H : Frédéric Payraudeau (IFAO) : L’apport des statues de

la Cachette à l’histoire dynastique locale sous la Troisième Période intermédiaire.

15H30 : Cynthia Sheikholeslami (AUC) - 25th Dynasty Priests of Montu in the Karnak Cachette

16H-16H15 : pause café

16H15 : Laurent Coulon (IFAO / Univ. Lyon-2) : La Cachette pour repeupler la butte : familles de prêtres osiriens à la XXXe dynastie et au début de l’époque ptolémaïque.

16h45 : Sobhy Ashour (Univ. Caire) : Some Ptolemaic sculptures from the Cachette.

Histoire et arts coptes
Mina et Michel Badie Abdel-Malik, Daoud Khalil Messiha, Mgr Martiros

27 février 2007 17h00, durée 2h00, IFAO

partenariat Université du Caire, Conseil Suprême de la Culture

المخطوطات الإسلامية المصورة Les manuscrits islamiques enluminés
Ayman Fouad Sayyid, Qassem Abdou Qassem, Mohamed el-Arnaout, Salah Bahnassi

27 février 2007 14h00, durée 2h30, IFAO

partenariat Université du Caire, Conseil Suprême de la Culture

Séminaires

La géologie au service de l’archéologie
Paul de Paepe (Université de Gand)

20 mai 2009 16h00, durée 1h00, IFAO

Autour du SIG de Kharga
Michel Wuttmann (Ifao), Martine Drozdz (univ. Lyon 2) et Éloïse Valéry (univ. Tours)

5 mai 2009 16h00, durée 1h00, IFAO

La collection égyptienne du musée national de Rio de Janeiro : recherches en cours
Antonio Brancaglion Junior, Professeur à l’Universidade Federal do Rio de Janeiro, Conservateur de la collection égyptienne du Museu Nacional do Rio de Janeiro

22 mai 2008 16h30, durée 1h00, IFAO

Textes magiques
Michel Cuypers (IDEO), Yvan Koenig (CNRS UMR 8152)

12 février 2008 16h30, durée 2h00, IFAO

16h30 : Michel Cuypers (IDEO) : La composition rhétorique d’un texte magique de la 20e dynastie

17h15 : Yvan Koenig (CNRS UMR 8152) : Un papyrus magique inédit : le papyrus des Sept Propos de Mehet-Ouret

Al-A’lam de Zirikli
Ayman Fouad

9 janvier 2007 15h00, durée 2h00, IFAO

Autobiographies politiques dans le monde arabe
Henry LAURENS

22 janvier 2006 10h00, durée 9h00, CFCC

partenariat Collège de France - CEDEJ- CFCC - IFAO

Henry LAURENS, titulaire de la chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France, tient son séminaire « hors les murs » au Caire dans le cadre d’une collaboration avec CFCC, le CEDEJ et l’IFAO.

Séminaires archéologiques

Fusṭāṭ - Isṭabl ‘Antar - Objets d’Égypte
Organisé par Roland-Pierre Gayraud (Cnrs - Lamm) et Sylvie Denoix (Ifao)

7 décembre 2009 au 8 décembre 2009 , IFAO

À la suite de la journée de présentation des fouilles, du matériel et des documents inscrits, qui a lieu au CSA le 6 décembre, deux journées "ateliers de travail vont se dérouler à l’IFAO.

Le 7 décembre 2009, les chercheurs, lors d’une mise en commun du matériel, vont présenter les contextes archéologiques, par niveau chronologique.

Le 8 décembre 2009, lors d’une démarche comparatiste relevant du programme Objets d’Égypte, les chercheurs vont pésenter du matériel de fouilles égyptiennes de même période, hors Fustat.

Travaux archéologiques dans l’oasis de Bahariya
Frédéric Colin

25 mars 2008 16h30, durée 1h00, IFAO

Séminaire de codicologie

Séminaire de codicologie arabe
Ayman Fouad Sayyid, chercheur-associé, IFAO

13 juin 2006 10h00, durée 3h00, IFAO

Dernière séance: Visite de Dâr al-Kutub
Séminaire de codicologie arabe
Ayman Fu'ad Sayyid

2 mai 2006 15h00, durée 2h00, IFAO

Les manuscrits enluminés
Séminaire de codicologie arabe
Ayman Fu'ad Sayyid

18 avril 2006 15h00, durée 2h00, IFAO

Les manuscrits enluminés
Séminaire de codicologie arabe
Ayman FU'AD SAYYID

28 mars 2006 15h00, durée 2h00, IFAO

8ème séance : Les manuscrits constitués en waqfs
Séminaire de codicologie
Ayman Fouad Sayyid, chercheur-associé, IFAO

21 février 2006 15h00, durée 17h00, IFAO

Les voyages des copistes
Séminaire de codicologie
Ayman Fouad Sayyid

14 février 2006 14h30, durée 16h30, IFAO

6ème séance: Les certificats d’audition
Séminaire de codicologie arabe
Animé par Ayman Fouad Sayyid

20 décembre 2005 15h00, durée 2h00, IFAO

4e séance: Les artisans du livre
Séminaire de codicologie arabe
Animé par Ayman Fouad Sayyid

6 décembre 2005 15h00, durée 2h00, IFAO

3ème séance: Les outils des copistes
Séminaire de codicologie arabe: 2ème séance: Les supports des manuscrits arabes: papyrus, parchemin, papier
Animé par Ayman Fouad Sayyid

22 novembre 2005 15h00, durée 2h00, IFAO

Le séminaire de codicologie arabe, animé par Ayman Fouad Sayyid, chercheur-associé, a lieu deux fois par mois dans la salle de conférences de l’IFAO. Il se tient en arabe, avec une traduction simultanée assurée par Hoda Khuzam. Il est ouvert aux personnalités scientifiques de l’IFAO et des institutions scientifiques autres. Les doctorants de différentes nationalités peuvent y assister.

La codicologie est l’édude des manuscrits dans leurs aspects matériels, où chaque document est étudié pour lui-même, dans son entité, et non pour le contenu du texte qui y est écrit. Ainsi, cette science se préoccupe de l’étude du support (parchemin, papyrus, papier...), de la mise en page du document, de la qualité de l’encre, des enluminures éventuelles, du type d’écriture, des ex-libris, des reliures... La codicologie touche donc des domaines très variés: chimie des matériaux, esthétique, histoire des techniques, etc.

La codicologie appliquée aux manuscrits arabes est très récente. Elle a un avenir certain dans la mesure où les manuscrits arabes sont très nombreux (3,5 à 4 millions de documents).

Séminaire Ibn al Nadim

L’utilisation d’Ibn al Nadîm par les compilateurs extérieurs
Ayman Fouad

7 décembre 2006 15h00, durée 2h00, IFAO

Les sources d’Ibn al Nadîm
Ayman Fouad

21 novembre 2006 15h00, durée 2h00, IFAO

Présentation d’Ibn al Nadîm
Ayman Fouad

14 novembre 2006 15h00, durée 2h00, IFAO

Cycle Ibn al Nadîm

Séminaire Patrimoines en partages

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation Séminaire organisé par Sylvie Denoix et Alain Roussillon
Naguib Amin (EAIS; Christophe Bouleau AKTC); Jean-Gabriel Leturcq (CEDEJ)

6 mai 2007 14h30, durée 3h00, IFAO

partenariat CEDEJ-IFAO

Regards scientifiques et dispositifs opérationnels sur le patrimoine des sites égyptiens et soudanais

14h 30-15h 15 :

Christophe Bouleau (AKTC) : Restaurer le Caire islamique: les initiatives de l’Aga Khan Trust for Culture; approches, méthodes et pratique

15h 15-16h 00

Jean-Gabriel Leturcq (CEDEJ) : Le barrage, l’archéologue et les insurgés: exemple de patrimonialisation politique sur la Quatrième cataracte au Soudan

16h 00-16h 45

Naguib Amin (EAIS) : Une cartographie pour la gestion du patrimoine, faire savoir pour mieux protéger: l’expérience de l’EAIS

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Ghislaine Alleaume (Iremam) ; Jean-Yves Empereur (directeur du CEAlex) ; Stéphane Ipert (Directeur du Centre de conservation du Livre, Arles); Isabelle Régen (IFAO)

12 avril 2007 11h00, durée 7h00, IFAO

partenariat CEDEJ-IFAO

Séminaire commun CEDEJ-IFAO

Organisé par Sylvie Denoix et Alain Roussillon

Patrimoines en partages :

Enjeux et mécanismes de la patrimonialisation

La mémoire par les textes

12 avril Salle de conférences de l’IFAO

11H00: Accueil des participants

11H30 : Isabelle Régen (IFAO) : Quelques hypothèses à propos de la transmission des textes funéraires dans l’Égypte ancienne.

12H00-12H45 : Ghislaine Alleaume (Iremam) : En amont du patrimoine : l’invention des Anciens par les Modernes (Égypte, seconde moitié du XIXe siècle).

15H00-15H45 : Jean-Yves Empereur (directeur du CEAlex) : La numérisation des outils de la littérature de référence pour l’histoire de l’Égypte: Grandes expéditions scientifiques du 19ème siècle et presse francophone.

16H00-16H45 : Stéphane Ipert (Directeur du Centre de conservation du Livre, Arles) : Les bases juridiques du droit de reproduction des documents patrimoniaux dans l’espace euro méditerranéen.

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation Séminaire organisé par Sylvie Denoix et Alain Roussillon
Emma Aubin-Boltanski; Thierry Bonnot; Emmanuelle Perrin

4 mars 2007 , CEDEJ

partenariat CEDEJ-IFAO

Patrimoine vivant, patrimoine figé ? Folklore, muséification et conservation de l’héritage.

Emmanuelle Perrin (Chercheur associé au Centre d’Histoire sociale de l’Islam méditerranéen (CHSIM, EHESS) et au Groupe de recherche et d’étude sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO, Maison de l’Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Lyon): Un patrimoine ambivalent. La définition des traditions et du folklore dans le Dictionnaire des coutumes, des traditions et des expressions égyptiennes de Ahmad Amîn

Emma Aubin-Boltanski (CNRS - Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux) : Le folkloriste comme technicien de la mémoire collective : le pèlerinage de Nabî Sâlih, Palestine 1997-2002

Thierry Bonnot (CNRS - GTMS) Donner son patrimoine au musée : de l’objet de famille au bien commun

SALLE DE CONFÉRENCE DU CEDEJ
Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Pauline Bosredon (RESO- Université Rennes), Omnia Abu Qurrah (CEDEJ)

4 février 2007 15h00, durée 3h00, IFAO

partenariat CEDEJ-IFAO

Patrimoine urbain, centres anciens

Pauline Bosredon (RESO- Université Rennes) : Classement patrimonial et projet local urbain à Harar, Ethiopie

Omnia Abu Qurrah (CEDEJ) : La sauvegarde du patrimoine architectural de la vieille ville du Caire : conserver des monuments ou perpétuer des waqfs

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation séance Politiques du patrimoine
Jean-Yves Empereur (Directeur du Centre d'études alexandrines); Sandrine Gamblin (CEDEJ); Cédric Meurice (Musée du Louvre); Alaa Habashi (ARCE, Université de Menufiyya)

14 janvier 2007 11h00, durée 7h00, CEDEJ

partenariat CEDEJ-IFAO

Séminaire commun CEDEJ-IFAO

Patrimoines en partages :

enjeux et mécanismes de la patrimonialisation

Organisé par Sylvie Denoix et Alain Roussillon

Politiques du patrimoine

14 janvier Salle de conférences du CEDEJ

11 h – 11h 45 Jean-Yves Empereur (Directeur d’études alexandrines) Politique du patrimoine à Alexandrie: fouilles archéologiques et nouvelles technologies

12 h – 12 h 45 Sandrine Gamblin (CEDEJ) : Louxor en chantier ou le triomphe de l’hygiénisme touristique au service du monument?

15 h – 15 h 45 Cédric Meurice (Musée du Louvre) L’intervention du Comité de conservation des monuments de l’art arabe au couvent Blanc de Sohag

16 h – 16 h 45 Alaa Habashi (ARCE, Université de Menufiyya), Du Comité de conservation de l’art arabe à la restauration de Bayt al-Razzâz, une évolution des politiques de conservation (en anglais)

17 h – 18 h Débat

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Driss Abbassi (Université de Nice - IREMAM), Benoît de L'Estoile (ENS – CNRS-GTMS), Pascal Ménoret (CEFAS, Sanaa), Cédric Parizot (CNRS – IREMAM)

17 décembre 2006 11h00, durée 7h00, IFAO

partenariat Séminaire commun CEDEJ-IFAO

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation

Table-ronde organisé par Sylvie Denoix et Alain Roussillon

Patrimoine et politique

11 h - 11 h 45 Benoît de L’Estoile (ENS – CNRS-GTMS) : Patrimoine et colonisation

12 h - 12 h 45 Driss Abbassi (Université de Nice - IREMAM) : Usages politiques du passé : sens et enjeux de la patrimonialisation de l’histoire en Tunisie

15 h - 15 h 45 Cédric Parizot (CNRS – IREMAM) : Tribaliser l’identité, moderniser la mémoire. Des reconstructions identitaires bédouines entre cadres de pensée israéliens et palestiniens

16 h - 16 h 45 Pascal Ménoret (CEFAS, Sanaa) : L’invention et les usages de la spécificité (khususiya) saoudienne

17h – 18 h : Débat

Salle de conférence de l’IFAO
Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Ahmed Boukouss (Ircam - Institut royal pour la culture amazighe) , Catherine Miller (Iremam), Mohamed Sharqawî (The American University in Cairo)

12 novembre 2006 11h00, durée 16h00, CEDEJ

partenariat Séminaire commun Cedej-Ifao

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation

Questions de langue

Organisé par Sylvie Denoix et Alain Roussillon

Questions de langue

Ahmed Boukouss (Ircam - Institut royal pour la culture amazighe) : Patrimoine linguistique et culturel et reconstruction identitaire au Maroc. Défis et enjeux

Catherine Miller (Iremam) : Patrimonialisation versus folklorisation des langues non-arabes. Les nouvelles politiques linguistiques dans le monde arabe

Mohamed Sharqawî (The American University in Cairo) : Standardization of Arabic in the Second Century of the Islamic Era

Salle de conférence du CEDEJ

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation - Dimension locale du projet patrimonial
Omnia Aboukorah, Omneya Abdel Barr, Rafaele Cattedra, Galila el-Kadi, Denis Louche, Bernard Maury,

30 avril 2006 9h30, durée 8h00, IFAO

partenariat CEDEJ-IFAO

Salle de conférence IFAO, toute la journée

1/ Acteurs sur le terrain et acteurs institutionnels

Bernard Maury (IFAO) : Palais et maisons du Caire: la réhabilitation du bâti; diagnostic, réalisation, adaptation à la vie actuelle et future

Omneya Abdel Barr (Projet de cooperation Paris-Le Caire): Réhabilitation d’un quartier du Caire ancien: projets à Sayeda Zeinab

Galila el-Kadi (IRD) : Enjeux urbains et logiques de réhabilitations dans le centre-ville du Caire

2/ Le regard des sciences sociales

Omnia Aboukorah (CEDEJ) : De Ali Mûbârâk à Hosni Moubarak, variations sur un même thème

Denis Louche (CFCC Le Caire) : L’évolution des stratégies françaises en matière de restauration en Égypte dans les années 1980-2005

Rafaele Cattedra (Université de Montpellier) : Villes du patrimoine mondial en Méditerranée : enjeux et conséquences du classement entre dimension locale du projet urbain et mondialisation

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Sibylle Émerit (IFAO); Hassan El-Geretli (al-Warsha); Emmanuelle Olivier (GTMS)

19 mars 2006 , IFAO

partenariat CEDEJ-IFAO

Musique et musicologie

Sibylle Émerit (IFAO): Les musiques dites du passé. De l’étude scientifique à la quête d’identité

Hassan El-Geretli (al-Warsha): La mise en scène de Soi : entre refus du faux-lklore et réactivation des sources

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Jacques Revel (ÉHESS)

5 mars 2006 15h00, durée 2h00, CEDEJ

partenariat CEDEJ-IFAO

Patrimonialiser le territoire : la notion de "pays" en France
Patrimoines en partages: enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Gilles Holder (Institut d’études africaines, Aix-en-Provence) et Patrick Menguet, (GTMS-EHESS)

19 février 2006 15h00, durée 2h30, IFAO

partenariat CEDEJ-IFAO

Racines et patrimoine identitaire

Gilles Holder (Institut d’études africaines, Aix-en-Provence): Le processus d’invention de la ville sainte de Djenné (Mali) par le marabout Bia-Bia Traoré

Patrick Menguet, (GTMS-EHESS): Entre deux paradoxes patrimoniaux: les Indiens du Brésil comme patrimoine ethnique ou gardiens d’un patrimoine naturel?

Patrimoines en partages : enjeux et mécanismes de la patrimonialisation
Jean-Gabriel Leturcq (Cedej) Adrien Gardère

15 janvier 2006 15h00, durée 3h00, CEDEJ

partenariat CEDEJ-IFAO

Musées, conservatoires ou lieux de mémoire ?

Jean-Gabriel Leturcq (Cedej) : Le Musée arabe du Caire (1869-1952) : invention d’un patrimoine en Egypte

Adrien Gardère : La restructuration du Musée d’Art Islamique du Caire : l’approche patrimoniale

Patrimoines en partage. Enjeux et mécanisme de la patrimonialisation
Sylvie Denoix, Alain Roussillon

18 décembre 2005 15h00, durée 3h00, IFAO

partenariat CEDEJ - IFAO

Les usages du passé

Alain Roussillon L’invention du turâth dans l’agenda réformiste

Karima Dirèche Fabriquer de l’histoire et créer du sens: enjeux mémoriels et patrimoine symbolique chez les Berbères d’Algérie

Anne-Marie Losonczy La patrimonialisation entre effacement et remise en scène: stratégies post-communistes de muséification en Hongrie

Séminaire doctoral

First international Winter School in Arabic Papyrology held in Egypt
organisé par Sylvie Denoix (Ifao) et Cornelia Roëmer (Daik)

29 novembre 2010 au 8 décembre 2010 , lieu: voir le programme

partenariat Dar el-Kotob - University of Alexandria - DAIK - IFAO

Programme (1,1 Mo)
Les archives : matières et matérialités
Organisé par Sylvie Denoix (Ifao), Jean-Charles Depaule (Cnrs-LAU), Christine Jungen ( CnrsLAU)

5 janvier 2010 au 12 janvier 2010 , CFCC

partenariat avec l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM), et le LAU (CNRS)

Programme

Les sources sur lesquelles s’appuie l’écriture savante de l’histoire sont le produit d’un processus : l’opération historiographique, repose, selon la formulation de Michel de Certeau, sur le geste de « mettre à part » un document, en l’inscrivant dans des dispositifs à la fois techniques et scientifiques. Les archives à partir desquelles s’effectue le travail historiographique sont ainsi le fruit d’une série de gestes, d’opérations, de procédures qui font progressivement d’un document une source. L’administration de la preuve pour l’historiographie contemporaine – qu’on peut rapprocher de ce que Anthony Grafton identifie comme paradigme de la « note de bas de page » – repose sur un ensemble de savoir-faire qui vont des pratiques d’archivage (collecte, inventaire, conservation, classement, mise à disposition de fonds d’archives) à l’usage des archives par l’historien (rassemblement d’un corpus, lecture, interprétation, citation).

Situé à la croisée de l’anthropologie, de l’épistémologie et de l’histoire, cet atelier s’adresse particulièrement (mais non exclusivement) aux jeunes chercheurs travaillant sur le Moyen-Orient. Il vise à interroger les archives, leurs usages et leurs enjeux à partir de leur matérialité. On y questionnera le statut des documents d’archives, la façon dont on les qualifie et on les manipule à partir de leurs dimensions matérielle, sensible, voire émotionnelle.

La période contemporaine se caractérise par une diversification des supports archivistiques : les archives papier coexistent avec des archives sonores, photographiques, filmiques, sans compter la part croissante d’archives électroniques ou numérisées. Sous le terme « archives » sont ainsi rassemblés et unifiés des matériaux très disparates, que caractérisent des propriétés matérielles singulières. Le caractère protéiforme, voire la plasticité matérielle des archives invite à un retour réflexif sur le statut du document d’archives saisi dans sa spécificité d’objet. La réflexion sera donc centrée d’une part sur les qualités matérielles du document d’archives, et, d’autre part, sur les dispositifs – démarches et outils – que ces qualités induisent dans ses usages savants tout d’abord, mais aussi dans leur utilisation à des fins mémorielles, dans le champ politique ou artistique.

Les participants seront invités à travailler en premier lieu à partir de la description de corpus ou de documents d’archives. Jusqu’où peut-on descendre dans une description de type codicologique d’un document d’archives ? Il s’agira de saisir ses caractéristiques à partir de sa forme (écrite, sonore, photographique, filmique...), sa matière (papier, papyrus, bande-son, microfilm, numérique...), sa taille, sa composition (coloration, défauts, tâches, déchirures, ratures...), soit l’ensemble des qualités matérielles qui caractérisent un document donné. En saisissant les archives à partir de leurs caractéristiques de forme, de matière et de surface, nous viserons à interroger les régimes de qualification et les modalités de manipulation des documents, en nous intéressant en particulier aux questions suivantes :

➢ le statut des archives et des documents d’archives

➢ la notion d’original

➢ la notion de fiabilité

Les formes et supports des documents n’ont guère de pertinence du point de vue de la norme archivistique, la qualification et l’identification d’archives dépendant pour l’archiviste avant tout de leur contexte de production. Dans le même temps, la matérialité d’un document est difficilement dissociable de l’information qu’il est susceptible de fournir. Archives orales ou photographiques ne relèvent pas des mêmes régimes d’énonciation qu’un document écrit. Tourner la page d’un registre ou faire défiler un microfilm, écouter des entretiens enregistrés ou examiner une photographie n’induisent pas les mêmes modes d’engagement avec un document, aussi bien dans ses modalités de conservation que dans son usage par l’historien. Le support et la forme d’un document, c’est en tout cas l’hypothèse de cet atelier, conditionnent intimement son mode d’existence et sa pratique.

Est « archive » tout document écrit qui relève d’une volonté de préservation d’ensembles documentaires cohérents. Ainsi, tel prince souhaitera que toutes les lettres émises par sa chancellerie soient conservées. Est aussi archive, dans le sens moderne du terme, ces documents, conservés dans une volonté patrimoniale ; ils sont alors utiles à l’historien puisqu’ils sont la trace d’activités, voire d’institutions passées.

Cette notion d’une trace à conserver est loin d’être une évidence en soi, et la tradition archivistique qu’a élaborée l’Europe ne saurait faire oublier que celle-ci n’a rien d’universel : c’est ainsi, par exemple, que les administrations mameloukes, loin de conserver leurs archives, détruisaient les document administratif lors des changements de règne. C’est dans ce sens que « faire archive » relève en premier lieu d’un choix : de collecte, de conservation, d’inscription dans une série de documents dotés de cette même qualité d’historicité. Plus peut-être encore, la notion d’archives peut être liée au lieu, à l’institution : l’usage dans la langue française du même mot pour désigner par métonymie les archives de l’État (ou d’un département) et les bâtiments où elles sont conservées indique bien, dans le contexte français, le caractère institutionnel associé à la notion même d’archives (comparable à ce qui se passe également avec la monnaie). Il n’est pas anodin que les archives dites « privées », dans ce même contexte, ne se définissent qu’en creux, le terme désignant par défaut tout ce qui ne relève pas des archives publiques. Les archives ne se qualifient pas per se, mais en fonction des choix et des usages selon lesquels elles opèrent.

Aussi problématique que la notion d’archives est celle de « document ». Si le document désigne communément un écrit, cette qualification a progressivement été étendue à des supports sonores ou visuels. Cet élargissement du champ documentaire (et, en conséquence, du champ archivistique), s’accompagne de nouvelles qualifications qui sont également susceptibles de varier dans le temps. Ainsi, une photographie documentaire qui a longtemps été considérée comme appartenant à un fonds d’archives, peut, par une nouvelle appréciation, passer du statut de document à celui d’objet d’art. Dans ce sens, la matérialité d’un document d’archives, la mise à l’épreuve de sa valeur (historique, artistique, informative...) participe d’un travail de jugement et de qualification qui n’est jamais définitif.

Dans le même temps, pas plus que son statut, la matérialité du document n’est véritablement stable : les documents d’archives sont soumis à des multiples manipulations et mutations (brouillons, production de copies certifiées, réécritures ou transcription, numérisation, photocopie…). La production d’équivalences, de documents de substitutions permet de faire coexister une pièce originale et une variété de copies. Se pose alors la question dans ce contexte de l’authenticité, du caractère original d’un document : avec la production de copies, de versions, de fac-similés existe tout un ensemble de procédures qui unifient et stabilisent un même document sous des formes diversifiées. On s’intéressera en particulier aux critères de fiabilité auxquels la reproduction et la copie des documents sont soumis, aussi bien dans le contexte de production que dans leurs usages par l’historien.

La réflexion ne saurait s’arrêter ici à une opposition rigoureuse entre l’authentique et le faux : ceci vaut particulièrement quand on s’intéresse à la dimension sensible, voire émotionnelle des archives. Celle-ci est rarement restituée dans le travail d’ « historiographisation », alors même que le dispositif probatoire de la pratique historiographique loin de se réduire à une interprétation et citation des sources, repose également sur la construction de dispositifs qui rendent les archives efficaces dans la démonstration : les qualités matérielles des archives, et les modalités de leur reproduction « au plus juste » permettent alors se s’interroger sur l’effet de vérité que peut produire un document pour pouvoir fonctionner comme preuve.

Cet atelier est ouvert aux jeunes chercheurs inscrits en thèse ou post-doc de moins de 2 ans. Les frais de déplacement, d’hébergement et d’organisation sont pris en charge par l’organisation.

Les candidats doivent envoyer un dossier comprenant une lettre de motivation avec leur sujet de thèse, un CV et une lettre de soutien de leur directeur de thèse avant le 30 octobre à

directionATifao.egnet.net

iismmATehess.fr

Inventions patrimoniales et constructions mémorielles. Mondes anciens et modernes
Organisé par Sylvie Denoix (IFAO), Nadine Picaudou (INALCO), Dominique Poulot (Paris 1), Mercedes Volait (In Visu – CNRS/INHA)

1 mai 2009 au 4 mai 2009 9h00, durée 18h00, CFCC

partenariat CFCC, CNRS/INHA, INALCO, ED université de Paris 1

2 mai 2009, 9h-13h, auditorium du CFCC

Dominique Poulot : Musées, mémoires, patrimoines : les nouveaux enjeux de l’historiographie.

Mercedes Volait : Passions antiquaires en Égypte au xixe siècle ou le patrimoine dans la sphère privée.

Tawfiq Aclimandos : Histoire, proposition de symboles, légitimation : le cas des militaires égyptiens.

4 mai 2009, 8h30-13h, auditorium du CFCC

Faiza Haikal (AUC): Transmissions culturelles et Patrimoine national : culture vécue et culture observée. Quelques reflexions.

Sibylle Emerit (Ifao) : De multiples revendications autour d’un patrimoine immatériel : l’exemple de la musique égyptienne ancienne.

Sylvie Denoix (Ifao): Les beaux arts équestres : identité de groupe et invention de la tradition chez les Mamlûks (Égypte-Syrie 1250-1517).

Omnia Aboukorrah : L’invention du patrimoine urbain dans des contextes d’évidence (Égypte) et d’émergence (Éthiopie) patrimoniale.

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Les Littéralismes dans les monothéismes
Organisé par Sylvie Denoix (IFAO), Gilles Dorival et Didier Pralon (MMSH, Aix-en-Provence)

6 avril 2008 au 10 avril 2008 , IFAO

partenariat IFAO-IDEO-CFCC-UMR CNRS ‘Textes et documentsde la Méditerranée antique et médiévale’

Consultez le programme.

Le terme de fondamentalisme s’est imposé tant dans l’usage courant des diverses langues européennes que dans l’approche savante des analystes du contemporain pour décrire des courants juifs, chrétiens, musulmans, hindouistes, bouddhistes, etc., qui s’opposent aux évolutions et aux adaptations des religions dont ils sont issus et qui prétendent revenir aux fondements ou aux fondamentaux de leurs croyances respectives. Cette prétention se traduit dans des comportements exclusivistes et, dans certains cas, violents. Les fondamentalismes ont suscité beaucoup de travaux. L’un des plus importants a été le Fundamentalism Project qui a été entrepris sous les auspices de l’American Academy of Arts and Sciences et qui a abouti à la publication de plus de cent contributions réparties en cinq gros volumes parus entre 1991 et 1995. Au terme de l’entreprise, les contributeurs restent divisés sur deux questions : le fondamentalisme est-il un phénomène exclusivement moderne, ou est-il un phénomène caractéristique des monothéismes ? Et est-il légitime d’exporter le concept de fondamentalisme en dehors du christianisme, du judaïsme et de l’islam ? En fait, une réflexion sur l’histoire du fondamentalisme conduit à une interrogation plus radicale. Les courants fondamentalistes apparaissent aux États-Unis dans les années 1890 au sein des églises évangéliques. Appliquer le même terme à d’autres courants chrétiens (comme l’intégrisme catholique) et a fortiori à d’autres religions revient à nier l’originalité même du fondamentalisme américain et à favoriser la confusion. De plus, les croyants convaincus, quelles que soient leurs religions d’appartenance, pensent tous qu’ils sont fidèles aux fondements de leur foi. Cela est vrai non seulement de ceux que l’on appelle fondamentalistes, mais aussi de croyants qui se situent aux antipodes de ces derniers, comme les protestants libéraux allemands des années 1900. La référence aux fondements ne doit pas être confondue avec le fondamentalisme.

Comment échapper aux confusions et aux simplifications qu’entraîne le concept de fondamentalisme ? Le Fundamentalism Project décrit les fondamentalismes en faisant appel aux méthodes de l’anthropologie, de la sociologie et de la science politique. Il s’agit de mettre au jour le fonctionnement idéologique et organisationnel de groupes particuliers. Bien entendu, cette analyse est indispensable. Mais il y a lieu de se demander s’il ne faut pas compléter cette approche en faisant appel à l’histoire culturelle et intellectuelle. En effet, les courants fondamentalistes prétendent tous qu’ils énoncent la vérité des textes fondateurs dont ils se réclament, Bible et Coran notamment. Ils dénoncent les travestissements auxquels, selon eux, ceux-ci ont donné lieu à travers l’histoire, notamment les arrangements avec la modernité, et ils veulent revenir au sens originel du texte. Or, selon eux, celui-ci se donne de manière évidente à tout lecteur de bonne foi : c’est le sens littéral du texte, qui va de soi et qui s’impose à tous. Mais les historiens de la culture religieuse savent que le sens donné aux textes sacrés est le résultat de constructions intellectuelles complexes. Ce sens présente des variations dans le temps et l’espace. À une même époque, les interprétations entrent en conflit et parfois même en contradiction. À cela s’ajoute le fait que, en règle générale, les interprètes les plus anciens des textes sacrés développent une herméneutique à deux niveaux de sens : le sens selon la lettre et le sens caché. Situés dans cette perspective, les fondamentalismes apparaissent comme un courant herméneutique particulier, qui évacue le sens caché et qui ignore la complexité historique de l’établissement du sens littéral. De la sorte, ils appartiennent aux mondes lettrés, même s’ils s’en défendent. Ce sont donc des constructions intellectuelles, qu’il faut analyser comme telles. Assurément, l’anthropologie, la sociologie et la science politique n’ignorent pas les textes de référence des fondamentalismes. Mais elles se contentent de prendre acte de leur prétention à énoncer le seul vrai sens littéral, sans s’interroger ni sur la manière dont ce sens est établi, ni sur les éventuelles manipulations auxquelles cet établissement donne lieu. Jamais, les fondamentalismes ne sont situés dans le cadre d’une histoire des interprétations intellectuelles. Or, replacés dans un tel contexte, les fondamentalismes relèvent de ce que l’on peut appeler le littéralisme. Ce terme désigne des courants d’interprétation qui, non seulement prennent les textes fondateurs au pied de la lettre et dénient l’existence d’un sens caché et plus profond, mais encore affirment que le sens littéral relève de l’évidence, et non d’un travail sur le texte, et qu’il ne peut donner lieu à discussion. Reposant sur l’idée que le sens du texte va de soi, les littéralismes n’ont pas besoin de se justifier par la formulation d’une théorie herméneutique, mais celle-ci est évidemment implicite et consiste à penser que la lettre du texte est évidente, qu’elle n’est pas le résultat d’une construction intellectuelle, qu’elle est invariable dans le temps et dans l’espace et qu’il n’y a pas d’autre sens que le sens littéral évident.

Ce sont les littéralismes à l’œuvre dans les grands monothéismes (judaïsme, christianisme, islam) tant aux époques anciennes que dans la période contemporaine qui feront l’objet de la session d’études doctorales.

Programme

Dimanche 6 avril

9h-13h Gilles Dorival (Aix-Marseille 1, Institut Universitaire de France) : Le concept de littéralisme est-il opératoire ?

Didier Pralon (Aix-Marseille 1) : La lettre dans la pensée grecque.

13h-15h Déjeuner

15h-16h 30 Mahmoud Azab (INALCO) : Tendances littéralistes dans l’islam sunnite.

16h 30-18h Travail en atelier à l’IDEO des doctorants et restitution.

Réception à l’Ambassade de France

Lundi 7 avril

9h-12h Film La politique et Dieu en présence de l’auteur, Abraham Ségal, et discussion.

12h-13h Emilio Platti (IDEO) : Le littéralisme de Mawdûdî

13h-15h Déjeuner.

15h-18h Visite du cimetière du Qarâfa (Le Caire) avec Sylvie Denoix (IFAO).

Mardi 8 avril

9h-13h Edouard Robberechts (Aix-Marseille 2) : Les écritures comme signe : entre l’évidence d’un plein et l’appel d’un vide ?

Michel Tardieu (Collège de France) : Ignorer ce que lire veut dire : la conception du monde d’un conteur chrétien syriaque illettré du Tûr Abdîn (Turquie orientale, XIXe siècle).

13h-15h Déjeuner

15h-16h 30 Jean-Pierre Filiu (Institut d’Etudes Politiques de Paris): D’une apocalypse à l’autre, la relecture islamique de la fin des temps à partir du fondamentalisme protestant.

16h 30-18h Travail à l’IDEO des doctorants en atelier et restitution.

Mercredi 9 avril

9h-13h Michel Cuypers (IDEO) : Le Coran: lecture littérale traditionnelle, lecture littérale fondamentaliste

Gideon Aran (Université hébraïque de Jérusalem) : Les mouvements littéralistes dans l’Israël contemporain.

13h-15h Déjeuner.

15h-18h Travail à l’IDEO des doctorants en atelier et restitution.

Jeudi 10 avril

9h-10h 30 Mathias Morgenstern (université deTübingen) : Le littéralisme dans l’histoire des Juifs.

10h-13h Travail des doctorants en atelier et restitution finale.

13h-15h Déjeuner et fin de la session.

Corpus épigraphiques et manuscrits d’Égypte
Organisé par Sylvie Denoix et Laure Pantalacci

13 mai 2007 au 16 mai 2007 , IFAO

CORPUS ÉPIGRAPHIQUES ET MANUSCRITS D’ÉGYPTE

Séminaire doctoral

Le Caire, IFAO, 13-16 mai 2007

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ATTENTION : date de réponse repoussée au 13 avril

SAMEDI 12 MAI

Arrivée et accueil des participants

DIMANCHE 13 MAI Journée à l’IFAO

9h – 9h 30 Accueil

9h 30 – 13 h Conférences 1 Diplomatique

o Laure Pantalacci (IFAO)

Décrets royaux et communications officielles au IIIe millénaire

o Ake Engsheden (IFAO)

Décrets ptolémaïques

o Marie Favereau (IFAO)

De la lettre mongole à l’édifice mamlūk : la matérialisation du sceau - tamġa

16h – 18h Atelier 1 : Annie Gasse, Hélène Cuvigny, Petra Sijpesteijn, Pierre-Louis Gatier (CNRS) Travailler sur des inscriptions gravées, des ostraca, des papyrus

LUNDI 14 MAI Journée à l’IFAO

9 30 h – 13 h Conférences 2 Textes de routes, textes de pistes I

o Vincent Rondot (SFDAS, Khartoum)

Routes antiques entre Égypte et Soudan. Quels documents?

o Pierre Tallet (Université Paris-IV Sorbonne)

D’Ayn Soukhna à la péninsule du Sinai : les inscriptions jalonnant la route du cuivre et de la turquoise

o Hélène Cuvigny (IRHT, CNRS)

La circulation des hommes et des biens dans le désert de Bérénice d’après les ostraca grecs

15 h — 17 h Conférences 3 Textes de routes, textes de pistes II

o Pierre-Louis Gatier (HISOMA/Univ. Lumière-Lyon 2)

Inscriptions grecques et latines des routes du Proche-Orient

o Victor Ghica (IFAO)

Épigraphie copte sur les pistes du désert occidental

MARDI 15 MAI Journée à Alexandrie, Bibliotheca Alexandrina

10 h – 13 h Conférences 4 Archives, collections de textes I

o Ola el-Aguizi (Université du Caire)

Archives démotiques de Tebtynis

o Jean Gascou (Université Paris-IV Sorbonne)

Papyrus grecs d’époque arabe provenant d’Edfou

o Annie Gasse: Les ostraca littéraires de Deir el-Medineh

15 h – 16 h : Atelier 2 : Visite du centre de restauration des manuscrits de la Bibliotheca Alexandrina

MERCREDI 16 MAI Journée à l’IFAO

9 h – 12 h Conférences 5 Archives, collections de textes II

o Petra Sijpesteijn (CNRS-IRHT)

Attestation papyrologique du pèlerinage Umayyade

o Christian Gaubert (IFAO)

Archives arabes d’une famille copte du Fayyoum (monastère de Naqlun) à l’époque fatimide

o Frédéric Bauden (Université de Liège)

Témoins matériels de la présence et de l’activité des ḥarbī-s dans l’Egypte mamelouke (documents mamlouks des archives de l’Etat à Venise)

12 h — 13h Discussion générale

15h — 18h Atelier 3 : Sylvie Denoix (IFAO) : Épigraphie de terrain dans Le Caire islamique

La documentation pour l’histoire de l’Egypte (en arabe)
Mohamed Afifi, Ayman Fouad

8 mai 2007 16h30, durée 2h00, IFAO

Enquête sur les noms royaux de l’époque tardive (en arabe)
Khaled el-Enany Ezz

26 mars 2007 16h30, durée 2h00, IFAO

Les nouvelles méthodes en archéologie (en arabe)
Osama Talaat et Shibl' Ebied

20 mars 2007 16h30, durée 2h00, IFAO

- Shibl’ Ebied : "Nouvelles perspectives sur l’architecture islamique de

Samarkand"

-Ousama Talaat : "Architecture religieuse, architecture politique : une

comparaison entre Cordoue et Grenade"
Signes identitaires dans les cités du monde musulman. Textes, traditions et vestiges
Responsable : Marianne Barrucand (Paris IV)

21 mai 2006 , IFAO

partenariat Université de Paris IV–Sorbonne – IFAO – CEDEJ - CFCC

Un séminaire doctoral thématique, organisé par Marianne Barrucand (Paris IV), se tiendra à l’Institut français d’archéologie orientale au Caire du 21 au 26 mai 2006 sur le thème Signes identitaires dans les cités du monde musulman. Textes, traditions et vestiges. En voici le programme.

Les étudiants inscrits en Master 2 et en thèse peuvent y participer. Leur voyage et leur hébergement sera pris en charge par l’organisation du séminaire.

Le travail s’organisera en séances académiques le matin et en ateliers (visites de fouilles, de sites urbains…) l’après-midi.

Les inscriptions doivent être envoyées par courrier électronique avant le 30 mars 2006 à Sylvie Denoix sdenoix AT ifao.egnet.net. Elles comporteront un résumé de la recherche de l’étudiant en une vingtaine de ligne, une attestation du directeur de thèse ou du directeur de l’école doctorale et une lettre de motivation de l’étudiant pour participer à ce séminaire.

Colloques internationaux

Origins5. L’Égypte des origines. Cinquième colloque international sur les études pré- et protodynastiques
Béatrix Midant-Reynes et Yann Tristant

13 avril 2014 au 18 avril 2014 , IFE

partenariat SCA, Archéo-Nil, IFE

Ce colloque s’inscrit dans la continuité des précédentes manifestations (Cracovie 2002, Toulouse 2005, Londres 2008, New-York 2011) qui réunissent tous les trois ans l’ensemble des chercheurs travaillant sur les origines de l’Égypte. Cette réunion rassemblera au Caire en avril 2014, pendant 5 jours, une centaine de chercheurs venant du monde entier et présentant des approches diverses sur le thème de la naissance de l’État en Égypte. Ces cinquièmes rencontres internationales marqueront une nouvelle étape dans l’élan scientifique acquis par les études pré- et protodynastiques, et affirmeront la place qu’elles occupent désormais dans la recherche archéologique en Égypte et dans les régions voisines.

site du colloque Origins5

The fifth international conference of Predynastic and Early Dynastic Studies marks the continuation of the previous successful conferences which happens every three years: Kraków 2002, Toulouse 2005, London 2008 and New York 2011. This five-day international event will gather in Cairo a network of experts from different countries. They will present and discuss their respective research relating a significant range of themes within the broader subject of the origins of the Egyptian State (from the Predynastic period to the beginning of the Old Kingdom). This Fifth international conference marks a new stage in the momentum acquired by Predynastic and Early Dynastic studies.
LRCW 5. Ve congrès International sur la Céramique Commune, la Céramique Culinaire et les Amphores de l’Antiquité Tardive en Méditerranée, Archéologie et Archéométrie.
Organisé par le CEAlex - Delphine Dixneuf

6 avril 2014 au 10 avril 2014 , CEAlex

Fusṭāṭ et le contrôle des territoires / Fusṭāṭ and territories control
organisé par Sobhi Bouderbala (Ifao) et Sylvie Denoix (Ifao)

9 avril 2013 au 11 avril 2013 , IFAO

Fusṭāṭ et le contrôle des territoires (premier colloque international)

Provinces et empires : l’Égypte islamique dans le monde antique. Mutations administratives, sociétés plurielles et mémoires concurrentes

Télécharger le programme (184 ko)

Fusṭāṭ and territories control (1st International Conference)

Provinces and Empires : Islamic Egypt in the Antique World.

Administrative Transformations, Plural Society and Competing Memories

Download the program (184 ko)

Décrire, imaginer, construire l’espace. Toponymie égyptienne de l’Antiquité au Moyen-Âge
Organisé par Claire Somaglino (Paris IV-Sorbonne), Sylvain Dhennin (Ifao)

23 novembre 2012 au 24 novembre 2012 , lieu: voir le programme

partenariat Paris IV-Sorbonne

Le programme est en téléchargement sur le site : http://systop.hypotheses.org/194
Ve congrès de la International Society for Arabic Papyrology (Tunis-Kairouan)
Organisé par l'ISAP (Petra Sijpesteijn, Matt Malczycki) et l'IFAO (Sobhi Bouderbala, Sylvie Denoix)

28 mars 2012 au 31 mars 2012 , lieu: voir le programme

Guerre et paix dans le Proche-Orient médiéval (IFAO-IFPO)
organisé par : Sylvie Denoix (Ifao), Mathieu Eychenne (Ifpo), Stéphane Pradines (Ifao), Abbès Zouache (Ifao, Ciham Umr 5648)

15 décembre 2011 au 18 décembre 2011 , IFE

Le colloque débute à 14h le 15 décembre 2011.

Télécharger le programme (221 Ko).

Télécharger les résumés (1,2 Mo).

Les séances ont lieu dans l’auditorium de l’Institut français d’Egypte, rue Madrasat al-Huquq al-Firansiyya à Mounira.

La vie quotidienne des moines en Orient et en Occident. Questions transversales
Organisé par Olivier Delouis et Maria Mossakowska

21 novembre 2011 au 23 novembre 2011 9h00, durée 18h00, lieu: voir le programme

partenariat UMR 8167 Orient et Méditerranée, EfA, Paris-Sorbonne, Panthéon-Sorbonne, IRHT, AUF

Lire le programme (700k)

Voir également le site de l’ UMR 8167 Orient et Méditerranée
L’Isthme de Suez et l’Égypte: Espace, sociétés et architectures (XIXe et XXe siècles)
Organisé par Mercedes Volait

2 octobre 2011 10h00, durée 14h00, IFAO

partenariat InVisu (CNRS), Inha, ANR, Association Suez

La Cachette de Karnak. Nouvelles perspectives sur les découvertes de Georges Legrain/The Cachette of Karnak. New perspectives on Georges Legrain’s discoveries
Colloque organisé par l'équipe

29 janvier 2011 au 31 janvier 2011 , Luxor Mubarak Library

partenariat Conseil suprême des Antiquités (CSA)/Supreme Council of Antiquities (SCA)

La Cachette de Karnak.

Nouvelles perspectives sur les découvertes de Georges Legrain

Colloque international

Louxor 29-31 janvier 2011

Plus de 100 ans après sa découverte par G. Legrain, la célèbre « Cachette » de Karnak n’a pas encore livré tous ses secrets. Des centaines de statues et d’objets de toutes sortes furent découvertes dans cet énorme dépôt sacré enterré dans le temple d’Amon, ce qui fait de la Cachette une source incroyablement riche de connaissances sur la religion thébaine et l’histoire égyptienne. Néanmoins, de nombreux objets sont toujours inédits et la raison d’être comme la date de création du dépôt lui-même restent incertains. S’appuyant sur le lancement du programme "Base de données Cachette de Karnak", le but de ce colloque international est de réunir des spécialistes impliqués dans l’étude et la publication d’objets provenant de la Cachette et des chercheurs travaillant sur les cachettes en tant qu’événements rituels ou historiques.

Les interventions seront présentées en français, anglais ou allemand.

Le colloque sera présidé par le professeur Ali Radwan.

Parmi les intervenants : Helmut BRANDL, Betsy BRYAN, Laurent COULON, Richard FAZZINI, Emmanuel JAMBON, Karl JANSEN-WINKELN, Raymond W. JOHNSON David KLOTZ, David LORAND, Frédéric PAYRAUDEAU, Olivier PERDU, Daniel POLZ, Campbell PRICE, Ute RUMMEL, Hassan SELIM, Cynthia May SHEIKHOLESLAMI, Hourig SOUROUZIAN, Dominique VALBELLE, Pascal VERNUS.

La séance d’ouverture se tiendra à la Mubarak Public Library de Louxor le samedi 29 janvier à 18 h.

Télécharger le programme complet

Contact : laurent.coulon@mom.fr / hleithy@aucegypt.edu

Les mystiques juives, chrétiennes et musulmanes dans l’Égypte médiévale Interculturalités et contextes historiques
organisé par Giuseppe Cecere (Ifao), Mireille Loubet (Cnrs-Cpaf) et Samuela Pagani (Università del Salento)

22 novembre 2010 au 24 novembre 2010 , IFAO

Les mystiques juives, chrétiennes et musulmanes dans l’Égypte médiévale Interculturalités et contextes historiques

Qu’elle soit individuelle ou collective, l’expérience mystique peut donner naissance à de réels courants, confrontés aux tendances religieuses existantes et structurées, elles-mêmes fruits d’évolutions antérieures.

Observables à toutes époques et latitudes, ces expériences et courants sont le produit d’un contexte socio-historique, tout comme leurs formes d’expression et leurs interprétations. Leur émergence au sein d’un groupe religieux et d’une société où co-existent diverses communautés, leur confère un rôle qui dépasse le domaine de la foi. Ils sont alors des facteurs potentiels de renouvellement d’un héritage, tant en ce qui concerne les idées morales et religieuses que les pratiques cultuelles, la langue et les relations sociales. De ce constat naît l’intérêt d’une recherche sur les expériences et mouvements mystiques apparus dans les trois monothéismes ainsi que sur les situations de contact entre individus et communautés religieuses dans une société plurielle.

L’objectif de ce colloque international est d’explorer les relations intercommunautaires dans l’Égypte médiévale.

Il s’inscrit dans un programme de l’Ifao et est organisé en collaboration avec les instituts suivants:

- CNRS (UMR 6125, Centre Paul Albert Février) ;

- Università del Salento

- Institut d’études coptes ;

- Deutsches Archäologisches Institute ;

- Balassi Institute ;

- The Office of the Hungarian Cultural Counsellor.

Muslim, Christian and Jewish Mysticisms in Medieval Egypt. Cross-cultural phenomena and historical contexts

Be it individual or collective, mystical experience can give birth to veritable trends, which are confronted with and influenced by already existing and well-established religious tendencies resulting themselves from previous developments.

Perceptible under all latitudes and at all times, mystical experiences and currents are the product of a social and historical context, as well as their interpretations and manifestations. Owing to their relations to the specific group they rise from as well as to the multi-religious context of society, their role goes far beyond the mere frame of faith. They thus turn into potential factors for renewing cultural traditions, ethical and religious ideas, worshipping practices, language, social relationships. All this shows the interest of a research on mystical experiences and trends within the three monotheisms in Medieval Egypt, as well as on situations of contact between individuals and religious communities in a multicultural society.

This colloquium is devoted to Muslim, Christian and Jewish mysticisms in contact situations. It is therefore an intercultural study, aiming at exploring intercommunity relations in Medieval Egypt.

Programme

Historiographie de la guerre dans le Proche-Orient médiéval (Xe-XVe siècle). État de la question, lieux communs, nouvelles approches
Organisé par Mathieu Eychenne (IFPO), Benjamin Michaudel (IFPO), Stéphane Pradines (IFAO), Abbès Zouache (IFAO)

3 novembre 2010 au 5 novembre 2010 , IFPO

partenariat IFPO

Longtemps, l’histoire militaire a été vue sous le prisme de la bataille décisive. Critiquée par les tenants de l’école dite des Annales, qui la considérait comme trop événementielle et non problématisée, elle s’est progressivement renouvelée. Les historiens du fait militaire se sont inscrits dans une perspective d’histoire totale ne négligeant aucun aspect des sociétés humaines. L’on parle même, depuis peu, d’une « Nouvelle histoire militaire » (New Military History), qui fait résolument de la guerre un phénomène social, à étudier dans toute sa complexité et en relation avec les autres phénomènes sociaux. Les praticiens d’une telle histoire élargissent leurs champs d’investigation, par exemple, à l’étude des représentations, des émotions ou des notions de violence. Sous l’influence d’une historiographie de la première guerre mondiale dynamique, ils font de plus en plus souvent de l’histoire du combat et de sa violence le centre d’une « culture de guerre ».

Les spécialistes de la guerre médiévale se sont en partie inscrits dans de telles évolutions, la parution de La guerre au Moyen Âge, en 1980, constituant à cet égard un tournant. Son auteur, Philippe Contamine, s’inscrivait en partie dans la lignée du Crusading Warfare de Raymond C. Smail, ouvrage majeur paru en 1956, qui faisait le lien entre les historiographies de l’Occident et du Proche-Orient médiévaux. Il faut dire que, jusqu’à récemment, les croisades ont été considérées comme le moment clé de l’histoire de cet espace. Les armées de l’islam intéressaient les spécialistes surtout en tant qu’adversaires des croisés ; elles furent dès lors rarement étudiées pour elles-mêmes.

Depuis une vingtaine d’années, les études ciblées, remettant en cause cette périodisation et tendant à faire de l’histoire de la guerre au Proche-Orient médiéval une histoire militaire à part entière, se sont multipliées. Elles ont pu bénéficier de la meilleure connaissance d’un espace – l’Égypte et le Bilād al-Šām – marqué, du xe au xve siècle, par une professionnalisation accrue des armées et la militarisation du pouvoir. Tous les champs de la connaissance sont concernés, le croisement des sources archéologiques et historiques s’avérant particulièrement prometteur.

Dans le cadre du programme de recherche Guerre et paix dans le Proche-Orient médiéval, xe-xve siècles, piloté par une équipe de chercheurs – historiens et archéologues- de l’Ifpo et de l’Ifao, un colloque intitulé « Historiographie de la guerre dans le Proche-Orient médiéval (xe- xve siècles). État de la question, lieux communs, nouvelles approches » se tient à Damas du 3 au novembre 2010.

Ce colloque permettra d’abord de dresser un état des lieux de la recherche portant sur la guerre dans le Proche-Orient médiéval, du xe au xve siècle, aussi bien dans ses aspects techniques que dans ses aspects théoriques. Le « phénomène guerre » sera envisagé comme l’un des facteurs explicatifs des transformations que connurent les sociétés du Bilād al-Šām et de l’Égypte, à cette époque. Ce colloque sera également l’occasion de confronter les pratiques des historiens arabes et de leurs pairs occidentaux – il rassemblera des chercheurs exerçant leur métier au Proche et au Moyen-Orient ainsi que des spécialistes occidentaux. Il permettra, enfin, de proposer de nouvelles pistes de recherche, tout particulièrement en ce qui concerne les violences guerrières.

Programme en français

Programme en arabe

Archéologie du paysage. L’Égypte et le monde Méditerranéen
Organisé par Yann Tristant (Ifao) et Matthieu Ghilardi (CNRS)

19 septembre 2010 au 21 septembre 2010 , CFCC

partenariat CEREGE (CNRS, UMR 6635) et le CFEETK (CNRS, USR 3172)

Soufisme et production écrite au XIXe siècle / Sufism and 19th Century Literary Production
Organisé par Rachida Chih (Cnrs) et Catherine Mayeur-Jaouen (Inalco)

16 mars 2010 au 19 mars 2010 16h30, durée 1h00, CFCC

Fusṭāṭ - Isṭabl ‘Antar
Organisé par Roland-Pierre Gayraud (Cnrs - Lamm) et Sylvie Denoix (Ifao)

6 décembre 2009 , CSA

partenariat CSA - Ahmad Pacha Hall

Fustât (actuellement "le Vieux-Caire") est la première ville musulmane d’Afrique. Fondée en 642 par les musulmans venus d’Arabie, elle a été la capitale de l’Égypte sous les premiers califes (capitale de l’ensemble de l’empire musulman: Médine), puis sous les Omeyyades (Damas: 661-750) et les Abbasides (Bagdad: à partir de 750). À l’époque fatimide (969-1171), elle est la capitale économique de l’ensemble Fustât-Le Caire.

Les fouilles de l’IFAO, dirigées par Roland-Pierre Gayraud (CNRS-LAMM), ont eu lieu au sud de Fusṭāṭ, sur le plateau d’Isṭabl ‘Antar. Elles se sont déroulées pendant une quinzaine d’années du milieu des années quatre-vingt au début des années 2000. Depuis cinq ans, dans une phase d’études post-fouille une équipe étudie le très riche matériel. En effet, le site choisi, situé sur les hauteurs au sud de Fusṭāṭ, a permis une excellente conservation des objets organiques (tissus, vannerie, bois, papyrus, papiers). Ils s’ajoutent au matériel comme la céramique, le verre qui sont en nombre très important. Un des intérêts de ces études est qu’elles vont permettre de dater les objets de même type de provenance inconnue.

Par ailleurs, certains objets comme les ṭīrāz, les linceuls brodés dans lesquels ont été ensevelis les membres de la famille fatimide sont des pièces tout-à-fait exceptionnelles.

Outre l’étude de ces artefacts, qui apportera beaucoup à la connaissance de la culture matérielle islamique, les recherches issues de cette fouille donneront à voir le modèle urbain avec, notamment, un réseau d’aqueducs.

6 décembre 2009:Présentation du matériel

Balaneia, thermes et hammams, 25 siècles de bain collectif (Proche-Orient, Égypte et Péninsule Arabique)
Organisé par Marie-Françoise Boussac (univ. Paris X Nanterre), Thibaud Fournet (IFPO) et Michel Maqdissi (DGAM)

2 novembre 2009 au 6 novembre 2009 , IFPO

partenariat IFPO

Ce colloque du programme Balnéorient, en partenariat avec l’IFPO, se déroulera à Damas à l’Hôtel Firdaws - Rectorat de Damas, du 2 au 6 novembre 2009 en étroite coordination avec la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie.

Après les approches diachroniques et régionales des colloques d’Alexandrie (dec. 2006) et d’Amman (mai 2008), nous souhaitons privilégier lors de cette troisième rencontre les approches thématiques et comparatistes, dans une même démarche pluridisciplinaire.

Si vous désirez y participer, merci de nous envoyer rapidement vos propositions le 1er juin 2009 au plus tard, en envoyant la fiche d’inscription à balneorientATmom.fr

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La vie quotidienne des moines en Orient et en Occident (IVe-Xe s.). I : l’état de sources
Maria Mossakowska-Gaubert (IFAO), Olivier Delouis (CNRS-UMR8167)

14 mai 2009 au 16 mai 2009 , EFA

partenariat École française d’Athènes

Ce colloque est une des actions du programme La vie quotidienne des moines: étude comparatiste Orient-Occident, réalisé en collaboration entre l’IFAO, l’EFA et l’UMR 8167 “Orient et Méditerranée, Centre d’Histoire et Civilisation de Byzance“ (CNRS-Collège de France). Ce programme réunit des chercheurs relevant de disciplines variées (philologie, histoire, archéologie et histoire de l’art) et spécialisés dans l’étude des monachismes anciens. Les axes thématiques proposés par les organisateurs dans un cadre chronologique et géographique large (monachismes égyptien, nubien, africain, syro-palestinien, byzantin, italien, franc, wisigoth, IVe-Xe siècles) permettront de connaître la vie quotidienne des moines dans une perspective comparatiste.

Le colloque d’Athènes a pour but de présenter l’état des sources par région. Un deuxième colloque, qui aura lieu à l’IFAO au Caire en 2011, sera consacré aux questions transversales.

Consultez le programme
The Red Sea in Pharaonic Times
organisé par Laure Pantalacci et Pierre Tallet

11 janvier 2009 au 13 janvier 2009 , CSA

partenariat Université de Paris-IV Sorbonne

Colloque au Caire et à Ayn Soukhna (11-12 janvier 2009)

La même année, en 2001, se sont ouverts deux chantiers de fouilles archéologiques sur la Côte de le mer Rouge, distants d’environ 400 kms. Le site d’Ayn Soukhna, sur la côte ouest du golfe de Suez, à la latitude du Caire, a d’abord été repéré par de nombreuses inscriptions rupestres d’époque pharaonique. L’équipe d’archéologues de l’Ifao (dir. Georges Castel, Pierre Tallet) a ensuite mis au jour un important complexe de galeries creusées en bord de mer, et utilisées comme entrepôts. Les vestiges de deux embarcations du Moyen Empire égyptien (c. 1800 av. J.-C.), qui y avaient soigneusement été rangées après démontage, y ont été découvertes. Sur le même site, des installations portuaires et des ateliers métallurgiques ont été identifiés.

La ressemblance est frappante avec le site de Mersa Gaouasis, qui se trouve lui aussi sur la côte occidentale de la mer Rouge, quelque 400 km plus au sud. Les fouilles, menées par une équipe italo-américaine placée sous la direction de Rodolfo Fattovich et Kathryn Bard, ont en effet abouti à la découverte d’un complexe similaire de galeries-entrepôts, dans lesquelles a également été mis au jour un abondant matériel provenant du démantèlement de bateaux, remontant également au Moyen Empire égyptien.

Le but du colloque est de permettre la présentation à la communauté des résultats de ces deux fouilles. Il est destiné aussi à favoriser les échanges entre les chercheurs des deux équipes. Ce colloque itinérant (Le Caire/Ayn Sukhna/Ouadi Gawasis) est organisé conjointement par l’Ifao, le Conseil Suprême des antiquités, l’Instituto archaologico du Centre culturel italien au Caire, et l’Université de Paris-IV Sorbonne.

Télécharger le programme (831 ko).

Comité scientifique

Laure Pantalacci (Ifao, Université Lyon 2), Pierre Tallet (Université de Paris-IV Sorbonne) et Sayed Mahfouz (Université d’Assiout).

Dates et lieux

11 janvier, 9h30 : Ahmad Pasha Kamal Hall, Supreme Council of Antiquities (SCA), 3 el-Adel Abu Bakr Street, Zamalek, Le Caire.

12 janvier : Visite du site d’Ayn Soukhna (inscription obligatoire).

13 janvier : Visite du site de Mersa Gaouasis (inscription obligatoire).

Contact et renseignements

Merci de remplir fiche d’inscription (48 ko) et de la renvoyer à redsea@ifao.egnet.net avant le 20 décembre 2008.

Le statut du musicien dans la Méditerranée ancienne : Égypte, Mésopotamie, Grèce, Rome
organisé par Sibylle Emerit, Laure Pantalacci et Nele Ziegler

4 juillet 2008 au 5 juillet 2008 , IFAO

partenariat HiSoMA (CNRS UMR 5189) et Proche-Orient, Caucase, Iran : diversités et continuités (CNRS UMR 7192)

Cette table ronde internationale est l’occasion d’aborder, pour la première fois, sur la longue durée et dans un cadre géographique large, la manière dont étaient perçus les musiciens dans les sociétés antiques du pourtour méditerranéen afin d’examiner les spécificités, les contacts, les influences réciproques dans la manière de penser le musicien. La question du statut du musicien est envisagée sous l’angle économique, social et juridique.

Elle réunit pendant deux jours à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée l’ensemble des spécialistes internationaux sur la question, ce sujet n’ayant jamais été traité de manière approfondie. L’objectif, à l’issue de cette table ronde internationale, est de publier un ouvrage de référence sur ce thème de recherche qui mettra en relief la façon dont est perçu le musicien dans les cultures antiques.

Dans le cadre du projet quadriennal de l’IFAO sur La musique dans l’Égypte ancienne et sa postérité dans l’Égypte moderne : continuités et ruptures, cette rencontre permet de déterminer ce qui caractérise le statut social du musicien dans la civilisation égyptienne et de définir si celui-ci a évolué au contact des autres cultures musicales de la Méditerranée ancienne.

Lieu : Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Amphithéâtre Benveniste, 7, rue Raulin – Lyon 7e.

Date : 4-5 juillet 2008

Contact : semerit@ifao.egnet.net

Organisateurs : Sibylle Emerit, (IFAO / HiSoMA CNRS UMR 5189), Laure Pantalacci, (Université Lumière Lyon2 / IFAO / HiSoMA CNRS UMR 5189) et Nele Ziegler (CNRS, UMR 7192).

Équipes de recherche : IFAO, HISOMA (UMR 5189), Proche-Orient, Caucase, Iran : diversités et continuités (UMR 7192).

Comité scientifique : Annie Bélis (IRHT, CNRS UPR 841), Sibylle Emerit (IFAO / HiSoMA CNRS UMR 5189), Christophe Vendries (Université Rennes 2), Nele Ziegler (CNRS UMR 7192).

Télécharger le programme (704ko)

Informations pratiques

Le soufisme en Egypte et dans le monde musulman à l’époque ottomane
colloque organisé par R. Chih ((CNRS-IREMAM), D. Gril (Université de Provence), Richard Mc Gregor (Vanderbilt University), Catherine Mayeur-Jaouen (INALCO)

15 janvier 2007 au 18 janvier 2007 , IFAO

Lundi 15 janvier

9h30 – 10h : Accueil par la direction de l’IFAO

Présentation : Denis Gril et Richard McGregor

Matinée : présidente de séance : Nelly Hanna, American University of Cairo

1ère séance : De l’époque médiévale a l’époque ottomane : la représentation des voies

10h - 10h30: Denis Gril, Université de Provence – IREMAM : De la khirqa a la tarîqa : continuité et changement dans l’identification et la classification des voies.

10h30 –11h : Pause

11h-11h30 : Nelly Amri, Université de la Manouba - Tunis : Du “saint fondateur” a la tarîqa : un infléchissement dans les modèles d’écriture hagiographique au Maghreb a la fin du XVIIe siècle ?

11h30 – 12h : Catherine Mayeur-Jaouen, INALCO – Paris : La vision du monde par une hagiographie anhistorique de l’Égypte ottomane : les Tabaqât sharnûbiyya.

12h-12h30 : Discussion

Après-midi : président de séance : Marc Sedgwick, American University of Cairo

2ème séance : Dynasties soufies dans l’Égypte ottomane

14h30-15h : Adam Sabra, University of Georgia : Dynastic Sufism in Ottoman Egypt: the Rise of al-Sâdât al-Bakriyya.

15h – 15h30 : Richard McGregor, Vanderbilt University : Is this the end of Medieval Sufism? The example of the Sâdât al-Wafâ’iyya.

15h30 – 16h Discussion

16h - 16h30 Pause

Mardi 16 janvier

Matinée : président de séance : Éric Geoffroy

4ème séance : Regards de voyageurs sur le soufisme égyptien

9h – 9h30 : Mahmud Erol Kiliç, Marmara Universitesi - Istanbul : Evliya Celebi’s Siyahetname as a source of Egyptian Sufi life.

9h30 – 10h : Ralf Elger, Universität Bonn : Ottoman Sufism in non Sufi Eyes.

10h –10h30 : Discussion

10h30 – 11h : Pause

5ème séance : Contacts et réseaux

11h -11h30 : Paul Ballanfat, Université Jean Moulin - Lyon III : Niyâzî Misrî, maître khalveti du XVIIe siècle et l’Égypte.

11h30 – 12h : Stefan Reichmuth, Ruhr Universität : Murtadâ Zabîdî (d.1205/1791) and his role in 18th-century Sufism.

12h-12h30 : Discussion

12h30 – 14h30 : Déjeuner (IFAO)

Après-midi : présidente de séance : Nelly Amri

3ème séance : ‘Ulamâ’ et soufisme

16h30 - 17h : Éric Geoffroy, Université Marc Bloch – Strasbourg : Le soufisme au verdict de la fatwâ, selon les Fatâwâ hadîthiyya d’Ibn Hajar al-Haytamî (m. 974/1567).

17h – 17h30 : Samuela Pagani, Université de Lecce: Le soufisme des oulémas dans les provinces arabes de l’Empire ottoman au XVIIe siècle.

17h30 – 18h : Discussion

16h - 16h30 : Pause

7ème séance : Le cas du Yémen

16h30 – 17h : Alexander Knysh, University of Michigan - Ann Arbor : Tale of Two Poets: Sufism in Yemen during the Ottoman Epoch.

17h – 17h30 : Discussion

Mercredi 17 janvier

9h-18h : Visite guidée, Sur les traces des soufis dans le Caire ottoman avec Mohammed Abulamayem (IFAO)

9h Départ de l’Ifao

Al-Qarâfa

Al-Takkiyya al-Bektâshiyya – Kahf al-Sûdân (si autorisation)

Qubba et zâwiya Abû Ja‘far al-Tahâwî (m. 321/933), édifiées en 1098/1686

Mosquée et qubba de ‘Uqba b. ‘Âmir (le Compagnon du Prophète), édifiées en 1098/1686

Mosquée et tombes des Sâdât Wafâ’iyya

Al-Qal‘a quartier de la Citadelle

Zâwiya Hasan al-Rûmî (cheikh mawlawî m. 929/1522)

Qubbat al-shaykh Su‘ûd (941/1534)

Al-Takkiyya al-Sulaymaniyya (fondée par Sulaymân Pasha, second gouverneur d’Égypte sous les Ottomans)

Al-Takkiyya al-Mawlawiyya

al-Azhar, Mosquée et tombe d’Ahmad al-Dardîr (m. 1201/1787)

Husayniyya

Mosquée et qubba de ‘Alî al-Bayyûmî (m. 1184/1769)

Bâb al-Sha‘riyya

Mosquée et qubba de ‘Abd al-Wahhâb al-Sha‘rânî (m. 973/1565)

Mosquée et qubba de ‘Abd al-Ra’ûf al-Munâwî (m. 1031/1621)

Mosquée al-Ramlî (Shihâb al-Dîn A. m. 957/1550 et Shams al-Dîn M. m. 1004/1595)

‘Abbâsiyya

Zâwiya et tombe de Demirdâsh al-Muhammadî (m. 929/1523)

Rue Port Saïd

Takkiyya du Sultân Mahmûd (1164/1750), construite par Bashîr Aghâ wakîl Dâr al-sa‘âda Durant le règne de Mahmûd I (1730-1754)

Jeudi 18 janvier

Matinée : président de séance : Stefan Reichmuth

8ème séance : Les pratiques initiatiques

9h – 9h30 : Rachida Chih, IREMAM, Aix-en-Provence : Rattachement initiatique et pratique de la Voie, selon le Simt al-majîd d’al-Qushshâshî (m. 1661).

9h30 – 10h : Alberto Ambrosio, Université de Paris IV-Sorbonne : Ecrire et décrire la confrérie Mevlevîyye entre le XVIe et le XVIIe siècle.

10h –10h30 : Discussion

10h30 – 11h : Pause

9ème séance : Deux modalités du soufisme turco-ottoman

11h -11h30 : Joseph Dreher, IDEO, Le Caire : Autour d’une polémique à Istanbul au XVIIe siècle : les parents du Prophète étaient-ils musulmans ?

11h30 – 12h : Alexandre Papas, EHESS – Paris : Refondation et expansion de la Naqshbandiyya non-Mujaddidî dans le monde turc. Lecture de trois textes naqshbandî kâsânî.

12h-12h30 : Discussion

Après-midi : président de séance : Alexander Knysh

10ème séance : Évolution des voies et du soufisme

14h30-15h : A. Hofheinz, University of Oslo: Changing directions ? Re-Presenting the Sufi Path in the 18th and early 19th centuries.

15h – 15h30 : Discussion

15h30 – 16h : Pause

16h – 17h : Conclusion

20h30 : Concert soufi (IFAO)

L’EXERCICE DU POUVOIR À L’ÂGE DES SULTANATS. PRODUCTION, MANIFESTATION, RÉCEPTION.
Jere BACHARACH, University of Washington, Seattle; Irene BIERMAN, UCLA; Sylvie DENOIX, IFAO; Richard MCGREGOR, Vanderbilt University, Nashville

24 mars 2006 9h30, durée 2h00, IFAO

partenariat ARCE-IFAO

Consultez le programme

Friday, March 24, morning Vendredi 24 mars, matin

9h 30 Ahlan wa sahlan

1. L’inscription du pouvoir dans l’espace urbain et régional

1.1 Communautés locales, pouvoir central (Abdelhamid HENIA)

10 h Abdelhamid HENIA (Université de Tunis) : Notabilisation des élites locales et construction du pouvoir étatique en Tunisie (XVe-XVIIe siècles)

10h 30 Mustapha TLILI (Université de Sfax) : L’exercice du pouvoir sur la communauté oasienne de Gafsa (Tunisie) aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles : pratiques et représentations

11h Bethany Walker (Grand Valley State University) : The Agricultural Dimension of Imperial-Peasant Relations in Mamluk Jordan

11h 30 Discussion

Friday, March 24, afternoon Vendredi 24 mars, après-midi

1.2 Le pouvoir dans la ville (Sylvie DENOIX)

14 h Nairy HAMPIKIAN (Conservator, Cairo) & Irene BIERMAN (UCLA) : Mu’ayyad Shaykh and the Landscape of Power

14h 30 May AL-IBRASHY (Conservator, Cairo) : The Ruler in the Cemetery vs. the Ruler of the Cemetery. Intended vs. actual strategies of power and appropriation in Mamluk al-Qarafa

15h Sylvie DENOIX (IFAO) : Penser et organiser la ville : une réflexion sur l’urbanisme des Mamlûks

15 h 30 Coffee break

16 h Heghnar WATENPAUGH (UC Davis) : At the City’s Edge: Space, Power and Mysticism in the Urban Development of Ottoman Aleppo

16 h 30 Richard McGREGOR (Vanderbilt University : The Shaykhs of the Wafa’iyya in Mamluk Cairo: Aesthetics of a Rival Power

17 h Nasser RABBAT (MIT) : The meaning of the Sultan: a clue from the double-headed eagle figure

17 h 30 : Discussion

Saturday, March 25, morning Samedi 25 mars, matin

2. Pratiques de l’écrit et exercice du pouvoir (Eric VALLET)

10 h : Eric VALLET (Université Paris 1) : Pratiques de l’écrit et exercice du pouvoir au miroir des archives du sultanat rasûlide (Yémen, XIIIe-XVe siècle)

10 h 30 : Olivier BOUQUET (Etudes turques et ottomanes) : Biographies, autobiographies et pouvoir sultanien, de Soliman le Magnifique à Abdülhamid II

11 h M’hamed SAÏD (Université de Tunis, FSHS) : Une waqfiyya sultanienne du Yémen : l’acte de fondation de la madrasa al-Ashrafiyya de Ta‘izz (800/1397-98)

11 h 30 Racha ALI (Université Paris IV) : L’Épigraphie Monumentale comme un outil de propagande sharifien à l’époque sa‘dienne au Maroc

12 h : Discussion

Saturday 25th of March, afternoon Samedi 25 mars, après-midi

3. Légalité et légitimité du pouvoir (Julien LOISEAU)

14 h Linda DARLING (University of Arizona, Tucson) : Rhetorics of Justice and Practices of Power in the Mamlûk Sultanate

14 h 30 : Kristen STILT (University of Washington): The Power of the Muhtasibs of Early Mamluk Cairo and Fustat in Cases of Food Availability and Pricing

15 h : Julien LOISEAU (Université de Reims) : L’arbitraire procédurier. Pouvoir mamelouk et usages de la légalité

15 h 30 : coffee break

16 h Tamer EL-LEITHY (Harvard University) : Sovereignty and legal Multiplicity in Mamluk Society

16 h 30: Mathieu EYCHENNE (Université de Provence) : Trajectoires individuelles et réseaux relationnels des administrateurs civils sous le troisième règne d’al-Nâsir Muhammad (1310-1341)

17 h General conversation

La ville d’Alexandrie au XVIIIe et début XIXe siècle
Colloque organisé par Ghislaine Alleaume et Michel Tuchscherer

18 septembre 2005 , IFAO

partenariat IFAO-CEA-CEDEJ-université de Provence

18, 19 et 20 septembre 2005

Colloque organisé par le Centre d’Etudes Alexandrines (CEA, Alexandrie), le Centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales (CEDEJ, Le Caire), l’Institut Français d’Archéologie Orientale (IFAO, Le Caire) et l’Institut de Recherche et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM, Aix-en-Provence)