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Institut Français
d’archéologie orientale — Le Caire

Lettre d'information de l'Ifao

Septembre 2020

L’Ifao a repris depuis le premier septembre 2020 la plupart de ses activités en présentiel. Ce retour au palais de Mounira après presque six mois d’absence pour certains, est l’occasion de revenir sur la manière dont l’institut a traversé ces longues semaines de pandémie.

L’Ifao saisi par la crise du Covid-19

Les violentes intempéries qui ont affecté l’Égypte le 12 mars 2020 ont anticipé de quelques jours la fermeture de l’Ifao qui n’a pas rouvert ses portes le 15 mars, en raison de la crise sanitaire mondiale. L’établissement s’est aligné à la fois sur les consignes de l’ambassade de France et sur celles du gouvernement égyptien, qui fermait au même moment les lieux publics, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Pour l’Ifao, cela s’est traduit par une fermeture totale aux personnels et au public des bureaux, de la bibliothèque, de la restauration sur place, la fermeture progressive de l’hôtellerie, et la limitation au strict nécessaire des présences au sein de l’établissement (gardiennage, maintenance, activités ponctuelles de gestion). Le départ de l’hôtellerie des personnels en mission qui y résidaient a été organisé rapidement, avant la fermeture de l’espace aérien égyptien le 19 mars et la limitation des déplacements internationaux. La fermeture des chantiers de fouilles suite aux consignes de retour en France des missionnaires et personnels non permanents, a précédé de peu la fermeture des sites archéologiques le 23 mars 2020 par le gouvernement égyptien.

Tout au long de la crise, la préoccupation principale a été la sécurité de l’ensemble du personnel. Certains agents métropolitains se sentant vulnérables ou souhaitant se rapprocher de leurs familles ont quitté l’Égypte. Pour la plupart, restés sur place, la recommandation était l’auto-confinement puisque l'obligation de rester chez soi n’était pas aussi stricte en Égypte qu’en France et que seul un couvre-feu, dont les horaires ont oscillé entre 19h et 21h et 6h du matin, restreignait les déplacements. Très vite, se sont mises en place des listes de contacts sur plusieurs supports afin de relayer le plus rapidement possible informations générales et consignes de sécurité ; un système de veille hebdomadaire sur la santé physique et morale des agents a été mis en place afin de maintenir le lien et de s’assurer que personne n’était malade ou ne restait isolé.

 

L’Ifao hors-les murs

La continuité de l’activité était un enjeu majeur pour l’établissement. C’était aussi un enjeu de sécurité pour ses agents : le télétravail a été mis en œuvre chaque fois que cela était possible, permettant aux agents de continuer à s'investir au service de l'établissement, tout en apprenant à travailler différemment.

Un fonctionnement en réseau

Le premier défi était de maintenir la connexion internet et l’accès aux serveurs. Cela a pu être réalisé grâce au dévouement des collègues du pôle informatique et humanités numériques : les dégâts de la tempête ont vite été réparés et l’accès à l’internet et au courrier électronique rétabli. La réunion de service hebdomadaire, le lundi à 14h, a rythmé les semaines de confinement et a constitué un instrument de liaison majeur entre tous, d’autant que ses effets étaient démultipliés dans les réunions de pôles et toutes les réunions ad-hoc.

Assurer la continuité des services

Chaque service a eu à cœur de fonctionner au mieux, en définissant ses priorités. Le pôle ressources a continué d’assurer la mise en sécurité et l’entretien du bâtiment, la désinfection régulière des espaces. C’est aussi lui qui a préparé sans défaut la paye des agents, organisé le maintien du contact avec chacun d’eux et les présences dans les locaux, veillé à la continuité de l’accès aux soins et aux prescriptions, en concertation régulière avec le CHSCT. Le service financier, par une présence hebdomadaire, a pu assurer le paiement des prestataires et fournisseurs. Le laboratoire, avec l’aide du service informatique et une présence minimale sur place, a pu poursuivre les mesures sur les compteurs 14C.

Au sein du pôle archéologie, l’activité s’est concentrée sur la collecte des rapports d’activité, la relecture, le traitement des images et l’élaboration des planches graphiques, tant pour l’archivage que pour la préparation du rapport d’activité de 2019 et des publications. S’il n’a pu répondre que partiellement aux demandes de consultation et de reproduction de documents, le service des archives et collections a dû roder, pendant le confinement, la nouvelle procédure de prise en charge des archives numériques versées par les missions archéologiques. Les chercheurs ont eux aussi mis à profit ces semaines sans rencontres scientifiques, sans déplacements et sans ateliers de formation pour se consacrer davantage à des travaux d’écriture.

Au sein du pôle éditorial, les services d’édition et de PAO ont fonctionné en télétravail, avant même que les ordinateurs et les écrans soient transférés au domicile des agents. L’évaluation scientifique des manuscrits, la préparation des ouvrages, leur mise en page et les navettes avec les auteurs pour corriger les épreuves ont ainsi pu se dérouler presque normalement, au prix de quelques ajustements et grâce au dévouement d’agents dont les enfants étaient parfois en permanence à la maison. De son côté, l’imprimerie a pu reprendre progressivement une activité à partir du 26 avril, mais en mode réduit, avec une personne seulement aux presses numériques et deux à trois personnes présentes simultanément dans l’atelier. La sortie des livres a néanmoins repris son rythme soutenu dès le mois de juin.

Côté recherche, le calendrier de recrutement des chercheurs et des boursiers a été respecté, de même que Conseil scientifique, qui a pu avoir lieu en ligne le 1er juillet 2020.

  Réunion de service

◼︎ Réunion de service hebdomadaire à distance.

◼︎ Islam Eïd, Diab Abdel Aty, Achraf Ghayad  et Sameh Abdel Gawad  en première ligne et en tenue improvisée le jour de la tempête d'une intensité exceptionnelle.

◼︎ Les mesures sur les compteurs 14C poursuivies avec un protocole de travail très strict. De gauche à droite : Anita Quiles, Mostafa Abdel Fattah et Mahmoud Gamil.

◼︎ Reprise progressive des activités de l'imprimerie à partir du 26 avril, en mode réduit. De l’avant à l’arrière-plan : Amr Refaat et Ahmed Fathy.

Reprendre des chantiers de fond et ouvrir des perspectives

Toutes ces tâches réalisées le plus souvent en urgence sont venues en réalité s’ajouter au travail de fond de chaque service, dans la gestion la plus quotidienne de ses attributions ou de ses projets. Parfois, le temps libéré a permis de reprendre des dossiers en suspens : rédaction et traduction de protocoles de chimie au laboratoire ; reprise de cours de langue avec l’Institut français d’Égypte et validation de nouveaux niveaux ; rédaction et mise en page du guide des archives et collections à destination des chercheurs, autant de chantiers qui avaient été remis à plus tard et ont pu trouver une réalisation pendant les semaines de confinement. A la bibliothèque, les activités de catalogage se sont poursuivies en télétravail, tout comme la préparation des commandes et les comités d’acquisitions. Certains projets initiés avant mars 2020 ont même pu être validés puisque l'Ifao, en partenariat avec les quatre autres Écoles françaises, le réseau Frantiq, l'Agence bibliographique de l’enseignement supérieur et la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne a été lauréat de l'appel à projets CollEx Persée 2019-2020 pour le projet ArchéoAl (ArchéoRef Alignements) : il s'agit de mieux signaler sur Internet, avec géolocalisation, les chantiers archéologiques des 5 EFE avec indication des identifiants numériques d'autres référentiels (alignements), PACTOLS, GeoNames, Pleiades. Ce projet apporte une brique supplémentaire au travail engagé depuis janvier 2019 par le pôle informatique et humanités numériques, en lien avec tous les services de l’Ifao : la création d’alignements est impérative pour permettre de faire le lien entre les opérations scientifiques, les chercheurs, leurs équipes, les manifestations, les publications et leurs auteurs. Une partie de travail au long cours a pu accéder à une visibilité nouvelle pendant les mois de confinement.

L’Ifao sur la toile : une nouvelle étape vers la science ouverte

L’annulation des chantiers archéologiques du printemps, de rencontres scientifiques, de conférences et l’impossibilité d’accès à la bibliothèque et à la librairie ont profondément affecté le fonctionnement ordinaire de l’institut. Ces restrictions ont suscité un véritable sursaut salutaire. Les nouvelles modalités de travail qui se sont inventées à l’épreuve du confinement ont tantôt innové, tantôt accéléré des évolutions en cours vers la création d’espaces scientifiques virtuels.

Bibliothèque et publications : de nouveaux services à distance

Les responsables et personnels de la bibliothèque ont déployé une énergie considérable pour que les chercheurs puissent accéder aux documents : négociations avec les éditeurs d'accès à distance à des ressources électroniques, signalement de ressources en ligne librement accessibles, puis à partir de mai, scan de documents imprimés à la demande. Les accès négociés ont pu être communiqués aux chercheurs de l’Ifao, tandis que les ressources libres d’accès étaient diffusées sur la page Facebook ou le compte Twitter de l’Ifao. Comme le télétravail, le prêt entre bibliothèques virtuelles a franchi un seuil qui pourrait bien être un point de non-retour, et nécessitera des ajustements afin de préserver les droits des auteurs et des éditeurs.

De son côté, le pôle éditorial avait, depuis plusieurs années, opté pour la diffusion en ligne et sans barrière mobile, de toutes ses revues sur le portail Open Edition Journals. Un nouveau pas a été franchi avec la commercialisation des pdf des ouvrages avant même leur impression ou leur envoi aux diffuseurs. Depuis la parution de l’ouvrage de Marie-Lys Arnette, Regressus ad uterum, il est désormais possible d’acquérir directement le pdf d’un ouvrage à partir du catalogue en ligne de l’Ifao. La version est marquée du nom de l’acquéreur pour en limiter les copies non autorisées.

Le confinement a également accéléré la réédition numérique et la mise à disposition du public du fonds ancien d’ouvrages de l’Ifao. Des références majeures du catalogue, constituant un outil de travail pour les chercheurs, ont été mises en ligne et disponibles gratuitement. C'est le cas des huit volumes du temple de Dendara et des quinze volumes de la série d’Edfou. L'ambition à terme est de permettre au lecteur d’accéder à tous les titres du catalogue de l’Ifao, publiés depuis 1880.

 

  ◼︎ Accélération de la réédition numérique et  mise à disposition du public du fonds ancien d’ouvrages de l’Ifao.

Cours, conférences et webinaires en ligne : une ouverture inédite à de nouveaux publics

Après les premières annulations, la pratique quotidienne des visioconférences, des cours en ligne dans les universités françaises et égyptiennes ont rapidement laissé entrevoir la possibilité de maintenir, selon des dispositifs variés, les rencontres scientifiques de l’Ifao. Bien plus, cette pratique abolissait les contraintes spatiales puisqu’elle permettait d’inviter sans frais des chercheurs distants, et qu’elle ouvrait, bien au-delà du public cairote habituel, l'audience de l’institut.

Comme toutes les grandes mutations dans l’économie du savoir, combinant innovation technique, contraintes de l’environnement, apprentissages et tâtonnements, cette invention de formes nouvelles de communication entre l’Ifao et son public s’est faite au fil de l’eau, dans la résolution de difficultés concrètes.

Le service communication de l’Ifao a joué un rôle considérable et a eu de ce point de vue une véritable capacité d'entraînement et de fédération des initiatives. Engager en ligne la réputation de l’institut sur des vidéos appelées à devenir pérennes supposait de prévenir, par l’usage du différé, toute coupure ou instabilité du réseau ; de réfléchir à des formes de captation et de diffusion combinant la vision du conférencier et celle des documents sur lesquels il s'appuie ; d’anticiper, selon les logiciels et dispositifs utilisés, les modalités d’accès et d’intervention du public ; de prévoir, avec la création d’une chaîne Canal U de l’Ifao, un archivage souverain qui aille au-delà de l’abonnement à la chaîne YouTube de l’institut ; de négocier au cas par cas avec les chercheurs et en fonction des publics le degré de publicité des vidéos et leur destination, puisqu’elles participent de l’empreinte numérique des chercheurs ; d’envisager enfin le cas échéant, des procédures de validation des interventions puisqu’une conférence en ligne peut s’apparenter à un article scientifique.

L’évolution la plus cruciale réside sans doute dans la transcription automatique des discours et la possibilité de travailler sur les fichiers de textes ainsi générés. Le sous-titrage et la traduction automatique, potentiellement dans toutes les langues, des interventions ainsi enregistrées, nécessitent une révision par des traducteurs confirmés et vigilants. Mais ils ouvrent en même temps l’audience de la communication scientifique à un niveau inédit. Il faut sans doute y voir une véritable révolution dans l’économie des savoirs, dont les conséquences ne sont pas encore totalement mesurables. Mais il est clair que la communication par conférences en vidéo fait désormais partie des apprentissages indispensables pour les chercheurs.

On trouvera ci-après quelques échantillons de réalisations : conférences pionnières d’Islam Ezzat, Hadrien Collet et Yannick Lintz, webinaire du programme La fabrique du Caire moderne sur l’interopérabilité des données de la recherche, qui a su jongler entre plusieurs fuseaux horaires et faire dialoguer antiquisants et contemporanéistes. Après ces premières expériences, les cycles habituels de conférences (Midan Mounira, rendez-vous de l’archéologie...) ont pu reprendre, le point d’orgue de ces manifestations virtuelles ayant sans nul doute été la journée de l’archéologie du 14 juillet. D’autres réalisations ont ciblé des publics particuliers et leur ont été directement adressées. C'est le cas des cours de l’Ifao, qui ont pu être menés à terme, et de la session de formation à l’édition scientifique. Celle-ci était organisée initialement du 15 au 30 mars 2020 avec le ministère du Tourisme et des Antiquités au centre de formation de Saqqara. En mobilisant plusieurs chercheurs et personnels de l’Ifao, elle a finalement pu être mise en ligne à la rentrée, dans les premiers jours de septembre.

 

Le site de l’Ifao fait peau neuve

Le site web de l’Ifao est à la fois la vitrine de l’institut et sa colonne vertébrale. Dès janvier 2019, Christian Gaubert, responsable du pôle informatique et humanités numériques, a impulsé une profonde réorganisation pour en faire le lieu de rencontre des chercheurs et du public, un point d’accès à des corpus patiemment constitués, mais aussi un instrument de gestion des opérations scientifiques et de mise en cohérence de leurs activités. La préparation de la nouvelle maquette du site s’est prolongée durant tout le premier semestre 2020, et celle-ci a été rendue publique le 4 juin 2020. Les contenus, en français, anglais et arabe, se sont adossés à la préparation de l’exposition : Archéologie française en Égypte au musée du Caire qui, en décembre 2019, a constitué le point d’orgue de l’année France-Égypte. La logique de présentation des sites archéologiques a été dissociée de celle de opérations scientifiques présentes ou passées qui s’y déroulent et dont il conserve la trace. De façon encore plus élaborée et interactive que dans ses précédentes versions, le site internet de l’Ifao constitue un véritable portail d’entrée dans l’histoire de l’Égypte de l’Antiquité à nos jours et les missions archéologiques françaises qui y opèrent. Il est le lieu d’une véritable accumulation du savoir, qui va de pair avec le développement des archives numérisées. C’est dans cette mise en cohérence que les opérations d’alignement engagées sur les auteurs, les participants aux missions, les partenaires scientifiques et financiers, les sites archéologiques et leur géoréférencement,  prennent tout leur sens. Le site dans sa nouvelle formule est une invitation permanente à le consulter et à y naviguer sans limite.

 

  ◼︎ Un studio d'enregistrement installé à l'Ifao par Amr Bahgat et Ihab Ibrahim

◼︎ La première conférence en ligne de l'Ifao par Hadrien Collet.

◼︎ Webinaire du programme La fabrique du Caire moderne début juin 2020.

◼︎ Séance de Cédric Larcher sur les prêtres de l'Égypte ancienne dans le cadre des Cours de l'Ifao.

◼︎  Une refonte profonde du site web de l'Ifao : de nouvelles fonctionnalités et une abondante documentation sur les projets et les chantiers archéologiques de l'Ifao.

L'archéologie à l’honneur le 14 juillet : une passion franco-égyptienne

La Journée de l’archéologie France-Égypte rend chaque année hommage aux missions archéologiques franco-égyptiennes. Elle conclut traditionnellement l’année universitaire, en partenariat avec l’Institut français d’Égypte. Cette quatrième édition, contrainte de se tenir en ligne, mais forte de l’expérience d’un savoir-faire mis au point pendant ces semaines de confinement, a eu l’honneur d’être associée à la Fête nationale du 14 juillet. Ouverte par S. E. M. Stéphane Romatet, ambassadeur de France, et S. E. M. le Prof. Dr. Khaled el Enany, ministre du Tourisme et des Antiquités de l’Égypte, la journée s’est poursuivie par la présentation par Laurent Coulon, Marie-Dominique Nenna et Luc Gabolde des travaux archéologiques de l’année de l’Ifao, et du CEAlex et du CFEETK. Le laboratoire, la bibliothèque et le pôle éditorial ont ouvert pour l’occasion leurs portes au public, tandis que le Dr. Ahmed el-Shoky, de l’université de Ayn-Shams, présentait les enjeux d’une nouvelle fouille d’époque islamique à Qal’at Cheikh-Hammâm, dans le gouvernorat de Qena. Le musée du Louvre a pu également manifester au cours de cette journée les liens qui l’attachent à l’Égypte : Vincent Rondot, directeur du département des Antiquités égyptiennes a ainsi présenté la reprise des fouilles du Louvre en 2020, juste avant le confinement, au Serapeum de Saqqara, dans le sillage des travaux pionniers d’Auguste Mariette. De leur côté, Yannick Lintz, directrice du département des Arts de l’islam et Carine Juvin, en charge des collections médiévales, ont évoqué les fonds d'archives de Gaston Wiet au Louvre, en voie de numérisation. Fondateur et premier directeur du musée d’Art islamique du Caire, cette figure éminente de l’histoire de l’art islamique devrait faire l’objet d’une publication en 2021 pour le centenaire de sa mort, et de deux expositions coordonnées entre les deux musées, au Caire et à Paris en 2022.

L’enregistrement complet de la journée est disponible en ligne et est précieusement archivé sur la chaîne Canal U de l’Ifao.

  ◼︎  Tournage de l'intervention d'Agnès Maquin par Ihab Ibrahim pour la Journée d'archéologie France-Égypte 2020.

◼︎  La 4e édition de la Journée d'archéologie France-Égypte s'est tenue exceptionnellement cette année 2020 en ligne à l’occasion de la fête nationale.

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Le carnet de l’Ifao

Les partants :

Les départs de l’année 2020 se sont effectués dans des circonstances un peu particulières, teintées pour ceux qui restent de l’amertume de n’avoir pas pu saluer comme il se doit les partants, leur engagement au service de l’institut et les services qu’il y ont rendu. Cette newsletter assume donc le rôle de leur dire au revoir et de les remercier de tout le travail accompli. 

- Antonios Adel, responsable de l’imprimerie, a quitté l’Ifao le 27 février 2020 après 18 années de service. Il aura travaillé comme maquettiste à la PAO, puis comme responsable des presses numériques et depuis 2014, comme responsable de l’imprimerie. Ces sept années à ce poste lui auront permis d’améliorer la qualité de la production, de moderniser les techniques de travail et de contribuer avec beaucoup de talent à l’ouverture commerciale de l’imprimerie. L’Ifao lui est reconnaissant pour son investissement dans le travail et pour ses qualités humaines et lui souhaite réussite et épanouissement dans son nouveau poste.

 

- Iman el Awadi, adjointe responsable des ressources humaines, a également quitté ses fonctions, après quatre années au service de l’Ifao. Elle aura largement contribué à la modernisation et à la professionnalisation du service RH, en particulier en assistant Catherine Josserand dans la réalisation des fiches de poste, des référentiels de compétences et de la grille de rémunération. Là encore, l’Ifao est profondément reconnaissant pour l’engagement et le professionnalisme qu’elle a eu cœur de témoigner à l’institut pendant ces quatre années.

 

- Iris Granet-Cornée, en contrat à l’Ifao depuis octobre 2017, a été recrutée comme assistante d’édition à l’Ecole française d’Athènes en juin 2020. Elle aura démontré pendant son passage à l’Ifao sa grande compétence dans le traitement des manuscrits, et sera regrettée par les membres de la chorale hébergée à l’Ifao dont elle assurait la direction musicale.

 

- Adrien de Jarmy, doctorant, a été le premier lauréat en 2019-2020 de la bourse Idéo-Ifao. Après une année de fréquentation assidue de la bibliothèque de l’Idéo et de cours intensifs d’arabe, il a présenté en ligne et lui-même sous-titré en arabe l’état d’avancement de sa thèse consacrée à “la construction historiographique de la figure du Prophète dans les sources des débuts de l’Islam, VIIe-Xe siècle”, sous la direction de Mathieu Tillier à l’université de Paris-Sorbonne.  Il en poursuivra la rédaction à l’université de Bonn, dont il a obtenu une bourse.

 

- Olivier Onézime, responsable du service topographie, a travaillé pour de nombreuses missions archéologiques de l’Ifao au cours de ces dernières années. Outre la multitude de plans et de cartes réalisés, on lui doit d’avoir contribué à développer la photogrammétrie à l’Ifao, notamment en produisant des modèles de tombes comme celles de Deir el-Medina ou la TT 33 à Louxor. Il rejoint à la rentrée son institution de rattachement, l’INRAP. Le personnel de l’Ifao lui souhaite une bonne continuation dans ses nouvelles fonctions.

 

- Paweł Polkowski, boursier post-doctorant PCMA-Ifao a regagné Varsovie après avoir rempli son mandat par l’organisation du colloque Stone Canvas en novembre 2019 et en avoir réuni les communications en vue d’une publication attendue par les deux instituts.

 

- Robin Seignobos, membre scientifique depuis 2017, a été recruté comme maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Lyon 2. Tous ses collègues, qui ont pu apprécier pendant ces trois années passées à l’Ifao sa gentillesse et sa disponibilité, lui adressent leur plus chaleureuses félicitations et leurs plus vifs encouragements pour cette nouvelle étape de sa vie personnelle et professionnelle.

 

◼︎ Antonios Adel

◼︎ Iman el Awadi

◼︎ Iris Granet-Cornée

◼︎ Robin Seignobos

Les arrivants :

- Sana Bou Antoun, doctorante à l'université de Paris-Sorbonne, est accueillie à l’Idéo et à l’Ifao en qualité de boursière pour mener des recherches sur son sujet de thèse : « Les études coraniques, des Lumières (de la fin du XVIIIe s.) au milieu du XXe s. : une étude épistémologique ». Elle travaille sous la direction de Abdallah Cheikh-Moussa (Sorbonne-Université) et d’Asma Hilali (Université de Lille).

 

- Valentina Gasperini est accueillie à l’Ifao comme membre scientifique à titre étranger. Rattachée au British Museum et chargée de cours dans les universités de Liverpool et de Bologne, elle est spécialiste des cultures matérielles du Nouvel Empire. Le projet qu’elle présente, “Vivre en marge de l'Empire : changements dans la production, l'approvisionnement et l'utilisation des récipients en céramique à Amara Ouest”, s’inscrit dans les champs de recherche du laboratoire de céramologie et devrait contribuer à explorer la thématique des échanges entre l’Egypte, la Nubie et leur environnement régional.

 

- Malak Labib a été nommée membre scientifique. Après une thèse remarquée à l’université d’Aix-Marseille sur la construction de l’appareil et des outils statistiques de l’État égyptien au cours de la période coloniale (1875-1922), elle présente un projet d’histoire de la planification du développement en Égypte entre 1939 et 1965. Inscrit dans une histoire plus large du développement allant de pair avec l’industrialisation, il interroge au premier chef les différentes facettes de la modernité et de sa contestation.

 

- Etienne de Latude, assistant d’édition, a pris ses fonctions le 1er juin 2020 d’abord en télétravail, puis a rejoint Le Caire le 24 août 2020.

 

- Fadi Rochdi, assistant administratif et commercial de l’imprimerie a été recruté à l’Ifao le 15 avril 2020.

 

- Brenda Segone, doctorante à l'université de Paris1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Mercedes Volait, est accueillie au Cédej et à l’Ifao en qualité de boursière pour mener des recherches sur son sujet de thèse : « Occidentalisme en Égypte : représentations postcoloniales de l’Europe et des Européens, de 1940 à 1970, en peinture, en littérature et au cinéma. »

 

- Maxime Therond, étudiant à l’université de Strasbourg, a obtenu un contrat doctoral de l’Ifao pour la période 2020-2023. Sous la direction de Paul Heilporn et Esther Garel (Université de Strasbourg) et de Tonio Sebastian Richter (Freie Universität, Berlin), il envisage l’édition et l’étude d’un corpus de lettres coptes de Moyenne-Égypte datant de la fin de la période byzantine (VIe-VIIe siècles). Ce projet, qui combine textes religieux et profanes et suppose une expertise en papyrologie grecque et en papyrologie copte, s’inscrit dans les problématiques philologiques et historiques activement explorées à l’institut depuis plusieurs années.

 

 

◼︎ S. Antoun          ◼︎ V. Gasperini

 

◼︎ M. Labib      ◼︎ F. Rochdi

 

◼︎ B. Segone       ◼︎ M. Therond

Les promotions :

- Liliane Amin, n’est plus adjointe, mais responsable en titre de l’imprimerie depuis le 1er mars, à la suite du départ d’Antonios Adel. Toute l’équipe lui souhaite un plein succès dans ces nouvelles fonctions.

 

- Elena Panaite a interrompu sa mission au service des Archives et collections pour rejoindre l’Ifao en tant que chercheuse post-doctorante, lauréate de la bourse PCMA-Ifao. Elle y présente un projet de rencontre internationale sur le thème de la rencontre avec l’Autre, des interactions culturelles et des transferts autour de la vallée du Nil.

 

◼︎ Liliane Amin         ◼︎  Elena Panaite

In memoriam

Laïla Menassa s'est éteinte au mois de juin 2020 au Caire. Elle laisse le souvenir d’une grande artiste qui a marqué la mémoire de l’Institut français d’archéologie orientale, où, entre 1969 et 2005, elle a occupé le poste de dessinatrice. Sur le site de l'Ifao, dans la rubrique "Hommages" dédiée au souvenir de ceux qui ont fait l’institut, vous trouverez une évocation de sa carrière et de ses œuvres.

 

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Trois questions à Christian Gaubert, responsable du pôle informatique et humanités numériques de l’Ifao chercheur associé à l’IFAO.

1. Tu es une des mémoires de l'Ifao. Quel y a été ton parcours ?

J’ai intégré l’ifao au début des années 1990 comme ingénieur informaticien et ai parallèlement conduit des recherches sur le traitement automatique de l’arabe et la papyrologie arabe.

Nous sommes passés d’une trentaine d’ordinateurs, sans réseau, à un parc complet aujourd’hui doté d'une véritable server room, hébergeant une quantité considérable de données numérisées. Tout s’est fait progressivement mais il n’est pas de service qui n’ait connu sa révolution numérique impliquant des changements profonds de méthode de travail, de l’archéologie de terrain et l'archéométrie à la documentation (bibliothèque, archives, etc. ) sans oublier l’imprimerie et la diffusion des ouvrages. Le changement ne se produit pas sans crises de croissance et c’est une gageure que de maintenir une certaine cohérence dans le système global d'information.

2. Le site internet de l'Ifao a 25 ans. Tu viens de procéder à sa troisième refonte intégrale. Quel regard porter sur les précédentes versions ?

Le premier site démarré en 1998 proposait déjà la consultation des catalogues (bibliothèque et publications), des outils mais un cadre statique et peu de ressources numérisées. Il s’est enrichi de publications en ligne (BIFAO et Annales) à partir de 2005 ; en 2008 la deuxième version fondée sur un CMS (système de gestion de contenu) changeait d’interface pour proposer plus de contenu sur les chantiers archéologiques et les programmes de recherche, les inventaires des archives, de nouvelles polices Unicode, une newsletter. Les nostalgiques et les curieux pourront voir ces anciennes moutures ici : https://web.archive.org/web/*/www.ifao.egnet.net .

 

◼︎ Christian Gaubert

La version actuelle, à l’interface modernisée, reflète davantage le système d’information mis en place au fil des ans autour des manifestations, des opérations scientifiques, des sites archéologiques et de leur documentation, et vise l’autonomie des responsables de missions dans la présentation de leurs travaux. Les sites archéologiques par exemples sont clairement distingués des opérations qui y travaillent et parfois s’y succèdent, avec des problématiques différentes. Les services ont pu renouveler largement leur présentation. De nouveaux et fréquents enrichissements sont prévus dans la feuille de route...

3. Transition numérique, humanités numériques, science ouverte : laquelle de ces trois expressions définirait le mieux ta pratique ? quelles perspectives ouvrent-elles ?

La transition numérique est en marche… depuis trente ans ! C’est bien sûr une boutade mais si la science ouverte est une véritable révolution, l’informatique ne s’est pas faite en un jour et les archéologues ont depuis longtemps adopté ses outils. Le changement le plus marquant que j’observe est la prise en compte des dimensions informatiques des projets plus tôt et sur de meilleures bases, probablement aussi à la faveur de l'avènement de nouvelles générations de chercheurs. La difficulté là encore est de garder une cohérence à l’ensemble, ne pas céder à certaines sirènes et faire les bons choix technologiques. L’interopérabilité des données est aujourd’hui le maître mot et nous travaillons avec les chercheurs, les services et nos partenaires institutionnels pour s’inscrire pleinement dans ce mouvement.

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Manifestations scientifiques

 

Cycle de conférences : Les rendez-vous de l'archéologie (en coopération avec l'IFE)

 
  • Le 28 juin 2020, Les rendez-vous de l’archéologie par Luc Gabolde: Débuts d’une nouvelle enquête sur les origines du temple d’Amon-Rê à Karnak, en partenariat avec l’IFE [en savoir plus]

 

 

Cycle de conférences : Les conférences de l'Ifao

 
  • Le 6 mai 2020, Les conférences de l’Ifao par Hadrien Collet: L'Égypte médiévale et le Sahel : une histoire à écrire [en savoir plus]

 

 

Les conférences Midan Mounira (en partenariat avec l’IFE, le Cedej et l'idéo) :

 
  • Le 2 mars 2020, Les conférences Midan Mounira par Faruk Bilici : Le canal de Suez et l’Empire ottoman, en partenariat avec l’IFE, Idéo, Cedej [en savoir plus]
  • Le 21 juin 2020, Les conférences Midan Mounira par Youssouf Sangaré: Islam du Coran, Islam du Hadith : dépasser le clivage entre les « nouveaux penseurs de l’Islam » et les « Oulémas », en partenariat avec l’Idéo, IFE et Cédéj [en savoir plus]

 

 

Les séminaires "Riwaq"  (Études islamiques et coptes - سلسلة ندوات رواق )

(Organisé par Ahmed El-Shoky et Frédéric Abécassis)

 
  • Le 17 mai 2020, Les Séminaires Riwaq par Yannick LINTZ: L’histoire de l’art islamique à la lumière des archives récentes au Louvre [en savoir plus]

Ateliers de recherche

  Le 2 mars 2020, Atelier de recherche par Aurélie Quirion & François Ghiringhelli: Deux interventions : The Inscription of Provincial Necropoleis during the Old Kingdom -&- Kôm el-Hisn de l’époque thinite au Nouvel Empire [en savoir plus]

 

Événements exceptionnels

  Le 14 juillet 2020, Journée annuelle de l’archéologie française en Égypte par Laurent Coulon, Ahmed Al-Shoky, Marie Dominique-Nenna, Luc Gabolde, Vincent Rondot, Yannick Lintz et Carine Juvin, Agnès Macquin, Laurence Engel: Journée de l’archéologie France-Égypte 2020
اليوم الفرنسي المصري لعلم الآثار, en partenariat avec l’IFE [en savoir plus]

 

 

Rencontres scientifiques

  Le 2 juin 2020, Journée d’études par Mercedes Volait (CNRS, INHA, InVisu)& Adam Mestyan (Duke University): L’interopérabilité des données de la recherche : textes, images, bases de données, en partenariat avec l’InVisu (USR 3103), Persée (UMS 3602), Département d’histoire de Duke University, Archéovision (UMS 3657), École nationale des sciences géographiques [en savoir plus]

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Sur la chaîne Youtube de l'Ifao

Journée de l’archéologie France-Égypte 2020 
اليوم الفرنسي المصري لعلم الآثار

Débuts d’une nouvelle enquête sur les origines du temple d’Amon-Rê à Karnak
Luc Gabolde

Islam du Coran, Islam du Hadith : dépasser le clivage entre les « nouveaux penseurs de l’Islam » et les « Oulémas »
Youssouf Sangaré

L’interopérabilité des données de la recherche : textes, images, bases de données Le corpus numérique de la Cachette de Karnak, la gestion des images et les problématiques de l’interopérabilité.

Laurent Coulon  et  Nicolas Souchon

L’histoire de l’art islamique à la lumière des archives récentes au Louvre
Yannick LINTZ

L’Égypte médiévale et le Sahel : une histoire à écrire
Hadrien Collet

Le canal de Suez et l’Empire ottoman
Faruk Bilici

Visite guidée du musée de l'imprimerie de l'Ifao

L'imprimerie de l'Ifao

Les travaux de l’Ifao en 2019/2020

Laurent Coulon

Le projet Bibliothèques d’Orient (intro. par Laurence Engel, Présidente de la BnF)

Agnès Macquin

Les fonds d'archives de Gaston Wiet au Louvre

Yannick Lintz et Carine Juvin

La reprise des fouilles du Louvre au Serapeum de Saqqara.

Vincent Rondot

Les missions du CFEETK

Luc Gabolde

Les travaux du CEAlex en 2019/2020

Marie Dominique-Nenna

Qal’at Cheikh Humâm, objectifs  et perspectives d'une nouvelle fouille.

Ahmed Al-Shoky

 

 

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Publications 

Récemment parus

9782724707564
Thomas Faucher (éd.)
Money Rules!
The Monetary Economy of Egypt, from Persians until the Beginning of Islam

BiEtud 176; 472 p.

Le monnayage de l’Égypte ancienne est-il si original ? Après son adoption tardive au ve siècle av. J.-C., en argent d’abord, puis en or et en bronze, la monnaie s’est diffusée dans le pays alors que les Ptolémées instauraient un système monétaire fermé. Elle est rapidement devenue un objet de la vie quotidienne, utilisée aussi bien par les pauvres que par les riches, bien que dans des cadres différents. D’un côté, la production, l’iconographie et la circulation de ces pièces offrent … [en savoir plus]

9782724707601
Esther Garel
Héritage et transmission dans le monachisme égyptien


BEC 27; 376 p.

L’ouvrage présente l’édition commentée de quatre testaments écrits sur papyrus, datés du VIIe siècle apr. J.-C., et émanant des supérieurs d’un monastère de Haute Égypte, le monastère de Saint-Phoibammôn, situé sur la rive gauche de Thèbes. Utilisant la forme du testament de droit privé, les supérieurs lèguent à leur successeur la direction spirituelle du monastère en même temps que la propriété de ses biens et son administration. Les implications de ce dossier sont à la fois … [en savoir plus]

9782724707304
Bernard Maury, Jacques Revault
Palais et Maisons du Caire I


MIFAO 139; 320 p.

Sur les 600 palais et maisons recensés par les savants de l’Expédition d’Égypte en 1800, il en subsistait 29 en 1970, inscrits à l’Inventaire des monuments historiques. Si certains de ces palais ont été remarquablement restaurés, comme celui de l’émir Taz ou la maison Harawî, d’autres ont continué à se dégrader et certains sont aujourd’hui disparus. Les plans et photographies qui en subsistent ont acquis de ce fait une valeur inestimable. L’Ifao a décidé de rééditer … [en savoir plus]

9782724707861
Agnès Charpentier (éd.)
Bulletin critique des Annales islamologiques 34


BCAI 34; 192 p.

Le Bulletin critique des Annales islamologiques (BCAI) vise à rendre compte de toute publication intéressant les études arabes et islamiques dans les divers domaines : langue et littérature arabes ; islamologie ; philosophie ; histoire ; histoire des sciences et des techniques ; anthropologie et sciences sociales ; arts et archéologie. Le BCAI est conçu et préparé par l’équipe Islam médiéval de l’UMR 8167 Orient Méditerranée du Cnrs. Il est mis en page et mis en ligne par l’Ifao. [en savoir plus]

9782724707540
Pierre Tallet (éd.), Georges Castel (éd.)
Ayn Soukhna IV
Le matériel des galeries-magasins

FIFAO 82; 464 p.

Ce volume regroupe plusieurs études concernant le matériel le plus caractéristique découvert dans le secteur des galeries-magasins du site d’Ayn Soukhna (publié en 2016 dans le précédent ouvrage de cette série). Nous présentons successivement la totalité des inscriptions qui ont été relevées au cours de la fouille de cette zone en apportant des compléments à celles qui ont, en raison de leur importance historique, déjà été signalées, et en étudiant l’ensemble des petits objets … [en savoir plus]

9782724707502
Bérangère Redon (éd.), Thomas Faucher (éd.)
Samut Nord
L'exploitation de l'or du désert Oriental à l'époque ptolémaïque

FIFAO 83; 468 p.

Situé dans le désert Oriental égyptien, Samut Nord est un site entièrement voué à l’exploitation de l’or. Constitué de zones d’extraction et de transformation du quartz aurifère et de deux édifices dédiés au logement, il est occupé brièvement vers 310 av. J.-C. Avant leur destruction en 2017, les vestiges de Samut Nord étaient exceptionnellement bien préservés et leur exploration représentait l’opportunité d’étudier, pour la première fois et dans son intégralité, une … [en savoir plus]

9782724707427
Yann Tristant
L'occupation humaine dans le delta du Nil aux Ve et IVe millénaires
Approche géoarchéologique à partir de la région de Samara (delta oriental)

BiEtud 174; 368 p.

Le delta du Nil est à la fois le produit d’une histoire longue, celle de sa géologie, et d’une histoire plus courte, celle qui, des premières communautés agricoles jusqu’à nos jours, a vu l’homme aménager et façonner le paysage. Dans un environnement aussi mobile, l’occupation humaine à l’époque pré- et protodynastique (les Ve et IVe millénaires) est ici envisagée dans le contexte des phénomènes naturels qui ont permis l’anthropisation du milieu, mais aussi, inversement, gommé … [en savoir plus]

9782724707434
Marie-Lys Arnette
Regressus ad uterum
La mort comme une nouvelle naissance dans les grands textes funéraires de l'Égypte pharaonique

BiEtud 175; 480 p.

Le présent ouvrage, issu de la thèse de doctorat de l’auteure, vise à démontrer le caractère essentiel du référent de la naissance dans les croyances funéraires de l’Égypte pharaonique, ainsi que les modalités de sa mise en œuvre. Les grands corpus funéraires égyptiens, depuis les Textes des Pyramides jusqu’aux Livres de l’au-delà du Nouvel Empire, sont riches d’allusions à une destinée post mortem envisagée comme une seconde naissance, calquée plus ou moins fidèlement sur le … [en savoir plus]

9782724707632
Laurent Coulon (éd.), Mélanie Cressent (éd.)
Archéologie française en Égypte


BiGen 59; 280 p.

Cet ouvrage offre un panorama de l’archéologie française en Égypte à travers les fouilles et les programmes de recherche menés actuellement sur des monuments pharaoniques, mais aussi, plus largement, sur des vestiges datant de la Préhistoire jusqu’à la période médiévale. Il présente à la fois les institutions et établissements français investis dans les opérations de terrain et les sites étudiés par leurs archéologues et égyptologues, en coopération avec des partenaires égyptiens ou … [en savoir plus]

9782724707625
Sylvie Marchand (éd.)
BCE 29


BCE 29; 384 p.

Cette nouvelle livraison du Bulletin de liaison de la céramique égyptienne (BCE 29) présente dans une première partie l’actualité de la recherche dans le domaine des études céramiques avec son « Parcours régional ». Il s’enrichit cette année encore de l’apport de travaux archéologiques récents comme ceux réalisés à Médamoud dans la région thébaine avec la découverte exceptionnelle de fours à céramiques en pâte calcaire des XVIIe-XVIIIe dynasties (cf. BARAHONA MENDIETA et al.). … [en savoir plus]

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IFAO Newsletter

September 2020

 

From 1 September 2020 the IFAO has resumed the majority of its face-to-face activities. With our return to the Mounira Palace, after almost six months absence for some, we can look back at how the Institute managed during the long weeks of pandemic shutdown.

The IFAO in the grip of Covid-19

The extremely bad weather that struck Egypt on 12 March 2020 seemed to anticipate the closure of the IFAO as the Institute did not reopen its doors on 15 March because of the worldwide health crisis. Decisions were taken to follow the advice from the French embassy and the Egyptian government, which at the same moment ordered the shutdown of public places, as well as higher education and research establishments.

For the IFAO this meant the complete closure to staff and public alike of the offices, the library, the in-house catering, the gradual closure of the lodgings, and the reduction to a strict minimum of essential staff (security, maintenance, occasional managerial activities). The departure of personnel on assignment lodged within the Institute was quickly organised before the closure of Egyptian airspace on 19 March and the restrictions on international travel. The closure of excavation sites following the advice issued to interns and non-permanent staff to return to France occurred just shortly before the Egyptian government shut down all archaeological sites on 23 March.

Throughout the crisis the primary concern has been for the wellbeing of the entire staff. Certain France-based personnel, who felt vulnerable or wished to be with their families, left Egypt, but the majority remained in-country and the recommendation was self-confinement since the obligation to stay at home was not as strict in Egypt as it was in France, and it was only the curfew, whose hours shifted from 7pm or 9pm through 6am, that restricted movement. Very swiftly a contact system using various media was established in order to relay as rapidly as possible any general information and safety briefings. Weekly check-ups on the physical and mental health of all staff were instituted in order to keep communications open and ensure that nobody was sick or left in isolation.

 

The IFAO outside the walls

Continuing our activities was a major issue for the Institute, as was the safety of our members: telework was set up wherever possible, allowing the staff to continue engaging with the Institute while learning how to work differently.

Working online

The first challenge was to maintain internet connection and access to servers. This was made possible by the dedication of our colleagues in the IT and digital humanities department. Storm damage was swiftly repaired and internet and email access were restored. The weekly staff meetings, on Monday at 2pm, punctuated the period of confinement and served as an important link amongst us all, the effects of which were boosted by all the other departmental and ad hoc meetings.

Ensuring continued operations

Every department was keen to work as efficiently as possible and set about defining priorities. Resource management ensured the safety and maintenance of the buildings with regular disinfection on-site. It also prepared staff pay, organised continued contact with all staff, maintained a presence in the premises, and oversaw ongoing access to healthcare and prescriptions, in regular collaboration with the health and safety committee. The financial department’s weekly presence ensured that all service providers and suppliers were paid. The laboratory, with the help of the IT department and a skeleton on-site staff was able to take readings on the 14C counters. Activity within the archaeology service was focused on the gathering of project reports, rereading, processing images and drawing up illustrative plates, all of which were destined as much for the archives as for preparation of the 2019 activities report and other publications. While the archives and collections department was only partly able to fulfil requests for the consultation and reproduction of documents, it did manage to use the confinement period in order to test the new procedure for handling digital archives submitted by archaeological missions. As for the researchers themselves, they took advantage of these weeks without scientific meetings, travelling or training workshops in order to concentrate on writing tasks.

The editorial and DTP services engaged in telework even before computers ands screens were transferred to the staff’s homes. The academic review of manuscripts, the preparation of books, page layouts, to-and-fros with authors to correct proofs were all able to continue more or less normally with just a few adjustments and thanks to the commitment of those involved, some of whom were also dealing with children stuck at home. The print house was gradually able to resume work from 26 April but in a reduced manner, with only one person on the digital press and two or three persons in the workshop at any one time. Nonetheless, the release of publications was back up to speed by the month of June.

As regards research, the recruiting timetable for researchers and grant recipients was respected, as was the Scientific Council, which met on line on 1 July.

 

 

Réunion de service

◼︎ Weekly remote head of departments meeting.

◼︎ Islam Eïd , Diab Abdel Aty, Achraf Ghayad  et Sameh Abdel Gawad on the front line and in improvised dress on the day of the storm of exceptional intensity.

◼︎  Measurements on 14C meters continued with a very strict work protocol. From left to right: Anita Quiles, Mostafa Abd-Elfattah and Mahmoud Gamil.

◼︎ Gradual resumption of printing activities from April 26th, in reduced mode. From foreground to background : Amr Refaat and Ahmed Fathy.

Reopening key operations and looking forwards

So many tasks that were handled as often as not in a state of urgency were in reality additional to the basic work of each department, which had to manage its everyday responsibilities and projects. In some instances any free time meant that pending files could be reopened: chemistry protocols in the lab could be drawn up and translated; language lessons with the French Institute of Egypt resumed and higher levels validated; an archives and collections guide aimed at researchers was written and designed. Any number of different chores that had been postponed for later was suddenly there to work on during the weeks of confinement. Cataloguing the library continued at distance via telework, as did the preparation of new orders and the acquisitions committees. Certain projects initiated before March 2020 were able to be confirmed: the IFAO, in partnership with the four other French overseas schools (FOS), the network FRANTIQ, the Bibliographic Agency for Higher Education and the Sorbonne Interuniversity Library, has been charged with managing the call for proposals for CollEx Persée 2019-2020 and the ArchéoAl (ArchéoRef Alignements) programme. This will involve improved internet presence with geolocation of the archaeological sites of the five FOS plus indications of digital identifiers from other reference sources (PACTOLS, GeoNames, Pleiades). This project brings additional support to work begun in January 2019 by the IT and digital humanities department in collaboration with all of the IFAO services. Developing intersectoral alignments is imperative in order to link scientific operations, researchers and their teams, events, publications and their authors. A part of this long haul work has reached a new stage of visibility during the months of confinement.

The IFAO on the net: a new step towards open science

The cancellation of archaeological sites, scientific meetings and conferences, and the lack of library access all deeply affected the ordinary operations of the Institute. These restrictions provoked a healthy reappraisal. New ways of working that sprung up in the face of confinement have in some cases invented and in others accelerated changes leading to the creation of virtual scientific arenas.

The library and publications: new remote services

The managers and staff of the library have expended considerable energy to ensure scholars and researchers have been able to access documents. This has involved negotiations with remote access providers, the flagging of open access online resources, and from the month of May, the scanning of hard copies on demand. Negotiated access to digital libraries was communicated directly to IFAO researchers, while open access resources were publicised on the IFAO Facebook page and via Twitter. As with telework, lending between virtual libraries might have reached a point of no return, and will require adjustments in order that authors’ and publishers’ rights are respected.

For several years now, the publications department has opted for the online and mobile compatible distribution of all of its periodicals via the Open Edition Journals portal. A new step has been taken with the marketing of PDF versions before they have even been printed or sent to distributers. Since the release of Marie-Lys Arnette’s book, Regressus ad uterum, it has been possible to obtain a PDF version of any work through the IFAO online catalogue. The version is marked with the name of the purchaser in order to limit unauthorised copies.

Confinement also sped up the process of digital reissuing and public access to the IFAO backlist. Major reference works in the catalogue, representing useful work tools for the scholar, have been uploaded for free access. Such is the case of the eight volumes on the temple of Dendara and the fifteen volumes in the series on Edfu. The ultimate aim is to provide reader access to all the titles in the IFAO catalogue published since 1880.

 

  ◼︎ Acceleration of the digital republishing  of Ifao's old collections, available for free on Ifao’s website.

Online courses, conferences and webinars: novel access to new audiences

After initial cancellations, the daily use of videoconferencing and online classes in French and Egyptian universities quickly revealed the possibilities of maintaining IFAO scientific encounters through a variety of devices. Moreover, this new normal disposed of spatial restrictions since one could invite distant scholars at no expense, and it opened up the potential audience far beyond the usual Cairene public.

As with all great changes in the knowledge-based economy, combining technical innovation, environmental constraints, the learning process and trial and error, this invention of new forms of communication between the IFAO and its public was somewhat improvised and required the solving of concrete problems.

The communications department of the IFAO played a considerable role in this and revealed a real capacity for marshalling and driving initiatives. Committing the reputation of the IFAO on line through videos destined to become permanent required a number of things: the avoidance of any crashing or instability of the network by the use of recordings; deliberation as to the forms of video capture and broadcast that combine a view of the lecturer and of the documents he or she is using; anticipation of the means of public access and intervention according to the software and hardware deployed; envisioning, through the creation of the IFAO’s Canal U, a dedicated archival storage that goes beyond subscription to the IFAO YouTube channel; negotiating one by one with the scholars, and with an eye on the audience, the level of publicity for every video and its end purpose, since each video represents part of a scholar’s digital footprint; and finally, envisaging where appropriate procedures for evaluating presentations, since an online conference can be likened to a scientific article. 

The most critical development undoubtedly lies in the automatic transcription of speeches and the possibility of working on text files generated in this fashion. The subtitling and automatic translation – potentially into all languages – of presentations recorded this way requires revision by experienced and rigorous translators. However, at the same time, it extends the potential audience of scientific exchange to a previously unexplored level. One might very probably see in all this a veritable revolution in the knowledge-based economy, of which the consequences cannot yet be fully measured. It is clear, however, that communication via videoconferencing is now an indispensible part of a researchers training.

Some samples of these experiences can be found below, and include the pioneering conferences of Islam Ezzat, Hadrien Collet and Yannick Lintz, and the webinar of the Fabrique du Caire moderne programme on the interoperability of research data, which managed to juggle several time zones and involved specialist of the ancient and contemporary world. In the wake of these first experiments, the standard round of conferences (Midan Mounira, Archaeology Rendezvous etc.) started up again, with the high point of these virtual events being without any doubt The France-Egypt Archaeology Day on 14 July. Other programmes were aimed at specific audiences, such as the IFAO courses, which were successfully completed, and the training session for scientific publishing. This latter was originally organised for 15 to 30 March 2020 with the Ministry of Tourism and Antiquities in the Saqqara training centre. In the end, thanks to the energy of several IFAO researchers and staff members, the programme was uploaded for the beginning of the new academic year in the first days of September.

A new look for the IFAO website

The IFAO website is both the front window of the Institute and its spinal column. Since January 2019 Christian Gaubert, head of the IT and digital humanities department, has instigated a thorough reorganisation of the site to make it a place of encounter between scholar and public, an access point to patiently composed collections, and also a tool for managing scientific operations and ensuring coherence and consistency in their activities. The preparation of the new layout of the site stretched throughout the first half of 2020 and was revealed to the public on 4 June. The content, in French, English and Arabic, supported the preparation of the exhibition entitled Archéologie française en Égypte in the National Museum, Cairo, which opened in December 2019 and represented the culmination of the Year France-Egypt. The logic of the presentation of the archaeological sites has been separated from that of the scientific operations, both past and present, that take place within them, and of which they hold the trace. In an even more developed and interactive way than previous versions, the IFAO website is a true portal into the history of Egypt, from antiquity to the present day, and the French archaeological missions that operate inside it. It is a forum of accumulated knowledge, which goes hand in hand with the development of digitised archives. It is through this coherence and consistency that the endeavours to align authors, participants in missions, scientific and financial partners, the archaeological sites and georeferencing operations, all makes sense. The site in its new formulation is a permanent invitation to open and explore without limit.

 

  ◼︎ A recording studio installed at the Ifao by Amr Bahgat and Ihab Ibrahim.

◼︎ Ifao's first online conference by Hadrien Collet.

◼︎ Webinar of the Fabrication of Modern Cairo program, early June 2020.

◼︎ Session by Cédric Larcher on the priests of Ancient Egypt as part of the Cours de l'Ifao.

◼︎ A major overhaul of the Ifao website: new functionalities and abundant documentation on Ifao's projects and archaeological sites.

Archaeology in the spotlight on 14 July: a Franco-Egyptian passion

La Journée de l’archéologie France-Égypte is a yearly celebration of Franco-Egyptian archaeological missions. Traditionally, it marks the end of the academic year and is held in partnership with the Institut français d’Égypte. This fourth annual event was limited to an online presence but benefitted from the experience gained during the weeks of confinement, and had the honour of being held on the French National Day of 14 July. Opened jointly by Stéphane Romatet, Ambassador of France, and Dr Khaled el Enany, Minister of Tourism and Antiquities, the event featured presentations by Laurent Coulon, Marie-Dominique Nenna and Luc Gabolde on the previous year’s archaeological work by the IFAO, CEAlex and CFEETK. The laboratory, library and publishing department opened their doors (virtually) to the public for the occasion, and Dr Ahmed el-Shoky of Ain Shams University presented a new Islamic era excavation site at Qal’at Sheikh-Hammam in Qena governorate. The Louvre Museum also joined in the day, expressing its links with Egypt through the participation of Vincent Rondot, director of the Egyptian antiquities department, who presented the resumption of the Louvre’s excavations of the Serapeum at Saqqara in 2020 just before the confinement. This mission follows in the distant footsteps of the pioneering Auguste Mariette. Yannick Lintz, director of the Islamic arts department, and Carine Juvin, in charge of medieval collections, spoke of the archival collections of Gaston Wiet that are held by the Louvre and are being digitised. Wiet was the founder and first director of the Museum of Islamic Art in Cairo. A new publication is to be released in 2021 to mark fifty years since his death, as well as coordinated exhibitions to be mounted in 2022 by the two museums in Cairo and Paris.

The complete recording of the day’s events is available online and is carefully archived on the IFAO’s Canal U.

  ◼︎ Shooting of the intervention of Agnès Macquin by Ihab Ibrahim for the Journée de l’archéologie France-Égypte 2020.

◼︎ The 4th edition of the Journée de l’archéologie France-Égypte  was exceptionally held online this year 2020 on the occasion of the French National Day.

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The IFAO dairy

Departures:

Departures this year 2020 have happened in rather special circumstances and, for those who remain, there is a certain sadness in not having been able to properly recognise those who have left, their dedication to the Institute and all the services they performed. Thus, this newsletter must take on the role and wish them au revoir and thank them for all their hard work.

- Antonios Adel, manager of the print house, left the IFAO on 27 February 2020 after eighteen years of service. He worked first as a layout artist in the DTP section, was then in charge of the digital press and, since 2014, he has been supervisor of the print house. His seven years in this latter post saw him improve production quality, modernise working techniques and lend his considerable talents to the commercial opening of the print house. The IFAO greatly appreciates his dedication to the work and his human qualities, and we wish him all success and fulfilment in his new job.

 

- Iman el Awadi, deputy personnel manager, has left after four years of service with the IFAO. She contributed greatly to the modernisation and professionalization of the HR service, in particular in assisting Catherine Josserand to create job descriptions, a competency dictionary and pay scales. Once again, the IFAO is deeply grateful for the engagement and professionalism that she displayed during her four years with the Institute.

 

- Iris Granet-Cornée, under contract at the IFAO since October 2017, was recruited as a publishing assistant at the French School of Athens in June 2020. During her time with the IFAO she demonstrated great skill in the handing of manuscripts and she will be sorely missed by the IFAO choir of which she was musical director.

 

- Adrien de Jarmy, PhD student, was the first recipient in 2019-2020 of the IDEO-IFAO bursary. After a year of diligent study in the IDEO library and intensive Arabic lessons, he presented online, with his own Arabic subtitles, the progress of his thesis dedicated to “the historiographic construction of the figure of the Prophet in early Islamic sources, 7th-10th century”, under the supervision of Mathieu Tillier at the University Paris-Sorbonne. He will continue the writing of this work at the University of Bonn where has obtained a grant. 

 

- Olivier Onézime, supervisor of the topography service, has worked for many IFAO archaeological missions over these past years. In addition to the multitude of plans and maps that he has drafted, he must also be credited for developing photogrammetry in the IFAO, notably creating models of tombs, such as at Deir el-Medina and TT33 at Luxor. At the beginning of the academic year he will rejoin his home institution, INRAP. The members of the IFAO wish him all the best in his new position.

 

- Paweł Polkowski, post-doctoral PCMA-IFAO grant holder, has returned to Warsaw having completed his mission of organising the Stone Canvas conference in November 2019 and gathering the papers for the eventual publication that is eagerly awaited by the two institutions.

 

- Robin Seignobos, academic fellow since 2017, has been recruited as a lecturer in medieval history by the University of Lyon 2. All of his colleagues, who have enjoyed his kindness and helpfulness during his three years at the IFAO, send him their warmest congratulations and much encouragement for this new step in his personal and professional life.

 

 

◼︎ Antonios Adel

◼︎ Iman el Awadi

 

◼︎ Iris Granet-Cornée

◼︎ Robin Seignobos

Arrivals:

- Sana Bou Antoun, PhD student at the University of Paris-Sorbonne, joins the IDEO and IFAO as a grant holder conducting research into the subject of her thesis: “Koranic studies from the Enlightenment (end of the 18th century) to the mid-20th century: an epistemological study”. Her supervisors are Abdallah Sheikh-Moussa (Sorbonne University) and Asma Hilali (University of Lille).

- Valentina Gasperini joins the IFAO as a foreign-funded academic fellow. Attached to the British Museum and fixed-term lecturer at the universities of Liverpool and Bologna, she is a specialist in material cultures of the New Kingdom. Her project entitled “Living on the margins of empire: changes in the production, supply and use of ceramic receptacles at Amara West” fits into the research field of the ceramology laboratory and will contribute to exploring the theme of exchanges between Egypt, Nubia and the regional environment.

- Malak Labib has been nominated as an academic fellow. After a well-received thesis at the University of Aix-Marseille on the emergence and development of statistics in the Egyptian State during the colonial era (1875-1922), her current project looks at development planning in Egypt between 1939 and 1965. Set within a wider history of development linked to industrialisation, the study questions in the first instance the different facets of modernity and its challenges.

- Etienne de Latude, publishing assistant, first took up his post on 1 June 2020 working remotely, but since 24 August has joined us in Cairo.

- Fadi Rochdi, administrative and marketing assistant in the print house joined the IFAO on 15 April 2020.

- Brenda Segone, PhD student at the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne under the supervision of Mercedes Volait, has joined the CÉDEJ and IFAO as a grant holder. Her thesis is entitled “Occidentalism in Egypt: postcolonial representations of Europe and Europeans, from 1940 to 1970, in painting, literature and cinema.”

- Maxime Therond, a student at the University of Strasbourg, has been awarded an IFAO doctoral contract for the period 2020-2023. Under the supervision of Paul Heilporn and Esther Garel (University of Strasbourg) and Tonio Sebastian Richter (Freie Universität, Berlin), he is working on the study and publishing of a corpus of Coptic letters from Middle Egypt dating to the end of the Byzantine period (6th-7th centuries). This project, involving both religious and secular texts and requiring expertise in Greek and Coptic papyrology, fits into the philological and historical themes that have been actively explored by the Institute for several years now.

 

 

 

◼︎ S. Antoun          ◼︎  V. Gasperini

 

◼︎  M. Labib        ◼︎ F. Rochdi

 

 

◼︎ B. Segone          ◼︎  M. Therond

Promotions:

- Liliane Amin, is no longer assistant but is now, since 1 May, manager of the print house following the departure of Antonios Adel. The entire team wish her the very best in her new job.

 

- Elena Panaite has interrupted her work in the archives and collections department in order to take on post-doctoral research having been awarded a PCMA-IFAO grant. Her study project looks at international exchange, and in particular the encounter with the Other, cultural interactions and transfers around the Nile Valley.

 

◼︎ Liliane Amin         ◼︎  Elena Panaite.

In memoriam

Laïla Menassa passed away in June 2020 in Cairo. She leaves behind the memory of a great artist who made an indelible mark on the IFAO where she was an illustrator from 1969 to 2005. The “Hommages” section of the IFAO website presents an insight into her career and her work.

 

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Three questions for Christian Gaubert, head of the IFAO IT and digital humanities department

1. You are part of the institutional memory of the IFAO. How did you get here?

I joined the IFAO at the beginning of the 1990s as an IT engineer and at the same time I was researching the automatic processing of Arabic and Arabic papyrology.

We have gone from having about thirty computers with no network to a complete IT system with its own server room hosting a considerable amount of digital data. It all happened gradually but every department experienced its digital revolution implying profound changes in working methods, whether it was on-site archaeology, archaeometry or documentation (the library, the archives, etc.), and not forgetting the print house and the distribution of books. Change does not happen without growing pains and it is a major challenge just trying to maintain a certain coherence in the overall information system.

2. The IFAO internet site is 25 years old. You have just managed its third complete overhaul. How do you assess the pervious versions?

The first site was launched in 1998 and already offered access to catalogues (library and publications) and some tools, but within a rather static framework and with few digital resources. From 2005 it was boosted by online publications (BIFAO and the Annales): in 2008 the second version, built upon a CMS (Content Management System), changed the interface and offered more content about the archaeological sites and research programmes, archive inventories, new Unicode fonts, and a newsletter. Those who are curious or nostalgic can see these early versions here: https://web.archive.org/web/*/www.ifao.egnet.net .

 

◼︎ Christian Gaubert

The current version, with modernised interface, reflects to a greater extent the information system that has been set up over the years around events, scientific operations, archaeological sites and their documentation, and it aims to give autonomy to those in charge of missions in the presentation of their work. For example, the archaeological sites are clearly distinguished from the operations enacted within, which sometimes change raising different problems and challenges. The departments have been able to update their presentations. New and frequent additions are planned as part of the future road map…

3. Digital transition, digital humanities, open science: which of these three expressions best describes what you are up to? What perspectives do they offer?

Digital transition is ongoing and has been for thirty years! It’s a joke of course, but while open science is a real revolution, IT did not appear in a single day and archaeologists have been using the tools for a long time. The most obvious change that I have noticed is the much earlier realisation of the IT aspects of a project and upon a better basis, also probably thanks to the arrival of a new generation of researchers. The difficulty is once again to maintain overall coherence, not to be led astray by certain temptations, and to make the right technology choices. The interoperability of data is the watchword today, and we are working alongside our researchers, our departments and our institutional partners in order to fully integrate into this movement.

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Scientific Events

 

"Les rendez-vous de l'archéologie" lecture series (in cooperation with IFE)

 
  • On June 28th 2020, Les rendez-vous de l’archéologie by Luc Gabolde: Débuts d’une nouvelle enquête sur les origines du temple d’Amon-Rê à Karnak, in partnership with IFE [more]

 

 

"Les conférences de l'Ifao" lecture series

 
  • On May 6th 2020, IFAO Lectures by Hadrien Collet: L'Égypte médiévale et le Sahel : une histoire à écrire [more]

 

 

"Midan Mounira" lecture series (in cooperation with IFE,  CEDEJ and IDÉO) :

 
  • On March 2nd 2020, Midan Mounira Lectures Series by Faruk Bilici : Le canal de Suez et l’Empire ottoman, in partnership with IFE, Idéo, Cedej [more]
  • On June 21st 2020, Midan Mounira Lectures Series by Youssouf Sangaré: Islam du Coran, Islam du Hadith : dépasser le clivage entre les « nouveaux penseurs de l’Islam » et les « Oulémas », in partnership with Idéo, IFE et Cédéj [more]

 

 

Riwaq Seminars (Islamic and Coptic Studies - سلسلة ندوات رواق )

(Organisé par Ahmed El-Shoky et Frédéric Abécassis)

 
  • On May 17th 2020, Riwaq Seminars by Yannick LINTZ: L’histoire de l’art islamique à la lumière des archives récentes au Louvre [more]

Workshops

  On March 2nd 2020, Research Workshop by Aurélie Quirion & François Ghiringhelli: Deux interventions : The Inscription of Provincial Necropoleis during the Old Kingdom -&- Kôm el-Hisn de l’époque thinite au Nouvel Empire [more]

 

Exceptional Events

  On July 14th 2020, Journée annuelle de l’archéologie française en Égypte by Laurent Coulon, Ahmed Al-Shoky, Marie Dominique-Nenna, Luc Gabolde, Vincent Rondot, Yannick Lintz et Carine Juvin, Agnès Macquin, Laurence Engel: Journée de l’archéologie France-Égypte 2020
اليوم الفرنسي المصري لعلم الآثار, in partnership with IFE [more]

 

Scientific Meetings

  On June 2nd 2020, Study Day by Mercedes Volait (CNRS, INHA, InVisu)& Adam Mestyan (Duke University): L’interopérabilité des données de la recherche : textes, images, bases de données, in partnership with InVisu (USR 3103), Persée (UMS 3602), Département d’histoire de Duke University, Archéovision (UMS 3657), École nationale des sciences géographiques [more]

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On the IFAO Youtube Channel

Journée de l’archéologie France-Égypte 2020 
اليوم الفرنسي المصري لعلم الآثار

Débuts d’une nouvelle enquête sur les origines du temple d’Amon-Rê à Karnak
Luc Gabolde

Islam du Coran, Islam du Hadith : dépasser le clivage entre les « nouveaux penseurs de l’Islam » et les « Oulémas »
Youssouf Sangaré

L’interopérabilité des données de la recherche : textes, images, bases de données

Le corpus numérique de la Cachette de Karnak, la gestion des images et les problématiques de l’interopérabilité.

Laurent Coulon  et  Nicolas Souchon

L’histoire de l’art islamique à la lumière des archives récentes au Louvre
Yannick LINTZ

L’Égypte médiévale et le Sahel : une histoire à écrire
Hadrien Collet

Le canal de Suez et l’Empire ottoman
Faruk Bilici

Visite guidée du musée de l'imprimerie de l'Ifao

L'imprimerie de l'Ifao

Les travaux de l’Ifao en 2019/2020

Laurent Coulon

Le projet Bibliothèques d’Orient (intro. par Laurence Engel, Présidente de la BnF)

Agnès Macquin

Les fonds d'archives de Gaston Wiet au Louvre

Yannick Lintz et Carine Juvin

La reprise des fouilles du Louvre au Serapeum de Saqqara.

Vincent Rondot

Les missions du CFEETK

Luc Gabolde

Les travaux du CEAlex en 2019/2020

Marie Dominique-Nenna

Qal’at Cheikh Humâm, objectifs  et perspectives d'une nouvelle fouille.

Ahmed Al-Shoky

 

 

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Publications

Recently published

9782724707564
Thomas Faucher (éd.)
Money Rules!
The Monetary Economy of Egypt, from Persians until the Beginning of Islam

BiEtud 176; 472 p.

What makes Egyptian coinage so special? After its late adoption in the 5th century BC, first silver, then gold and then bronze coins, spread over the country as the Ptolemies imposed a closed monetary system. It soon became an everyday life object, used by the poor and the wealthy, though for different purposes. On one side, the production, the iconography and the circulation of coins are precious to understand their status in the society; on the other side, texts give numerous data on its use in the banks, … [more]

9782724707601
Esther Garel
Héritage et transmission dans le monachisme égyptien


BEC 27; 376 p.

The present book contains the edition and commentary of four wills written on papyrus which date back to the 7th century CE, drawn up by the superiors of the monastery of Saint Phoibammon in Upper Egypt, located on the left bank in Thebes. By way of a private will, the superiors bequeath to their successor the spiritual leadership of the monastery as well as the property of its goods and its management. This dossier has implications of various sorts: legal – to what extent are these documents in accordance … [more]

9782724707304
Bernard Maury, Jacques Revault
Palais et Maisons du Caire I


MIFAO 139; 320 p.

[more]

9782724707861
Agnès Charpentier (éd.)
Bulletin critique des Annales islamologiques 34


BCAI 34; 192 p.

The Bulletin critique des Annales islamologiques takes into account all publications of interest to Arab and Islamic studies in a variety of domains: Arabic language and literature; Islamic studies; philosophy; history; history of science and technology; anthropology and social sciences; arts and archaeology. It is edited by the team of Islam médiéval (UMR 8167 Orient Méditerranée - Cnrs) and published on line by IFAO. [more]

9782724707540
Pierre Tallet (éd.), Georges Castel (éd.)
Ayn Soukhna IV
Le matériel des galeries-magasins

FIFAO 82; 464 p.

This volume gathers several studies concerning the most characteristic material discovered in the system of storage caves of the site of Ayn Soukhna (following the archeological report published in 2016 in a previous book). We present successively all the inscriptions which were found during the excavation of this sector, by adding complements to those which, because of their historical importance, have already been at least partially published, and by studying all the inscribed objects of various periods … [more]

9782724707502
Bérangère Redon (éd.), Thomas Faucher (éd.)
Samut Nord
L'exploitation de l'or du désert Oriental à l'époque ptolémaïque

FIFAO 83; 468 p.

Located in the Eastern desert of Egypt, Samut North is a site entirely devoted to gold mining. Consisting of areas for the extraction and transformation of gold quartz and two vast buildings dedicated to housing, it was briefly occupied around 310 BC. Before they were destroyed in 2017, the remains of Samut North were exceptionally well preserved and their exploration represented a unique opportunity to fully study a mining facility at the height of gold mining in Egypt. It was also a chance to compare the … [more]

9782724707427
Yann Tristant
L'occupation humaine dans le delta du Nil aux Ve et IVe millénaires
Approche géoarchéologique à partir de la région de Samara (delta oriental)

BiEtud 174; 368 p.

The Nile Delta was born from both its long geological history and its shorter human one, from the first agricultural communities up to present times during which Man arranged and modelled the landscape. In such a mobile environment, human occupation during the Predynastic and the Early Dynastic period (5th and 4th millennia BC) is considered in the context of natural phenomena which allowed the anthropisation of the territory, but which also erased any trace of the settlements over the last centuries. … [more]

9782724707434
Marie-Lys Arnette
Regressus ad uterum
La mort comme une nouvelle naissance dans les grands textes funéraires de l'Égypte pharaonique

BiEtud 175; 480 p.

This work, stem from a doctoral dissertation, aims at demonstrating that referring to birth and its practical modalities is an essential aspect of Ancient Egypt’s funerary beliefs. From the Pyramid Texts to the books of the afterlife in the New Kingdom, funerary writings of Egypt are full of allusions to post mortem fate viewed as a second birth, which imitates more or less precisely the biological process of the first. Be he king or an ordinary man, the dead is carried in gestation by one or several divine … [more]

9782724707632
Laurent Coulon (éd.), Mélanie Cressent (éd.)
Archéologie française en Égypte


BiGen 59; 280 p.

[more]

9782724707625
Sylvie Marchand (éd.)
BCE 29


BCE 29; 384 p.

[more]

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