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Institut Français
d’archéologie orientale — Le Caire

Lettre d’information de l’Ifao

Janvier 2021

Rubriques :(-) À la Une (-) La vie au palais(-) Dans les médias (-) Le carnet de l’Ifao(-) Trois questions à René-Vincent du Grandlaunay (-) Manifestations scientifiques(-) Rencontres scientifiques(-) Sur la chaîne Youtube de l'Ifao (-) Publications

À la Une

L’Ifao a 140 ans

Le 28 décembre 1880 fut signé par Jules Ferry le décret fondateur de l’Ifao  : « Il est institué, au Caire, une Mission permanente, sous le nom d’École française du Caire. L’École française du Caire a pour objet l’étude des antiquités égyptiennes, de l’histoire, de la philologie et des antiquités orientales ». Pour marquer, en fin d’année 2020, l’anniversaire de ces 140 ans d’activités, une conférence de Laurent Coulon, tenue le 15 décembre à l’auditorium voisin de l’Institut français d’Égypte, a retracé brièvement l’histoire de l’institut, présenté un instantané des travaux qui y sont actuellement menés, ainsi qu’une sélection de problématiques émergentes, de découvertes récentes et de technologies innovantes mises en œuvre sur les chantiers ou en laboratoire. La traduction simultanée en arabe de la conférence, assurée par Mona Sabry, confirmait la vocation partagée de l’Ifao, au service de la science, de la France et de son pays d’accueil, l’Égypte.

 

L’année 2020-2021 est la dernière du contrat quinquennal 2017-2021, et elle devrait voir aussi l’adoption d’un nouveau décret fondateur, à l’échelle du réseau des Écoles françaises à l’étranger (RésÉFE). L’ensemble des Écoles du réseau sera évalué par l’HCERES dans le courant de l’année 2021. Pour s’y préparer, un séminaire des directeurs a été organisé à Athènes du 30 septembre au 2 octobre. Accompagnés des directeurs des études, ils ont réfléchi pendant ces trois journées aux perspectives d’évolution de leurs établissements en fonction des dispositifs nationaux et internationaux de financement de la recherche ; ils ont aussi dressé le bilan des programmes de recherche passés et évoqué les perspectives de collaborations scientifiques inter-écoles.

 

◼︎ Conférence de Laurent Coulon à l'occasion des 140 ans de l'Ifao, le 15 décembre 2020

Rencontres en archéométrie au palais Manial

L’archéométrie fait partie des champs disciplinaires qui leur sont communs. La journée d’étude tenue au Caire le 10 novembre est une illustration de ce souci de coopération avec l’Égypte et de décloisonnement des disciplines. Elle a été organisée par Anita Quiles et le laboratoire de l’Ifao en partenariat avec le ministère du Tourisme et des Antiquités dans la salle d’apparat du prestigieux palais de Mohamed Ali à Manial. Initiées depuis 2017, ces rencontres en archéométrie se tenaient pour la première fois en Égypte, et ont rassemblé un large public, venu des universités et du ministère du Tourisme et des antiquités. Qu’il s’agisse de datation, d’étude de pigments, d’analyse d’alliages ou de pâtes de céramiques, l’enjeu est de promouvoir une approche plurielle et intégrée de compréhension de l’objet archéologique.

Dès le début janvier 2021, cette approche trouvait une application pratique avec le démarrage de l’action spécifique dirigée par Islam Ezzat en partenariat avec le Musée Égyptien du Caire sur l’analyse et la définition d’un protocole de restauration des panneaux en bois du mastaba de Hesyrê. 

 

 

Rencontres en archéométrie

◼︎ Rencontres en archéométrie au palais Manial, le 10 novembre 2020

La soutenance de l’habilitation à diriger des recherches d’Anita Quiles le 21 janvier 2021 est une illustration supplémentaire du dynamisme du pôle Archéométrie au sein de l’Ifao. Présentée à l’UFR de physique de l’université de Paris, elle exprime par son titre les dimensions de cette approche et son caractère nécessairement pluridisciplinaire : Temps des Arts, Temps des Écrits, Temps des sociétés - Appréhender les espaces temporels, restituer les temps passés… Un programme à la mesure des ambitions de l’institut. Tous ses collègues lui adressent leurs plus chaleureuses félicitations et lui souhaitent d’encadrer dans l’avenir de nombreuses thèses. 

L’Ifao sur le terrain malgré tout

Les missions archéologiques ont dû au cours de l’automne 2020 composer avec une nouvelle contrainte : celle des autorisations à partir en mission des chercheurs des institutions partenaires, qu’elles se situent en France ou à l’étranger. Le soutien de l’ambassade s’est avéré souvent déterminant pour permettre le maintien de l'activité archéologique. Certes, certaines opérations ont dû être annulées (Hatnoub, Abou Rawach, Ouadi Sannur, Tell el-Herr, Dendara, Ermant, Assassif, TT33, la mission archéologique franco-suisse de Saqqara Sud, Tell el Iswid). Mais plusieurs autres ont néanmoins pu se tenir, avec un personnel réduit et dans des conditions sanitaires strictes. Le dégagement de la voie vers le temple a pu se poursuivre à Tebtynis, sous la direction de Claudio Gallazzi et Gisèle Hadji-Minaglou. Ali Abdelhalim a assumé la responsabilité de la mission du temple de Kom Ombo, et les relevés photogrammétriques et épigraphiques ont été réalisés grâce à la présence de Gaël Pollin et d’Islam Al-Wakeel. À Ouadi el-Jarf, la mission de l’automne dirigée par Pierre Tallet a repris là où elle avait été interrompue par la fermeture de l’espace aérien au mois de mars et deux noms de bateaux supplémentaires ont été repérés sur les ancres des navires. À Gourob, Marine Yoyotte et son équipe ont poursuivi le dégagement et l’étude du sarcophage datant de l’Ancien Empire découvert lors de la campagne précédente. Victor Ghica a obtenu les autorisations nécessaires pour se rendre à Bahariya et pu reprendre les fouilles sur le site de Qasr el-Agouz.

À Qal‘at Cheikh Hammâm, c’est un chantier lui aussi très prometteur qui a démarré, lui aussi en partenariat avec l’université de Ayn Chams, sous la direction d’Ahmad Al-Shoky, pour étudier l’environnement d’une citadelle ottomane et ses dépendances. La mission d’étude et de restauration du mobilier et des monuments de Deir el-Médina, dirigée par Cédric Larcher a pu débuter le 9 janvier 2021, et un financement participatif, qui a rencontré un succès important à l’automne 2020, a permis d'augmenter les possibilités d’action de la mission. Le chantier de Médamoud a démarré à la fin du mois de janvier. Sous la direction de Félix Relats Montserrat, il devrait poursuivre l’étude de l’environnement urbain et artisanal du temple, tandis que les relevés épigraphiques continueront d’être assurés par Lorenzo Medini

Les chantiers de Tebtynis et de Ouadi el-Jarf ont eu l’honneur de recevoir la visite de SE l’Ambassadeur de France en Égypte, Stéphane Romatet, témoignage supplémentaire de l’estime qu’il porte à l’Ifao et de l’importance de l’archéologie dans la coopération culturelle et scientifique française en Égypte. Concernant le site de Tanis, le projet du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères opéré par l’Ifao se poursuit avec l’élaboration de panneaux explicatifs en trois langues destinés au Visitor center, qui sont désormais achevés.

 

 

 

  ◼︎ Deir el-Médina : début  de la mission 2021 d’étude et de restauration du mobilier et des monuments  ◼︎ Première campagne de fouilles à Qal‘at Cheikh Hammâm

L’hommage à Samuel Paty

L’onde de choc du terrible assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020, a été ressentie à l’Ifao comme une atteinte à l’essence même de nos métiers d’enseignants et de chercheurs, à l’approche que nous pouvons avoir de la liberté d’expression, du réel et de l’histoire. Les directeurs du réseau des Écoles française à l’étranger ont publié un communiqué exprimant leur vive émotion. Une minute de silence a été observée en présence du personnel dans le jardin de l’Ifao le 21 octobre. 

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La vie au palais 

Après la période de semi-confinement imposée par la crise sanitaire et la pause estivale, l’activité a repris presque normalement à l’Ifao à la rentrée de l’automne 2020. Petit à petit, pendant quelques mois, les bureaux ont été réinvestis, certaines conférences ont repris en présentiel. Le plaisir de retrouver le palais de Mounira a pu un temps laisser espérer que la pandémie de COVID-19 serait dépassée. La deuxième vague qui a frappé la France et l’Europe au cours de l’automne et au début de l’hiver indiquait au contraire qu’il fallait maintenir une grande vigilance. 

L’institut a repris ses activités dès la seconde quinzaine d’août. L’imprimerie a notamment pu rattraper une partie du retard accumulé pendant les semaines de fermeture. Et très vite, le musée de l’imprimerie de l’Ifao a de nouveau fait retentir le cliquetis de la fondeuse de caractères Foucher, remise en route un jour par semaine, pour le plus grand plaisir des nostalgiques des presses au plomb et des médias internationaux, qui ont relayé l’événement (cf infra). 

La réouverture de la popote s’est faite dès le 1er septembre dans des conditions d’hygiène renforcées, avec des plateaux individuels préparés à l’avance et des tables dressées dans le jardin. 

L’Ifao a été l’un des rares instituts à ouvrir sa bibliothèque au public des universités et du ministère du Tourisme et des Antiquités, selon un protocole de réservation permettant de gérer les flux, et des précautions renforcées dans les salles de lecture. L’aggravation de la situation sanitaire a malheureusement conduit à en restreindre à nouveau l’accès à partir du début janvier, au moment où l’Égypte fermait ses écoles et ses universités. 

Petit à petit, la résidence a pu retrouver sa fonction d’accueil de chercheurs en mission. Raphaële Meffre, chargée de recherche au CNRS (UMR 8167 Orient & Méditerranée) a ainsi bénéficié du dispositif de soutien à la mobilité internationale prévu de longue date et elle a résidé à l’Ifao de début octobre à la fermeture de l’établissement en décembre, tout en travaillant au musée Égyptien sur la tombe de Chéchonq et à la bibliothèque de l’Ifao pour finaliser le catalogue des ouchebtis du musée du Louvre. Chloé Ragazzoli a pu elle aussi effectuer fin novembre-début décembre une courte mission d’étude et de documentation des graffiti de la tombe de Khetyu (TT311). Les boursiers qui n’avaient pas annulé leur séjour, notamment Lorenzo Guardiano, ont pu normalement venir travailler en Égypte. Du 12 au 18 octobre, puis du 24 au 28 janvier, l’institut a hébergé une session de formation du World Monuments Fund à destination d’une équipe de restaurateurs yéménites de la General Organization for Antiquities and Heritage, impliquée dans la documentation et la préservation des bâtiments du complexe du Musée national dans le centre historique de Ta’ezz. De précieux échanges ont eu lieu à cette occasion sur les enjeux de gestion du patrimoine, de plus en plus présents dans le quotidien des archéologues.

 

 

◼︎ Une nouvelle vie pour la plus ancienne machine de l'imprimerie de l'Ifao

◼︎ La bibliothèque de l'Ifao ouverte au chercheurs avec un protocole de réservation et des précautions renforcées

Les événements tenus à l’Ifao et au Caire

Les cours de l’Ifao ont fait partie des activités tenues en présentiel. Ils contribuent à asseoir la notoriété de l’institut au sein de la communauté francophone d’Égypte. Embrassant pour la première fois l’histoire de l’Égypte de l’antiquité à nos jours et des approches disciplinaires différentes, ils mobilisent depuis la rentrée tous les membres scientifiques et plusieurs chercheurs de l’institut, qui ont à cœur de partager leur culture scientifique et de faire découvrir leur recherche à un public curieux. Cinq séances ont pu se tenir dans la grande salle à manger, et des inscriptions ont dû être refusées pour respecter les distanciations. En janvier, malheureusement, le cours a dû se tenir à distance.

La taille du jardin de l’Ifao a permis d’y tenir quelques rassemblements : un repas convivial du personnel le 15 octobre a marqué la rentrée universitaire et la réouverture de l'Ifao après des mois de fermeture. Il a permis de saluer les nouveaux arrivants et de dire au revoir à toutes celles et ceux qui avaient quitté l’institut depuis mars 2020.

Le groupe de musique folklorique bretonne de la marine française, le Bagad de Lann-Bihoué en tournée en Égypte pour la commémoration de la bataille d’el-Alamein y a donné un concert le 21 octobre. Les sonneurs bretons et les cornemuses, pilotés au Caire et à Alexandrie par le capitaine de corvette Pierre Lechaix, ont transformé pour quelques instants le paysage sonore du quartier de Mounira. 

Parmi les hôtes de marque, les chercheurs de l’institut ont eu le plaisir d’accueillir M. Frédéric Petit, député des Français établis en Allemagne, Europe centrale et Balkans (28 septembre) et M. Christian Cambon, président de la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat (8 novembre). 

Le 3 novembre, le directeur Laurent Coulon, le directeur des études, Frédéric Abécassis et Magdi Guirguis, collaborateur scientifique de l’Ifao ont eu l’honneur d’être reçus en audience par SS le pape Tawadros II, patriarche de l’Église copte orthodoxe. Ils lui ont fait part de leur souhait de développer les études coptes à l’Ifao et de contribuer à l’écriture de l’histoire de l’Égypte à partir des importants fonds d’archives de l’Église.

 

 

 

◼︎ Les Cours de l'Ifao 20/21 tenus en présentiel

 

  ◼︎ Le Bagad de Lann-Bihoué dans les  jardins de l'Ifao

Cinéma sous les étoiles

Les dernières soirées d’été ont permis d’inaugurer le 26 octobre le ciné-club commun de l’Ifao et du CEDEJ, avec la projection du long métrage La momie, de Shadi Abdel Salam (1969). C’est Brenda Segone, boursière commune des deux instituts, qui a conçu et organisé ce séminaire, intitulé : « La société égyptienne en cinéma : représentations et histoire ».  Grâce à elle, des contacts ont été pris avec l’Institut national du Cinéma, soucieux de valoriser le riche patrimoine cinématographique de l’Égypte. Trois thématiques sont abordées au cours de l’année 2021-2021 :  celle du patrimoine, celle des normes sociales et des conventions, enfin celle de la ville et des quartiers. L’auditorium de l’Institut français d’Égypte a abrité à ce ciné-club pour l’hiver en attendant des soirées plus clémentes.  Les sources cinématographiques égyptiennes, patrimoine pour l’ensemble du monde arabe, participent ainsi, de manière à la fois utile et agréable, du champ d’étude des deux instituts. Cette manifestation est aussi une occasion, pour les étudiants du DEAC, d’être sensibilisés à leur usage. 

 

 

◼︎ Première séance du Ciné-Club CEDEJ/Ifao en plein air

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Dans les médias

Ce trimestre, l’Ifao et ses chercheurs ont été sollicités par les médias plusieurs fois afin de participer à des documentaires ou à des émissions d’histoire. En septembre, Laurent Coulon a été l’invité de Vincent Charpentier dans le magazine d’archéologie de France Culture, Carbone 14, où il a pu évoquer l’actualité de l’archéologie française en Égypte et les dernières découvertes de ses équipes.  (Écoutez le podcast)

 

En novembre, Hadrien Collet, membre scientifique de l’Ifao, a contribué à un épisode de l’émission Quand l'histoire fait dates d’ARTE où Patrick Boucheron relit quelques grandes dates de l’histoire au prisme d’une histoire globale et connectée. L’épisode était consacré au pèlerinage à La Mecque de Mansa Moussa, Roi du Mali, en 1324 et à son passage très remarqué au Caire sur le trajet (disponible en Replay jusqu’à 20/5/2021  - ou regardez la conférence d’Hadrien Collet sur ce sujet).

 

Toutefois, la remise en service de la plus vieille machine Foucher de l'atelier typographique de l’Ifao, datant de 1888, a sans doute été le sujet le plus évoqué par les médias. À l’origine, cette opération avait pour objectif un simple entretien de la machine dans le cadre de la conservation du patrimoine de l’institut, de sa valorisation possible dans des ateliers créatifs. C’était oublier le pouvoir évocateur d’un chapitre de l’histoire de l'égyptologie qui s'est écrit avec l'institut et son imprimerie. La dépêche de l’AFP rédigée par Emmanuel Paresse a été reprise en France par pratiquement tous les grands médias (FranceInfo, Le Figaro, Libération, L'OBS, La Croix, GÉO, etc..), La nouvelle a intéressé les grands sites d’information internationaux (Google news, Yahoo News, Orange Actualités, etc..), quelques journaux européens (ex. La Libre - Belgique), mais aussi africain (Africa News) et arabe (Skynews Arabia). Deux reportages télévisés sur le sujet ont particulièrement attiré notre attention : l’un sur une télé indonésienne et l’autre sur une chaîne brésilienne.

 

◼︎ Hadrien Collet dans l’émission Quand l'histoire fait dates d’ARTE

◼︎ La remise en service de la plus vieille machine Foucher de l'atelier typographique de l'Ifao  a particulièrement intéressé la presse

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Le carnet de l’Ifao

Arrivées

Aurore Ciavatti, spécialiste de l’Ancien Empire, ancienne ATER à Paris Sorbonne université et membre de la mission Ouadi el-Jarf depuis ses débuts a rejoint l’Ifao dès septembre dans le cadre d’un contrat post-doctoral de l’ANR Meryt. Ses recherches doctorales sur les questions de chronologie de la fin de la Ve dynastie permettent d’étayer la réflexion développée dans ce programme sur les datations à partir des sources textuelles. 

Ahmed Mekawy a pris ses fonctions au 1er janvier 2021 comme chercheur associé de l’Ifao. Auteur d’une thèse remarquée à l’UCL sur Werethekau, la déesse magicienne du panthéon égyptien, il a déjà derrière lui une production scientifique éclectique, qui témoigne de la variété de ses centres d’intérêt. À l’Ifao, il devrait poursuivre son examen du rapport entre les mots et les objets de culte en travaillant sur les coquillages marqués de noms royaux et leur rapport avec l’idéologie royale dans l’Égypte du Moyen Empire.

 

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◼︎ Aurore Ciavatti   ◼︎ Ahmed Mekawy

Départs

Ali Abdelhalim, après trois années passées à l’Ifao en tant que chercheur associé, rejoint l’équipe de l’ARCE, tout en conservant les responsabilités qu’il assume à l’Ifao : co-responsabilité de la mission de Qous, une participation active à la mission de Kom Ombo, préparation d’un second colloque sur les mammisis des temples ptolémaïques. En devenant correspondant scientifique de l’Ifao, il contribue à renforcer le partenariat avec l’université de Ayn Chams où il est professeur adjoint.

Khaled Hassan a vu lui aussi s’achever son séjour de trois ans à l’Ifao comme chercheur associé. Maître de conférences à l’université du Caire, il a poursuivi à l’institut ses travaux sur les textes funéraires du Nouvel Empire, et demeure associé au programme Écritures qu’il co-dirige avec Chloé Ragazzoli et Florence Albert. 

 

 

◼︎ Ali Abdelhalim   ◼︎ Khaled Hassan

Les promotions

Christine Ghali, qui travaillait à la numérisation, a obtenu un contrat doctoral en égyptologie de l’université de Montpellier. Elle a été remplacée par Andrew Michel, qui passe du service photographique au service des Archives et collections. 

Omnéya Ali Abdelnabi a été nommée assistante bibliothécaire en remplacement de Navrik Cheiban.

May Fouad a été nommée Adjointe responsable des Ressources humaines en remplacement d’Iman el Awadi. 

Matthieu Vanpeene a achevé son contrat doctoral de l’Ifao en soutenant sa these le 23 janvier sur l’architecture du temple d'Athribis. Il a été recruté en novembre dernier comme ingénieur de recherches au CFEETK. 

 

 

◼︎ Christine Ghali     ◼︎  Omneya Ali

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Trois questions à René-Vincent du Grandlaunay

René-Vincent, merci d’avoir accepté l’invitation de l’Ifao. Tu es depuis 1999 le bibliothécaire de l’Institut dominicain d’Études orientales (Idéo). Les liens et les partenariats entre l’Idéo et l’Ifao sont anciens, ils sont devenus encore plus étroits depuis 2016 avec la collaboration autour du projet porté par la BnF : Bibliothèques d’Orient. Tu es par ailleurs le fondateur, il y a plus de vingt ans, du catalogue en ligne AlKindi, catalogue dédié au monde musulman qui fait désormais autorité, à tel point que plusieurs institutions centrales dans ce domaine l’ont adopté. Mais tu es surtout le maître d’œuvre de Diamond, une application web qui est l’outil de production des données du catalogue AlKindi, notamment, données à vocation ouverte. Et je me suis laissé dire que tu avais été libéré de tes tâches à la bibliothèque de l’Idéo pour te consacrer pleinement à son développement.

1. Le 15 décembre 2020, la version officielle du nouveau code de catalogage « Ressources : description accès » (RDA) a été publiée. Ce code est basé sur le modèle Library Reference model (LRM) publié, il y a quelques années, par la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA). En quoi est-ce un événement important ?  

À double titre. D’abord pour le contexte Web dans lequel ce code voit le jour, et ensuite pour le monde des bibliothèques pour lequel RDA est tout spécialement conçu. Les bibliothèques sont entrées dans une étape de transition vers de nouveaux outils de production de leur description bibliographique. Il est nécessaire de bien comprendre le contexte Web de cette transition bibliographique, comme on l’appelle, sans quoi nous risquons de mal évaluer les bénéfices d’un tel effort. 

Le contexte Web auquel je fais allusion, est celui du Web sémantique, qu’on appelle également Web 3.0. Cette numérotation fait référence à deux états antérieurs du Web. Disons, pour faire bref, que dans ses deux premiers stades, l’internet a surtout été utilisé comme un moyen de communication parmi d’autres : chaque ressource d’informations faisant au mieux pour présenter ces données de jolie manière. L’un a une page Web, avec parfois des liens vers d’autres pages, l’autre a sa base de données avec un joli catalogue donnant accès, plus ou moins aisément, à des données pour des utilisateurs.

 

◼︎ René-Vincent du Grandlaunay

Ce qu’il faut retenir dans cette première étape c’est l’interaction presque exclusive des humains entre eux. Dans cette configuration la machine n’est pas vraiment mise à contribution. Le Web sémantique, c’est le pari que les machines peuvent à leur tour nous aider à créer de nouvelles connaissances. 

Le Web sémantique désigne une des structures majeures de la nouvelle génération de l’internet dont les données ouvertes sont structurées afin de permettre leur utilisation non seulement par les humains, par la médiation des navigateurs, mais également et surtout par les machines que nous utilisons dans la production de résultats cognitifs. La structure des données est là tout à fait centrale. On appelle cette structure profonde une ontologie. Chaque domaine de connaissance (économie, santé, sport etc.) développe aujourd’hui son ontologie qui permet aux données d’être interopérables et moissonnées par des machines. Le Web sémantique est donc un puissant moyen d’information, comme c’est aussi un moyen d’être présent dans le monde de ce nouveau Web. Voilà le contexte auquel je fais allusion. 

Pour bien saisir la portée de cet événement, il faut aussi faire un peu d’histoire, et comprendre les défis et les attentes qu’ont suscitées la mise en ligne et l’ouverture des catalogues des bibliothèques dans les décennies écoulées. Très vite, il n’a plus suffi de savoir ce qu’il y avait dans telle ou telle bibliothèque, mais il est devenu envisageable de partager des ressources bibliographiques pour ne pas faire plusieurs fois le travail, de répondre aux besoins de différents utilisateurs, de savoir dans quelle bibliothèque chercher tel ou tel document, et avec quels autres documents il était en relations. La manière traditionnelle de cataloguer dans les bibliothèques reposait sur des règles élaborées au long des siècles, j’allais dire. C’était la norme AFNOR pour les francophones et la norme AACR2 pour le monde anglophone. Pour pouvoir échanger, d’une bibliothèque à une autre leurs données, le format d’échange MARC a été mis en place dès 1968. Les suiveurs de la Library of Congress utilisent toujours le format MARC 21, alors que par ailleurs l’IFLA mit au point un format frère à vocation universel : UNIMARC (adopté par l’IFLA en 1977 et devenu format officiel d’échange de données en France). 

Avec ces normes, une ressource documentaire est décrite en deux niveaux. Les données décrivent d’abord la publication (titre, éditeur, nombre de pages…). Ensuite viennent les données locales qui permettent d’identifier un exemplaire précis dans une collection.  Tout cela a rendu de grands services pour la science et la gestion des bibliothèques, mais désormais ces normes n’évoluent plus et n’ont plus vocation à être utilisées telles quelles dans la décennie qui vient. 

Avec le modèle LRM et le code de catalogage associé, RDA, la description d’une ressource s’opère selon quatre niveaux principaux qu’on nomme entités : œuvre, expression, manifestation, exemplaire (en anglais WEMI pour work, expression, manifestation, item). A ces quatre entités, il faut ajouter la description en matière d’agent, de lieu, de temps et de sujet. Outre les données traditionnelles qu’on est en droit d’exiger de tout catalogue, RDA permet de décrire non seulement les différentes éditions d’une même œuvre, les différentes formes et supports d’une œuvre publiée, ses adaptations, mais aussi le réseau d’agents avec lesquels elle est en relation, des données de repérage dans l’espace, dans le temps, dans les sociétés et États dans lesquels elle a circulé.

Événement important donc. Dans le contexte du Web sémantique et dans l’histoire des catalogues de bibliothèques. Mais surtout pour l’utilisateur. 

2. Ainsi présentée, cette histoire donne l’impression d’être lisse et linéaire. Or, on sait bien que les normes nationales, sans parler de celles propres à chaque langue, chaque tradition académique ou champ scientifique sont éminemment variables. Ce langage commun ne risque-t-il pas d’être un horizon impossible à atteindre, voire une tour de Babel ?

Tu as raison, Frédéric, de poser cette question. J’ai envie de dire dans un premier temps, que des voix pessimistes envers le Web sémantique, se sont élevées. Et il est certain que l’émergence du Web sémantique fait face à de gros défis, comme celui de la masse des données qui vont se trouver sur la toile. Il y a aussi la question de l’incohérence des données avec des conflits entre ontologies de domaines différents. Sans parler de ceux qui trouveront intérêt à falsifier volontairement des données. Mais tous ces défis ne doivent pas nous empêcher de vivre et de nous organiser pour rendre ce monde possible. J’allais dire que ce ne sont que des défis, après tout. 

Tu fais allusion à Babel. Mais précisément, RDA permet de sortir des difficultés qui avaient marqué les échanges entre formats MARC, qui supposaient une mise en cohérence entre ces différents formats. RDA est une ontologie qui, je l’espère, sera utilisée par tout le monde. Et heureusement, le mouvement est largement suivi par les grands acteurs bibliographiques. 

Mais il faut bien comprendre quelque chose. RDA est un code de catalogage. On ne peut pas vraiment dire que ce soit un ensemble de règles de catalogage. Bien sûr on y retrouve les acquis de l’expérience de catalogage du passé. Mais on y trouve à la fois rigueur et liberté. La rigueur se situe dans la structure du code et la cohérence des éléments décrivant les entités pour chaque niveau. La liberté, on la trouve dans les options presque toujours offertes dans la saisie des informations pour permettre, dans ce contexte de rigueur, des adaptations aux aléas de la culture, des niveaux d’information et des traditions de catalogage. 

En pratique, RDA suppose simplement une description et une mise en accès des documents. La description est devenue plus large, parce qu’il y beaucoup d’éléments à décrire, mais on n’a pas besoin de remplir toutes les cases tout de suite. En revanche, le monde documentaire est en train de s’organiser pour mettre au pot commun des millions de données concernant les entités LRM dont j’ai parlé. Les applications RDA doivent désormais faire référence à des identifications internationales pour les entités comme les œuvres, les personnes, les collectivités etc. Au niveau national, la France, par exemple, s’organise avec la mise en place d’un Fichier national d’entités (FNE). Ce fichier contextualisé, francophone, sera aligné aux silos de référentiel à dimension internationale comme est l’International Standard Name Identifier (ISNI) pour les personnes et les collectivités. 

Cette logique repose sur le partage des données, et suppose en effet qu’elles soient ouvertes ou appelées à s’ouvrir. C’est au principe même de l’éthique de la science, et c’est devenu en Europe une obligation légale de rendre la production scientifique « accessible autant que possible et ouverte autant que nécessaire ». Avec le Web sémantique, c’est la communauté scientifique qui s’organise de façon à ce que les catalogues de bibliothèques que nous connaissons soient en interrelation, ne renvoient pas à des objets abandonnés sur des étagères, mais plutôt à la disposition des publications dans un monde plus large.  

Bref, on l’aura compris, tout cela n’a d’intérêt que si les données en amont sont riches, liées à une recherche et ne se contentent pas de renvoyer à un document physique, imprimés ou manuscrits. RDA peut donner tout son sens à l’idée de partage des cultures, parce qu’il met en évidence des relations entre œuvres, langues, acteurs… Quand on met en place un tel réseau de relations entre les œuvres, les agents, les temps et les lieux, on permet aux machines de nous faire découvrir des éléments que personne n’avait encore songé à mettre en contact. 

3. Justement, en passant d’un modèle de référence pour les bibliothèques (LRM) à un modèle centré sur les ressources, leur description et leur accès (RDA), on a l’impression que c’est une véritable révolution copernicienne qui s’opère. Quel impact cette évolution a-t-elle sur le monde de la recherche et comment s’en saisir ?  

Étant donné que cette évolution est en cours, il est très difficile de prédire avec certitude son impact réel sur la recherche, surtout l’ampleur de cet impact. Cependant on peut tout de même en signaler certains aspects. Pour cela, j’ai envie de reprendre les deux points dont je parlais tout à l’heure, à savoir le contexte du Web en général et celui des bibliothèques en particulier. En effet l’impact attendu de cette nouvelle méthodologie sera multiple et concerne ces deux horizons à la fois. 

Si nous nous plaçons sur le terreau du Web, la disponibilité des données ouvertes et bien structurées de nos bibliothèques va permettre à la machine de nous aider, par recoupement, comparaison, combinaison, à fabriquer des corpus de données que nous étions jusqu’ici incapables de mettre en place. Je pense, à titre d’exemple, qu’il sera beaucoup plus aisé de reconstituer des bibliothèques de savants. Ou il pourrait être possible de découvrir aisément non seulement qu’un auteur ancien était aussi un copiste mais aussi d’avoir une idée précise sur son travail manuscrit. Le temps que prenait un chercheur d’aller de bibliothèque en bibliothèque, sera de beaucoup réduit. Plus de temps sera donné à la réflexion et aux inductions faites à partir de données nouvelles que la machine nous aura effectivement aidé à former. Découvrir par regroupement la bibliothèque d’un auteur humaniste, suppose que chaque bibliothèque patrimoniale ait fait son travail de description des exemplaires et indiqué selon les critères RDA que tel exemplaire appartenait à tel savant.

Cela suppose donc un travail adapté en amont. Et c’est une autre conséquence de cette nouvelle méthode que je souhaite souligner. À mesure qu’elles s’étendent, ces pratiques de description permettent de dépasser les frontières entre les institutions, les bibliothèques, et plus fondamentalement, entre les types de documents (imprimés, manuscrits, archives…). Cette démarche de description estompe aussi les frontières entre les professions : le catalogueur qui veut tendre vers la meilleure description possible doit se faire chercheur ; et le chercheur qui entend partager ses données, dans son approche du document, devra nécessairement se faire aussi catalogueur. Plus exactement, elle rend nécessaire la collaboration entre eux. Je pense à un effet possible de cette méthode sur le travail de l’Ifao. En effet, si nous nous intéressons au référentiel des œuvres, on peut tout à fait imaginer que l’Ifao devienne un lieu où se construit le référentiel des œuvres du patrimoine égyptien ancien. Les chercheurs de la communauté de l’Ifao possèdent en effet l’expertise pour un tel travail. Je rappelle qu’il s’agit là de bien identifier des œuvres, de comprendre les relations qu’une œuvre peut entretenir avec d’autres, etc. C’est un défi, mais peut être et surtout une responsabilité vis-à-vis de la communauté scientifique dans son ensemble. 

Le travail que nous conduisons à l’Idéo autour du patrimoine musulman ne peut tenir que parce que nous sommes à la croisée de communautés de chercheurs partageant des centres d’intérêt communs. Dans Diamond, qui est un outil technique, on a créé des domaines : AlKindi, qui enregistre les œuvres liées aux mondes musulmans ; mais aussi d’autres domaines du savoir, qui sont appelés à se développer dans cette base : Ignatios pour le monde des chrétientés orientales, Albertus pour le monde occidental médiéval. Potentiellement, d’autres domaines pourraient se retrouver dans cet outil : le monde copte, l’Égypte pharaonique… Ces domaines permettent de ne pas se noyer dans une base devenue protéiforme.

Pour les chercheurs individuels, je conçois bien qu’il y a un coût à se lancer dans une telle démarche, et celui-ci peut paraître démesuré. Mais, d’une part, l’isolement n’est plus guère possible et la définition de référentiels reste du ressort des communautés scientifiques. D’autre part, c’est un peu d’un retour aux règles de l’école méthodique en histoire dans son approche du document qu’il est question. La description du document historique suppose désormais un effort de précision et une connaissance des codes permettant de le faire. Avec RDA, c’est une grammaire commune aux historiens et aux professionnels de la documentation qu’il s’agit désormais d’apprendre et d’enseigner.

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Manifestations scientifiques

 

 

Cycle de conférences : Les rendez-vous de l'archéologie (en coopération avec l'IFE)

 
  • Le 29 novembre 2020, Les rendez-vous de l’archéologie par Frédéric Colin: Sarcophages en contexte : étude multiscalaire d’un dépôt funéraire au début de la 18e dynastie., en partenariat avec l’IFE [en savoir plus]
  • Le 13 décembre 2020, Les rendez-vous de l’archéologie par Raphaële Meffre: Des ouchebtis et des hommes: Les statuettes funéraires comme témoins de la société égyptienne au Ier millénaire avant notre ère [en savoir plus]

 

 

 

Les conférences Midan Mounira (en partenariat avec l’IFE, le CEDEJ et l'idéo) :

 
  • Le 11 octobre 2020, Les conférences Midan Mounira par Kareem Ibrahim: Redécouvrir Esna : les atouts d’un patrimoine culturel méconnu, en partenariat avec le Cedej, IFE et Idéo [en savoir plus]
  • Le 25 octobre 2020, Les conférences Midan Mounira par May Telmissany, Richard Jacquemond et Frédéric Lagrange: Culture pop en Égypte. Entre mainstream commercial et contestation. [en savoir plus]
  • Le 15 novembre 2020, Les conférences Midan Mounira par Sylvia Chiffoleau : Lutter contre les épidémies en Égypte : de la gestion internationale à la souveraineté sanitaire (XIXe-XXe siècle) [en savoir plus]

 

 

 

Les séminaires "Qirâ'ât" (Reading Historical documents Seminar - سلسلة ندوات قراءات فى الوثائق التاريخية )

(Organisé par Magdi Girgis et Frédéric Abécassis)

 
  • Le 20 décembre 2020, Séminaire Qira'ât par مجدي جرجس - Magdi Guirguis: From Mamluk to Ottomans: Documents and transition in concepts and documentation system, en partenariat avec le Kafrelsheikh University [en savoir plus]
  • Le 17 janvier 2021, Séminaire Qira'ât par Ahmed Nakshara: Early Coptic Letters [en savoir plus]

 

 

 

Les séminaires "Riwaq"  (Études islamiques et coptes - سلسلة ندوات رواق )

(Organisé par Ahmed El-Shoky et Frédéric Abécassis)

 
  • Le 4 octobre 2020, Les Séminaires Riwaq par Dr. Mary Missak Kupelian : The journey of the Holy Family in Egypt and its depiction in Coptic Art [en savoir plus]

 

 

 

Ciné-club CEDEJ-Ifao

 
  • Le 26 octobre 2020, Ciné-club CEDEJ / Ifao par Sandrine Gamblin et Ahmed Assar: La momie (al-mumia) de Shady Abdel Salam, 1969, en partenariat avec l’Institut national du Cinéma [en savoir plus]
  • Le 22 novembre 2020, Ciné-club CEDEJ / Ifao par May Telmissany: Miramar de Kamal el-Cheikh, 1969, d’après le roman de Naguib Mahfouz, en partenariat avec l’Institut national du Cinéma [en savoir plus]
  • Le 14 décembre 2020, Ciné-club CEDEJ / Ifao par Mohamed Abla: Le Caire '30 (El Qahira 30) de Salah Abu Seif, 1966, d’après le roman de Naguib Mahfouz, en partenariat avec l’Institut national du Cinéma [en savoir plus]
  • Le 18 janvier 2021, Ciné-club CEDEJ / Ifao par Salma Mobarak & Ahmed EL Nabawy : Journal d’un substitut de campagne de Tewfiq Saleh, 1968, d’après le roman de Tewfiq al-Hakîm, en partenariat avec l’Institut national du Cinéma [en savoir plus]

Atelier de recherche CEDEJ / Ifao

  Le 23 septembre 2020, Atelier de recherche par Brenda Segone: Regards d'artistes sur l'Occident dans l'Égypte moderne, en partenariat avec le Cédèj [en savoir plus]

Formations

  Le 13 décembre 2020, Formation par Prof. Ayman Fouad Sayed: Formation à la codicologie arabe (13 décembre, 20 décembre, 3 janvier, 10 janvier) [en savoir plus]

 

Événements exceptionnels

  Le 15 décembre 2020, Conférence par Laurent Coulon: L’Institut français d’archéologie orientale : 140 ans de recherche, de coopération et d’innovation en Egypte, en partenariat avec l’IFE [en savoir plus]

 

Rencontres scientifiques

 

Le 10 novembre 2020, Journée d’études par Anita Quiles: Rencontres en Archéométrie, en partenariat avec le MoTA [en savoir plus]

 

 

 

Du 17 au 18 novembre 2020, Webinaire par Frédéric Abécassis, Angelos Dalachanis et Annalaura Turiano: Diasporas, bienfaisance et fabrique des appartenances, en partenariat avec l’EFR, EFA, CEAlex [en savoir plus]

 

Le 19 novembre 2020, Webinaire par Florence Albert & Chloé Ragazzoli: Édition numérique de corpus textuels complexes en égyptologie [en savoir plus]

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Sur la chaîne Youtube de l'Ifao

Les rendez-vous de l’archéologie : Des ouchebtis et des hommes

Raphaële Meffre

Présentation d'ouvrage : Archéologie française en Égypte, Ifao, 2019.

Les rendez-vous d'archéologie : Sarcophages en contexte.
Frédéric Colin

 Midan Mounira : Lutter contre les épidémies en Égypte (XIXe-XXe siècle)

Sylvia CHIFFOLEAU 

Une nouvelle vie pour la plus ancienne machine de l'imprimerie de l'Ifao !

RIWAQ  Seminars: The journey of the Holy Family in Egypt and its depiction in Coptic Art.

Mary Missak

From Mamluk to Ottomans: Documents and transition in concepts and documentation system
Magdi Guirguis

Early Coptic Letters - الخطابات القبطية المبكرة

Ahmed Nakshara

 

 

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Publications 

Récemment parus

9782724707342
Hourig Sourouzian
Recherches sur la statuaire royale de la XIXe dynastie


BiEtud 173; 752 p.

Cet ouvrage constitue la synthèse de la recherche sur la statuaire royale de la XIXe dynastie dont le catalogue a paru en ligne en 2019. Le présent volume regroupe les résultats des observations sur les statues réparties par types. Un premier chapitre expose le nombre de statues par règne et la fréquence des types auxquels elles correspondent, y compris les statues remployées sous la XIXe dynastie et celles qui … [en savoir plus]

9782724707700
Christophe Thiers, Charlie Labarta, Anaïs Tillier
La chapelle-reposoir de barque de Philippe Arrhidée à Karnak
I- Relevé épigraphique ; II- Relevé photographique (Arrhidée, nos 1-209)

BiGen 60; 656 p.

Le monument connu sous le nom de chapelle-reposoir de Philippe Arrhidée est l’édifice en granite bâti dans la zone centrale du temple d’Amon-Rê à Karnak. Reposoir permanent de la barque divine, il occupe le même emplacement que la chapelle-reposoir de Thoutmosis III, insérée dans le complexe du « Palais de Maât » construit sous le règne d’Hatchepsout. Dégagée des blocs effondrés et partiellement reconstruite par Georges Legrain au début du XXe siècle, la … [en savoir plus]

9782724707618
Alison L. Gascoigne
The Island City of Tinnis
A Postmortem

FIFAO 84; 384 p.

Sur une île du lac Manzala, au nord-est du delta du Nil, se trouvent les ruines de Tell Tinnis, port et centre industriel autrefois prospère de la fin de l’époque romaine au Moyen Âge. Bien que très peu de traces en soient encore visibles en surface, des vestiges matériels sont préservés sous terre, accessibles grâce aux études géophysiques et géoarchéologiques, ainsi qu’à la télédétection. Quelques fouilles ont été entreprises, qui ont témoigné de l’existence de … [en savoir plus]

9782724707991

Bulletin archéologique des Écoles françaises à l'étranger (BAEFE)
Opérations de terrain Ifao-CEAlex 2019

BAEFE

Créé en 2020, le Bulletin archéologique des Écoles françaises à l’étranger propose les contributions de l’École française d’Athènes, de l’École française de Rome, de l’Institut français d’archéologie orientale, du Centre d’études alexandrines, de l’École française d’Extrême-Orient et de la Casa de Velázquez réunis au sein du Réseau des Écoles françaises à l’étranger. C’est ainsi toute l’actualité des recherches archéologiques menées par … [en savoir plus]

9782724707830

BIFAO 120


BIFAO 120; 496 p.

Le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO) couvre l’ensemble des champs de l’égyptologie depuis sa première publication en 1901. Les études qui y paraissent, dont l’aire chronologique s’étend de l’Égypte prédynastique jusqu’à l’époque byzantine, illustrent l’état des recherches actuelles dans les domaines de l’archéologie, l’épigraphie, la lexicographie, l’iconographie, la religion et la philologie. … [en savoir plus]

9782724707724
Laurent Coulon (éd.), Mélanie Cressent (éd.)
الحفائر الفرنسية في مصر


BiGen 61; 240 p.

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9782724707731
Laurent Coulon (éd.), Mélanie Cressent (éd.)
French Archaeology in Egypt
Research, Cooperation, Innovation

BiGen 62; 240 p.

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9782724707656
Stéphane Pradines (éd.)
Ports and Fortifications in the Muslim World
Coastal Military Architecture from the Arab Conquest to the Ottoman Period

FIFAO 85; 256 p.

Le port occupe une place importante dans l’imaginaire musulman. D’un point de vue économique, les ports sont des maillons essentiels des circuits commerciaux et constituent des sources de profits conséquents. Socialement, les ports sont des lieux de voyage, de pèlerinages et d’échanges entre civilisations. Politiquement, les ports sont des lieux stratégiques, frontières et points de conquête entre la mer et la terre. Les fortifications portuaires sont un symbole de prestige pour une … [en savoir plus]

9782724707755
Emmanuel Pisani (éd.), Dennis Halft (éd.)
Mélanges de l'Institut dominicain d'études orientales 35


MIDEO 35; 408 p.

Ce volume 35 est constitué d’un dossier rassemblant la plupart des communications tenues lors du colloque d’avril 2018 à l’Institut catholique de Paris sur les interactions entre imamites et chrétiens. À partir de l’hypothèse que l’histoire, la théologie, la littérature témoignent de la dimension interculturelle des rencontres et des relations, les auteurs montrent comment les identités de chacun se sont façonnées et construites. L’histoire de missionnaires, les récits de … [en savoir plus]

9782724707946
Sylvie Cauville
Le temple de Dendara XV


Dendara 15; 397 p.

Le temple d’Hathor à Dendara, admirablement conservé, est probablement la plus aboutie des réalisations architecturales de l’Égypte ptolémaïque et romaine et la richesse des compositions théologiques qui ornent ses murs est incomparable. Ses inscriptions hiéroglyphiques ont été éditées sous l’égide de l’Institut français d’archéologie orientale, d’abord par É. Chassinat puis par Fr. Daumas, et enfin par S. Cauville. Ce volume présente les inscriptions … [en savoir plus]

9782724707939
Sylvie Cauville
Le temple de Dendara XIV


Dendara 14; 233 p.

Le temple d’Hathor à Dendara, admirablement conservé, est probablement la plus aboutie des réalisations architecturales de l’Égypte ptolémaïque et romaine et la richesse des compositions théologiques qui ornent ses murs est incomparable. Ses inscriptions hiéroglyphiques ont été éditées sous l’égide de l’Institut français d’archéologie orientale, d’abord par É. Chassinat puis par Fr. Daumas, et enfin par S. Cauville. Ce volume présente les inscriptions … [en savoir plus]

9782724707922
Sylvie Cauville
Le temple de Dendara XIII


Dendara 13; 460 p.

Le temple d’Hathor à Dendara, admirablement conservé, est probablement la plus aboutie des réalisations architecturales de l’Égypte ptolémaïque et romaine et la richesse des compositions théologiques qui ornent ses murs est incomparable. Ses inscriptions hiéroglyphiques ont été éditées sous l’égide de l’Institut français d’archéologie orientale, d’abord par É. Chassinat puis par Fr. Daumas, et enfin par S. Cauville. Ce volume présente les inscriptions … [en savoir plus]

9782724707328
Françoise Laroche-Traunecker
Le sanctuaire osirien de Douch
Travaux de l'Ifao dans le secteur du temple en pierre (1976-1994)

DFIFAO 51; 304 p.

Le site de Douch n’avait jamais été fouillé lorsque Serge Sauneron, directeur de l’Ifao, y engagea des travaux en 1976, afin de désensabler le secteur du temple du Haut-Empire romain. Avant d’atteindre ses sols dallés, les fouilles ont mis au jour plusieurs niveaux d’occupation du Bas-Empire. Ces campagnes et les suivantes, jusqu’en 1994, ont révélé l’existence d’édifices antérieurs à l’époque romaine comme, sous le temple, un sanctuaire ptolémaïque en brique, ainsi que … [en savoir plus]

9782724707847
Séverine Gabry-Thienpont (éd.), Frédéric Lagrange (éd.)
Annales islamologiques 53
Matérialisation, dématérialisation et circulations des musiques du monde arabe (XX-XXIe siècle)

AnIsl 53; 408 p.

Des premiers cylindres phonographiques au format MP4, des instruments acoustiques à l’orgue électrique des années 1970 ou à l’autotune des scènes électro contemporaines, les musiques du monde arabe prennent dès le tournant du XXe siècle différents chemins en concordance et en réaction avec l’avènement de nouvelles techniques d’amplification, de conservation et de diffusion de la musique. À partir de six études de cas proposées par des ethnomusicologues, sociologues et … [en savoir plus]

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IFAO Newsletter

January 2021

Sections: (-) Headlines   (-) Life at Mounira Palace  (-) In the media   (-) The IFAO dairy  (-) Three questions for René-Vincent du Grandlaunay   (-) Scientific Events    (-) Scientific Meetings   (-) On the IFAO YouTube channel    (-) Publications

Headlines

The IFAO, 140 years old

On 28 December 1880 Jules Ferry signed the decree that founded the IFAO. It read, “A permanent mission is to be established at Cairo under the name of The French School of Cairo. The aim of the French School of Cairo is the study of Egyptian antiquities, of history, of philology and of Oriental antiquities”. On 15 December 2020, to mark 140 years of IFAO activities, Laurent Coulon presented a lecture in the auditorium of the neighbouring Institut français d’Égypte, in which he briefly retraced the history of the Institute, ran through an overview of the current work, and looked at a selection of emerging challenges, recent discoveries and innovatory technology applied to both excavations and laboratories. The simultaneous translation of the lecture into Arabic by Mona Sabry underlined the shared vocation of the IFAO, to the service of science, France and our host country, Egypt.
This year, 2020-2021, will be the last of the current 5-year Plan (2017-2021) and will also witness the adoption of a new founding decree involving the network of French Overseas Research Schools (RésÉFE). All of the Schools in this network will be assessed by the High Council for Evaluation of Research and Higher Education (HCERES) during the year 2021. In order to prepare for this event, a directors’ seminar was held in Athens from 30 September to 2 October during which the future development of the various establishments were examined in the light of national and international research funding schemes. The participants also took the opportunity to review past research programmes and discuss the outlook for future inter-School scientific collaboration.

 

◼︎ Lecture by Laurent Coulon on the occasion of Ifao's 140th anniversary, 15 December 2020

Archaeometry in Manial Palace

Archaeometry is one of the fields of interest to all Overseas Schools. The Archaeometry Study Day held in Cairo on 10 November was an example of the collaborative impulse with Egypt and of the breaking down of walls between disciplines. It was organised by Anita Quiles and the IFAO laboratory in partnership with the Egyptian Ministry of Tourism and Antiquities, and was held within the ceremonial hall of the prestigious Palace of Mohamed Ali at Manial. These annual gatherings around the theme of archaeometry began in 2017 and this is the first time the event has been held in Egypt: a large audience from various universities and the Ministry of Tourism and Antiquities attended. Whether the task is chronological dating, the study of pigments, or the analysis of clay, the issue is to promote a pluralist and integrated approach to understanding the archaeological object.
From the beginning of January 2021, this approach has seen practical application through the operations directed by Islam Ezzat in partnership with the Egyptian Museum of Cairo. The project involves the analysis of wood panels from the Mastaba of Hesy-Re and the establishment of restoration protocols.

  Rencontres en archéométrie

◼︎ Archaeometry Study Day at the Manial Palace, 10 November 2020

The accreditation of Anita Quiles to supervise research (HDR), awarded 21 January 2021, is further proof of the dynamism of the archaeometry department within the IFAO. The title of her thesis presented to the Physics Research Training Unit of Paris University expresses the dimensions of this approach and the required multidisciplinary character: Temps des Arts, Temps des Écrits, Temps des sociétés - Appréhender les espaces temporels, restituer les temps passes… A title commensurate with the ambitions of the Institute. All of us here at the IFAO send our warmest congratulations and look forward to her overseeing many successful theses.

The IFAO on site despite the difficult context

During the autumn of 2020 archaeological missions had to deal with a new constraint in the form of limited deployment permission for researchers from partner institutions, whether in France or elsewhere. The support of our embassy often proved decisive in allowing archaeological activity to progress. Of course, some operations had to be cancelled (Hatnub, Abu Rawash, Wadi Sannur, Tell el-Herr, Dendera, Ermant, Assassif, TT33, the Franco-Swiss mission to Saqqara South, Tell el-Iswid), but several others were able to go ahead albeit with reduced personnel and strict sanitary conditions. The clearing of the path towards the temple at Tebtynis was continued under the direction of Claudio Gallazzi and Gisèle Hadji-Minaglou. Ali Abdelhalim took over responsibility for the mission to the temple of Kom Ombo, and the photogrammetry and epigraphic survey was conducted thanks to the presence of Gaël Pollin and Islam Al-Wakeel. At Wadi el-Jarf, the autumn campaign supervised by Pierre Tallet took up where it had left off at the time of the shutdown last March, and the names of two additional boats were recorded on the anchors of the vessels. Marine Yoyotte and her team at Gurob continued the clearing and study of a sarcophagus dating to the Old Kingdom that had been discovered during the preceding campaign. Victor Ghica managed to obtain the necessary permits to travel to Bahariya and was able to reopen excavations on the site of Qasr el-Agouz.

At Qal‘at Sheikh Hammam, another very promising site was opened also in partnership with the University of Ain Shams, under the leadership of Ahmad Al-Shoky, with the aim of studying the environment of an Ottoman citadel and its outbuildings. The Deir el-Medina mission for the study and restoration of material and monuments directed by Cédric Larcher was able to start on 9 January 2021, and a crowdfunding system that proved to be very successful in autumn 2020 has expanded the operational possibilities of the mission. Work on the Médamoud archaeological site began at the end of January. Under the direction of Félix Relats Montserrat, the study of the urban and artisanal environment of the temple will continue, while epigraphic surveys will still be carried out by Lorenzo Medini. The sites of Tebtynis and Wadi el-Jarf were honoured by the visit of Stéphane Romatet, French ambassador to Egypt. Yet more evidence of the high regard in which he holds the IFAO and the importance of archaeology within cultural and scientific cooperation between France and Egypt

As for the site of Tanis, the project launched by the French Ministry of Europe and Foreign Affairs and managed by the IFAO progresses, and the creation of explanatory panels in three languages designed for the Visitors’ Centre has been completed.

 

 

 

◼︎ Deir el-Médina : beginning of the 2021 mission of study and restoration of furniture and monuments◼︎ First excavation campaign at Qal'at Sheikh Hammâm

Tribute to Samuel Paty

The horrific murder of Samuel Paty on 16 October 2020 sent out a shock wave that was felt within the IFAO as an attack on the very essence of our role as teachers and researchers, and on our conception of the freedom of expression, of what is true and of history. The directors of the French Overseas Research Schools published a communiqué expressing their profound distress. A minute’s silence was observed by all staff in the IFAO garden on 21 October.

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Life at Mounira Palace

After the period of partial confinement that was imposed by the health crisis, and then the summer break, activity in the IFAO returned more or less to normal at the beginning of autumn 2020. Gradually over several months, offices were reoccupied and some lectures recommenced in the classrooms. The pleasure of returning to Mounira Palace allowed us briefly to hope that the Covid-19 pandemic was on the wane. However, the second wave that hit France and the rest of Europe during autumn and the beginning of winter has shown that, on the contrary, we must remain vigilant.

The Institute resumed operations in the second half of August. The print house in particular was able to catch up on part of the backlog that had accumulated during the weeks of closure. And very quickly, the IFAO Print Museum was resounding with the jangle of the Foucher typecasting machine, which was in operation once a week to the great pleasure of all those nostalgic for old lead type presses, and the international media which covered the event (see below).

The canteen reopened on 1 September with increased hygiene measures in place: individual trays prepared in advance and tables laid out in the garden.  

The IFAO was one of the few institutions to open its library to university students and staff of the Ministry of Tourism and Antiquities, following nevertheless an advance booking system to control numbers and increased precautions in the reading rooms. Unfortunately the worsening health situation led to restricted access once again at the beginning of January when Egypt closed all schools and universities.

Little by little, the residential facilities were able to receive visiting scholars. Thus, Raphaële Meffre, CNRS researcher (UMR 8167 Orient & Méditerranée), was able to enjoy a long-planned visit supported by an international travel grant. She was lodged at the IFAO from the beginning of October until closure in December and worked in the Egyptian Museum on the tomb of Shoshenq and in the IFAO library finalising the catalogue of ushabtis in the Louvre Museum. Chloé Ragazzoli also undertook a short mission from the end of November to the beginning of December studying and documenting graffiti in the tomb of Kheti (TT311). Grant-holders who had not cancelled their trip, notably Lorenzo Guardiano, generally managed to come and work in Egypt. From 12 to 18 October, and then from 24 to 28 January, the Institute hosted a World Monuments Fund training session designed for a group of Yemeni restorers from the General Organization for Antiquities and Heritage, who are involved in the documentation and conservation of buildings in the National Museum complex in the historic centre of Taiz. It was an occasion for valuable exchanges on the challenges of heritage management, which are increasing part of an archaeologist’s everyday life.

 

◼︎ New life for Ifao's oldest printing machine

◼︎ Ifao's library is open to researchers with a reservation protocol and enhanced precautions

Events held at IFAO and in Cairo

Les Cours de l'Ifao are some of the activities that contribute to embedding the Institute’s renown within the heart of Egypt’s French-speaking community. For the first time they encompassed the history of Egypt from antiquity to the present day and covered different disciplinary approaches. From early autumn all the scientific fellows and several researchers were engaged in sharing their scholarly knowledge and presenting their research to a curious general public. Five sessions were held in the large dining hall, and some bookings had to be refused in order to respect social distancing. In January, unfortunately, the courses had to be held remotely.

The size of the IFAO garden meant that a few gatherings could occur: an enjoyable group meal for staff took place on 15 October to mark the beginning of the university year and the reopening of the IFAO after months of closure. It was the moment to welcome new arrivals and to say farewell to those who had left the Institute back in March 2020.

The Breton pipe band of the French Navy, the Bagad de Lann-Bihoué, which was in Egypt for the commemoration of the Battle of Alamein, gave a concert on 21 October. The traditional musicians and bagpipers under the leadership in Cairo and Alexandria of Lieutenant Commander Pierre Lechaix transformed the soundscape of Mounira district.

Among notable guests, the Institute has had the pleasure of welcoming Mr Frédéric Petit, Deputy with responsibility for French citizens living in Germany, Central Europe and the Balkans (28 September), and Mr Christian Cambon, president of the Senate Commission for Foreign and Defence Affairs (8 November).

On 3 November, IFAO director Laurent Coulon, director of studies Frédéric Abécassis, and associate fellow Magdi Guirguis had the honour of attending an audience with His Holiness Pope Tawadros II, Patriarch of the Coptic Orthodox Church. They expressed their desire to develop Coptic studies within the IFAO and to contribute to the writing of Egyptian history making use of the major archival collections of the Church. 

 

 

◼︎ Les Cours de l'Ifao 20/21, in praesentia

◼︎ The Bagad of Lann-Bihoué in the Ifao Gardens

Cinema under the stars

The last warm evenings of the season saw the inauguration on 26 October of the IFAO-CEDEJ Cine Club with a screening of the full-length feature film The Night of Counting the Years by Shadi Abdel Salam (1969). Brenda Segone, a joint grant holder of the two institutions, conceived and organised a seminar entitled “Egyptian society in cinema: representations and history”. Thanks to her work, contacts were made with the Egyptian National Cinema Institute, which is engaged in promoting Egypt’s rich cinematographic heritage. Three themes are to be featured over the year 2020-2021: heritage, social norms and conventions, and the life of towns and districts. The auditorium of the Institut français d’Égypte has hosted the cine club over winter as we await milder evenings. Egyptian cinematographic sources, which represent a heritage of the entire Arab world, are thus participating in the research field of both institutions. This event was also an opportunity for DEAC students of modern Arabic to practise what they are learning.

 

◼︎ First session of the CEDEJ/Ifao open-air Cine-Club

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IFAO in the media

During the past three-month period the IFAO and its scholars have been much in demand with the media to participate in documentaries and history programmes. In September, Laurent Coulon was the guest of Vincent Charpentier on the Radio France Culture archaeology programme Carbone 14, where he talked about the latest in French archaeology and recent discoveries in Egypt (Listen to the podcast).

In November, Hadrien Collet , IFAO scientific fellow, took part in an episode of the ARTE television programme Quand l'histoire fait dates in which Patrick Boucheron revisits some important dates in history from a global and interconnected historical viewpoint. The episode was dedicated to the pilgrimage to Mecca of Mansa Musa, King of Mali, in 1324 and his remarkable visit to Cairo en route (available on Replay until 20/5/2021 - or watch Hadrien Collet’s lecture on the subject).

 

Overall, however, the event that received the greatest attention from the media was the return to active service of the oldest existing Foucher typecasting machine, dated to 1880. Initially, this operation was intended as straightforward machine maintenance as part of the preservation of the Institute’s physical heritage and its possible development in creative workshops. But that was forgetting the evocative power of a great chapter in the history of egyptology which was written by the Institute and its print house. A dispatch from AFP written by Emmanuel Paresse was picked up in France by almost all the major outlets (FranceInfo, Le Figaro, Libération, La Criox, GÉO, etc..). The news then spread to some large international agencies (Google news, Yahoo News, Orange Actualités etc.), as well as a few European (La Libre-Belgium ), African (Africa News) and Arab (Skynews Arabia) news sources. Two television reports on the subject attracted our particular attention: one on Indonesian television and the other on a Brazilian station.

 

◼︎ Hadrien Collet in the programme Quand l'histoire fait dates d'ARTE (When History Makes Dates)

◼︎ The press was particularly interested in the re-commissioning of the oldest Foucher machine in the Ifao typographic workshop.

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The IFAO dairy

Arrivals

Aurore Ciavatti, specialist in the Old Kingdom, former research and teaching assistant at Paris Sorbonne University and member of the Wadi el-Jarf mission from its inception, rejoined the IFAO in September on a post-doctoral ANR Meryt contract. Her PhD research into issues of chronology at the end of the 5th Dynasty will contribute to the extended thinking of this programme on dating based on textual sources.

Ahmed Mekawy took up his post as associate researcher with the IFAO on 1 January 2021. Ahmed is the author of a well-received thesis from UCL on Werethekau, the magician goddess of the Egyptian pantheon, as well as an eclectic mix of works that testify to his varied interests. While with the IFAO he will continue his examination of the relationship between religious words and objects, working on shells marked with royal names and their relation with royal ideology in Middle Kingdom Egypt.

 

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◼︎ Aurore Ciavatti ◼︎ Ahmed Mekawy

Departures

After three years as an associate researcher with the IFAO, Ali Abdelhalim rejoins ARCE while retaining certain activities with the Institute: jointly in charge of the Qus mission, active participation in the Kom Ombo mission, preparation of a second conference on the mammisis of Ptolemaic temples. As a scientific correspondent with the IFAO, Ali has contributed in strengthening the partnership with Ain Shams University where he is an assistant professor

Khaled Hassan has also completed his three-year stint with the IFAO as an associate researcher. Khaled is a lecturer at Cairo University, and his work at the Institute focused on funerary texts of the New Kingdom. He will remain connected through the Écritures programme, which he is jointly supervising with Chloé Ragazzoli and Florence Albert.

 

◼︎ Ali Abdelhalim ◼︎ Khaled Hassan

Promotions

Christine Ghali, who was working in digital scanning, has received a doctoral contract in egyptology at Montpellier University. She has been replaced by Andrew Michel, who moves from the photography service to the archives and collections department.

Omneya Ali Abdelnabi has been named assistant librarian to replace Navrik Cheiban.

May Fouad has been named assistant director of human resources to replace Iman el Awadi.

Matthieu Vanpeene completed his IFAO doctoral contract and defended his thesis on the architecture of the temple of Athribis on 23 January. He was recruited last November as a research engineer with CFEETK.  

 

◼︎ Christine Ghali ◼︎ Omnéya Ali

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Three questions for René-Vincent du Grandlaunay

René-Vincent, thank you for having accepted this invitation to the IFAO. Since 1999 you have been the head librarian at the Dominican Institute for Oriental Studies (IDEO). The links and partnership between the IDEO and the IFAO are longstanding, and have become even closer since 2016 with collaboration around the project driven by the Bibliothèque Nationale de France (BnF): Bibliothèques d’Orient. You were also the founder, more than 20 years ago, of the online catalogue AlKindi, dedicated to the Islamic world, which has since become an essential go-to source, to such an extent that several major institutions in the field have adopted it. But, above all, you are the driving force behind Diamond, a web application that is the data handling tool of AlKindi, data that is open access. I am told that you were freed of your tasks in the IDEO’s library in order to throw yourself fully into its development. 

1. The official version of the new cataloguing code “Resource, Description and Access” (RDA) was released on 15 December 2020. This code is based upon the Library Reference Model (LRM) that was published some years ago by the International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA). Why is this an important step?

It is doubly important: first, in the Web context where this code appears, and then in the world of libraries for which RDA was especially designed. Libraries are entering a stage of transition towards new tools for the production of their bibliographic description. It is necessary to fully understand the Web context of this bibliographic transition, if not, we run the risk of miscalculating the benefits of such an endeavour.

The Web context that I mention is that of the Semantic Web, also known as Web 3.0. This number refers to the two previous stages of web development. To put it briefly, the Web in its first two stages has, above all, been used as a means of communication between parties: each information resource doing its best to present its data in an agreeable manner. One has a Web page sometimes with links to other pages; another has a database with a pretty catalogue giving user more or less easy access to the data. The point is that the interaction in this first stage is almost exclusively between humans. In this configuration, the machine does not really contribute. The Semantic Web wagers that the machines can in their own way help to create new knowledge.

 

◼︎ René-Vincent du Grandlaunay

The Semantic Web stands for one of the major structures of the new generation Internet in which open data is structured in order to allow its use not only by humans using browsers, but also and especially by the machines which we use in the production of cognitive outcomes. The structure of the data is absolutely central. This deep structure is called ontology. Every field of knowledge (economics, health, sport etc.) is today developing its own ontology, which allows the data to be interoperable and machine-readable. The Semantic Web is thus a powerful information channel, and also a means of being present in the world of this new Web. This is the context I am talking about.

In order to grasp the impact of what is happening, one must also look at the history, and understand the challenges and expectations that led to the uploading and opening of library catalogues during past decades. Very quickly, it was no longer enough to know what was in this or that library: it became possible to imagine sharing bibliographic resources in order not to repeat the same work several times, to respond to the needs of different users, to know in which library to look for this or that document, and with what other documents it was related. The traditional way of cataloguing in libraries was based on rules established over centuries. For French-speakers, the standard was AFNOR, and AACR2 for the English-speaking world. To exchange data from one library to another, the MARC standard was implemented from 1968. Those who follow the Library of Congress still use MARC 21, while the IFLA developed a sister version for universal use: UNIMARC, which was adopted by the IFLA in 1977 and became the official data exchange standard in France. 

Within these standards, a documentary resource is described on two levels. The data describes first the publication (title, publisher, number of pages etc.), and then the local data that allow for the identification of a specific example in a collection. All of this has provided a great service to science and the management of libraries, but now these standards are no longer evolving and can no longer be used as they are in the coming decades. 

With the IFLA-LRM model and the associated RDA cataloguing code, the description of a resource works on four main levels, which are called entities: work, expression, manifestation, item (WEMI). Added to these four entities is a description in terms of agent, place, time and subject. In addition to the traditional data that one expects from every catalogue, RDA describes not only the different editions of the same work, the different forms and supports of a published work and its adaptations, but also the network of agents with which it is connected, plus tracking data in space, time and the societies and States where it is in circulation.

So, this is a major event in the context of the Semantic Web and in the history of library cataloguing, but especially for the user.

2. Put that way, the story appears to run smooth and straight. And yet, we well know that national standards, without mentioning those of every language, academic tradition or scientific field, are extremely variable. Doesn’t this common language risk being an unattainable goal, or even a Tower of Babel?

You are right, Frédéric, to ask this question. I should say out front that pessimistic voices as regards the Semantic Web have been raised. And it is certain that the emergence of the Semantic Web faces great challenges, as does the mass of data that will up there on the net. There is also the question of the incoherence of data and conflicts between the ontologies of different domains, without mentioning those people who might be interested in deliberately falsifying data. But all of these challenges should not prevent us from living and from getting organised so that this world is possible. I was going to say that, after all, these are only challenges.

You mention Babel. Well, precisely, RDA allows us to avoid the difficulties that were a feature of exchanges between MARC formats, which presumed an alignment between the different formats. RDA is an ontology, which, I hope, will be used by everybody, and fortunately the movement is being broadly followed by the major players in bibliography.

But we must remember something: RDA is a cataloguing code. We cannot really say that it is an ensemble of cataloguing rules. Of course, it contains the acquired experience of past cataloguing, but there is both rigour and liberty. The rigour is in the structure of the code and the coherence of the elements describing the entities for each level. The freedom is in the options that are almost always available in data entry that will allow, within a rigorous context, adaptations to the vagaries of culture, levels of information and cataloguing traditions.
Practically, RDA simply presumes a description and access to the documents. The description has become broader, because there are many elements to describe, but one does not have to fill in all the boxes immediately. However, the world of documents is getting ready to pour into a common pot masses of data involving the IFLA-LRM entities I have talked about. RDA applications must now include international identifications for entities like works, persons, communities etc. On the national level, for example, France is organising the implementation of a National Entity File (FNE). This francophone contextualised file will be aligned with data banks on an international dimension, as does the International Standard Name Identifier for persons and groups.
The reasoning relies on the sharing of data and the presumption that it is open access or destined to be. This is at the heart of the ethics of science, and in Europe it has become a legal obligation to make scientific production “as accessible as possible and as open as necessary”. Through the Semantic Web, the scientific community is working towards all library catalogues that we know of being interconnected, and not referring back to objects abandoned on a shelf, but rather making publications available to a much wider world. 

Anyway, it is obvious that all this is only worthwhile if the data out there is rich, open to research and is not limited to referring back to a physical, printed or manuscript document. RDA can give meaning to the idea of cultures sharing, because it reveals the relationships between works, languages, participants etc. When one establishes such a network of relationships between works, agents, time and place, one allows the machines to discover things for us that nobody had yet dreamed of linking.

3. Exactly, by shifting from a library reference model (IFLA-LRM) to a model focusing on resources, description and access (RDA), one gets the impression that this is a veritable revolution. What impact is this change having on the research world and how should we understand it?

Given that these changes are still underway, it is difficult to predict the real impact on research with any certainty, especially the extent of this impact. All the same, we can point out certain aspects. To do so, I’d like to go back to a couple of points I mentioned a moment ago: the general context of the Web, and that of libraries in particular. In fact, the expected impact of the new methodology will be multiple and will concern these two areas at the same time.If we look at the Web, the availability of open and well-structured data from our libraries will allow machines to help us by cross-checking, comparing, combining and building corpuses of data that we were previously unable to do. I think, for example, that it will be much easier to reconstruct a scholar’s library. Or, it will be possible to discover easily not only that an ancient author was also a copyist, but also to have a precise idea of his manuscript works. The time it takes for a researcher to go from library to library will be greatly reduced. More time will be given to thought and consideration arising from new data that the machine will effectively have helped us create. The rediscovery of the collection that composed a humanist writer’s library will be feasible if every heritage library has done its job in describing the copies it holds and indicating according to RDA criteria that such and such a copy belonged to this or that scholar.

This, of course, presupposes suitable preliminary work: and this is another consequence of the new method that I would like to highlight. As these practices of description expand, they will overrun the borders between institutions, libraries and more basically between types of document (printed, manuscript, archival etc.). The description process will also blur the borders between professions: the cataloguer who strives after the best possible description must become a researcher; and the researcher who wishes to share his data, as he handles his document, must necessarily also become a cataloguer. To be exact, it makes collaboration between the two a necessity. I can think of a possible effect of this method on the work of the IFAO. Indeed, if we are interested in information repositories, one can certainly imagine that the IFAO could become a place to build a metadata repository of works on ancient Egyptian heritage. The scholars of the IFAO community possess the expertise for such a project. I repeat that the job is to correctly identify the works, to understand the relationship one work may have with others etc. It is a challenge, but perhaps more so a responsibility vis-à-vis the scientific community as a whole.

The work that we are engaged in at the IDEO concerning Islamic heritage can only happen because we are at the intersection of communities of researchers that share centres of interest. Within Diamond, which is a technological tool, we have created domains: AlKindi, which records works linked to the Islamic world; but also other knowledge fields, which are intended to develop in this database – Ignatios for the world of Eastern Christianity, and Albertus for the Western medieval world. Other domains could potentially appear inside this tool: the Coptic world, Pharaonic Egypt etc. These domains mean that things do not get drowned in a database that has become too multifaceted. 
I am well aware that for the individual researcher there is a cost to throwing oneself into such a process, and it might appear excessive. But, on the one hand, isolation is no longer really possible and the defining of reference standards lies within the competence of scientific communities. On the other, what is at question is somewhat like a return to the rules of the old French methodical school of history in its approach to the document. The description of a historical document now presumes an attempt at precision and an understanding of the codes allowing this to happen. With RDA, we have a common grammar between historians and documentary professional that now must be learnt and taught. 

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Scientific Events

 

 

"Les rendez-vous de l'archéologie" lecture series (in cooperation with IFE)

 
  • On November 29th 2020, Les rendez-vous de l’archéologie by Frédéric Colin: Sarcophages en contexte : étude multiscalaire d’un dépôt funéraire au début de la 18e dynastie., in partnership with IFE [more]
  • On December 13th 2020, Les rendez-vous de l’archéologie by Raphaële Meffre: Des ouchebtis et des hommes: Les statuettes funéraires comme témoins de la société égyptienne au Ier millénaire avant notre ère [more]

 

 

 

"Midan Mounira" lecture series (in cooperation with IFE,  CEDEJ and IDÉO) :

 
  • On October 11th 2020, Midan Mounira Lectures Series by Kareem Ibrahim: Redécouvrir Esna : les atouts d’un patrimoine culturel méconnu, in partnership with Cedej, IFE et Idéo [more]
  • On October 25th 2020, Midan Mounira Lectures Series by May Telmissany, Richard Jacquemond et Frédéric Lagrange: Culture pop en Égypte. Entre mainstream commercial et contestation. [more]
  • On November 15th 2020, Midan Mounira Lectures Series by Sylvia Chiffoleau : Lutter contre les épidémies en Égypte : de la gestion internationale à la souveraineté sanitaire (XIXe-XXe siècle) [more]

 

 

 

Qirâ'ât Seminars (Reading Historical documents - سلسلة ندوات قراءات فى الوثائق التاريخية )

(Organized by Magdi Girgis and Frédéric Abécassis)

 
  • On December 20th 2020, Qira'ât Seminar by مجدي جرجس - Magdi Guirguis: From Mamluk to Ottomans: Documents and transition in concepts and documentation system, in partnership with Kafrelsheikh University [more]
  • On January 17th 2021, Qira'ât Seminar by Ahmed Nakshara: Early Coptic Letters [more]

 

 

 

Riwaq Seminars (Islamic and Coptic Studies - سلسلة ندوات رواق )

(Organized by Ahmed El-Shoky and Frédéric Abécassis)

 
  • On October 4th 2020, Riwaq Seminars by Dr. Mary Missak Kupelian : The journey of the Holy Family in Egypt and its depiction in Coptic Art [more]

 

 

 

Ciné-club CEDEJ-Ifao

 
  • On October 26th 2020, Ciné-club CEDEJ / Ifao by Sandrine Gamblin et Ahmed Assar: La momie (al-mumia) de Shady Abdel Salam, 1969, in partnership with Institut national du Cinéma [more]
  • On November 22nd 2020, Ciné-club CEDEJ / Ifao by May Telmissany: Miramar de Kamal el-Cheikh, 1969, d’après le roman de Naguib Mahfouz, in partnership with Institut national du Cinéma [more]
  • On December 14th 2020, Ciné-club CEDEJ / Ifao by Mohamed Abla: Le Caire '30 (El Qahira 30) de Salah Abu Seif, 1966, d’après le roman de Naguib Mahfouz, in partnership with Institut national du Cinéma [more]
  • On January 18th 2021, Ciné-club CEDEJ / Ifao by Salma Mobarak & Ahmed EL Nabawy : Journal d’un substitut de campagne de Tewfiq Saleh, 1968, d’après le roman de Tewfiq al-Hakîm, in partnership with Institut national du Cinéma [more]

CEDEJ / Ifao Workshop

  On September 23rd 2020, Research Workshop by Brenda Segone: Regards d'artistes sur l'Occident dans l'Égypte moderne, in partnership with Cédèj [more]

Training Courses

  On December 13th 2020, Training by Prof. Ayman Fouad Sayed: Formation à la codicologie arabe (13 décembre, 20 décembre, 3 janvier, 10 janvier) [more]

 

Exceptional Event

  On December 15th 2020, Lecture by Laurent Coulon: L’Institut français d’archéologie orientale : 140 ans de recherche, de coopération et d’innovation en Egypte, in partnership with IFE [more]

 

Scientific Meetings

 

On November 10th 2020, Study Day by Anita Quiles: Rencontres en Archéométrie, in partnership with MoTA [more]

 

 

 

From 17th to November 18th 2020, Webinar by Frédéric Abécassis, Angelos Dalachanis et Annalaura Turiano: Diasporas, bienfaisance et fabrique des appartenances, in partnership with EFR, EFA, CEAlex [more]

 

On November 19th 2020, Webinar by Florence Albert & Chloé Ragazzoli: Édition numérique de corpus textuels complexes en égyptologie [more]

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On the IFAO YouTube Channel

Les rendez-vous de l’archéologie : Des ouchebtis et des hommes

Raphaële Meffre

Présentation d'ouvrage : Archéologie française en Égypte, Ifao, 2019.

Les rendez-vous d'archéologie : Sarcophages en contexte.
Frédéric Colin

Midan Mounira : Lutter contre les épidémies en Égypte (XIXe-XXe siècle)

Sylvia CHIFFOLEAU

Une nouvelle vie pour la plus ancienne machine de l'imprimerie de l'Ifao !

RIWAQ Seminars: The journey of the Holy Family in Egypt and its depiction in Coptic Art.

Mary Missak

From Mamluk to Ottomans: Documents and transition in concepts and documentation system
Magdi Guirguis

Early Coptic Letters - الخطابات القبطية المبكرة

Ahmed Nakshara

 

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Publications

Recently published

9782724707342
Hourig Sourouzian
Recherches sur la statuaire royale de la XIXe dynastie


BiEtud 173; 752 p.

This publication is a synthesis of research on the royal statuary of the Nineteenth Dynasty. It accompanies the catalogue of these statues that appeared on line in 2019. The present volume contains the results of observations on the royal statues, which are presented by type. 
The first chapter presents the statues by reign and by the types of statues within each reign, including statues reused by kings of the Nineteenth Dynasty as … [more]

9782724707700
Christophe Thiers, Charlie Labarta, Anaïs Tillier
La chapelle-reposoir de barque de Philippe Arrhidée à Karnak
I- Relevé épigraphique ; II- Relevé photographique (Arrhidée, nos 1-209)

BiGen 60; 656 p.

The monument known as Philip Arrhidaeus’ bark-shrine is the granite chapel built in the central area of the Temple of Amun-Re in Karnak. As a permanent resting place for the divine bark, it is located at the same place as the bark-shrine of Thutmose III, inserted into the complex of the “Palace of Maat” built during the reign of Hatshepsut. Cleared and partially rebuilt by Georges Legrain at the beginning of the 20th century, the chapel was restored and its colors fixed during work … [more]

9782724707618
Alison L. Gascoigne
The Island City of Tinnis
A Postmortem

FIFAO 84; 384 p.

On an island in Lake Manzala in the north-east corner of the Nile Delta lie the ruins of the once-prosperous late Roman and medieval port and manufacturing centre of Tell Tinnīs. Although little can be seen above ground, beneath the surface lie archaeological deposits that can be accessed by geophysical and geoarchaeological survey, and remote sensing. In addition, some excavation has taken place, providing evidence for the existence of structures such as cisterns, while ceramics and artefacts … [more]

9782724707991

Bulletin archéologique des Écoles françaises à l'étranger (BAEFE)
Opérations de terrain Ifao-CEAlex 2019

BAEFE

[more]

9782724707830

BIFAO 120


BIFAO 120; 496 p.

The Bulletin of the French Institute of Oriental Archaeology (BIFAO) has covered the entire field of Egyptology since its first appearance in 1901. Studies published in the BIFAO have a chronological spread from prehistory to the Old Kingdom to the Byzantine period, and they illustrate the present state of research in the areas of archaeology, epigraphy, lexicography, iconography and philology. Among the 14 contributions that make up … [more]

9782724707724
Laurent Coulon (éd.), Mélanie Cressent (éd.)
الحفائر الفرنسية في مصر


BiGen 61; 240 p.

[more]

9782724707731
Laurent Coulon (éd.), Mélanie Cressent (éd.)
French Archaeology in Egypt
Research, Cooperation, Innovation

BiGen 62; 240 p.

This publication offers a panoramic overview of French archaeology in Egypt through the excavations and research programmes currently being conducted on pharaonic monuments, but also, more broadly, on remains which date from the prehistoric to the medieval period. It presents both the French institutions and organisations committed to the field work and the sites being studied by their archaeologists and Egyptologists, in cooperation with Egyptian and international partners, under the aegis of … [more]

9782724707656
Stéphane Pradines (éd.)
Ports and Fortifications in the Muslim World
Coastal Military Architecture from the Arab Conquest to the Ottoman Period

FIFAO 85; 256 p.

Ports have been extremely important locations in Muslim memory since the time of the Prophet. Islam was spread through trading networks such as the overland Silk Road and the maritime Spice Route, and also by pilgrimage that combined travel by land with sea voyages. The coast is a contact zone between land and sea. A distinct coastal culture develops in ports, since they are stops on travel routes and centers of contact and exchange between civilizations. Fortifications were built at ports to … [more]

9782724707755
Emmanuel Pisani (éd.), Dennis Halft (éd.)
Mélanges de l'Institut dominicain d'études orientales 35


MIDEO 35; 408 p.

This volume 35 is made up of a dossier gathering most of the papers presented at the conference held in April 2018 at the Institut Catholique de Paris on the interactions between Imamites and Christians. Starting from the hypothesis that history, theology, and literature bear witness to the intercultural dimension of encounters and relationships, the authors show how the identities of each person have been shaped and constructed. The history of missionaries, accounts of travels, diplomatic … [more]

9782724707946
Sylvie Cauville
Le temple de Dendara XV


Dendara 15; 397 p.

[more]

9782724707939
Sylvie Cauville
Le temple de Dendara XIV


Dendara 14; 233 p.

[more]

9782724707922
Sylvie Cauville
Le temple de Dendara XIII


Dendara 13; 460 p.

[more]

9782724707328
Françoise Laroche-Traunecker
Le sanctuaire osirien de Douch
Travaux de l'Ifao dans le secteur du temple en pierre (1976-1994)

DFIFAO 51; 304 p.

The site of Douch had never been excavated at the time Serge Sauneron, director of the IFAO, began de-sanding the area of the temple of the early Roman Empire in 1976. Before reaching the paved floors, the excavations revealed several levels of occupation under the Late Roman Empire. These campaigns and those subsequent, up until 1994, revealed the existence of several buildings preceding Roman times, such as a Ptolemaic brick sanctuary beneath the temple and other even older buildings, at the least … [more]

9782724707847
Séverine Gabry-Thienpont (éd.), Frédéric Lagrange (éd.)
Annales islamologiques 53
Matérialisation, dématérialisation et circulations des musiques du monde arabe (XX-XXIe siècle)

AnIsl 53; 408 p.

[more]

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