Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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TT 33

La nécropole thébaine au VIIe s. av. J.-C.: la tombe du prêtre Padiaménopé (TT 33, fin XXVe-début XXVIe dynastie): mission épigraphique


Université de Strasbourg
Université de Montpellier

- Le Fonds Khéops pour l’Archéologie (Paris)
- Université de Strasbourg, équipe « Territoires et Empires d’Orient » (TEO), UMR 7044 Cnrs
- Université Paul Valéry – Montpellier 3, UMR 5140 CNRS (Archéologie des Sociétés Méditerranéennes)
- Université de Heidelberg (projet « Neuedition des Mundöffnungsritual »).
- Université Humboldt de Berlin (Exzellenzcluster Topoi).

• Claude Traunecker (Université de Strasbourg, UMR 7044)
• Isabelle Regen (Université Paul Valéry Montpellier 3 - UMR 5140)
• Silvia Einaudi (EPHE, Ve section, Paris; Université de Strasbourg UMR 7044)

• Laurent Bavay, directeur de l'Ifao (Ifao)
• François Boyer, restaurateur (C2RMF)
• Frédéric Colin, archéologue/égyptologue (université de Strasbourg UMR 7044 Archimède)
• Antonio Cantele, épigraphiste (université de Berlin)
• Sophie Duberson, restauratrice (musée du Louvre)
• Christian Dupuis, géologue (université de Mons (Belgique))
• Silvia Einaudi, épigraphiste chercheuse associée (université de Strasbourg et EPHE EA 4519)
• Barbara Engelmann-von Carnap, épigraphiste (Universität Heidelberg)
• Joëlle Le Roux, conservatrice restauratrice (musée du Louvre)
• Anne Liegey, conservatrice restauratrice (musée du Louvre)
• Bernard Mathieu, épigraphiste maître de conférences (université de Montpellier 3 ASMMTC UMR 5140)
• Simone Nannucci, archéologue (université de Strasbourg Archimède UMR 7044)
• Olivier Onézime, topographe (Ifao)
• Gaël Pollin, photographe (Ifao)
• Isabelle Régen, épigraphiste (université de Montpellier)
• Heloïse Smets, épigraphiste (université de Strasbourg)
• Claude Traunecker, épigraphiste (université de Strasbourg)
• Stéphanie Touron, restaurateur (C2RMF)
• Daniel Werning, épigraphiste (Humboldt-Universität zu Berlin)

La tombe de Padiamenopé (ou Pétaménophis) est l’une des grandes tombes de la plaine de l’Assassif, au pied du temple de Deir el-Bahari dans la nécropole thébaine. Elle date de la fin de la XXVᵉ ou du début de la XXVIᵉ dynastie (vers 650 avant J.-C). Avec ses vingt-deux salles souterraines réparties sur trois niveaux et ses 1062 m2 de surface, cette tombe est la plus grande jamais creusée en Égypte. Ses parois (près de 2600 m2 à l’origine) sont couvertes d’inscriptions donnant une version revue et mise à jour des anciens livres funéraires.
Son propriétaire, le prêtre ritualiste Padiamenopé était, non pas un haut personnage politique, mais un savant proche des rois de la fin de la XXVᵉ dynastie et du début de la XXVIᵉ dynastie. Les versions des textes de Padiaménopé comportent plusieurs innovations qui font de ce monument une source documentaire clé pour l’étude des textes funéraires égyptiens, mais également pour la connaissance de l’élite thébaine du 7e s. avant J.-Chr. En outre, cette tombe conserve souvent la dernière notation intégrale de grands corpus funéraires, en particulier les Livres du Monde inférieur (Livre de l’Amdouat, Livre des Portes, Livre des Cavernes). Les études récentes ont montré que ce monument était accessible dans l’antiquité à un public choisi et que la partie centrale du monument, le cénotaphe, était pour les fidèles thébains la reproduction locale du tombeau d’Osiris à Abydos. Ainsi la tombe du savant Padiamenopé était, non seulement une bibliothèque pour les érudits thébains, mais aussi un lieu de pèlerinage local se substituant à Abydos.

Les rendez-vous de l’archéologie
Le dimanche 18 novembre 2018

La tombe de Padiamenopé : la bibliothèque funéraire d’un savant thébain