Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Catalogue des publications

Fichiers à télécharger

Les articles des volumes suivants sont vendus sous forme de PDF à télécharger:

Bifao et AnIsl : numéros après la barrière mobile; BiEtud: numéros 110, 120, 138, 140, 165 (gratuit), EtudUrb: 9.


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BiGen063.pdf (80 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Bibliothèque générale 63
ISBN 9782724708110
2021 IFAO

28 (509 EGP)

La porte d'Amon. Le deuxième pylône de Karnak I
Études et relevé épigraphique (Ka2Pyln nos 1-33)

La porte du deuxième pylône du temple d’Amon constitue une des réalisations les plus monumentales des Ptolémées à Karnak. Construite au début de l’époque ptolémaïque, elle fut décorée sous trois rois successifs. Ptolémée IV Philopator n’eut le temps que d’appliquer son nom sur la porte basse avant que n’éclate la révolte thébaine. Après avoir rétabli l’ordre, Ptolémée VI Philométor décora en un premier temps la façade de la porte de scènes d’offrandes au dieu Amon. Une douzaine d’années plus tard, c’est le passage intérieur de la porte qui fut gravé. Finalement, Ptolémée VIII Évergète fit graver les textes cosmogoniques du soubassement de la façade. Les textes de la porte décrivent la théologie du dieu Amon dans ses différents aspects. Depuis la création du monde par le dieu, sa ville et son temple sont le modèle sur lequel sont construites les autres villes. Thèbes est le siège du créateur d’où il règne sur le monde. Les scènes décrivent la relation entre Amon et sa parèdre Mout et son fils Khonsou, mais également avec d’autres divinités, telles que Montou, Maât, Isis et Amonet. La décoration définit aussi la relation du dieu Amon avec l’ogdoade et les dieux de Djémé.Textes et images, que nous éditons ici, témoignent de la vitalité de la théologie thébaine à l'époque ptolémaïque, et des pratiques du mythe dans la civilisation égyptienne ancienne.

The gate of the second pylon of the temple of Amun is one of the most monumental achievements of the Ptolemies at Karnak. Built at the beginning of the Ptolemaic period, it was decorated under three successive kings. Ptolemy IV Philopator only had time to put his name on the avant-portebefore the Theban revolt broke out. After restoring order, Ptolemy VI Philometor first decorated the front of the door with scenes of offerings to the god Amun. A dozen years later, the interior passage of the door was engraved. Finally, Ptolemy VIII Euergetes had the cosmogonic texts engraved on the base of the facade. The texts of the gate describe the theology of the god Amun in its various aspects. Since the creation of the world by the god, his city and his temple became the model on which other cities were built. Thebes is the seat of the Creator from where he rules the world. The scenes describe the relationship between Amon and his consort Mut and his son Khonsu, but also with other deities, such as Montu, Maât, Isis and Amonet. The decoration also defines the relationship of the god Amun with the ogdoade and the gods of Djeme. Texts and images, published in this volume, testify to the vitality of the Theban theology in the Ptolemaic period, and to the practices of the myth in ancient Egyptian civilization.


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BiGen060.pdf (107 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Bibliothèque générale 60
ISBN 9782724708141
2020 IFAO

63 (1145 EGP)

La chapelle-reposoir de barque de Philippe Arrhidée à Karnak
I- Relevé épigraphique ; II- Relevé photographique (Arrhidée, nos 1-209)

Le monument connu sous le nom de chapelle-reposoir de Philippe Arrhidée est l’édifice en granite bâti dans la zone centrale du temple d’Amon-Rê à Karnak. Reposoir permanent de la barque divine, il occupe le même emplacement que la chapelle-reposoir de Thoutmosis III, insérée dans le complexe du « Palais de Maât » construit sous le règne d’Hatchepsout. Dégagée des blocs effondrés et partiellement reconstruite par Georges Legrain au début du XXe siècle, la chapelle a été restaurée et sa polychromie fixée lors de travaux entrepris par le CFEETK en 1992-1993. Avec la reprise du programme de relevés épigraphiques et photographiques (2010-2017), la publication longtemps retardée de cet emblématique monument construit au cœur d’Ipet-sout peut désormais être proposée.

The monument known as Philip Arrhidaeus’ bark-shrine is the granite chapel built in the central area of the Temple of Amun-Re in Karnak. As a permanent resting place for the divine bark, it is located at the same place as the bark-shrine of Thutmose III, inserted into the complex of the “Palace of Maat” built during the reign of Hatshepsut. Cleared and partially rebuilt by Georges Legrain at the beginning of the 20th century, the chapel was restored and its colors fixed during work undertaken by the CFEETK in 1992-1993. With the resumption of the epigraphic and photographic survey programme (2010-2017), the long-awaited publication of this emblematic monument built in the heart of Ipet-sut can now be proposed.

الأثرالمعروف اليوم بمقصورة مركب فيليب اريدايوس هو بنـاء من الجرانيت قائم في مركـز معبد أمون رع بالكرنك. 
كمستودع دائم للمركب الإلهي، تشغل المقصورة نفس المكان الذي وُجِدَت فيه قبلاً مقصورة مركب تحتمس الثالث، وذلك بداخل مجموعة «قصر الماعت» الذي شُيد في عصر حتشبسوت. 
تم اخراج مقصورة أريدايوس من الكتل المتهاوية وقد قام جورج لجران بإعادة بنائها جزئياً في بداية القرن العشرين. بين عامي 1992 و 1993 م، تركزت أعمال المركز المصري الفرنسي لدراسة معابد الكرنك على ترميمها وتثبيت ألوانها المتعددة. مع إستئتاف برنامج المسح النصي والفوتوغرافي (2010-2017 م) أمكن الآن تقديم نشراً علميا لهذا الرمز العظيم الذي يقطن في قلب إيپت سوت والذي طال انتظاره. 


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BiGen056.pdf (52 Mb)
Version pdf de l’ouvrage :
Bibliothèque générale 56
ISBN 9782724708233
2019 IFAO
169 p.
19 (345 EGP)

Études de documents hiératiques inédits
Les ostraca de Deir el-Medina en regard des productions de la Vallée des Rois et du Ramesseum. Travaux de la première Académie hiératique – Ifao (27 septembre – 1er octobre 2015).

L’Académie hiératique, fondée en 2015, entend former annuellement de jeunes chercheurs à l’édition des textes hiératiques. Elle s’appuie sur le fonds des ostraca littéraires de Deir el-Medina conservés à l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao) du Caire, dans lequel des pièces inédites sont sélectionnées en vue de leur étude et de leur publication par les étudiants. Chaque année, un thème spécifique est choisi, qui devient le fil conducteur du travail conduit durant l’atelier de formation. Ce volume rassemble les contributions des 6 participants de la première académie hiératique, qui s’est tenue à l’Ifao du 27 septembre au 1er octobre 2015. Centré autour du titre Ṯȝy-ḫw, « flabellifère », il permet d’aborder les rapports entre Deir el-Medina et les autres centres de production de textes hiératiques littéraires de la rive gauche de Thèbes au Nouvel Empire. Ces contributions sont introduites par les articles de Chr. Barbotin, d’A. Dorn et de St. Polis, experts invités pour encadrer les élèves lors cette première session de l’académie. Ils y livrent les résultats de leurs travaux sur des documents hiératiques inédits utilisés comme support méthodologique durant la formation.

The Académie hiératique, created in 2015, was set up to train young researchers in the publication of hieratic texts. Based on the literary ostraca fund of Deir el-Medina kept at the IFAO (Institut français d’archéologie orientale), in Cairo, some unpublished texts of which were selected to be studied and published by the students. Each year a specific theme is chosen which becomes the connecting thread of work to be carried out by this workshop. This volume assembles the contributions of the 6 participants of the first Académie hiératique held at the IFAO from September 27th to October 1st, 2015. Keeping in view the title Ṯȝy-ḫw (« fan bearer »), it allows an approach of relationships between Deir el-Medina and the other centres on the left bank of Thebes in the New Kingdom where literary texts were produced and found. The introduction to these contributions combines articles by Chr. Barbotin, A. Dorn and St. Polis, who were all three invited as experts to coach the students during the first session of the Academy. These contributions present the results of their work on the unpublished hieratic documents used as a methological support throughout the training.


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BIFAO121_art_15.pdf (1 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
A Cosmography of the Unknown. The qbḥw (nṯrw) Region of the Outer Sky in the Book of Nut

In the Book of Nut, the terms qbḥw and qbḥw nṯrw appear to designate a portion of the outermost fringes of the cosmos, to the north/north-west, where an opening of the Duat was located. This paper aims to explore the characterisation of that region, a topographical and cosmographical entity lying on the verge of this world and the next, by comparing the finds from the Book of Nut with the evidence from a Late period “map of cosmos”, on which a similar enigmatic label appears. This will provide a chance to reassess the characterisation of the cosmic boundaries of the world at the threshold of the Duat and the various regenerative scenarios conveyed by later cosmographic texts and representations.

Dans le Livre de Nout, les mots qbḥw et qbḥw nṯrw semblent désigner une partie des franges les plus extérieures du cosmos, au nord/nord-ouest, où se trouvait une ouverture de la Douat. L’objet de cet article consiste à présenter les caractéristiques de cette région, une entité topographique et cosmographique située aux confins du monde et de l’au-delà, en comparant les  informations données dans le Livre de Nout avec les témoignages issus d’une “carte du cosmos”  de la Basse Époque, qui contient une étiquette énigmatique similaire. Le but est de redéfinir  les limites cosmiques du monde au seuil de la Douat et d’envisager les différents scénarios  régénératifs véhiculés par les textes et les représentations cosmographiques tardives.


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BIFAO121_art_14.pdf (10 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
The Agents of Hathor in P.Tor.Botti and the Ptolemaic Temple of Deir el-Medina

Trouvés dans les jarres qui contenaient les archives de Totoês, P.Tor.Botti 34 A, 34 B+C, 35 et 36 furent emballés ensemble. La translittération et la traduction des textes qu’ils contiennent sont proposées, avec celles du P.Tor.Botti 40 qui s’y rapporte, et une explication est proposée pour leur découverte groupée : ils attestent des accords pris en lʼan 100 av. J.-C. entre les aînés des prêtres dʼHathor à Deir el-Médina et les trois fils de Chéstéphnachthis (B), qui portaient le titre dʼ« agents dʼHathor » ; ils percevaient les revenus du temple, payaient aux prêtres leur dû, géraient les frais ordinaires et supplémentaires, et tenaient le livre des comptes. Le montant de 17 talents mentionné dans P.Tor.Botti 34 A pourrait éventuellement suggérer lʼengagement de la famille de Chéstéphnachthis (B) dans la construction ou la décoration du « mammisi » ou du portail du temple de Deir el-Médina.

Found inside the jars containing the archive of Totoês, P.Tor.Botti 34 A, 34 B+C, 35 and 36 were wrapped together. Transliteration and translation are provided for the body of these texts, as well as for the related P.Tor.Botti 40. An explanation is given for why they were rolled together: these papyri attest to the agreements made in the year 100 BC between the elders of the priests of the sanctuary of Hathor at Deir el-Medina and the three sons of Chestephnachthis (B), who bore the title of “agents of Hathor”. They collected the income of the temple, paid the priests their due, managed both ordinary and extra charges and kept the account book of the sanctuary. The amount of 17 talents mentioned in P.Tor.Botti 34 A could even indicate that the family of Chestephnachthis (B) was responsibile for building or decorating the “mammisi” or the temple portal at Deir el-Medina.


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BIFAO121_art_13.pdf (8 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
Inscriptional Layout in Continuous Texts of the Old Kingdom

On considère la manière dont des inscriptions consistant en textes continus sont ordonnées visuellement à l’Ancien Empire. Les inscriptions apparaissent ainsi comme des compositions autant visuelles que textuelles. Des articulations ou expressions saillantes d’un texte sont mises en avant, des aspects de sa structure poétique reflétés, et les significations fondamentales d’un texte projetées visuellement sur la surface inscrite. Dans certains cas, la complexité des phénomènes observés suggère que les textes ont pu être composés directement en vue de leur inscription. La subtilité de certains arrangements, ainsi que des cas de disposition autour d’un axe central virtuel, soulèvent d’autres questions portant sur la manière dont les inscriptions peuvent avoir été vues par les acteurs anciens.

This article discusses features of inscriptional layout in continuous texts of the Old Kingdom. Inscriptions appear to be visual compositions as much as compositions of words. Through layout, salient articulations or expressions in a text can be foregrounded, the structure of a text can be mirrored visually, and core meanings of a text can be projected on the inscribed surface. In some cases, the complexity of layout makes it likely that the texts were composed directly with a view to how they would appear visually on the inscribed surface. The subtlety of some forms of layout, as well as cases of inscriptions revolving around central axes, raise further questions about how inscriptions were experienced in ancient times. 


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BIFAO121_art_12.pdf (6 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
L’usage du calcaire dans l’architecture du temple de Médamoud à la lumière des autres temples thébains

L’article se propose de définir l’approvisionnement du calcaire employé dans les maçonneries du temple de Médamoud entre le Moyen Empire et l’époque ptolémaïque en se fondant sur une série d’analyses réalisées à partir de divers échantillonnages. Il apparaît que Médamoud se distingue des autres temples thébains par l’utilisation de ce matériau dans le temps long et le recours presque exclusif au calcaire memphite issu des carrières de Toura. Loin d’être un choix anecdotique, les auteurs proposent d’y voir une stratégie raisonnée d’utilisation des matériaux architecturaux qui participe de la construction de la légitimité royale.

This article identifies the source of the limestone used in the masonry of the Medamud temple from the Middle Kingdom to the Ptolemaic period, based on a series of analyses car-ried out on various samples. It appears that Medamud differs from other Theban temples in the continuing use of this material over a long period of time and the almost exclusive use of Memphite limestone from the Tura quarries. Far from being an insignificant/haphazard choice, the authors suggest that it is an intentional strategy for the use of architectural materials that contributes to the construction of royal legitimacy.


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BIFAO121_art_11.pdf (4 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
Une clé vivante du langage des dieux
Un exemple de cryptographie tridimensionnelle sur le trône d’enfant de Toutânkhamon (Carter no 39/JE 62033/GEM 378)

La plupart des objets égyptiens ne présentent pas un, mais plusieurs niveaux de compréhension. Pour l’essentiel, ils peuvent être envisagés à travers leur fonction et leur décoration. L’égyptologie a souvent distingué ces deux aspects, qui sont pourtant étroitement associés. Le trône d’enfant de Toutânkhamon Carter 39 constitue un parfait exemple d’osmose entre image, écrit et fonction de l’objet : il sert de support à l’écrit-image – propre au système d’écri-ture hiéroglyphique –, mais offre également une lecture cachée aux yeux du néophyte, qui réside dans son aspect tridimensionnel. Ce trône d’enfant souligne le caractère éminemment horien de celui qui s’y assoit et le transfigure, en faisant de lui une véritable clé vivante de lecture. Il s’agit là d’un nouvel exemple, emblématique, de message délivré sous la forme de ce que l’auteur appelle « cryptographie tridimensionnelle ». 

Most Egyptian artefacts have not one, but several levels of understanding. For the most part, they can be viewed through their function and decoration. Egyptology has often distin-guished between these two aspects, although they are closely associated. The child’s throne of Tutankhamun Carter 39 is a perfect example of such harmony between the figurative, writing and function of the object: it serves as a support for the image-writing –inherent to the hiero-glyphic writing system– but also offers a hidden lecture for the eyes of the neophyte, which lies in its three-dimensional aspect. The child’s throne underlines the eminently Horian character of the person who sits on it, transfiguring its occupant, making him a real living key. This is another emblematic example of a message delivered in the form of what the author calls “three-dimensional cryptography”.


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BIFAO121_art_10.pdf (7 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
An Excerpt from the Book of the Twelve Caverns in the Tomb of Petosiris (Tuna el-Gebel)

Le Livre des Douze Cavernes est une litanie des divinités qui habitaient dans les régions de l’Au-delà égyptien ancien. Cette composition cosmographique, qui appartient aux Livres du Monde Inférieur, aidait les défunts à traverser les cavernes de la Douat et à recevoir divers avantages lorsqu’elle était utilisée dans un contexte funéraire. Le Livre des Douze Cavernes se trouve attesté sur de multiples supports (papyrus, bandelettes de momie, etc.). L’une de ses sources est la tombe de Pétosiris, grand prêtre de Thot à Hermopolis, située à Touna el-Gebel, en Moyenne Égypte. Cet article porte sur les principales caractéristiques de cette attestation pars pro toto, l’adaptation du livre au contexte spécifique de cette tombe, ainsi que le modèle utilisé, qui a marqué l’histoire de la transmission de la composition, à savoir l’Osireion d’Abydos.

The Book of the Twelve Caverns is a litany of the deities who dwelled in these regions of the ancient Egyptian underworld. This cosmographic composition, which is among the Books of the Netherworld, helped the deceased traverse the caverns of the Duat and receive diverse benefits when it was used in a funerary context. It has been attested on a variety of media (papyri, mummy wrappings, etc.). One of these sources is a depiction from the tomb of Petosiris—high priest of Thoth in Hermopolis—located at Tuna el-Gebel in Middle Egypt. This article will focus on the main features of this pars pro toto example, the adaptation of the book to this specific context, as well as the model used, which marked the history of the transmission of the composition: the Osireion of Abydos. 


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BIFAO121_art_09.pdf (7 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 121
2021 IFAO

gratuit - free of charge
La stèle abydénienne du directeur des prêtres Ipou d’Hermopolis

Cet article offre une nouvelle édition de la stèle abydénienne du directeur des prêtres Ipou d’Hermopolis (CGC 20025). Ce document, daté de l’an 20 d’Amenemhat II, constitue la plus ancienne liste connue des principales divinités d’Hermopolis : elle s’avère ainsi d’une importance capitale pour notre connaissance de la religion hermopolitaine avant le Nouvel Empire, et des liens théologiques existant entre Abydos et Hermopolis. L’intérêt de ce document dépasse cependant la sphère de l’histoire des religions, car certains indices nous permettent de suggérer qu’Ipou fut un nomarque de la XVe province de Haute Égypte. Il est en tout cas certain qu’il s’agit là d’un individu dont l’influence était au moins comparable à celle d’un nomarque, son accession au pouvoir s’expliquant probablement par les différentes fonctions sacerdotales qu’il a occupées, notamment celles liées au culte de Khnoum, qui jusqu’au Moyen Empire est un dieu hermopolitain.

This paper presents a new edition of the Abydene stela of the overseer of priests Ipu, from Hermopolis (CGC 20025). This stela, dated to the 20th year of Amenemhat II, has the oldest known list of the main gods of Hermopolis: it is thus of utmost importance for our knowledge of the Hermopolitan religion before the New Kingdom and for the theological links existing between Abydos and Hermopolis. However, the interest of this document goes beyond the sphere of the history of religion, as there are indications that Ipu was probably a nomarch of the 15th province of Upper Egypt. In any case, it is certain that he was an individual whose influence was at least comparable to that of a nomarch, and his rise to power may be explained by the different priestly functions he held, especially those related to Khnum, who until the Middle Kingdom was a member of the Hermopolitan pantheon.