Institut français
d’archéologie orientale du Caire

IFAO

Catalogue des publications

extrait du catalogue (recherche de “9782724704006”)


Vignette
IF496, ISBN 9782724704006
2005 2e édition IFAO
Collection: TAEI 6
1 vol.
50 (887 EGP)

Un centre musulman de la Haute Égypte médiévale : Qûs

Cette étude s’efforce de mettre en lumière les raisons de la naissance, de l’épanouissement, puis du déclin d’une communauté urbaine musulmane.

La ville de Qûs a joué, entre le XIIe et le XIVe siècle, le rôle de capitale de la partie méridionale de la Haute-Égypte. Dans une très ancienne ville, dotée alors d’une importante population chrétienne, les nécessités du maintien de l’autorité sur les tribus, et du contrôle des pistes par où se faisait le transport des épices d’Extrême-Orient ainsi que le passage des pèlerins en route vers le Hedjaz, ont conduit à l’implantation d’une forte autorité régionale. Une communauté urbaine musulmane s’est alors développée, et, tandis que le rayonnement des soufis favorisait l’islamisation, les madrasas locales diffusaient la culture musulmane dans la région.

Ce phénomène urbain s’est progressivement étiolé à partir de la fin du XIVe siècle, lorsqu’une politique tribale imprudente et l’affaiblissement des structures de pouvoir du fait des pestes, ont abouti à une modification des grands itinéraires, et à une nouvelle structuration de l’espace égyptien, où la ville n’avait plus de rôle essentiel à jouer. Les conversions à l’islam ont alors cessé, et la ruralité a retrouvé ses droits.

Le souvenir de l’animation, de la prospérité et de l’importance religieuse et culturelle de la ville médiévale n’a désormais survécu que dans les ouvrages des lettrés et dans les contes.