Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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Atelier de lexicographie

Le dimanche 10 juin 2007 à 17h00, IFAO géolocalisation IFAO

Imet et l’enfant

Vincent RAZANAJAO (Ifao)

L’objet de cet atelier était de se pencher sur les rapports entre le signe de l’enfant coiffé de la couronne rouge (Gardiner Sign-List A18) et la toponymie liée à Imet (actuelle Tell Farʿoun). Prenant comme point de départ ce que les hiérogrammates des temples tardifs ont eux-mêmes enregistré (Edfou I, 335-336), l’étude s’est proposée de recenser les occurrences, finalement peu nombreuses, du nom Imet écrit avec le signe A18, que ce nom apparaisse isolément ou dans le théonyme « Celle d’Imet » (Jm.yt/Jm.tyt) ou « Dame d’Imet » (Nb.t Jm.t).

L’étude étymologique du nom Imet et une analyse diachronique des fonctions de la déesse locale, ont permis de s’interroger sur l’origine de l’emploi du signe A18 dans les graphies du nom. L’une des pistes qui paraît possible, et qu’il reste à explorer plus avant, est celle du lien qu’entretient la déesse d’Imet avec la notion de répout, lien qui pourrait expliquer l’apparition du signe du personnage assis. La graphie particulière du hiéroglyphe tel qu’il apparaît dans la titulature de Nykanesout (le personnage assis ne porte pas sa main à la bouche ; cf. Vienne ÄS 8806 = CAA 21, 1999, p. 48, 73, 83), invite en effet à l’interpréter non pas comme un enfant couronné mais comme une répout (comparer avec le signe relevé sur un sceau-cylindre thinite, W. Kaiser, MDAIK 39, 1983, p. 277 ; fig. 3.7).

L’étude s’est ensuite intéressée à un vocable jm.tj que de nombreux dictionnaires enregistrent comme un substantif « enfant » (cf. Wb I, 78, 16-17). La reprise du dossier a permis d’établir que si son existence est avérée dans les textes ptolémaïques (voir notamment les textes des processions quadripartites relatives à Imet), le vocable jm.tj qui peut être relevé dans les textes plus anciens du Moyen Empire correspond à un verbe « désigner » et non à un substantif « enfant ».