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Institut Français
d’archéologie orientale — Le Caire

Les rendez-vous de l’archéologie

conférence de décembre 2017

اللقاءات الأثرية: محاضرة شهر ديسمبر ٢٠١٧ (مصحوبة بترجمة فورية للعربية)

Dendera, architecture monumentale et métropole

Travaux de la mission archéologique de l’Ifao" in Modern Egypt:

dimanche 17 décembre 2017 à 18h à l'IFE

RV de l'archéologie décembre 2017

 

Les Rendez-vous de l'archéologie sont votre occasion chaque mois d’écouter les responsables des missions archéologiques françaises en Égypte et d’en apprendre plus sur leurs travaux et leurs découvertes. Elles sont conjointement organisées par l'Ifao et l'IFE.

La conférence de décembre 2017 sera intitulée "Dendera, architecture monumentale et métropole. Travaux de la mission archéologique de l’Ifao" et sera donnée par Pierre Zignani, directeur de la mission archéologique de l’IFAO à Dendera.

La conférence sera traduite simulanément en arabe, suivie par un échange avec le public et un cocktail dans le Hall de l'Institut.

«اللقاءات الأثرية» هي موعدكم الشهري للإستماع لرؤساء البعثات الأثرية الفرنسية في مصر والتعرف على أعمالهم وآخر إكتشافاتهم. يشترك كل من المعهد العلمي الفرنسي للآثار الشرقية والمعهد الفرنسي بمصر في تنظيم هذه السلسلة.
محاضرة شهر ديسمبر ٢٠١٧ ستكون بعنوان: دندرة، المعمار الضخم والمدينة الكبرى، أعمال بعثة التنقيب الأثري للمعهد العلمي الفرنسي للآثار الشرقية، ويلقيها بيير زنياني رئيس بعثة التنقيب الأثري للمعهد العلمي الفرنسي للآثار الشرقية بدندرة،.
المحاضرة مصحوبة بترجمة فورية للعربية ويعقبها مناقشة مع الجمهور وحفل كوكتيل في فناء المعهد.

 

Résumé :

Le site de Dendara est étroitement associé à son sanctuaire principal, dédié à la déesse Hathor, fondé en juillet 54 av. JC sous le règne de Ptolémée XII. On doit replacer ce temple exceptionnellement conservé au cœur d’une capitale régionale, métropole du VIème nome de Haute-Égypte attestée depuis l’Ancien Empire. Des vestiges de toutes périodes sont encore visibles sur une région de 1,5 km de long à la limite des terres alluviales où se sont développés les quartiers d’habitations autour des sanctuaires. Au-delà de la ville, le sol désertique permis l’installation parallèle de la nécropole. Entre Nagada et Abydos, Dendara est au cœur d’une région riche en sites prédynastiques. Des sondages, à l’arrière du temple d’Hathor, ont révélé une occupation remontant à la période de Nagada II (3400-3200 av. JC). À 2,5km au sud-est du temple on a retrouvé la plus vieille sépulture de la vallée du Nil avec un squelette humain du paléolithique moyen (env. 55000 ans).
Appartenant aux derniers temples d’Égypte, Le sanctuaire d’Hathor s’inscrit dans la continuité d’un art d’édifier, développé sur plus de trois millénaires, dont la finalité était vitale à la civilisation pharaonique. La construction d’un temple tendait à la modélisation du monde idéal des dieux. Pour les anciens habitants de la vallée du Nil, le culte rendu par Pharaon représenté par un prêtre, avait pour but d’entretenir l’énergie divine garantissant, à l’environnement humain, un équilibre harmonieux. D’après les textes antiques relatifs à la construction, un sanctuaire avait à répondre à des exigences de perfection et de pérennité, lesquelles ont stimulé l’innovation dans la compétence d’édifier. L’art de bâtir un sanctuaire était ainsi animé d’une volonté de résister à toute menace environnementale, notamment aux attaques du temps et du climat. Le temple d’Hathor à Dendara comme dernière grande entreprise nationale de construction cultuelle pharaonique, a atteint un extraordinaire niveau d’absolu, optimisant la technique constructive et jouant d’abstraction dans sa conception spatiale.

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Emplacement de l'IFE- للوصول للمعهد الفرنسي بمصر أنقر هنا

Pierre Zignani

 
Dr és sciences de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, Pierre Zignani est également architecte diplômé de l'Université de Genève. Depuis 1989, il a consacré son activité professionnelle exclusivement à l'étude de l'architecture monumentale pharaonique, pour l'Institut Suisse de recherche architecturale et archéologique de 1989 à 1992, puis l'Ifao de 1992 à 2004. Depuis 2004, il travaille pour le CNRS sur des divers projets de l'Ifao et du Centre franco égyptien de Kanak.