Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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BIFAO111_art_17.pdf (0.39 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 111
2011 IFAO
, 21 p., gratuit - free of charge
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Statut, revenus et fiscalité des édifices de bain en Égypte. 1. Époque ptolémaïque.

Malgré une documentation importante, le statut (privé/public) des édifices et les différentes taxations portant sur les bains de l’Égypte ptolémaïque n’ont jamais été établis clairement. Les papyrus montrent pourtant que la plupart des bains ouverts au public (contre paiement d’un modeste droit d’entrée) étaient de propriété privée. L’État a ainsi laissé aux particuliers l’initiative économique de la construction et la gestion des nombreux bains d’Égypte. Le succès prodigieux du phénomène balnéaire en Égypte ptolémaïque apparaît explicitement dans les déclarations fiscales faites par les propriétaires de bain ; leurs revenus attestent en effet une fréquentation très importante (jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de clients par an dans les bains de Bousiris de l’Hérakléopolite au IIIe s. av. J.-C.).

Conscient sans doute de la manne économique représentée par l’activité balnéaire, l’État lagide n’a pas manqué de taxer cette activité lucrative : en taxant tout d’abord les propriétaires, sous la forme de l’impôt du tiers (τρίτη) ; en faisant peser ensuite une taxation spécifique (nommée βαλανείου ou βαλανείων) sur les gérants de bain, proportionnelle, sans doute, à leurs revenus.

Mots-clés : bains – époque hellénistique et romaine – statut privé/public – revenus – fréquentation – taxation.

Despite the amount of comprehensive documentation available, the varying taxation rates on private and public baths in Ptolemaic Egypt have never been clearly established. However, the papyri do indicate that most of the baths open to the public were privately owned and took a modest entrance fee. The state left it to the individual bath-house owners as to how they managed and maintained their establishments in Egypt. The prodigious success of the bathing phenomenon in Ptolemaic Egypt appears explicitly in the tax returns they made. Indeed, their incomes provide evidence for very large attendance, up to several tens of thousands of customers per year in the baths of Busiris in the Herakleopolite nome during the third century B.C.

Undoubtedly aware of the significant income collected by the bath-houses, the Ptolemaic state did tax this lucrative business in two ways: firstly, by taxing owners with the “tax of the third” (τρίτη); secondly, by imposing a special tax (named βαλανείου or βαλανείων) on bath-house managers, probably proportional to their income.

Keywords: baths – Hellenistic and Roman Period – private/public status – incomes – bath attendance – taxation.
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