Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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AnIsl050_art_02.pdf (1.4 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Annales islamologiques 50
2016 IFAO
, 43 p., 10 (182 EGP)

Architecture patronale dans l’isthme de Suez (1859-1956)

Entre 1859 et 1956, la Compagnie universelle du canal maritime de Suez a construit plus d’un millier de bâtiments dans les trois villes qui jalonnent le canal (Port-Saïd, Ismaïlia et Suez). En s’appuyant sur le fonds d’archives de la Compagnie et sur un inventaire des constructions en grande partie conservées, l’article propose d’analyser ce patrimoine immobilier dans une perspective d’histoire de l’architecture. À partir de l’étude des phases de constitution puis des formes produites et des protagonistes de la construction, il vise à mettre en évidence l’implication de la Compagnie dans l’aménagement des villes, ainsi que ses liens avec les autorités égyptiennes. Si, dans le domaine du foncier, la compagnie financière fut contrainte d’adopter des modes de gestion inédits âprement négociés avec les autorités locales, le domaine de ­l’architecture releva d’une gestion interne qui rend compte de pratiques plus conventionnelles inspirées par des modèles européens. En important des types d’habitat mis au point pour les cités ouvrières du nord de la France, les maîtres d’œuvres ont peu contribué à faire émerger des formes nouvelles. Paradoxalement, cette transposition quasi littérale de l’architecture patronale européenne imprime aujourd’hui à ce patrimoine égyptien une valeur singulière.

Mots-clés : architecture patronale, Marette (Charles), Compagnie universelle du canal ­maritime de Suez, Égypte, habitat ouvrier, Rauby (Henri), Ismaïlia, mines de Dourges, ­Albert (Paul), Port-Saïd, Suez, xixe-xxe siècles

From 1859 until 1956, the Compagnie universelle du canal maritime de Suez implemented more than one thousand buildings in the three towns established along the canal (Port Said, Ismailia and Suez). Based on archival research in the holdings of the Company and on a ­comprehensive survey of surviving buildings, this contribution analyses such built heritage from the perspective of architectural history. It aims to highlight the involvement of the Company in the urban development of the region as well as the relationships established with Egyptian authorities in studying the different phases of development, forms of buildings and the various protagonists engaged in the projects. Regarding land use, the Suez Company was compelled to adopt brand-new procedures agreed with local authorities, but in matter of construction, it assumed alone the decision-making, which resulted in more conventional practices rooted in European models. By importing into Egypt the dwelling types developed in Northern France for the working class, the architects of the Company prevented the emergence of new architectural forms. Nevertheless, this transposition of European models offers an interesting outcome today by bringing a particular value to that Egyptian heritage.

Keywords: Company towns, Marette (Charles), Compagnie universelle du canal maritime de Suez, Egypt, working-class housing, Rauby (Henri), Ismailia, Dourges colliery, Albert (Paul), Port-Said, Suez, 19th–20th centuries


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