Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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BIFAO107_art_01.pdf (2.13 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 107
2007 IFAO
, 4 p., gratuit - free of charge
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Une nouvelle stèle-borne au nom de Djoser.

Dans la tombe du wr mḏȝj nommé Wȝḏ-ms – mise au jour récemment dans la nécropole du Nouvel Empire à Saqqâra, au sud de la chaussée montante du roi Ounas – fut découverte, parmi les blocs des parois du puits, une stèle portant une inscription peu lisible. L’examen de ce bloc a montré qu’il portait le nom d’Horus du roi Djoser, Nṯrj-ẖt, à l’intérieur de la façade du palais, le srḫ, ainsi que les noms de sa femme et de sa fille. Ce bloc, comme beaucoup d’autres semblables découverts précédemment, est une stèle-borne du roi Djoser. Ces stèles-bornes servaient à délimiter l’enceinte sacrée du complexe funéraire du roi avant sa construction.

Mots-clés : Saqqâra – Djoser – complexe funéraire – stèle-borne.

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A tomb belonging to a man whose name is Wȝḏ-ms bearing the title wr mḏȝj has recently been discovered south of the causeway of King Unas, in the New Kingdom cemetery at Saqqara. Among the blocks forming the walls of the shaft is a block bearing the Horus name of King Djoser (Ntrj-ẖt) inscribed in srḫ, the palace façade field. Present are names belonging to Djoser’s wife and daughter. This block, similar to many others discovered previously, represents a new example in the corpus of what are known as “frontier stelae” attributed to King Djoser. These “frontier stelae” were used to delineate the sacred area around the funerary complex of King Djoser prior to its erection.

Keywords: Saqqara – Djoser – funerary complex – frontier stela.


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BIFAO106_art_14.pdf (0.74 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 18 p., gratuit - free of charge
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Archaism and Artistic Sources in Roman Egypt. The Coffins of the Soter Family and the Temple of Deir el-Medina.

Il existe un certain nombre de points de comparaison notables entre le temple d’Hathor à Deir al-Medîna et trois sarcophages appartenant à des membres de la famille de Soter. Ces comparaisons suggèrent que le temple a pu être une source d’inspiration pour les artistes qui décorèrent les sarcophages. Selon une autre hypothèse, le temple et les sarcophages partageraient une tierce source d’inspiration, non identifiée jusqu’à présent. Cette observation permet de mettre en lumière l’archaïsme qui caractérise la culture égyptienne, et le milieu culturel de la Thèbes romaine en particulier.

Mots-clés : Deir al-Medîna – Époque ptolémaïque – Époque romaine – Temple d’Hathor – sarcophages – iconographie – archaïsme– programme décoratif – Quatre vents – Jugement des morts – Soter.

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There are a number of distinctive points of comparison between the temple of Hathor at Deir el-Medina and three coffins belonging to members of the Soter family. These comparisons suggest that the temple may have been a source for the artists who decorated the coffins. Alternatively, the temple and the coffins may share a third, as-yet-unidentified source. This observation sheds light on archaism in Egyptian culture, and the cultural milieu of Roman Thebes in particular.

Keywords: Deir el-Medina – Ptolemaic Period – Roman Period – Temple of Hathor – sarcophagus – iconography – archaism– decorative program – Four Winds – Judgement of the Dead – Soter.


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BIFAO106_art_13.pdf (2.67 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 70 p., gratuit - free of charge
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Aux origines de la tombe js [...]. Recherches paléographiques et lexicographiques.

Désignation la plus commune et la plus générale de la tombe en Égypte ancienne, le terme js est attesté de la IV e dynastie jusqu’à l’époque romaine. Cet article a pour objectif de tenter de définir, par une approche à la fois paléographique et lexicographique, le type de tombe auquel se référait le mot à l’origine. Une enquête paléographique montre tout d’abord que le bilitère js (hiéroglyphe M40) représente une botte végétale (sommet biseauté) ou une natte roulée (sommet plat) fermée par un ou plusieurs liens. La forme du signe rappelle un mode d’inhumation appelé « mat-burial » ou enterrement en natte, dans lequel le corps du mort est enroulé dans une natte (ou une botte végétale) parfois fermée par une corde et dont l’archéologie a fourni des exemples depuis l’époque prédynastique jusqu’à l’époque byzantine. Dans un second temps, une enquête lexicographique suggère que le terme js prend dans certains cas le sens restreint de « caveau », évoquant un espace sépulcral minimum comme celui de la natte roulée. La forme js(.t ?) employée dans plusieurs papyrus de pillages de tombes sert non pas à désigner la tombe mais l’espace confiné d’une « galerie » de pillard. Une inscription de dotation de tombe de l’Ancien Empire montre clairement que js.t désigne un espace plus réduit que js. Par ailleurs, une identité est suggérée à l’origine entre les deux termes souvent homographes js « tombe » et js « chambre, atelier, magasin ». Au final, js apparaît comme un espace, à l’origine sans fonction ou spécialisation spécifiques, dont le matériau était probablement la natte.

Mots-clés : js – js(.t) – tombe – atelier – natte – paléographie – lexicographie – signe hiéroglyphique M40.

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The word js is the most common designation of the tomb in Ancient Egypt and was in use from the IVth Dynasty to the Roman period. The aim of this article is to try to define by a paleographical and lexicographical approach for the kind of tomb the word originally refers to. Paleographic research shows first that the bilitere js (sign M40) corresponds either to a bundle of reeds (bevelled top) or to a rolled mat (flat top) closed by one or several straps. The shape of the hieroglyph is reminiscent of the so-called “mat-burial” known from Predynastic times to the Byzantine Period: the body of the dead is rolled into a mat (or a bundle) sometimes closed by a rope. Lexicographical study suggests that in some cases, js takes the more restricted meaning of “burial-chamber”. It, therefore alludes to a burial space reduced to the minimum as that of the rolled mat. The feminine form js(.t?) found in several papyrus recording the great tomb robberies at the end of the New Kingdom, does not designate the tomb but the confined space of a “tunnel” of a thief. More, a notation inscribed during the Old Kingdom shows clearly that js.t refers to a more reduced space than js. Furthermore, it is suggested that the terms js “tomb” and js “chamber, workshop”, frequently homographical, were one word at the beginning. At last, it appears that js corresponded first to a space, without specific architecture or function, which probably used the mat as a building material.

Keywords: js – js(.t) – tomb – workshop – mat – palaeography – lexicography – Hieroglyphic sign M40.


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BIFAO106_art_12.pdf (1.27 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 26 p., gratuit - free of charge
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La stèle de Gemenefhorbak (Caire je 85932). Dieux, fêtes et rites osiriens à Imet.

Cet article constitue la réédition de la stèle Caire JE 85932 publiée jadis par É. Drioton peu de temps après son achat par le Musée égyptien au début des années 1940. Un réexamen complet du texte jette une nouvelle lumière sur cet Appel aux passants adressé par un certain Gemenefhorbak (Gm-n⸗f-ḥr-bȝk), né de Oudjachou (Wḏȝ-šw). Occupant quasiment l’ensemble des 14 colonnes de texte, l’appel fournit à son auteur le pretexte pour décrire la vie religieuse de l’ancienne Imet (Tell Farʿoun, souvent dénommé à tort Tell Nebesheh). Le premier sujet en est la déesse Ouadjet qui, sous l’aspect de la Dorée, était sollicitée par les gens stériles (snb.w) pour l’obtention d’enfants. Le texte s’arrête ensuite longuement sur Min et son rôle de dieu vengeur de son père Osiris. Des rites de type décadaire l’amènent à restituer à son défunt père ses sourcils (smd n wrḏ-jb), la relique osirienne locale. Parsemé de termes qui n’étaient attestés jusque-là que par les seules grandes sources sacerdotales tardives (grands temples, pap. géo. de Tanis), comme les toponymes Ḥw.t-sgr ou Ḫʿ, ce texte offre l’occasion rare d’approcher les conceptions religieuses locales d’une Égypte tardive riche en développements théologiques.

Mots-clés : Basse-Égypte – Tell Farʿoun – Imet – Basse Époque – Époque ptolémaïque – Musée égyptien, Le Caire, JE 85932 – Appel aux passants – Gemenefhorbak – Oudjachou – croyances religieuses – Ouadjet – Min – Osiris – snb, « stérilité » – relique osirienne – rites décadaires.

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This is a republication of the stela Cairo JE 85932 once published by É. Drioton just after the piece was bought by the Egyptian Museum in the early 1940’s. A complete reconsideration throws new light on this Appel aux passants written by Gemenefhorbak (Gm-n⸗f-ḥr-bȝk), born of Wedjashu (Wḏȝ-šw). Taking up almost all of the 14 columns of text, the call is the pretext for the author to describe the theological life of the ancient Imet (nowadays Tell Farʿun, the so-called Nebesheh). The first subject of the stela is the goddess Wadjet who, in the shape of the Golden One, was solicited by infertile persons (snb. w) seeking children. The text then dwells at length on Min of Imet and his role as an avenging god for his father Osiris. Rituals, that appear to be decadal, lead Min to restore to his father his eyebrows (smd n wrḏ-jb), the osirian relic of Imet. Sprinkled with terms that were only known by late sacerdotal sources (chief temples, geo. pap. of Tanis), as such as the toponyms Ḥw. t-sgr or Ḫʿ, this text offers the rare opportunity to approach the local religious conceptions of Late Period Egypt, a country rich in theological developments.

Keywords: Lower Egypt – Tell Farʿun – Imet – Late Period – Ptolemaic Period – Egyptian Museum, Cairo, JE 85932 – Address to passers-by – Gemenefhorbak – Wedjashu – religious beliefs – Wadjet – Min – Osiris – snb, “infertility” – osirian relic – decadal rites.


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BIFAO106_art_11.pdf (1.44 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 36 p., gratuit - free of charge
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Réemplois pharaoniques à Bâb al-Tawfiq.

Cet article constitue la seconde livraison de la publication des réemplois pharaoniques découverts en 2004 et 2005 dans le dallage de la porte fatimide de Bâb al-Tawfiq au Caire. Parmi les neufs blocs étudiés, on compte deux fragments de piliers en granite de Thoutmosis IV ainsi qu’un jambage et un linteau en quartzite de Ramsès II. Cinq autres fragments sont de date indéterminée. D’après les inscriptions et le décor qu’ils portent, ces éléments proviennent très probablement d’Héliopolis.

Mots-clés : Bâb al-Tawfiq (Le Caire) – réemplois pharaoniques – Thoutmosis IV – Ramsès II – Héliopolis – porte jubilaire – architecture – iconographie royale.

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This article constitutes the second series of the publication of the reused blocks found in 2004-2005 in the pavement of the Fatimid gate called Bab al-Tawfiq in Cairo. Nine blocks are published here: two fragments of a granite pillar of Tuthmosis IV, one quartzite doorjamb and one quartzite lintel of Ramesses II. Five small fragments could not be precisely dated. Their inscriptions and decoration suggest a Heliopolitan origin.

Keywords: ab al-Tawfiq (Cairo) – Pharaonic reused blocks – Thutmosis IV – Ramesses II – Heliopolis – jubilee portal – architecture – royal iconography.


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BIFAO106_art_10.pdf (0.3 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 10 p., gratuit - free of charge
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O.DeM 246. Ein Auftragsbeleg aus einer altägyptischen Werkstatt.

Cet article offre l’analyse détaillée de l’ostracon O. DeM 246, qui concerne la commande d’une stèle privée et comprend des informations précises sur la forme et le contenu de l’objet souhaité : le client veut être représenté en adoration devant le dieu Montou. L’analyse propose une nouvelle lecture pour un passage du texte ainsi qu’une tentative pour reconstruire l’aspect possible de la stèle.

Mots-clés : Deir al-Medîna – Nouvel Empire – artisans – ostracon hiératique O. DeM 246 – iconographie – contrat privé – stèle – Montou.

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In this article the hieratic ostracon O. DeM 246 is analyzed in detail. It concerns the order of a private stela with precise information on form and contents of the desired object. Here the client wants to be represented in adoration before the god Montu. In the analysis a new reading is proposed for a text passage as well as an attempt to reconstruct the possible appearance of the stele.

Keywords: Deir el-Medinah – New Kingdom – craftsmen – Hieratic ostracon O. DeM 246 – iconography – private contract – stela – Montu.


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BIFAO106_art_09.pdf (0.39 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 12 p., gratuit - free of charge
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L’image du pâtre (mnjw / nr) dans les textes magiques du Nouvel Empire.

Le pâtre est bien connu dans les « charmes d’eau » de l’Ancien Empire comme protecteur contre les dangers aquatiques. Dans les textes du Nouvel Empire, seules cinq formules évoquent le pâtre. La plupart de ces textes établissent une relation entre le pâtre et le dieu Horus, dont la spécificité est analysée dans cette contribution.

Mots-clés : Moyen Empire – Nouvel Empire – Textes magiques – « charmes d’eau » – P. Chester Beatty VII, ro 5, 5-6, 2 - P. Turin 1993, vo 3, 6-10 – P. Turin 1993, vo 3, 10-4, 1 – P. magique Harris, sections X et Y – mnjw/nr, « pâtre » – Horus.

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A herdsman is well known in the Old Kingdom “water spells” as a protector against aquatic dangers. In the New Kingdom texts, only five spells evoke the herdsman. Most of these spells form a connection between the herdsman and the god Horus. This paper deals with the specificity of this connection.

Keywords: Middle Kingdom – New Kingdom – Magical texts – “water spells” – P. Chester Beatty VII, ro 5, 5-6, 2 - P. Turin 1993, vo 3, 6-10 – P. Turin 1993, vo 3, 10-4, 1 – Harris Magical Papyrus, sections X and Y – mnjw/nr, “herdsman” – Horus.


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BIFAO106_art_08.pdf (0.28 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 8 p., gratuit - free of charge
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Deux peintures murales de Marina el-Alamein.

La mission polonaise du Centre d’archéologie méditerranéenne de l’université de Varsovie, qui travaille sur la ville gréco-romaine découverte près d’el-Alamein, a mis au jour au cours des travaux de restauration de la maison H10 quatre fragments jointifs de la partie supérieure gauche d’une niche décorative. Au-dessus de la représentation d’une balustrade de couleur brune, les restes d’une décoration peinte montrent les bustes de Sarapis, d’Harpocrate et d’Hélios, disposés en arc de cercle dans cet ordre, de droite à gauche. Il est surprenant de voir Harpocrate, le jeune dieu Soleil égyptien, directement associé à Hélios, le dieu Soleil grec. Il semble qu’Harpocrate intervienne ici comme compagnon de Serapis tel que le donne à voir la soi-disant « triade alexandrine », tandis qu’Hélios représente le symbole même du Soleil. La partie manquante de la composition peut être reconstituée à droite de Sarapis par l’ajout d’Isis, le troisième membre de la triade, puis par celui de Séléné, déesse lunaire dont la présence fait écho au dieu Soleil du côté gauche. Une telle « galerie » de divinités était probablement située au sommet d’une niche qui devait dominer un dieu principal dont il ne reste plus rien. Les représentations mettant en scène un dieu Soleil à une extrémité, et une déesse Lune de l’autre, sont communes dans l’iconographie mithriaque et prennent habituellement place dans le haut de l’entrée de la grotte dans laquelle Mithra tue le taureau. Une telle similarité formelle ne suffit cependant pas à identifier Mithra comme le dieu manquant de la composition. Le contexte archéologique de la maison date cette dernière du iie siècle de notre ère, une date pleinement compatible avec le style des peintures.

Dans une petite pièce proche de l’entrée de cette même maison, une autre peinture a été découverte, préservée sur toute sa hauteur mais très abîmée sur sa surface. Un homme en position debout y est représenté. Un nimbe entoure sa tête ; sa chevelure est épaisse et hirsute, tout comme sa barbe. Un attribut rectangulaire orne le sommet de sa tête. Le tronc et les jambes de cette figure sont sévèrement endommagés et difficilement identifiables. Cependant, une cornucopia bien préservée est visible dans la main gauche du personnage, tandis que la main droite pratique une libation sur un large autel. Au-dessus de son épaule droite jaillit un fer de lance. Ce détail, combiné à l’ample chevelure ainsi qu’à l’attribut rectangulaire figuré au sommet de la tête, suggère que ce personnage devrait être identifié à Héron, un dieu fréquemment représenté en Égypte en train de verser une libation sur un autel. D’autre part, la cornucopia tenue dans la main gauche et la libation effectuée de la main droite sont caractéristiques des représentations romaines du Genius, le gardien du foyer. Pour cette raison, cette peinture provenant d’el-Alamein devrait être interprétée comme représentant le dieu Héron en tant que dieu protecteur de la maison, dans une pièce proche de l’entrée.

Mots-clés : Marina el-Alamein – Époque romaine – peintures murales – iconographie – Harpocrate – Hélios – Sérapis – Isis – Séléné – Mithra – Héron – Genius.

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The mission of the Polish Centre of Mediterranean Archaeology of Warsaw University at a Greco-Roman town close to El-Alamein has uncovered during conservation, parts of a decorative niche in one of the main rooms of House H10. Four blocks with painted decoration from the upper part of the niche were fitted. Above an arched brown “ramp” three busts of Sarapis, Harpocrates and Helios were preserved: starting from the right, probably at the centre of the picture. It is surprising to see Harpocrates the young Egyptian Sun side by side with Helios, the Greek Sun. It seems that Harpocrates occurs here as the companion of Sarapis from the so-called “Alexandrian triad”, while Helios represents the symbol of the Sun. The arched composition can be reconstructed to the right of Sarapis by adding Isis, the third member of the triad, and further right Selene, goddess of the Moon as corresponding to the Sun on the left. Such a “gallery” of divinities was probably situated at the top of the niche above the representation of the main god, of which nothing remained. Such depictions displaying a row of divinities with the Sun at one end and the Moon at the other were common in Mithraic iconography, where they were usually situated at the top edge of the grotto in which Mithras kills the bull. Such a formal similarity is not enough, however, to reconstruct the main figure represented as Mithras. The archaeological context of the house dates it to the second century A.D., a date fully supported by the style of the painting.

In a small room close to the entrance of the same house another painting was found, its full height preserved but the surface heavily worn. A standing man is represented frontally. A nimbus surrounds his head; his hair is dense and ruffled, as is his beard. On top of the head there is a rectangular attribute. The body and legs of this figure are severely damaged and poorly visible. A cornucopia held in the left hand is well preserved, however. The right hand pours a libation over a wide altar. Above the right arm of this figure a head of a spear is protruding. That detail, plus ample hair and the attribute above the head suggest that this person should be identified as Heron, a god often represented in Egypt as pouring a libation onto an altar. The cornucopia in the left hand and the libation poured with the right hand is characteristic of Roman representations of Genius, the house guardian. Therefore, this painting from Marina El-Alamein should be interpreted as representing Heron as a house guardian in a room close to the entrance.

Keywords: Marina el-Alamein – Roman Period – mural paintings – iconography – Harpocrates – Helios – Sarapis – Isis – Selene – Mithra – Heron - Genius.


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BIFAO106_art_07.pdf (2.1 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 36 p., gratuit - free of charge
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The Ptolemaic to Early Roman Amethyst Quarry at Abu Diyeiba in Egypt’s Eastern Desert.

En juin 2004 fut entrepris le premier survey complet de l’antique carrière d’améthyste située à proximité du Ouadi Abou Diyeiba, environ 25 km au sud-ouest du port égyptien de Safaga, sur la mer Rouge. L’améthyste, la variété de pierre violette du quartz, fut très prisée en Égypte pour la joaillerie, particulièrement durant le Moyen Empire et l’époque romaine. Bien que le site d’Abou Diyeiba ait été découvert dès 1914 et que des fragments inscrits de stèles ptolémaïques y aient été trouvés dans les années 1950, aucune étude n’en a été menée jusqu’ici. La carrière couvre une surface d’environ 3 km2 et consiste en plusieurs centaines de tranchées qui furent creusées le long de veines de quartz traversant le substrat rocheux granitique. Ce sont les poches de cristaux d’améthyste apparaissant à l’intérieur de ces veines de quartz incolore et blanc que les carriers recherchaient.

Des vestiges d’édifices sont présents en de nombreux points de la carrière. La concentration la plus élevée, correspondant à l’installation principale et au centre administratif, comprenait 10 à 12 structures, qui ont été largement détruites par les pilleurs. Il s’agissait de constructions de bonne qualité réalisées à partir de morceaux bruts de grès nubien local. Dans cette installation, le survey a permis de trouver des fragments de plusieurs stèles portant des inscriptions grecques ou anépigraphes, ainsi qu’un petit autel et une table d’offrandes, tous en grès. Les inscriptions grecques les plus notables contiennent des dédicaces à Ptolémée VI Philométor et à Cléopâtre II, et à Isis, Serapis et surtout à Pan. Sur les surplombs gréseux dominant l’installation, subsistent les contours incisés de pieds et les marques laissées peut-être par des fidèles en l’honneur d’Isis. À proximité également se trouve une croix énigmatique se déployant sur le sol, faite au moyen de deux lignes de pierre se croisant, chacune faisant à peu près 5 mètres de long, selon une orientation nord-sud et est-ouest. Une installation satellite plus petite avec des huttes de pierres plus rudimentaires a été découverte à un kilomètre au sud de l’installation principale, tandis que dans une autre partie de la carrière, au Ouadi el-Gamasht, se trouve un petit temple bien conservé, dédié à une divinité inconnue. Son unique salle couverte est construite à partir de blocs de granite bruts et mesure 1,30 m de haut, 1,15 m de large et 1,50 m de profondeur avec une double rangée de pierres formant une allée processionnelle menant jusqu’à l’entrée.

L’étude de la céramique de surface dans l’ensemble de la carrière comme celle des stèles inscrites permettent de dater le site d’Abou Diyeiba de l’époque ptolémaïque et du début de l’époque romaine (iie s. av. J.-C. - déb. iie s. apr. J.-C.). La carrière fut ainsi exploitée sur une période de quelques siècles et cela probablement par de petites équipes d’ouvriers qui ne dépassèrent jamais la centaine.

Mots-clés : Ouadi Abou Diyeiba – Ouadi el-Gamasht – Désert Oriental – carrière d’améthyste – Époque ptolémaïque – Ptolémée VI Philométor – Cléopâtre II – inscriptions grecques – marques de pieds – sanctuaire – Isis – Serapis – Pan.

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In June 2004 the first comprehensive survey of the ancient amethyst quarry near Wadi Abu Diyeiba, about 25 km southwest of the Egyptian Red Sea port of Safaga was conducted. Amethyst, the purple gemstone variety of the mineral quartz, was highly prized in Egypt for jewelry, especially during the Middle Kingdom and the Roman period. Although the Abu Diyeiba site was discovered in 1914 and fragments of inscribed Ptolemaic-era stelae were recovered from it in the 1950’s, it remained unstudied until the present survey. The quarry covers an area of nearly three square kilometres and consists of several hundred trenches that were excavated along quartz veins in the granite bedrock. It is the occasional pockets of amethyst crystals that occur within these veins of mainly colorless and white quartz, that the quarrymen sought.

Ruins of buildings are found in many parts of the quarry. The largest concentration, constituting the main settlement and administrative center, had 10 to 12 structures, which have been largely destroyed by looters. These were well-constructed from unworked pieces of the local Nubian sandstone. In this settlement, the survey found fragments of several Greek-inscribed and anepigraphic stelae as well as a small altar and offering table, all carved from sandstone. The more important of the Greek inscriptions contain dedications to Ptolemy VI Philometor and Cleopatra II, and to Isis, Sarapis and especially Pan. On the sandstone outcrops above the settlement, there are scores of inscribed foot outlines and hash marks left by dedicants to perhaps the goddess Isis. Also near the settlement is an enigmatic cross laid out on the ground and made with two intersecting double lines of stones, each about five metres long, with north-south and east-west orientations. A smaller satellite settlement with more primitive stone huts was found one kilometre south of the main settlement, and in yet another part of the quarry, in Wadi al-Gamasht, there is a well preserved, small temple for an unknown deity. Its single roofed room is constructed of unworked pieces of granite and measures 1.30 m high, 1.15 m wide and 1.50 m deep with a double line of stones forming a processional way leading to the entrance.

Study of surface pottery from throughout the quarry as well as the inscribed stelae indicate a Ptolemaic to early Roman date (second century BC to early second century AD) for the Abu Diyeiba site. The quarry was thus exploited over a period of a few centuries and probably by small groups of workers that never numbered more than about 100 at any given time.

Keywords: adi Abu Diyeiba – Wadi el-Gamasht – Eastern Desert – amethyst quarry el-Gamasht – Ptolemaic period – Ptolemy VI Philometor – Cleopatra II – Greek inscriptions – inscribed foot outlines – sanctuary – Isis – Sarapis – Pan.


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BIFAO106_art_06.pdf (1.44 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale 106
2006 IFAO
, 22 p., gratuit - free of charge
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Glanures (§ 3-4).

Cette contribution, formant la suite d’une première série parue dans le BIFAO 103, 2003, fournit la publication de trois monuments d’époque tardive. Le premier consiste en deux membra disiecta (Liverpool SAOC E 515c et Musée Brooklyn 16.620) appartenant à une statue naophore du fameux Senou/Esnoun(n) de Coptos. Dans la deuxième étude, deux statues (Musée du Caire JE 65843 et Zagazig 121) provenant de Ro-nefer/Phernouphis – aujourd’hui Tell Tebilleh dans le Delta – sont publiées ; les inscriptions donnent des indications significatives sur les cultes locaux.

Mots-clés : Statuaire – Basse Époque – Époque ptolémaïque – Coptos – statue naophore – School of Archaeology and Oriental Studies, Liverpool, E 515c – Brooklyn Museum, New York, 16.620 – Senou/Esnou – Tell Tebilleh – Ro-nefer/Phernouphis – Musée égyptien, Le Caire, JE 65843 – Zagazig 121 – Osiris – Sobek – onomastique.

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The present article follows upon the first series which appeared in BIFAO 103, 2003, publishing three monuments from the Late Period. The first monument group consists of two membra disiecta (Liverpool SAOC E 515c and Museum E Brooklyn 16.620) that belong to a naophorus statue of famous Senou/Esnou (n) of Coptos. In the second study, two statues (Cairo Museum JE 65843 and Zagazig 121) from Ro-nefer/Phernouphis –today Tell Tebilla in the Delta– are edited; the inscribed texts give significant indications of village cults.

Keywords: Statuary – Late Period – Ptolemaic Period – Coptos – naophorous statue – School of Archaeology and Oriental Studies, Liverpool, E 515c – Brooklyn Museum, New York, 16.620 – Senou/Esnou – Tell Tebilla – Ro-nefer/Phernouphis – Egyptian Museum, Cairo, JE 65843 – Zagazig 121 – Osiris – Sobek – onomastics.


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