Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 15 p., gratuit - free of charge
Women, Families and Lesbianism in the Andalusi Eschatology in the 3rd/9th Century

Le présent article analyse la place des femmes, des familles et de l’éthique sexuelle dans les compilations du ḥadīṯ apocalyptique réalisées en al-Andalus. En général, ces sources présentent les femmes comme un facteur important de la corruption graduelle de la religion et la moralité qui aura lieu avant la fin du monde. Une importance spéciale y est accordée à l’obésité des femmes et au lesbianisme. Le présent article passe en revue les traditions en question et les situe dans le contexte des angoisses collectives de la société musulmane au iiie/ixe siècle.

Mots-clés : eschatologie – traditions apocalyptiques – ḥadīṯ – femmes – famille – lesbianisme – homosexualité – obésité

The present paper discusses the place of women, families and sexual ethics in the Andalusi compilations of apocalyptic ḥadīṯ. These sources tend to present women as instrumental in the gradual corruption of religion and morality that is to come at the end of time, putting special emphasis on obesity of women and lesbianism. The present article contains an overview of the relevant traditions aiming to put them into the context of the collective fears of the 3rd/9th century Muslim society.

Keywords: eschatology – apocalyptic – ḥadīṯ – women – family – lesbianism – – homosexuality – ­obesity
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AnIsl047_art_09.pdf (2.8 Mb)
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 37 p., gratuit - free of charge
Les Banū Manǧak à Damas. Capital social, enracinement local et gestion patrimoniale d’une famille d’awlād al-nās à l’époque mamelouke

L’histoire de Damas au xve siècle est relativement méconnue en raison du manque de chroniques locales et de documents d’archives. Toutefois, en faisant appel à d’autres sources, il est possible de reconstituer l’histoire de quelques familles de notables. Le présent article traite d’un groupe particulier, celui des awlād al-nās, les enfants de mamlūk-s, à travers l’exemple d’une célèbre famille : les Banū Manǧak, descendants du puissant émir Manǧak al-Yūsufī (m. 1375). Grâce aux données fournies par les auteurs égyptiens et par certaines archives datant du début de la période ottomane, cette étude propose de combler le manque des sources syriennes et de reconstruire l’histoire des membres de cette famille et celle de leurs fondations pieuses à la fin de l’époque mamelouke. Il vise à mettre en lumière leurs stratégies d’insertion – tant dans la société que dans le paysage urbain de Damas –, ainsi que certaines modalités de la gestion de leur « patrimoine» familial, en vue d’éclairer la persistance de cette lignée au sein des élites damascènes.

Mots-clés : Damas – xve siècle – mamlūk-s – awlād al-nās – waqf – archives ottomanes.

The history of Damascus in the 15th century is still underestimated due to the shortage of local documents, Mamluk chronicles and archives. However, it is possible to rebuild the history of some notables’ families calling for other sources. The present paper treats of a particular group, the awlād al-nās—the children of Mamluks—, through the example of a famous family: the Banū Manǧak, descendants of the powerful amir Manǧak al-Yūsufī (d. 1375). It proposes—using data supplied by the Egyptian authors and by archives dating from the beginning of the Ottoman period also—to make up the lack of Syrian sources and to reconstruct the history of this family’s members and to focus on the destiny of their pious foundations at the end of the Mamluk period. This paper aims at bringing to light Banū Manǧak’s strategies of insertion – both in the society and in the townscape of Damascus, as well as their methods in the management of their family estates, in order to enlighten the longevity of this lineage within the Damascene elites.

Keywords: Damascus – 15th century – mamlūk-s – awlād al-nās – waqf – ottoman archives
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AnIsl047_art_08.pdf (0.63 Mb)
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 21 p., gratuit - free of charge
Choisir sa famille. Waqf et transmission patrimoniale en Égypte au XVe siècle

Repenser la famille comme objet d’histoire sociale suppose d’en reconsidérer la définition en fonction du contexte et de la documentation. On a choisi ici de prendre à témoin de l’histoire de la famille les actes de waqf établis par les « gens de l’État » dans l’Égypte du xve siècle, émirs mamelouks mais aussi administrateurs civils. Le fondateur d’un waqf pouvait en effet désigner librement les bénéficiaires du revenu excédentaire de sa fondation, une fois acquittées ses pieuses dépenses. Or, ces ayants droit étaient très souvent choisis au sein de la descendance du fondateur, selon un ordre de transmission et des règles de partage qui se retrouvent à l’identique ou presque d’un acte de waqf à l’autre. L’étude de ce formulaire type révèle une « famille choisie » fort différente de la « famille légale » telle que la définissent les règles du droit islamique en matière successorale. L’écart le plus manifeste réside dans la stricte égalité des droits des femmes et des hommes sur le revenu qui leur est transmis par l’intermédiaire du waqf. Mais la souplesse de la procédure permet aussi au fondateur d’ajuster ses dispositions à sa situation familiale du moment, faisant ainsi de l’acte de waqf, par delà le caractère stéréotypé du document, une véritable archive de l’intime.

Mots-clés : Mamelouks – šarīʿa – waqf – héritage – patrimoine – femmes – intime.

In order to rethink the family as a topic in social history, one assumes that its definition should be re-examined in accordance with context and sources. Here family is considered through the reading of waqf deeds related to the pious foundations established in 15th-century Egypt by Mamluk officers and civil servants. A founder was entitled to freely designate the rightholders of the surplus income of his waqf that may remain after the payment of its pious expenses. Indeed these recipients were often chosen among the founder’s descent according to a way of transmission and to sharing rules that were almost identical in Cairene waqf deeds. The analysis of this current form reveals that the “chosen family” was in this context very different from the “legal family” as defined by the Islamic law of inheritance. The most striking difference lays in the full equality of rights of male and female descendants to the waqf’s surplus income. The softness of the waqf procedure allowed also the founder to adjust the provisions of his waqf to his family’s circumstances. How stereotyped they are, Cairene waqf deeds are also in some way an archive of intimacy.

Keywords: Mamluks – šarīʿa – waqf – inheritance – patrimony – women – intimacy
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AnIsl047_art_07.pdf (0.95 Mb)
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 21 p., gratuit - free of charge
Les six filles du vizir Ġibriyāl. Familles et alliances matrimoniales dans le milieu des administrateurs à Damas au XIVe siècle

L’ascension et l’exercice du pouvoir d’un administrateur des services financiers du sultanat mamelouk sont bien souvent le résultat d’une entreprise menée collectivement dans laquelle les liens familiaux jouent un rôle primordial. Le cas étudié dans cet article, celui de Ġibriyāl, vizir de Damas dans le premier tiers du xive siècle, a ceci de singulier que nous ne connaissons rien des influences familiales qui ont pu contribuer à son entrée et à son avancement dans la carrière administrative. En revanche, les sources narratives nous renseignent sur sa descendance – un fils et six filles – et nous permettent de reconstituer le réseau d’alliances matrimoniales qu’il fut amené à tisser avec quelques-unes des plus prestigieuses familles d’oulémas et d’administrateurs civils au Caire et à Damas. Ce faisant, l’objet de cette étude est de contribuer à mieux apprécier la place et le rôle des femmes dans les stratégies de consolidation du pouvoir, ainsi que de mettre en évidence les limites de la transmission et de la pérennisation des fortunes, des patrimoines et des positions sociales des élites civiles à Damas au xive siècle.

Mots-clés : Égypte – Damas – sultanat mamelouk – administration – femmes – alliances matrimoniales – patrimoine – héritage

In the Mamluk Sultanate, family ties mostly play a crucial role in the rise and the exercise of power—seen as a collective dynamic—of a financial administrator. This paper deals with the case study of Ġibriyāl, vizier of Damascus in the first third of the 14th century. If Ġibriyāl’s ascendants’ influence and role in his career are unknown, the narrative sources provide useful datas on his offspring—a son and six daughters. By reconstructing Ġibriyāl’s network of marriage alliances contracted with some of the most prestigious families of ulamas and civilian administrators in Cairo and Damascus, this paper seeks to provide a better understanding of the place and role of women in the strategies by which individuals tried to consolidate their positions. Through such a case study, the aim of this paper is also to contribute to bring out the limits of the transmission and the sustainability of wealth, patrimony, and social positions among the civilian elites in 14th century Damascus.

Keywords: Egypt – Damascus – Mamluk Sultanate – Bureaucracy – Women – Marriage alliances – Patrimony – Legacy
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AnIsl047_art_06.pdf (0.73 Mb)
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 17 p., gratuit - free of charge
The Age of the Fathers. Gender and Spiritual Authority in the Writings of ʿAbd al-Wahhāb al-Šaʿrānī

Dans la littérature soufie du Moyen Âge, on rencontre fréquemment le terme « lignage » employé de manière métaphorique pour qualifier une relation de dépendance spirituelle. Le cheikh était représenté sous les traits d’un père spirituel, parfois même sous ceux d’une mère, pour ses disciples. Dans l’Égypte de la fin du Moyen Âge, cependant, de plus en plus de cheikhs soufis associaient lignage spirituel et lignage biologique : le soufisme était devenu une affaire de famille. À ce titre, les écrits de ʿAbd al-Wahhāb al-Šaʿrānī montrent à quel point la communauté tout entière d’une zāwiya était pensée comme une maisonnée. Le cheikh était devenu le chef de cette maisonnée et présidait à l’existence de ses disciples masculins, lesquels gouvernaient à leur tour leurs familles. À partir du xvie siècle, les cheikhs exercèrent ainsi une autorité patriarcale sans précédent sur leurs disciples et leurs familles.

Mots-clés : soufisme – genre – ʿAbd al-Wahhāb al-Šaʿrānī – lignage – autorité patriarcale – zāwiya

In medieval Sufi texts, one often encounters the term “lineage” used in a metaphorical sense to indicate a relationship of spiritual dependence. The shaykh is portrayed as the spiritual father, or even mother, of his disciples. In late medieval Egypt, however, it was increasingly the case that Sufi shaykhs combined spiritual and biological lineage. Sufism was a family affair. Moreover, the works of ʿAbd al-Wahhāb al-Šaʿrānī demonstrate that the entire community of a zāwiya was conceptualized as a household. The shaykh became the head of this household, and presided over the male disciples, who in turn governed their families. By the 16th century, shaykhs held unprecedented patriarchal authority over their disciples and their families.

Keywords: Sufism – gender – ʿAbd al-Wahhāb al-Šaʿrānī – lineage – patriarchy – zāwiya
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 17 p., gratuit - free of charge
Stratégies familiales et transmission du savoir. Les Yūnīnī dans le Bilād al-Šām de la fin du XIIe au milieu du XIVe siècle

L’histoire des Yūnīnī – des hanbalites originaires de la région de Baalbek – est assez bien documentée dans les sources arabes des viiie/xive et ixe/xve siècles. Elle peut être intéressante à étudier sous l’angle de l’histoire familiale car elle est représentative, d’une part, des liens qui s’établissaient souvent entre maîtres et élèves sur le mode familial des relations pères-fils et, d’autre part, de l’importance de l’héritage familial dans la transmission du savoir dont les femmes n’étaient pas exclues. Enfin, elle nous renseigne sur les stratégies matrimoniales qui tantôt privilégiaient le modèle du mariage entre cousins germains et tantôt visaient à resserrer des alliances avec d’autres grandes familles d’oulémas, voire avec des familles d’émirs.

Mots-clés : Famille – Syrie – Damas – Baalbek – hanbalites – hadiths – maîtres – élèves – transmission du savoir – femmes – mariages

The history of the Yūnīnī—a Hanbali family from the region of Baalbek—is rather well documented in the Arabic sources of the fourteenth and fifteenth centuries and is well worth studying from the viewpoint of family history. It is representative of the links between ­teachers and students, which were often compared to relations between fathers and sons. It is also ­indicative of the transmission of knowledge within families of scholars including women. Finally, it tells us something of the matrimonial strategies which sometimes favored the ­marriage between first cousins and sometimes sought to strengthen alliances with other important families of scholars or even with families of emirs.

Keywords: Family – Syria – Damascus – Baalbek – Hanbalis – hadiths – teachers – students – transmission of knowledge – women – marriages
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 29 p., gratuit - free of charge
La conception de la famille d’après la copie illustrée du Ǧāmiʿ al-tawārīḫ de Paris (BnF, supplément persan 1113)

Le Ǧāmiʿ al-tawārīḫ de Paris (BnF, supplément persan 1113) est une partie de l’Histoire universelle de Rašīd al-Dīn (m. 1318) dédiée à l’Histoire des Mongols. Elle fut illustrée sous le sultan Šāh Ruḫ, fils de Tamerlan dans l’atelier de son fils Bāysonġor Mirza, gouverneur d’Hérat. Le manuscrit est en partie consacré à la représentation des familles mongoles de la lignée des Ilkhanides de Perse, mais son programme iconographique est largement marqué par la quête des origines, du rôle de Čingiz Ḫān comme modèle de chef de clan, de la filiation patrilinéaire et l’importance en politique des femmes de khans. Les miniatures évoquent en filigrane les préoccupations lignagères des Timourides en quête de légitimité dynastique, mais aussi leurs querelles familiales, et, surtout l’affirmation de la branche cadette issue du quatrième fils de Tīmūr, Šāh Ruḫ. L’insistance du peintre sur la glorieuse lignée de Tūluī dont étaient issus les Ilkhanides évoque la nécessité d’une concorde familiale, une image idéale dont les enfants de Šāh Ruḫ pouvaient encore s’inspirer dans les années 1425-1430 pour affirmer leurs prétentions politiques et leur attachement aux traditions mongoles, y compris par le biais des politiques matrimoniales.

Mots-clés : Histoire des Mongols – Čingiz Ḫān – mythes – mariage – Rašīd al-Dīn – Supplément persan 1113 – Tīmūr

The manuscript Ǧāmiʿ al-tawārīḫ of Paris (BnF, Supplément Persan 1113) is part of the Universal History of Rašīd al-Dīn (d. 1318) dedicated to the History of the Mongols. It was ­illustrated during the reign of Sultan Šāh Ruḫ, one of Tamerlane’s sons, in the workshop of his son Bāysonġor Mirza, governor of Herat. The manuscript is partly devoted to the representation of Mongol families of the line of Persian Ilkhanids, but its iconography is largely marked by the quest for origins, the role of Ǧingiz Ḫan as a model of clan chief, the patrilineal filiation, and the importance of khans’ wives in politics. Most of the miniatures evoke the Mongol lineage that show the Timurid quest of legitimacy, and the political growth of Tīmūr’s fourth son lineage. We can observe the insistence of the painter on the Ilkhanids’ lineage and the need of peaceful relations between the members of the same family. Thus, during the years 1425-1430, the miniatures build an ideal image of the ruling family to assert their political claims and their attachment to the Mongolian traditions, including through political marriages.

Keywords : Mongols’ History – Čingiz Ḫān – myths – marriage – Rašīd al-Dīn – Supplément persan 1113 – Tīmūr
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AnIsl047_art_03.pdf (1.2 Mb)
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 21 p., gratuit - free of charge
Family Matters: The “Family-In-Law Impulse” in Mamluk Marriage Policy

Le débat qui divise les chercheurs sur la question du mode de succession au sein du sultanat mamelouk d’Égypte et de Syrie (1250-1517) est ancien et très controversé. Le présent article entend y contribuer en proposant une nouvelle perspective, celle de “l’appel à la belle-famille”. En étudiant empiriquement la politique de mariage menée entre 784/1382 et 872/1467 par les sultans mamelouks (de Barqūq à Ḫušqadam) – avec qui se mariaient-ils ? –, l’enquête suggère que bien que n’ayant aucun lien de parenté entre eux, ces sultans étaient néanmoins liés par le mariage. L’article entreprend ensuite d’interpréter cette observation, en analysant les significations possibles de ces liens de mariage. L’argument qui prime est que ces liens matrimoniaux représentent une des nombreuses stratégies visant à la reproduction sociale : en épousant une personne issue de la famille de leur prédécesseur, les nouveaux sultans, entre 1382 et 1467, épousaient en fait un capital symbolique. Ils établissaient de la sorte un lien et une parenté de belle-famille avec leur prédecesseur. En reconstituant ainsi le rôle des femmes mameloukes et des liens matrimoniaux au sein du processus de succession, deux des paradigmes dominants au sein des études mameloukes sont remis en question: la division de l’espace politique selon le sexe et le fondement servile de l’État mamelouk.

Mots-clés : Femmes mameloukes et capacité d’action politique – sultans circassiens – stratégies matrimoniales – mode de succession sultanienne – Impulsion dynastique, de famille étendue et de belle-famille – division de l’espace selon le sexe – fondement servile de l’État mamelouk

The academic debate on the ideas and practices that organized succession to the sultanate of Mamluk Egypt and Syria (1250-1517) is long-standing and vexed. This article adds to this debate by bringing in a novel perspective: the “Family-In-Law Impulse.” First, an empirical identification of whom Mamluk sultans between Barqūq (784 AH/1382 CE) and Ḫušqadam (872 AH/1467 CE) married is presented, suggesting that many of these unrelated sultans were connected nonetheless through marriage. The hermeneutics of this observation are then dealt with, by reviewing the possibilities of what these marital ties might mean. It is argued that they reflect one of many strategies aiming at social reproduction: by marrying into their predecessor’s family, new sultans between 1382 and 1467 married into symbolic capital first and foremost, thus obtaining an “in-law tie” and “in-law pedigree” to a predecessor. By thus reconsidering the role of Mamluk ladies and of marital ties within the Mamluk mode of succession, two dominant paradigms of Mamluk studies are simultaneously challenged: gendered political space and the Mamluk slave state.

Keywords: Mamluk women and political agency – Circassian sultans – marriage strategies – mode of sultanic succession – Dynastic, Extended Family and Family-In-Law Impulse – public/male and private/female gendered space – Mamluk slave state
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AnIsl047_art_02.pdf (1 Mb)
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Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 43 p., gratuit - free of charge
La famille du guerrier (Égypte, Bilād al-Šām, fin Ve/XIe-VIe/XIIe siècle)

Cet article se propose de comprendre comment, au vie/xiie siècle, au Proche-Orient, le guerrier se représente la famille et appréhende les relations et les sentiments familiaux. Les sources montrent que le groupe familial du guerrier, turc, kurde ou arabe, servile ou non, ne se limite pas aux liens du sang. La « maison » du guerrier réunit sa famille de sang, ses proches et tous ceux qui sont à son service.

Les historiographes arabes ont tendance à décrire, à propos de l’esclave militaire (ġulām ou mamlūk) une parenté fictive. En effet, même après son affranchissement, le mamlūk est lié à son ancien maître et aux camarades aux côtés desquels il a été formé. Mais la parenté fictive ne s’inscrit pas dans le temps long. Le sang scelle des liens plus forts encore, et surtout plus durables. Dans tous les cas, la parenté constitue une matrice des rapports sociaux.

Les sources dénotent aussi la complexité des relations intrafamiliales. Dans la classe militaire dominante turque, ces relations sont régies par la violence lorsque les enjeux politiques sont décuplés. Mais ces relations sont aussi marquées par l’amour filial et/ou fraternel. Les souverains turcs et kurdes sont d’ailleurs présentés par les auteurs arabes comme des pères et des époux aimants et responsables. Leur attitude modérée, leur sobriété et leur respect des normes islamiques s’expriment dans le cadre de l’unité familiale, qui apparaît comme le soubassement de la société.

Dans la famille, la femme occupe une place particulière. Dominée, elle ne se conforme pas toujours à l’attitude qu’on en attend. En particulier, les femmes turques exercent parfois un pouvoir politique et militaire. Mais elles ne le font qu’au nom de l’homme auquel elles sont rattachées, père, époux ou fils.

Mots-clés : Famille – guerrier – parenté –relations intrafamiliales – Bilād al-Šām – Miṣr – xiie siècle – mamlūk

This article aimes to understand how, during the 12th century, the Near Eastern warrior imagined the family and apprehended family relationships and family feelings. The sources show that the family group of the warrior (Turkish, Kurdish or Arabic, enslaved or not) is not limited to blood ties. The warrior’s household gathered his blood family, relatives and all those in his service.

Arab historians tend to describe a fictive kinship for the military slave. In fact, the ġulām or mamlūk was linked to his former master even after emancipation. He also kept strong ties with his former comrades, with whom he had been raised. But fictive kinship was not as durable as forged blood ties which were even stronger. In all cases, kinship was a matrix of social relationships.

The sources indicate also the complexity of family relationships. In the Turkish dominant military class, these relationships were governed by violence when political issues were magnified. But these relationships were also marked by filial and, or fraternal love. Arab authors also described Turkish and Kurdish rulers as loving and responsible fathers and husbands. According to them, they were moderate, sober and pious. They respected the Islamic standards within the family unit, which was the bedrock of society.

Women had a special status in the family. They were dominated, but they did not always comply with the attitude that was expected from them. Sometimes, Turkish women had political and military power. But this power was exercised in the name of the man to whom they were attached, their father, husband or son.

Keywords: Family – warrior – kinship –family relationships – Bilād al-Šām – Miṣr – 12th century – mamlūk
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AnIsl047_art_01.pdf (1 Mb)
Extrait pdf de l’ouvrage :
Annales islamologiques 47
2013 IFAO
, 11 p., gratuit - free of charge
Histoire de la famille, histoires de famille

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