Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Catalogue

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extrait du catalogue (recherche de “9782724707250”)


Vignette
IF1171, ISBN 9782724707250
2018 IFAO
Collection: FIFAO 79
1 vol., 352 p., 49 (891 EGP)
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El Hobagi : une nécropole de rang impérial au Soudan Central
Deux tumulus sur sept

La Fin de Méroé est bien connue en Nubie, par les tombes royales de Qoustoul et Ballana, et par les fouilles de capitales à Faras et au Gebel Adda. Pour documenter la période dans la région de Méroé même, la Section française a sondé en 1987-1990 les monuments du site d’el-Hobagi.

Des sept grands tumulus à sépultures souveraines, tous enclos d’un mur d’enceinte très original, deux ont été fouillés.

Chaque tombe procure un armement exceptionnel, emblématique de la royauté méroïtique. On compte aussi une série étonnante de récipients en bronze gravés de motifs ou de scènes et ayant servi au culte. L’un d’eux porte l’inscription en hiéroglyphes la plus tardive de l’Empire (REM 1222).

La datation du matériel et le radiocarbone situent el-Hobagi au ive siècle, au début, donc de l’époque charnière du transfert de la capitale vers Soba.

Le cimetière d’el-Hobagi est postérieur au cimetière nord des qore de Méroé, et contemporain à la fois des dernières pyramides du cimetière ouest et des cimetières Garstang 400 et 500.

Y est soulignée la persistance d’un État méroïtique dans le Soudan central, quand la Nubie fait sécession. L’interprétation ne permet pas d’affirmer qu’el-Hobagi succède à Méroé ; pour autant, par leurs rites funéraires, les personnages enterrés là – peut-être des ethnarques Noba comparables aux rois Nobades de Nubie – affirment leur appartenance à l’Empire méroïtique.

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The End of Meroe is best known in Nubia from the royal tombs at Qustul and Ballana and by the excavations in the capitals at Faras and Gebel Adda. For documentation on the same period in the region of Meroe, the Section française surveyed in1987-1990, the monuments of the site at el-Hobagi.

Of the seven large tumuli covering the graves of kings, all enclosed by a wall of unusual form, two were excavated.

Each grave produced exceptional weaponry, insignia of Meroitic royalty. There was also an astonishing series of vessels in bronze engraved with motifs or scenes and used for ritual purposes. One of them bore an inscription in hieroglyphs, the latest known in the Empire (REM 1222).

The dating of the material and that derived from radiocarbon analysis place el-Hobagi in the 4th century, at the beginning of the pivotal period of the transfer of the capital towards Soba. The cemetery of el-Hobagi is later than the North Cemetery of the rulers of Meroe, and contemporary with both the latest pyramids in the West Cemetery and of Garstang’s cemeteries 400 and 500.

It emphasised the persistence of the Meroitic state in central Sudan, when Nubia was already lost. The interpretation does not allow an affirmation that el-Hobagi succeeded Meroe; but, by their funerary rites, the individuals interred – perhaps of Noba ethnicity comparable to the kings of Nobadia in Nubia – were asserting that they belonged to the Meroitic Empire.