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Institut Français
d’archéologie orientale — Le Caire

Lettre d’information de l’Ifao

Septembre 2016

Bonjour,

Le début du mois de ramadan, le 6 juin, a marqué la fin des chantiers archéologiques, mais non des activités de l’Ifao, particulièrement intenses du fait d’importantes échéances. Le Rapport d’auto-évaluation que l’institut a adressé le 1er juin au l’HCERES (voir précédente Newsletter), l’organisme d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche; la soumission de propositions en réponse à l’Appel à projets 2017, dont le délai expirait le 31 mai ; la tenue des conseils scientifique et d’administration, les 29 et 30 juin à Paris. Dans le même temps l’équipe de direction a été renouvelée avec le départ à la retraite de Jehanne Piona, directrice générale des services, remplacée par Robert Aramand, et le remplacement de ce dernier au poste d’agent comptable par Omar Nedjar, qui a pris ses fonctions le 1er juillet. Nous souhaitons à tous deux plein succès dans ces postes stratégiques.

L’Appel à projets a connu un grand succès : 116 propositions nous sont parvenues. Après examen par le directeur, le directeur des études, et validation par le conseil scientifique, 85 propositions ont été retenues, dont 31 opérations de terrain et 15 programmes pluriannuels. Parmi les propositions non archéologiques, la variété des sujets proposés, sur toutes les périodes de l’histoire de l’Égypte, a répondu aux attentes du projet scientifique tel que les traçait l’Appel à projets. Le remarquable éventail des partenariats, comme des co-financements, présagent heureusement de l’insertion de l’Ifao dans le panorama scientifique français et international.

Workshop de céramologie islamique
Workshop de céramologie islamique

Plusieurs formations ont eu lieu durant les semaines précédant ramadan. Le 2nd Seminar on Papyrology, à destination d’étudiants avancés, organisé par Ruey-Lin Chang et Cornelia Römer (DAIK), s’est tenu les 9-11 mai au DAIK et à l’Ifao. Florence Albert a organisé à l’Ifao (avec Marie-Lys Arnette et Isabelle Regen, invitée), du 22 au 24 mai, un séminaire sur les Textes funéraires dans l’Égypte ancienne pour un groupe d’étudiants égyptiens, et Julie Monchamp, du 29 mai au 2 juin, le 4e workshop de céramologie islamique au musée d’art islamique, à destination des conservateurs de ce dernier et du musée de la céramique islamique (Zamalek). À la demande du ministère des Antiquités, deux workshops de photographie (assuré par Ihâb Mohamed Ibrahim) et de dessin numérique assisté par ordinateur (par Ayman Hussein) ont été tenus entre le 17 et le 25 mai pour un groupe de conservateurs appartenant à divers musées égyptiens.

Temps fort du séminaire d’archéométrie qu’anime cette année l’Ifao dans le cadre de l’International Network of the Archaeological Institutes in Egypt, Anita Quiles et Johanna Sigl (DAIK) ont présenté au Congrès international d’archéométrie de Kalamata (Grèce), qui s’est tenu du 15 au 21 mai, un poster sur la pratique de l’archéométrie en Égypte, qui a sensibilisé le public nombreux de ce Congrès et suscité un intérêt marqué. Anita avait auparavant réuni à Paris, le 6 mai, archéomètres et archéologues en vue de préciser les contours de collaborations futures. La réunion suivante du Network, le 16 juin, a défini le thème du séminaire pour l’an prochain : « Archaeology and Local Communities », qui sera organisé par l’ARCE.

Papyrus du règne de Cheops - Ouadi el-Jarf
Papyrus du règne de Cheops - Ouadi el-Jarf

Laurent Bavay a été invité par le Ministère des antiquités à présenter les travaux de l’institut au 1st Annual Meeting of Archaeological Missions, le 26 mai; il a en outre donné le 12 juin une conférence du cycle Midan Mounira sur son propre chantier, celui de la tombe TT C3 d’Amenhotep dans la nécropole thébaine. Le 20 juin, Vasko Dobrev a présenté à l’Institut français de Sofia une conférence intitulée « L’archéologie du futur : Quand la science défie l’histoire. Le cas de Tabbet el-Guech à Saqqâra sud » et le 12 juillet, à l’Institut français d’Égypte, Ruey-Lin Chang s’est interrogé sur « Qu’est-ce que la papyrologie ». Notons enfin que le Musée égyptien a organisé à partir du 14 juillet une exposition de quelques-uns des papyrus du règne de Chéops découverts sur le site portuaire de Ouadi el-Jarf par l’équipe dirigée par Pierre Tallet.

Le décès de Marcelle Desdames, survenu le 2 mai, a suscité de très nombreux témoignages de respect et d’affection. Entrée à l’imprimerie de l’Ifao à l’âge de seize ans, elle est devenue secrétaire de direction, puis responsable des relations avec les organismes égyptiens, et a marqué pendant près de cinquante ans la vie de l’institut, qu’elle connaissait parfaitement et dont elle était un des piliers. Ses compétences exceptionnelles et ses profondes qualités humaines l’avaient fait universellement apprécier.

Gharib Mohamed Ismaïl Bilal, cuisinier, a pris sa retraite le 31 mai, après 24 années passées au service de l’Ifao. La restauration à l’institut, désormais externalisée, a été confiée à l’équipe des « Jardins de Mounira » (qui assure aussi la restauration à l’Institut français d’Égypte, voisin de l’Ifao), sans que soit modifiée la formule du buffet à 13 h.

De manière exceptionnelle, le poste de membre scientifique libéré par le départ de Ruey-Lin Chang au 1er septembre ne sera pas pourvu cette année, du fait de fortes contraintes budgétaires. Adam Mestyan, Assistant Professor à Duke University, a été nommé membre scientifique à titre étranger ; Nicolas Morand (Muséum national d’Histoire naturelle, Département Écologie et gestion de la biodiversité) a obtenu le contrat doctoral du MENESR fléché Ifao et Naïma Bouras (Université du Havre) la bourse commune Cedej-Ifao. Annalaura Turiano (Aix-Marseille Université), enfin, s’est vue attribuer une bourse post-doctorale de mobilité allouée par le LabexMed fléchée Ifao. Le premier et les deux dernières vont renforcer la recherche sur la période contemporaine (XIXe-XXe siècles), tandis que Nicolas Morand, archéozoologue, travaillera principalement avec le Centre d’études alexandrines.

 

Trois questions à : Jean-Luc Fournet

Tu viens de faire entrer la papyrologie au Collège de France : que comptes-tu apporter à l'une et à l'autre?

Le Collège de France se fixe comme mission d'enseigner, non des savoirs constitués mais « le savoir en train de se faire » : de ce point de vue, la papyrologie y a toute sa place dans la mesure où, par le constant renouvellement de sa documentation, elle ne cesse de bousculer les certitudes et de faire progresser notre connaissance de l'Antiquité et du début du Moyen Âge. Mais le Collège de France est aussi une institution très médiatique, ouverte à tous et drainant un large public : là est le défi pour un enseignement de papyrologie, discipline érudite qui repose sur des sources dont la lecture requiert une grande technicité et l'interprétation des recherches exigeantes.

Comment arriver à concilier exigence et ouverture? C'est le pari que j'ai relevé en étant élu à ce poste : je suis intimement persuadé que l'érudition ne pourra survivre dans le monde actuel que si elle sort de son solipsisme. Et de ce point de vue, la papyrologie a beaucoup de potentiel : elle apporte des sources différentes (qui complètent celles qui existent par ailleurs et dont la science moderne a dépendu pendant des siècles) et surtout apprend à avoir un regard différent sur l'Antiquité. Aussi, loin d'être une science auxiliaire, elle peut avoir un rôle moteur dans certains pans de la recherche (histoire, philologie, histoire de la culture) et intéresser un public qui ne se restreigne pas à des initiés. Elle a une fonction importante à remplir à côté d'autres disciplines de l'Antiquité, mieux installées dans le monde académique français (langue et littérature, histoire, épigraphie, numismatique). Je serais heureux si mon enseignement au Collège de France lui servait de caisse de résonance.

Peux-tu évoquer ton intérêt pour les dipinti?

Les dipinti (inscriptions peintes sur les amphores) sont un accident de parcours : en tant que papyrologue, rien ne me prédestinait à m'y intéresser. Mais un dossier de dipinti des Kellia qui m'avait été confié quand je suis entré à l'Ifao comme membre scientifique m'a peu à peu sensibilisé à cette documentation, qui est devenue depuis pour ainsi dire une seconde casquette ! Mais il a fallu du temps : ces inscriptions, qui se trouvent pour la plupart sur un type d'amphore appelé Late Roman 1 (produite en Cilicie ou à Chypre entre le IVe et le VIIe s.), sont redoutables par la stylisation de leur écriture et le système qui les sous-tend. Personne n'était arrivé à les comprendre. J'ai mis presque une quinzaine d'années pour réussir à « craquer » le code et parvenir à les lire et les comprendre — avec l'aide de Dominique Pieri, qui m'a apporté ses connaissances en céramologie, et de la documentation en excellente condition d'Antinooupolis, que Rosario Pintaudi a mise à ma disposition. Quinze ans… je n'y serais jamais arrivé si j'avais été financé par une ANR ou une ERC, ce qui montre bien les limites de notre actuel système de financement de la recherche privilégiant la rapidité des résultats sur la maturation ! En tout cas, les dipinti commencent maintenant à livrer leurs secrets, et ils ne sont pas sans intérêt : ils apportent beaucoup non seulement pour la compréhension de l'organisation du commerce du vin, de l'huile et du garum, mais aussi pour l'histoire de l'écriture dans l'Orient protobyzantin (puisque provenant de régions qui n'ont guère laissé de documentation écrite à l'encre) et pour notre connaissance du lexique de la culture matérielle (car ils livrent des noms de produits nouveaux, absents des autres sources écrites).

Président du conseil scientifique, vois-tu l'Ifao d'une nouvelle façon?

J'avais toujours vu l'Ifao en tant que « consommateur » ou « utilisateur », soit comme membre scientifique, soit comme missionnaire. Mon entrée au conseil scientifique, puis surtout mon élection comme président de ce même conseil m'ont projeté de l'autre côté de la barrière : j'ai été en effet tout de suite associé par l'équipe de direction aux travaux de réflexion et à la préparation des dossiers ; j'ai aussi été sensibilisé à certains problèmes par les chefs des différents services ou pôles de l'Ifao. Cela me donne ainsi une connaissance plus fine et moins partielle/partiale de la maison et des rouages complexes qui lui permettent de tourner. Cela me donne aussi et surtout une vision plus responsable dans laquelle le principe de plaisir de l'utilisateur doit composer avec le principe de réalité des contraintes budgétaires — qui, ne nous voilons pas la face, ne cesseront d'être de plus en plus lourdes et défavorables. De ce point de vue, le conseil scientifique a un rôle déterminant à jouer, non seulement en proposant des orientations scientifiques dans un contexte de plus en plus contraint, mais en cherchant à éviter que certains choix ne se fassent au détriment de la recherche, et en défendant auprès de la tutelle une conception exigeante de la recherche, qui a toujours fait la réputation de cet établissement. 

Pôle éditorial

Depuis le 27 juin dernier, les Mélanges de l’Institut dominicain d’études orientales (MIDEO), édité par l’Ifao pour la première fois, sont intégralement consultables en ligne sur OpenEdition : http://mideo.revues.org/316 .

Notons également la parution d’un beau-livre de photographies noir et blanc, Instantanés d’Égypte. Trésors photographiques de l’Institut français d’archéologie orientale, qui retrace un siècle de fouilles archéologiques menées par l’Ifao.

Enfin, remercions Jérémy Dessoude, étudiant en master d’édition à Limoges, qui a effectué un stage de 4 mois dans le pôle éditorial, prêtant main-forte aux services des publications et de diffusion qui ont beaucoup apprécié sa présence et son travail.

Récemment parus
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Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale 115


BIFAO 115; 520 p.

Le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO) couvre l’ensemble des champs de l’égyptologie depuis sa première publication en 1901. Le BIFAO 115, publié en deux volumes, regroupe 17 contributions dont l’aire chronologique s’étend de l’Ancien Empire jusqu’à l’époque byzantine et qui illustrent l’état des recherches actuelles dans les domaines de l’archéologie, l’épigraphie, la lexicographie, l’iconographie, la religion et la philologie. [en savoir plus]

1140
Delphine Driaux, Marie-Lys Arnette
Instantanés d'Égypte
Trésors photographiques de l'Institut français d'archéologie orientale

Bibliothèque générale 50; 368 p.

Depuis l’expédition de Bonaparte et le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion en 1822, l’intérêt de la France pour l’Égypte antique ne s’est jamais démenti, faisant de l’égyptologie une science majeure de la recherche française. Suivant cet élan, une Mission permanente est constituée au Caire en 1880, devenue quelques années plus tard l’Institut français d’archéologie orientale. Depuis lors, les chercheurs qui se sont succédé au sein de l’Institut poursuivent la tâche qui leur a été confiée : travailler à la connaissance et à la préservation du patrimoine égyptien. [en savoir plus]

 
1102
Laurent Coulon
La Cachette de Karnak
Nouvelles perspectives sur les découvertes de Georges Legrain

Bibliothèque d’étude 161; 616 p.

La Cachette de Karnak, fouillée par Georges Legrain entre 1903 et 1907, est l’une des plus fascinantes découvertes de l’archéologie égyptienne. La première raison en est l’abondance des objets qu’elle a livrés (statues, stèles, mobilier divers), en partie encore inédits, qui sont autant de documents d’importance majeure sur la vie religieuse du sanctuaire de Karnak, mais plus généralement aussi sur l’histoire et l’art de l’Égypte pharaonique entre le Moyen Empire et l’époque ptolémaïque. La deuxième raison est liée au mystère qui entoure encore sa raison d’être et les circonstances historiques de sa création. Si elle peut être rapprochée sur certains aspects d’autres cachettes retrouvées en Égypte ou au Soudan, son ampleur et sa richesse restent exceptionnelles. [en savoir plus]

1121
Claudine Piaton (éd.)
L’isthme et l’Égypte au temps de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez (1858-1956)


Bibliothèque générale 48; 400 p.

En 1858, la Compagnie universelle du Canal maritime de Suez était fondée pour percer un canal de liaison entre la Méditerranée et la mer Rouge ; en 1956, l’État égyptien proclamait la nationalisation de l’entreprise. Entre ces deux dates, cette société commerciale a créé et administré des ouvrages d’art d’envergure, trois villes nouvelles et des domaines agricoles. L’écologie économique et sociale des marges orientales de l’Égypte s’en est trouvée radicalement transformée. [en savoir plus]

1131
Pauline Koetschet, Peter Pormann
La construction de la médecine arabe médiévale


Bibliothèque générale 51; 192 p.

L’histoire de la médecine arabe pré-moderne demeure nimbée d’un certain mystère, non pas parce que nous n’aurions pas de sources, mais parce que dans leur majorité, ces sources n’ont été ni éditées ni étudiées. Ce sont ces sources qui forment la base des articles publiés dans cet ouvrage. Ces articles traitent, entre autres, du transfert des connaissances médicales et de la construction de le médecine arabe à partir des sources grecques, indiennes, et persanes traduites en arabe, et des modifications apportées au savoir médical passé. [en savoir plus]

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Bulletin critique des Annales islamologiques 30


BCAI 30

Le Bulletin critique des Annales islamologiques (BCAI) vise à rendre compte de toute publication intéressant les études arabes et islamiques dans les divers domaines : langue et littérature arabes ; islamologie ; philosophie ; histoire ; histoire des sciences et des techniques ; anthropologie et sciences sociales ; arts et archéologie. Il est publié en ligne avec le concours de l’UMR 80 84 « Islam médiéval. Espaces, réseaux et pratiques culturelles ». [en savoir plus]

 

Ifao Newsletter

September 2016

Bonjour,

The beginning of Ramadan, 6 June, saw an end to on-site archaeological work, but not to the activities of the IFAO, which were particularly intense due to a number of important deadlines. These included the self-assessment report that the Institute delivered on 1 June to HCERES, the organisation responsible for the evaluation of higher education and research (see previous Newsletter); the submission of proposals in response to the 2017 call for projects, the end date for which was 31 May; and the meeting of the scientific and administrative councils on 29 and 30 June in Paris. At the same time, the management team witnessed some changes with the retirement of Jehanne Piona, director general of services, to be replaced by Robert Aramand, whose previous post as accounting officer has been filled by Omar Nedjar, inspector of finances. Omar began work on 1 July. We wish both of them all best in these strategic posts.

The call for projects was a great success. One hundred and sixteen proposals were submitted and after examination by the director and director of studies, followed by a review of the scientific council, 85 were accepted, of which 31 are field operations and 15 are programmes over several years. Among the non-archaeological proposals, the variety of subjects, covering all periods of Egypt’s history, successfully met the scientific expectations as laid out in the initial call for projects. The remarkable spread of partners and joint-funding proposals bodes well for the IFAO’s continuing involvement in the wider world of French and international scholarship.

Workshop de céramologie islamique
Workshop de céramologie islamique

Several training courses took place during the weeks preceding Ramadan. The Second Seminar on Papyrology, designed for higher-level students and organised by Ruey-Lin Chang and Cornelia Römer (DAIK), ran from 9 to 11 May at the DAIK and the IFAO. From 22 to 24 May, Florence Albert, along with Marie-Lys Arnette and Isabelle Regen (as guest), organised within the IFAO a seminar on funerary texts in ancient Egypt for a group of Egyptian students. From 29 May to 2 June, Julie Monchamp directed the fourth workshop on Islamic ceramology in the Museum of Islamic Art for curators of this institution and of the Museum of Islamic Ceramics in Zamalek. At the request of the Ministry of Antiquities, two workshops for a group of curators from different Egyptian museums were held between 17 and 25 May: one on photography was conducted by Ihab Mohamed Ibrahim and the other on computer assisted drawing by Ayman Hussein.

A highlight of the archaeometry seminar that the IFAO hosted this year as part of the International Network of the Archaeological Institutes in Egypt was the presentation by Anita Quiles and Johanna Sigl (DAIK) to the International Archaeometry Congress in Kalamata, Greece, that took place from 15 to 21 May. Their poster on the practice of archeometry in Egypt was very well received by the large audience attending this congress. Prior to this, in Paris on 6 May, Anita had held a gathering of archaeometry specialists and archaeologists with a view to plotting out future collaboration. The following meeting of this network on 16 June established the theme for next year’s seminar – Archaeology and Local Communities – which will be organised by ARCE.

Papyrus from the reign of Cheops - Wadi el-Jarf
Papyrus from the reign of Cheops - Wadi el-Jarf

Laurent Bavay was invited by the Minister of Antiquities to present the work of the Institute to the First Annual Meeting of Archaeological Missions on 26 May. In addition, he gave a conference on 12 June as part of the Midan Mounira cycle on his own site, that of Tomb TT C3 of Amenhotep in the Theban necropolis. On 20 June, Vasko Dobrev presented a lecture to the French Institute in Sofia entitled “The archaeology of the future: when science confronts history. The case of Tabbet el-Guesh in south Saqqara”, and on 12 July at the French Institute of Egypt, Ruey-Lin Chang asked the question, “What is papyrology?” And lastly, we should point out that the Egyptian Museum held an exhibition beginning on 14 July featuring several papyrus from the reign of Cheops that had been discovered on the port site of Wadi el-Jarf by Pierre Tallet and his team.

The death of Marcelle Desdames on 2 May gave rise to numerous expressions of respect and affection. Having joined the IFAO print house at the age of 16, she went on to become executive secretary and then was responsible for relations with Egyptian institutions. Over almost 50 years of service she became one of the pillars of the IFAO, which she knew inside out, and she was universally appreciated both for her exceptional skills and her sensitive human qualities.

Gharib Mohamed Ismail Bilal, cook, retired on 31 May after 24 years with the IFAO. The catering of the Institute has now been out-sourced and is in the hands of the team from “Jardins de Mounira”, which also caters to the IFAO’s neighbour, the French Institute of Egypt, without having changed the routine of the 1pm buffet service.

Exceptionally, the post of scientific fellow left open by the departure of Ruey-Lin Chang on 1 September will not be filled this year because of serious budgetary constraints. Adam Mestyan, assistant professor at Duke University, has been named as externally funded scientific fellow; Nicolas Morand of the National Museum of Natural History, Department of Ecology and Biodiversity Management, has obtained the MENESR doctoral contract assigned to the IFAO, and Naïma Bouras, University of Le Havre, has received the joint CEDEJ-IFAO grant. Annalaura Turiano, Aix-Marseille University, has been awarded a post-doctoral mobility grant by LabexMed. Adam, Naïma and Annalaura will reinforce research into the contemporary period (19th-20th centuries), while Nicolas, who is an archaeo-zoologist, will work principally with the Centre d’Études Alexandrines.

Three questions for : Jean-Luc Fournet

You have just brought papyrology into the Collège de France. What do you hope to bring to the one and the other?

The Collège de France has a mission to teach, not just known knowledge but also “knowledge in the making”. From this point of view, papyrology has a true place, in that, through the constant growth of documentation, this discipline never stops unsettling certainties and advancing our knowledge of antiquity and the beginnings of the middle ages. However, the Collège de France is also a high profile institution, open to all and attracting enormous public attention. This is the challenge for the teaching of papyrology, which is an erudite discipline based on sources whose reading involves great technical competence and the interpretation of very demanding research.

How can one reconcile the great demands with openness? These are the stakes I have raised on being elected to this post. I am fully persuaded that erudition cannot survive in today’s world unless it shakes off its self-absorption. And from this point of view, papyrology has lots of potential. It brings in different sources (which complement those that exist and which modern science has counted on for centuries) and especially it presents a different view of antiquity. Moreover, far from being a back-up discipline, it can have a driving role in certain fields of research (history, philology, the history of culture etc.) and can be of interest to an audience that is not restricted to the initiated. It has an important function to fill alongside other disciplines concerning antiquity that are more firmly installed in the French academic world, such as language and literature, history, epigraphy and numismatics. I will be very happy if my teaching at the Collège de France serves as a sounding board for papyrology.

Can you tell us about your interest in dipinti?

Dipinti (painted inscriptions on amphorae) were a sort of fortunate happenstance. As a papyrologist, there was nothing to suggest that I would be interested in them, but a file of dipinti from Kellia that was handed to me when I joined the IFAO as a scientific fellow aroused my curiosity and it became, so to speak, a second string to my bow. Nonetheless, it took time. These inscriptions, which are mostly found on a type of amphora called Late Roman 1 (produced in Cilicia or on Cyprus between the 4th and 7th centuries) are daunting in the stylisation of the writing and the underlying system. Nobody had managed to understand them. It took me almost 15 years to “crack” the code and be able to read and understand them, with the help of Dominique Pieri and his knowledge of ceramology, and with the excellent documentation from Antinoopolis that Rosario Pintaudi made available to me. Fifteen years… I would never have managed if I had been financed by an ANR or ERC, and this shows the limits of our present research funding system, which favours quick results over long-term reflection! In any case, dipinti are now beginning to give up their secrets and they are not without value. They provide information regarding not only our understanding of the organisation of the wine, oil and garum trade, but also the history of writing in the proto-Byzantine East, since they come from regions that have barely left any ink-written documentation, and for our knowledge of the lexicon of material culture, since they give us names of new products that are absent from other written sources.

As president of the scientific council, do you see the IFAO in another way?

I had always seen the IFAO from the point of view of a “consumer” or a “user”, either as a fellow or when on a mission. Joining the scientific council and then, particularly, my election as president of the very same council has put me on the other side of the ropes. The management team in fact immediately set me onto strategic thinking and the preparation of dossiers. I was also made aware of certain issues by the heads of the different services and departments in the IFAO. This gave me a more detailed and less partial, in both senses, knowledge of the house and the complicated gears required to make it work. It also gave me a more responsible vision in which the principle of the pleasure of the user must be balanced against the principle of the reality of budgetary constraints, which to be frank are becoming heavier and more onerous. From this point of view, the scientific council has a decisive role to play, not only in proposing scientific approaches within an increasingly constrained context, but also in trying to avoid certain choices that could be detrimental to research, and in defending in the face of our overseers a rigorous notion of research, which has always been at the heart of this institution’s reputation.

Publications Department

For the very first time the IFAO has published the Mélanges de l’Institut dominicain d’études orientales (MIDEO) and since 27 June the entire collection has been available on line through the OpenEdition platform : http://mideo.revues.org/316 .

We would also like to draw your attention to the recent appearance of a large format book of black and white photography entitled Instantanés d’Égypte. Trésors photographiques de l’Institut français d’archéologie orientale, which traces one hundred years of archaeological excavations conducted by the IFAO.

And lastly, we would like to thank Jérémy Dessoude, an MA student in publishing at Limoges who has served a four-month internship with the publications department. Both the publication and distribution services have greatly appreciated his active involvement.

Recently published

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Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale 115


BIFAO 115; 520 p.

The Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO) has covered the entire field of egyptology since its first appearance in 1901. The BIFAO 115, published in two volumes, holds 17 contributions with a chronological spread from the Old Kingdom up to the Byzantine period, and it illustrates the present state of research in the areas of archaeology, epigraphy, lexicography, iconography, religion and philology. [en savoir plus]

1140
Delphine Driaux, Marie-Lys Arnette
Instantanés d'Égypte
Trésors photographiques de l'Institut français d'archéologie orientale

Bibliothèque générale 50; 368 p.

Since Bonaparte’s expedition and the deciphering of hieroglyphs by Champollion in 1822, the interest of France towards Ancient Egypt has steadily increased, thus allowing Egyptology to become a major science among French research. Following that impulse, a permanent mission was created in Cairo in 1880, which became a few years later, the Institut français d’archéologie orientale. Since then, all the scholars who worked at the Institute carried on with the tasks they have been entrusted to perform: studying and preserving Egypt’s heritage. [en savoir plus]

1102
Laurent Coulon
La Cachette de Karnak
Nouvelles perspectives sur les découvertes de Georges Legrain

Bibliothèque d’étude 161; 616 p.

The Karnak Cachette, excavated by Georges Legrain between 1903 and 1907, is one of the most fascinating discoveries of Egyptian archaeology. The first reason lies in the very high number of objects found in it (statues, stelae, furniture of various kinds), some of them still unpublished, all of which are documents of major importance for the religious life of Karnak, but also more generally for the history and art of Pharaonic Egypt between the Middle Kingdom and the Ptolemaic period. The second reason is that the raison d’être of this cache and the historical circumstances surrounding its creation remain mysterious. Even if some comparisons can be made with other caches found in Egypt and the Sudan, its magnitude and wealth are exceptional. [en savoir plus]

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Claudine Piaton (éd.)
L’isthme et l’Égypte au temps de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez (1858-1956)


Bibliothèque générale 48; 400 p.

In 1858, the Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez was founded to dig a canal linking the Mediterranean and the Red Sea. In 1956, the Egyptian State nationalized the company. Between the two dates, the corporation engineered a massive infrastructure network, built three new cities, and reclaimed farmland from the desert. The economic and social ecology of Egypt’s eastern borderlands was radically transformed. [en savoir plus]

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Pauline Koetschet, Peter Pormann
La construction de la médecine arabe médiévale


Bibliothèque générale 51; 192 p.

L’histoire de la médecine arabe pré-moderne demeure nimbée d’un certain mystère, non pas parce que nous n’aurions pas de sources, mais parce que dans leur majorité, ces sources n’ont été ni éditées ni étudiées. Ce sont ces sources qui forment la base des articles publiés dans cet ouvrage. Ces articles traitent, entre autres, du transfert des connaissances médicales et de la construction de le médecine arabe à partir des sources grecques, indiennes, et persanes traduites en arabe, et des modifications apportées au savoir médical passé. [en savoir plus]

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Bulletin critique des Annales islamologiques 30


BCAI 30

The Bulletin critique des Annales islamologiques takes into account all publications of interest to Arab and Islamic studies in a variety of domains: Arabic language and literature; Islamic studies; philosophy; history; history of science and technology; anthropology and social sciences; arts and archaeology. It is published with the support of UMR 80 84. « Islam médiéval. Espaces, réseaux et pratiques culturelles ». [en savoir plus]