Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Wâdî ʿAraba


flèche chronologique de -5000 à 1200 env.


Nom du site : Wâdî ʿAraba وادى عرابة

Responsable : Yann Tristant (archéologue, préhistorien, IFAO).

Collaborations : Georges Castel (architecte, IFAO) ; Victor Ghica (coptisant, IFAO) ; Damien Laisney (topographe, IFAO) ; Grégory Marouard (archéologue, Univ. de Poitiers) ; Pierre Tallet (égyptologue, Univ. Paris IV-Sorbonne).

Localisation du Wâdî ʿAraba
Localisation du Wâdî ʿAraba (d’après Murray J., A Handbook for Travellers in Lower and Upper Egypt, 1880).

Institution partenaire : CSA.

Dates du chantier : septembre-octobre.


Le Wâdî ʿAraba est une vallée aride qui s’étend sur près de 160 km depuis Za‘farana, sur le littoral de la mer Rouge, jusqu’à la vallée du Nil, au nord de Beni Souef. Visitée par les géologues et les savants depuis le XIXe siècle – Brunton, Schweinfurth, Figari, Fourtau, Ball –, la région n’a toutefois pas encore été explorée systématiquement et reste un territoire presque totalement inconnu. Les documents ponctuels que l’on peut réunir sur cette voie de communication – la seule qui relie la Moyenne Égypte au Golfe de Suez – montrent pourtant le potentiel archéologique et historique unique du Ouadi Araba. Dans le désert Oriental, espace de circulation exploité depuis la préhistoire pour ses ressources en pierre et en minerais de cuivre ou d’or, la prospection et l’inventaire archéologique de cette région offrent des problématiques inédites sur l’étude des pistes du désert entre la vallée du Nil et le Sinaï.

Historique des fouilles

La première mission de prospection est prévue pour septembre 2008.

Vue panoramique du wâdî ʿAraba vers le sud
Vue panoramique du wâdî ʿAraba vers le sud (cl. Y. Tristant).

Perspectives

Le but de ce projet est d’explorer de manière systématique la partie nord-est du Ouadi Araba en suivant les contreforts de l’axe principal et les ouadis secondaires qui dessinent des chemins transversaux pour se déplacer dans le massif du Galala. Il s’agit de faire l’inventaire des puits, des sites d’occupation (relais, habitats, cimetières, sites d’exploitation minière), des inscriptions rupestres et de tous les documents archéologiques, historiques et géographiques qui concernent cet espace de circulation. L’intérêt principal du programme réside dans son aspect diachronique, depuis la préhistoire jusqu’à l’époque moderne.

Ce projet s’inscrit dans la poursuite des travaux entrepris depuis 2001 sur le site de ʿAyn-Soukhna par Georges Castel. Il complète également les prospections menées par Pierre Tallet dans la région du Ouadi Maghara, dans le Sinaï.

Bibliographie

  • A.L. Fontaine, « Explorations dans l'Ouadi Arabah. Aïn Barda, ses vestiges d'habitat anciens », Bulletin de la Société d’études historiques et géographiques de l’Isthme de Suez 5, 1954, p. 59-88.
  • — —, « Graffiti trouvés dans l'Ouadi Arabah », Bulletin de la Société d’études historiques et géographiques de l’Isthme de Suez 5, 1954, p. 89-93.
  • M. R. Fourtau, « Voyage dans la partie septentrionale du désert arabique », Bulletin de la Société Khédivale de Géographie 5e série, 9, 1901, p. 515-577.
  • G. W. Murray, « A New Empire ( ?) Copper Mine in the Wadi ʿAraba », ASAE 51, 1951, p. 217-218.
  • M.S.S. Mansour, « Notes on Wadî Araba and Gabal Umm-Tanaseh Areas », Egyptian Survey and Mining Authority, Report no. 06/1957, 1957.

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